14/02/2016

80 BEBES MEURENT CHAQUE JOUR

80 Enfants Meurent Chaque Jour à La Naissance Au Sénégal

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Le médecin-chef de la région médicale de Thiès, Dr El Hadji Malick Ndiaye a indiqué, vendredi, qu'au Sénégal quatre femmes décèdent par jour après accouchement et 80 enfants meurent quotidiennement à la naissance, a constaté l'APS.
Un tel chiffre est alarmant et il faut une riposte multisectorielle pour enrayer la mortalité maternelle et infantile, a souligné Dr Ndiaye qui s'exprimait lors du comité régional de développement (CRD) spécial sur la santé de la mère et de l'enfant.
Selon le médecin chef de région, le Sénégal qui s'est résolument engagé à réduire le fardeau de la morbidité et mortalité maternelle et infanto-juvénile, a déployé d'importants efforts pour l'atteinte des objectifs millénaire pour le développement (OMD) en matière de santé.
Il a, en outre, relevé, que la dynamique de baisse progressive des indicateurs s'est confirmée au cours des dix dernières années au Sénégal, avec un taux de 392 décès sur 100.000 naissances.
"Par contre les OMD exigeait 200 décès sur 100.000 naissances à l'horizon 2015", a-t-il précisé.
Dr Malick Ndiaye a également signalé que "les freins et barrières socio économiques les plus fréquentes, face à la morbidité et mortalité maternelle et infanto-juvénile, sont notamment liés aux frais pour l'accès aux services de santé et au coût des médicaments".
"Les contraintes économiques liées à la pauvreté, ainsi que l'obstacle de la prise en charge des problèmes de santé, de la disponibilité de la qualité des soins et des croyances sont aussi des facteurs bloquants", a soutenu Dr Ndiaye.
Des efforts sont entrain d'être faits pour réduire la mortalité maternelle et infantile dans la région de Thiès qui compte 92 médecins, 19 gynécologues, 11 pédiatres, 216 sage-femmes et 260 infirmiers, a soutenu le docteur El hadji Malick Ndiaye.
Selon les statistiques de la région médicale font montre qu'il existe un médecin pour 20.500 habitants, un gynécologue pour 99.265 habitants, 1 pédiatre pour 17.458 habitants, une sage-femme pour 8731 femmes en âge de reproduction et un infirmier pour 7254 habitants.
Sur les 1.886.040 personnes recensées en 2015 à Thiès, 433.789 femmes en âge de reproduction pour 69.843 grossesses attendues. Il y a au total 69.843 enfants âgés de 0 à 11 mois et 365.902 enfants de 0 à 5 ans.
Les acteurs présents au CRD se sont engagés à dérouler un plan d'action régional pour mieux arriver à atteindre les ODD en matière de sante et plus particulièrement, pour combattre la morbidité et mortalité maternelle et infanto-juvénile.
APS

Commentaires

Où est le Sénégal émergent de la médecine. Les plus riches vont se faire soigner en France. pour la majorité de la populations, les médecins sont trop chers à payer la consultation

Écrit par : jacobus | 14/02/2016

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Je remarque que dans beaucoup de sujets, le Sénégal est dans les statistiques et jamais dans les actes. Il y tant de mères mortes en accouchant et il y a tant de bébés morts à la naissance, alors on va faire baisser çà. Au lieu de dire, si on avait fait, on aurait pas tous ces morts. Les statistiques expliquent les morts et ça suffit. La médecine au Sénégal est laissée sur le bord de la route. Effrayant d'irresponsabilité médicale et sanitaire dans un délabrement des structures et un manque de matériel flagrant.
Les riches vont se faire soigner en France, Cheikh Béthio Thioune en tête pour sortir de prison. Les autres sénégalais ne se soignent parce que les consultations sont trop chères. Il faut qu'il y ai des cas d'urgence pour aller à l'hôpital, fractures, paludisme, arrachage des dents, etc... En évitant l'hôpital de Mbour de renommée morbide, on va à l'hôpital de Thiès. Mais l'hospitalisation entraine des emprunts pour les familles qu'elles mettront des mois à rembourser. Les sauveteurs sapeurs-pompiers se plaignent aussi du manque de matériel et ne sont là que pour ramasser les blessés sans soins et les morceaux pour les autres. Enfin, ils restent les marabouts, en majorité des charlatans qui finissent à te coûter plus cher que l'hôpital, sans résultat. La santé au Sénégal, il faut revoir la copie !

Écrit par : issa gibb | 15/02/2016

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C'est vrai qu'au niveau santé le Sénégal n'est pas gaté,mais malgré tout quand vous voyez qu'ils dépensent des fortunes pour leur apparence( robe ,chaussure bijoux,cheveux) et qu'ils ne veulent pas dépenser 100 frs pour un cachet (dans les cases santé c le prix) ça fait raler...On ne peut pas tout excuser,un peu de prévoyance ne ferait pas de mal,mais c'est vrai c'est plus facile de sonner chez le toubab,pour une indigestion ,au lendemain de fetes ou ils mangent démesurément,que de prévoir...c'est toutes leurs manières de vivre et de penser qu'il faudrait revoir!!!!!! MAIS L0 MISSION IMPOSSIBLE

Écrit par : eddy | 22/02/2016

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Il y a un manque évident de structures médicales, pas ou peu de couverture maladie par une assurance et/ou un organisme de sécurité sociale, et puis, à l'hôpital, il faut payer avant d'être soigné. Il y a aussi le fatalisme, tout ce qui arrive venant de la volonté divine. Donc visite chez le marabout, sacrifice d'une poule ou d'un agneau, port d'un gri-gri, et le tour est joué. Parfois çà peut donner des résultats...
(Quant au service des urgences à l'Hôpital de Mbour... on se demande à quel niveau se situe l'urgence).

Écrit par : Candide | 22/02/2016

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