28/02/2016

LES RELIGIEIX MUSELENT LE PRESIDENT

Les religieux font reculer Macky

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Dans le projet de révision constitutionnelle, Macky Sall avait inscrit un alinéa pour faire en sorte que "la forme républicaine, la laïcité, le caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’Etat, le mode d’élection, la durée et le nombre de mandats consécutifs du Président de la République” ne puissent pas faire l’objet de révision.
Certains cercles religieux s'étaient braqués à propos de l'intangibilité de la laïcité. Selon “Le Populaire”, Macky Sall a décidé de retirer l'intangibilité de la laïcité pour éviter des frictions inutiles.
Seneweb

27/02/2016

LE SENEGAL EN DETTE A NEW YORK

Le consulat du Sénégal à New-York menacé d’expulsion pour des factures impayées de 135.000 Dollars

senegal

A en croire le New York Post, le consul du Sénégal risque de se retrouver dans la rue pour cumulation de factures impayées qui s’élèvent à 135.000 dollars. Cette somme englobe la location des bureaux du consulat, la taxe foncière, l’eau etc, selon Lauren Popper, avocat du propriétaire des locaux. Il a adressé aux autorités diplomatiques sénégalaises une menace d’expulsion que les agents de la police fédérale hésitent à mettre en exécution à cause de leur l’immunité.
Un officiel du consulat sénégalais qui requiert l’anonymat a confirmé les faits sur les colonnes du tabloïd new yorkais. Mais affirme que le Sénégal a payé la location. Et si l’argent n’est pas entré dans le compte du propriétaire c’est à cause des lourdeurs administratives de l’Etat du Sénégal. Toutefois, il fait savoir que le Sénégal ne payera pas la taxe foncière parce que l’article 23.1 de la convention de Vienne exonère aux corps diplomatiques de s’y acquitter. Le Sénégal ne paiera pas non plus la facture d’eau parce qu’il la partage avec les autres occupants du bâtiment.
Xalima-news

INVEST EXCEPTIONNEL

Orascom Development prévoit d’investir 500 millions de dollars au Sénégal

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Le groupe contrôlé par Samih Sawiris, spécialisée dans les projets de développement d'hôtels et de quartiers intégrés, prévoit deux grands projets immobiliers à Dakar et autour.
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« C’est la deuxième fois que je viens au Sénégal pour ces projets », a déclaré en début de semaine, à la télévision publique sénégalaise (RTS), Samih Sawiris à sa sortie d’audience avec président sénégalais, Macky Sall. Le président et principal actionnaire d’Orascom Development Holding (ODH), membre de la célèbre famille égyptienne Sawiris (connue aussi pour le père, Onsi, et les deux autres frères, Naguib et Nassef), a deux projets dans son viseur. Le premier concerne le programme de construction de 35 000 logements à bas coût (maisons et appartements) sur 400 hectares, alloués par l’Etat du Sénégal, sur la partie continentale du nouveau pôle urbain du Lac-Rose (7500 hectares), à une trentaine de kilomètres de Dakar.
La mixité sociale y sera de mise, avec 60% de logements sociaux et 40% de résidentiel, selon le document de projet dont Jeune Afrique a obtenu copie. « Tous les équipements socio-culturels nécessaires accompagneront le programme. Ce sera une petite ville dans la ville, révèle Mamadou Fall Kane, conseiller technique en économie, finances et investissements au cabinet du président Macky Sall ».
Côté structuration financière, ODH est favorable à une participation d’investisseurs sénégalais dans le capital de la société de projet qui sera créée (plus de 35% à l’Etat et aux privés nationaux). Il reste maintenant à obtenir la validation par l’Etat sénégalais du modèle d’aménagement.
Restructuration
La restructuration de Cité Baraka, un bidonville sis dans le quartier dakarois de Liberté 6, est l’autre grand projet immobilier porté par Samih Sawiris. « C’est un bidonville qu’on va transformer, explique le patron du groupe suisse, basé à Altdorf. Ce morceau de terrain de grande valeur dans la ville de Dakar n’a pas d’infrastructures appropriées pour les personnes qui y vivent ». La construction de logements sociaux se fera via la fondation du patron égyptien. « Ce sera une sorte de jeu à somme nulle, révèle Fall Kane. Environ 30% des maisons vendues financeront la construction des autres ».
Le coût total estimatif de ces investissements est de 500 millions de dollars, a indiqué Samih Sawiris lors du récent sommet Africa 2016 à Charm-el-Cheikh en Egypte. Interrogé par Jeune Afrique, Mamadou Fall Kane explique : « M. Sawiris est un professionnel connaissant bien son métier, et au regard de certaines considérations techniques, j’estime le montant crédible ».
Né en Egypte
Créé en 2008 en Suisse, ODH a acquis cette année-là la totalité du capital d’Orascom Hotels ans Developpement, fondé vingt ans plus tôt en Egypte par Samih Sawiris. Le groupe aux 250,5 millions de francs suisses de revenus en 2014 (environ 208 millions d’euros) est relativement internationalisé : si l’Egypte compte encore beaucoup dans ses activités, il est aussi actif aux Emirats Arabes Unis, à Oman, au Montenegro et compte des projets dans de nombreux pays, dont le Maroc, la Roumanie ou la Turquie. Le groupe est connu pour sa capacité à développer de véritables cités touristiques et génère l’essentiel de ses revenus de son activité hôtelière.
Il a toutefois développé en parallèle une expertise dans le domaine du résidentiel plus classique. En Egypte, il a ainsi réalisé Haram City, une ville développée à 20 km à l’ouest du Caire.
Amadou Oury Diallo/Jeuneafrique

 

NOUVEAU PRESERVATIF ORAL

Lancement au Sénégal d’une gamme de contraceptifs oraux

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La société Bayer et l’agence américaine pour le développement international (Usaid) ont lancé, au Sénégal, Microgynon Fe, »un produit de planification familiale de qualité et à moindre coût ». »Ce partenariat vient au moment o๠le Sénégal s’apprête à lancer son deuxième plan d’action de la planification avec comme objectif d’atteindre à l’horizon 2020 un taux de prévalence contraceptive de 45%. C’est pourquoi j’invite tous à venir travailler à ce processus, le secteur privé verra son action renforcée. Ce produit est de qualité et à prix abordable », a dit Dr Bocar Mamadou Daff, directeur de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant.
Il procédait, jeudi à Dakar, au lancement des dits contraceptifs dans le cadre du projet « Initiative de sécurité contraceptive » de Bayer-Usaid.
Le Sénégal devient ainsi le 10-ème pays africain à introduire ces contraceptifs par voie orale peu onéreux, selon Sandra Clark, première conseillère à l’ambassade des à‰tats-Unis au Sénégal, qui a du coup salué l’engagement du Sénégal à améliorer l’accès aux services de planning familial.
« Un meilleur espacement des grossesses au Sénégal a eu pour effet une meilleure santé des mères et des enfants, et des parents armés pour proposer un avenir plus brillant à leurs enfants. Les investissements réalisés en matière de planning familial contribuent à diminuer les taux de mortalité maternelle, à améliorer la santé néonatale et la santé infantile, et à permettre des progrès durables en matière de santé de développement », a affirmé Sandra Clark.
Selon elle, le secteur privé a un rà´le important à jouer pour contribuer à l’ensemble des aspects du développement durable, en l’occurrence veiller à ce que les femmes sénégalaises aient accès à des options de qualité, à un coôt raisonnable, en matière de planning familial.
Cette idée a été confortée par le Directeur des programmes de Global Healthcare, Michael Heerde, qui souligne qu’il y a un gap entre la demande et l’offre de contraceptifs dans les pays en développement, o๠200 millions de femmes voudraient utiliser des contraceptifs sôrs et de qualité mais en n’ont pas accès.
« Les contraceptifs de qualité manquent dans les pays en développement. C’est pourquoi, il faut augmenter l’offre. D’o๠ce partenariat, première du genre, entre un laboratoire et l’Usaid. Ce Programme est présent dans 9 pays avec 2500 points de vente, 3800 professionnels de la santé ont été formés », a dit Michael Heerde.
« Les contraceptifs oraux combinés sont efficaces à 99% lorsqu’on les utilise régulièrement et correctement. Ils offrent également aux femmes une méthode réversible facile à interrompre et permettent un retour rapide à la fertilité. Microgynon Fe qui est utilisé actuellement par des millions de femmes dans le monde, est bien connu par les professionnels de la santé », a souligné Dr Abdoulaye Diop, secrétaire général de Asgo.
APA

26/02/2016

COMME PARTOUT DANS LE MONDE, LA DELINQUANCE AUGMENTE AU SENEGAL

Drogue, vol, cambriolage, agression : Les chiffres de la délinquance en 2015

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La délinquance prend de plus en plus de l’ampleur au Sénégal. Et les chiffres de l’année 2015 du rapport d’activité de la police nationale en sont une parfaite illustration. Selon le quotidien « Enquête » qui rapporte l’information dans sa parution du jour, 36 375 individus, dont 449 étrangers, ont été interpellés par la police, au courant de l’année écoulée. Soit une hausse de 358 par rapport à 2014. Des résultats obtenus grâce à des opérations de sécurisation des personnes et des biens, organisées par la police sur l’ensemble du territoire national, notamment à Dakar.
Parmi ces personnes arrêtées par la police nationale, 8 998 ont été déférées au Parquet. Les motifs de ces interpellations sont nombreux : 195 pour vols à main armée, 40 pour cambriolage, 34 pour meurtre, 203 pour atteinte aux mœurs, 46 pour viol.
Il faut préciser que les vols avec violence ont baissé de 29,85 % alors que les cambriolages ont, quant à eux, grimpé de 57,5 %. Et les localités les plus ciblées sont Dakar, Mbacké, Kolda et Saint-Louis.
Aussi, le rapport note que les Parcelles assainies et Grand-Yoff sont les localités les plus criminogènes en matière de vols avec violence et agressions. Par contre, le département de Rufisque, plus précisément la zone de « ’Jaxaay »’ et la commune de Mbour, ont remporté la palme du viol.
Concernant toujours cette délinquance notoire au niveau du pays, l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) a procédé à l’arrestation de 163 personnes pour trafic de drogue, parmi lesquelles figure le Malien Mamadou Sidibé, considéré comme le cerveau du trafic de chanvre indien sur le corridor malien. Ce démembrement de la police a aussi saisi 1,242 tonne de chanvre indien, 453,1 grammes de résine de cannabis (haschisch), 933,6 grammes de cocaïne, 119 képas d’héroïne, 15 comprimés benzodiazépines et près d’une tonne de khat séché.
Les services de la Direction de la sécurité publique ont, eux aussi, participé à la lutte contre cette délinquance avec des résultats similaires à ceux de l’Ocrtis. En effet, ils ont procédé, à l’interpellation de 848 individus et opéré la saisie de 1,57 tonne de chanvre indien, 10 401 cornets de chanvre, 845 joints, 20 paquets, 10 plantes, 12 tubes, un mégot de chanvre indien, 70 képas et 2,5 grammes d’héroïne, 14,5 grammes et 2 pierres de cocaïne, 02 boulettes de haschisch et 65 comprimés de Barbituriques.
Seneweb

SEXE A MBOUR: ATTENTION DANGER

Situation alarmante des jeunes et adolescents de Mbour face aux infections sexuellement transmissibles

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Adopter un comportement responsable, tel est le message de Ibrahima Bodian responsable du service du bureau de l’éducation pour la santé (EPS) du district sanitaire de Mbour (ouest). Il s’exprimait ce jeudi sur l’exposition des jeunes et adolescents face aux infections sexuellement transmissibles (IST).
Mr Bodian est très inquiet de la situation alarmante de la sexualité des jeunes et adolescents dans le département de Mbour et le point-focal VIH est dans une phase de turbulence pour cette frange de la population. Il souligne qu’aussi l’absence de communication entre les parents et leurs enfants et pense donc cette politique doit être accompagnée à travers les services de santé.
«Les jeunes et adolescents ont besoin d’informations appropriées, de services de santé adaptés dans un environnement propice. Et il faut leur donner des opportunités de participer aux interventions et autres activités qui les concernent», a-t-il élagué.
Une intervention multisectorielle dans la prise en charge de la santé de cette marge est aussi préconisée. Mr Bodian faisait la représentation de la prise en charge des adolescents et jeunes âgés entre 15 et 24 ans dans le district de Mbour pour l’année 2015.
Cette présentation rentre dans le cadre d’une session de formation en faveur de la santé de la reproduction des adolescents et jeunes en présence des journalistes et acteurs de la commune de Mbour.
Ainsi, Alassane Cissé, président de l’association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), soutient que cette politique sur la santé de la reproduction ne peut avoir de résultats que si les jeunes s’y mettent et s’en servent pour ainsi éviter les grossesses précoces ou non désirées et aussi contrôler leur santé sexuelle et reproductive.
Senenews

BLOCUS DE LA TRANSGAMBIENNE: LES CONSEQUENCES DU CONTOURNEMENT

Le contournement de la Gambie fait exploser les prix du transport (de 9500 à 17500 FCfa)

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Construire une voie de contournement de la Gambie, pour relier la Casamance au reste du Sénégal : c’est le vœu le plus cher formulé par les transporteurs et voyageurs qui rencontrent d’énormes difficultés avec la traversée de la Gambie, au lendemain de la décision du président Yaya Jammeh de porter à 400 000 FCFA les taxes douanières payées par les gros-porteurs, ce que continuent de dénoncer les transporteurs sénégalais.
Dans les colonnes du quotidien L’As, passagers et transporteurs invitent l’État du Sénégal à s’atteler à la construction d’une voie de contournement, dans les meilleurs délais. Pour le moment, ils sont contraints de rallier Dakar via Tambacounda, ce qui fait exploser la consommation en carburant et donc les prix du transport, qui passent du simple au double, de 9500 FCFA à 17 500 FCFA.
« C’est une mesure arbitraire que nous ne saurions accepter. Cette fois-ci, nous avons pris la ferme décision de passer par Tambacounda pour aller à Dakar. Nous demandons seulement à la gendarmerie et à la police de réduire les contrôles routiers et de nous permettre de voyager tranquillement », confie un voyageur, trouvé à la gare routière de Ziguinchor où les transporteurs sont de plus en plus nombreux à contourner la Gambie, ce qui rallonge la distance et fait exploser la consommation de carburant.
seneweb News

E VIVA ESPANA!

La contribution de l'Espagne au développement du Sénégal dépasse les 200 milliards de fCFA en dix ans, selon l'ambassadeur Alberto Virella

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Cet appui au développement a transité par l'Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), présente au Sénégal depuis 1990 et dont le Bureau technique a été ouvert à Dakar en 2004.
« La coopération espagnole travaille autour de deux grands objectifs, le premier vise à consolider le processus démocratique de l'Etat de droit, tandis que le deuxième cherche à promouvoir des opportunités économiques pour les plus pauvres », a rappelé Alberto Virella.
Il s'exprimait à l'ouverture de la première revue annuelle conjointe de la coopération sénégalo-hispanique, en présence du secrétaire général du ministère de l'Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop.
« Bien que plusieurs programmes de coopération se font à l'échelle nationale, les régions de concentration de notre coopération sont les régions riveraines du fleuve Sénégal (Saint-Louis, Podor et Matam) ainsi que les régions de la Casamance naturelle (Kolda, Sédhiou, Ziguinchor) », a précisé le diplomate espagnol.
M. Virella a rappelé que le Royaume d'Espagne et le Sénégal avaient signé un « accord où (des) priorités sectorielles et géographiques étaient définies », à la faveur duquel les deux parties se sont proposées « d'atteindre la somme de 33 milliards de FCFA d'aide officielle au développement à la fin de la période 2014-2017 ».
Cet accord avait été fait le 2 décembre 2013 à Dakar, lors de la deuxième commission mixte en matière de coopération entre les deux pays.
« A l'heure actuelle, même si nous n'avons pas toutes les informations concernant l'année 2015, nous sommes confiants que nous tiendrons tous nos engagements tout en restant dans la concentration et la qualité requise en matière d'efficacité de l'aide », a soutenu l'ambassadeur espagnol.
De son côté, le secrétaire général du ministère de l'Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop, a dit la « reconnaissance » du Sénégal à « la coopération espagnole qui place notre pays, depuis 2005, non seulement comme pays prioritaire dans ses interventions, mais également pour son dynamisme qui se traduit cette année par l'ouverture d'une antenne à Ziguinchor (sud), permettant un suivi rapproché des interventions ».
Il a rappelé « quelques réalisations majeures » de cette coopération bilatérale avec l'Espagne, citant le projet de réhabilitation du Rognât Sud et du Centre de recherches et de documentation de Saint-Louis.
Il y a aussi le Projet d'appui au développement agricole (PADAER) et le Projet d'aménagement de la petite exploitation familiale intégrée (PAPEFI), ainsi que les programmes d'appui aux collectivités locales des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.
« Par ailleurs, le gouvernement espagnol a accordé au Sénégal un appui budgétaire d'un montant de 2 milliards de FCFA sur la période 2015-2017'', dans le but de « contribuer à l'atteinte des résultats en matière de croissance économique inclusive, à la création d'emplois et à l'avancement des réformes nécessaires à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent », a-t-il annoncé.
Selon M. Diop, cette première revue annuelle conjointe de la coopération sénégalo-hispanique va permettre « d'identifier les défis et les principales contraintes rencontrées en vue de capitaliser de meilleures pratiques ».
En marge de cette rencontre, le coordinateur général de la coopération espagnole, Rafael Garcia, avait notamment fustigé « des retards et des lenteurs dus au fait que les partenaires sénégalais ont beaucoup de projets et peu de moyens », soulignant qu'ils « font des efforts mais parfois, il y a la bureaucratie ».
« Nul doute qu'il y aura désormais une plus grande efficacité et une meilleure visibilité dans la conduite des opérations entre nos deux pays », au terme de cette première revue annuelle conjointe de la coopération sénégalo-hispanique, a assuré Cheikh Tidiane Diop;
APS/Leral

TAMBACOUNDA TERRE D'EXIL

55% des candidats à l'immigration clandestine viennent de Tamba

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Au Sénégal 55% des candidats à l'immigration sont issus de la région de Tambacounda, a indiqué le directeur des Sénégalais de l'extérieur, Sory Kaba sur RSI (radio publique). Il prenait part à un Comité régional de développement (CRD).
«Ce CRD nous a permis de nous pencher sur la problématique de l'immigration clandestine qui affecte la région de Tamba et de Kolda. Aujourd'hui, nous sommes venus à Tambacounda pour discuter et sensibiliser les populations sur les risques de ce fléau. Des initiatives sont en train d'être mises en ?uvre pour freiner l'immigration irrégulière et encourager le retour des Sénégalais vivant à l'étranger», a expliqué Sory Kaba.
Outre le retour souhaité des Sénégalais de l'extérieur, Sory Kaba a également invité les candidats à l'immigration à «rester» dans leur région d'origine et à «renoncer» à leur aventure.
«Avec l'appui des partenaires techniques et financiers, l'Etat du Sénégal va développer d'autres initiatives et investir dans plusieurs secteurs d'activité pour permettre aux jeunes des différentes régions touchées par ce phénomène de gagner leur vie tout en restant sur place», a-t-il assuré.
Gaustin Diatta/Lignedirecte

25/02/2016

POISSON RARE A MBOUR

Le poisson se fait rare à Mbour

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Depuis quelques temps, le poisson est devenu très rare dans la commune de Mbour. Conséquence : les activités de la ville qui dépendent à 50% de la mer directement ou indirectement, sont au ralenti. Quasiment introuvable sur le marché, le poisson est hors de portée de nombreuses bourses. Au quai de pêche, les populations se tournent les pouces à longueur de journée.
Depuis janvier, les pêcheurs de la Petite Côte souffrent le martyre. Le poisson se fait rare. Les piroguiers, qui utilisaient les filets au large des côtes, sont les premiers à subir les contrecoups de la rareté du produit.
Au quai de pêche de Mbour qui grouillait d’habitude de monde, c’est pratiquement le calme plat. Le port s’est petit à petit vidé. Au bord de la mer, les femmes portent des seaux et bassines et guettent avec beaucoup d’espoir des pirogues qui pourraient ramener du poisson. Ces femmes qui s’activent dans la vente du poisson se ravitaillent à bas prix auprès des pêcheurs. Puis, elles revendent immédiatement leurs produits aux ménages. Depuis de longues années, des milliers de femmes de la commune s’activent dans ce business à l’image de Maguette Faye qui, depuis 2002, fréquente chaque jour le quai. Debout et immobile sur la plage, ses pieds sont caressés par les vagues. Mère de cinq enfants, Maguette Faye gagne sa vie grâce à la vente du poisson. Chaque jour, elle fait un bénéfice compris entre 3.000 et 5.000 FCFA en plus du poisson qu’elle ramène pour le repas. Mais voilà un mois qu’elle affiche le masque des mauvais jours à cause de la pénurie de poisson. «Cette crise a atteint le sommet. Dieu seul sait ce que nous subissons depuis plus de 2 mois. Parfois quand je descends, je n’ai que 300Fcfa et il n’y a même pas de poisson», s’alarme Mme Séne. Drapée dans une robe rouge, elle tient à la main gauche un seau vide, de couleur blanche. «Depuis l’aube, je suis là et j’attends d’avoir un produit pour le revendre. Mais jusque-là, il n’y a aucune pirogue qui a débarqué du poisson», dit-elle. A peine a-t-elle fini de parler qu’un jeune homme s’est mis à marchander avec deux dames, non loin de là. Ces dernières négocient deux poissons rougets très petits. «Tu vends le poisson à combien ?», lui demande l’une d’entre elles. «1750 FCFA», lui répond le pêcheur. En période normale, cette marchandise s’échange entre 100 et 150 FCFA, mais aujourd’hui, les prix ont flambé et sont passés du simple au centuple. Le pélagique (yaboye, tass, kobo) coûte 200 FCFA l’unité au quai. Sur le rivage, des centaines de pirogues sont amarrées. Beaucoup de pêcheurs ne sont pas allés en mer.
Une crise entrainant une violation des réserves
Chaque année, plus de 42.000 tonnes de poisson transitent par le quai de Mbour. Mais, si cette pénurie se poursuit, il sera difficile d’atteindre 5.000 tonnes cette année. Selon Omar Ndiaye, responsable du service de pêche au quai de Mbour, «cela est du à deux facteurs. Il y a les changements climatiques qui font que le vent est très puissant en haute mer et la surexploitation des ressources halieutiques». Pour lutter contre la surexploitation, l’Etat a mis en place une politique de régularisation en immatriculant les pirogues. Aujourd’hui, 1400 pirogues sont régularisées.
A cause du manque de poissons, la zone marine protégée de Ngaparou est constamment violée par les pêcheurs venant pour la plupart de Dakar. Le sergent-chef Mamadou Sonko, chargé de la protection, est confronté à un manque de personnel. Souvent, il s’appuie sur les pêcheurs de la localité qui lui viennent en aide pour chasser ces hors-la-loi.
A Mbour, toutes les activités économiques gravitant autour du secteur de la pêche sont paralysées. Les «diogalkat» (les jeunes qui transportent les poissons de la pirogue aux voitures) souffrent le martyre. Sur la plage, ils se sont regroupés en bande de copains et commentent l’actualité politique. Une façon d’oublier les soucis d’une longue journée qui s’annonce pénible. Mamadou, la trentaine, affirme : «C’est temps-ci, c’est la misère. Parfois, je ne gagne que 1.000 FCFA. Et c’est avec cette somme que je dois acheter mes trois repas, payer la location. C’est pourquoi, de temps en temps, mes amis et moi faisons le tour des chantiers pour faire le travail de manœuvre. Mais là aussi, la situation n’est pas reluisante». En tant normal, les «diogalkat» gagnent entre 5.000 et 7.000 FCFA par jour. Sont aussi touchés par la conjoncture, les charretiers qui transportent le produit sur le site de Mballing où on conditionne le poisson sec (Kétiah).
André BAKHOUM/L'As

LE PANIER DE LA MENAGERE

Légumes à gogo, poisson cher

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Les ménagères grincent des dents, du fait de la cherté du poisson. Un passage au marché et au port de Mbour permet de faire le constat qu'il faut casquer fort pour se procurer du bon poisson frais. Les vendeurs se réfugient derrière une mer capricieuse.
En ce moment, au marché, la ménagère n'a plus besoin de marchander pour se procurer des légumes frais. Carottes, ignames, choux, patates entre autres légumes se vendent à vil prix. Le marché de Mbour, réputé pour ses légumes, offre un large choix pour les clients. Le prix de l'oignon importé se vend à 450 francs le kg ; alors que l'oignon local est vendu à 350 F. Ici, les tomates importées et locales jonchent les étals des marchandes. Le tas de 3 tomates fraîches est cédé à 100 F. Le navet, l'aubergine et la carotte sont vendus à 500 francs le kilo. Le kilo d'oignon vert est à 300 F ; tandis que le piment frais se vend à 2 500 francs le kilo. Par contre, la cherté et la rareté du citron inquiète. La preuve, un petit citron coûte 100 francs. « Les revendeuses dans les quartiers ne veulent pas l'acheter, du fait de sa cherté. Il faut se déplacer jusqu'au marché pour l'avoir, avec beaucoup de peine d'ailleurs », explique Amy Sow.
Si les légumes sont à foison et se vendent bien, ce n'est pas le cas pour le poisson, cette autre spécialité du marché. Il y a du poisson frais mais les prix sont quasiment inabordables. D'où de nombreuses joutes verbales entre vendeurs et clients. Cette dame, panier à la main, a fait sortir un jeune pêcheur de ses gonds. Elle offre 2 500 francs, ce qui a le don d'irriter le jeune Malamine qui en veut beaucoup plus. Il explique que ses produits proviennent des pirogues d'un ami. En plus, ces derniers mois, la mer est capricieuse. Le temps ne permet pas une bonne pêche. "Un hareng (yaboy) se vend à 250 francs, alors qu'on vendait les trois à 200 francs'', se désole Malamine.
L'air salin de la mer mélangé au « parfum » des légumes frais titille les narines. Ici, chacun aurait aimé quitter les lieux avec tous les condiments nécessaires à un bon riz au poisson. "Il est très difficile pour les ménages de faire la cuisine comme il se doit sans nos légumes et poissons. Mais vous constatez vous-même que tout est cher. La majeure partie du temps, je me rabats sur le poisson fumé qui est plus abordable'', explique Anta Diouf. En effet, avec 1 400 francs, on peut acheter le kilo de poisson fumé.
A propos des autres denrées, le kilo de sucre en poudre est fixé à 600 francs ; le paquet de sucre en morceau est à 800 francs. Le kilo de riz non parfumé est vendu à 275 francs ; le riz parfumé à 400 francs. « Je suis obligée d'acheter le riz non parfumé, car il coûte moins cher. Ce n'est pas de gaieté de cœur, parce qu'il y a trop de petits cailloux dedans. Je nettoie tout le temps, mais, il y en a qui passe » explique Kiné.
Du côté des bouchers, le choix est varié : le kilo de la viande de mouton est de 3 000 francs, alors que la viande de bœuf est vendue à 2 200 francs. Le jeune boucher Meissa indique qu'il n'y gagne que 200 francs.
Enquête Plus/Sen360

ELEGANCE A SAINT LOUIS

6e édition des rencontres de mode de Saint-Louis, le 19 mars 2016

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L’association NDART organise, le 19 mars 2016, les 6e rencontres de mode de Saint-Louis, sur le parvis de l’institut français.
La tradition de « bon goût et d’élégance » de l’ancienne capitale se traduit aujourd’hui par des savoir-faire dans les métiers de la mode et une pertinence reconnue pour la création.
Cet événement permet l’émulation de jeunes stylistes créateurs, d’artisans designers, de mannequins issus de toute la vallée du fleuve Sénégal, de Saint-Louis à Kayes.
Cette animation culturelle s’inscrit désormais dans l’agenda saint-louisien et participe au dynamisme et à la notoriété de la cité.
NDARINFO

LES TROUPEAUX DU SALOUM VONT POUVOIR DORMIR TRANQUILLE...

Le plus grand voleur de bétail du Saloum est tombé

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Demba Fabi Nayobè est tombé. Celui qui est considéré comme le plus grand voleur de bétail du Saloum de tous les temps a été alpagué dans la nuit du mercredi au jeudi par des éléments de la gendarmerie de Guinguinèo. L’homme était en compagnie de 5 autres personnes, dont son propre fils. Il tentait de prendre la clef des champs avec 24 bœufs. Activement recherché, Demba était resté introuvable, continuant de semer la terreur dans tout le Saloum. Il sera déféré dans les prochains jours.
Seydina Mouhamed Diouf/Seneweb

LES DROITS DE L'HOMME AU SENEGAL...

Situation des droits de l’homme au Sénégal : Amnesty International peint un tableau «peu reluisant»

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La situation des droits de l’homme n’est pas des meilleurs au Sénégal. C’est en tout cas l’avis d’Amnesty International qui, dans son rapport annuel 2015-2016, n’a pas hésité à peindre un tableau des plus sombres quant au respect des principes des droits humains dans notre pays.
Autant dire que selon Seyni Gassama, on note plusieurs manquements et la réalisation progrès en matière de protection et de sauvegarde des droits humaines laisse encore à désirer au Sénégal comme dans plusieurs autres régions du monde.
Ce qui signifie, constate-t-on dans le rapport que « l’Etat du Sénégal n’a pas fait les efforts qu’il est tenu de faire, en vertu de la législation nationale et du droit international, pour remédier à ses manquements ».
Et c’est parce que, explique Seyni Gassama et Cie «les autorités sénégalaises ont continué d’interdire de façon quasi-systématique des manifestations organisées par des partis politiques et des défenseurs des droits humains, et de poursuivre en justice des manifestants pacifiques. Ces interdictions ne concernent pas seulement les manifestations organisées à Dakar et dans les grandes villes du pays, elles frappent également les communautés dans les villages et hameaux du pays ».
Pour preuve, argue-t-on du côté d’Amnesty « au mois de septembre, le tribunal régional de Kolda a condamné 12 hommes à 21 jours d’emprisonnement pour participation à un rassemblement non autorisé. Une centaine de personnes avaient manifesté pacifiquement le 27 août dans la commune de Diana Malary, dans la région de Sédhiou, pour demander aux autorités de leur fournir de l’électricité. Les forces de sécurité avaient utilisé des gaz lacrymogènes et tiré en l’air pour les disperser, ce qui avait entraîné des affrontements entre manifestants et gendarmes.
Pire, encore, regrette les droits de l’hommiste «le gouvernement du Sénégal ne s’est pas contenté d’interdire des manifestations, en violation fragrante de la constitution et de ses engagements internationaux en matière de droits humains ; de hautes autorités de l’Etat se sont employées à discréditer ce droit en prétendant que son exercice était incompatible avec le travail prôné pour développer le pays ». Chose que M. Gassama et Cie qualifie « d’inacceptable dans un Etat démocratique ».
Dakaractu

24/02/2016

RECENSEMENT FONCIER A MBOUR

Opération de recensement du foncier bâti à partir de jeudi à Mbour

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La commune de Mbour (ouest), en collaboration avec le centre des services fiscaux de la ville, va démarrer, à partir de jeudi, une opération de recensement du foncier bâti dans le but de pouvoir ‘’profiter’’ des impôts locaux, a appris l’APS.
‘’Ce recensement entre dans le cadre du programme d’appui à la gouvernance des institutions publiques et locales (PAGIS), financé par l’Agence française de développement (AFD), notamment dans la mise en œuvre de l’Acte III de la décentralisation, a précisé le deuxième adjoint au maire de Mbour, Abdoulaye Bayati Babou.
M. Babou a indiqué que l’Etat veut à travers ce programme aider les communes à saisir les opportunités offert par le foncier bâti qui, a-t-il ajouté, constitue ‘’le parent pauvre de la fiscalité municipale’’.
Au niveau du département, Mbour, Thiadiaye et Nguéniéne ont été choisies comme pilotes dans le cadre du PAGIS, a informé le deuxième adjoint au maire.
Le conseil municipal a mis en place ‘’une commission de la fiscalité locale’’ dirigée par un conseiller municipal appuyé par des techniciens en urbanisme et en fiscalité, les délégués de quartiers et qui, à terme, permettra à la ville de mieux connaître son véritable patrimoine bâti, a-t-il dit.
‘’Jusqu’ici, ce sont les services des impôts et des domaines qui gèrent tout ce qui est foncier bâti au niveau de la commune et nous, nous ne sommes que des consommateurs. Ce programme va renverser les rôles et permettre également à la commune d’avoir une maîtrise des impôts sur le foncier bâti’’, a salué l’élu local précisant que le recensement va durer deux mois.
Pour un bon déroulement de cette opération, ’’27 agents enquêteurs de la municipalité seront formés mercredi et les délégués de quartiers aussi sensibilisés, afin qu’ils aient les outils nécessaires pour inciter les populations à s’approprier ce programme’’, a ajouté Abdoulaye Bayati Babou.
‘’Aujourd’hui, les populations réclament l’éclairage publique, l’adduction en eau potable, l’assainissement, alors que la commune n’a pas tous les moyens de sa politique, parce qu’elle perd beaucoup de ses ressources liées à l’impôt sur le foncier bâti, du fait qu’un travail judicieux n’a pas été fait’’, a relevé M. Babou.
ADE/ASB/APS

UNE MOUSTIQUAIRE POUR CHAQUE SENEGALAIS

80% des Sénégalais devraient dormir sous une moustiquaire d’ici la fin de l’année

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Le ministère de la Santé et de l’Action sociale va lancer une campagne de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA) pour amener 80% des Sénégalais de s’approprier ce moyen efficace de prévention du paludisme, selon l‘Agence de presse sénégalaise (APS). «L’objectif de cette campagne est d’amener d’ici la fin de l’année, au moins 80% de la population à dormir sous Milda», indique un communiqué du ministère de la Santé et de l’action sociale.
La campagne de distribution universelle et gratuite de Milda s’étendra d’ici mars prochain sur toute l’étendue du territoire par le biais du programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Elle se déroulera en trois phases, d’abord à Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Tambacounda et Kédou­gou, ensuite à Kaolack, Kaffrine, Fatick et Diourbel et enfin à Saint-Louis, Louga, Da­kar et Thiès, indique le communiqué du ministère.
Cette campagne entre dans la mise en oeuvre du nouveau plan stratégique de lutte contre le paludisme allant de 2016 à 2020.
«Il est nécessaire pour le Sénégal d’intensifier la distribution des Milda pour atteindre la couverture universelle d’ici la fin de l’année en vue de maintenir la tendance à la baisse», note le communiqué ministériel.
Maintenue, la tendance baissière se répercutera dans la morbidité et la mortalité palustres, essentielle pour atteindre la phase pré éliminatoire du paludisme.
Le communiqué rappelle que le Sénégal a, depuis 2002, « déployé des stratégies à l’échelle des interventions à efficacité prouvée afin d’avoir un impact significatif et durable sur la morbidité et la mortalité palustres par distribution des MILDA ».
Ainsi, entre 2002 et 2009, une campagne de distribution avait été organisée en faveur des couches vulnérables notamment les enfants et les femmes enceintes.
Et entre 2010 à 2014, une campagne universelle de distribution de masse de MILDA avait été lancée sur 4 ans par groupe de régions.
Malgré tous ces efforts, ajoute le texte, ’’le pourcentage de la population générale qui dort sous une moustiquaire imprégnée est resté faible, soit 52%, selon une enquête démographique publiée en 2014’’.
APS

AIDE A L'AGRICULTURE

11,5 milliards en faveur des opérateurs (privés semenciers et industriels)

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La direction régionale du développement de Kolda (DRDR) a annoncé ce 23 février 2016 que 9706,86 tonnes de graines ordinaires d’arachide ont été récoltées par 41 opérateurs dans 109 points de collecte fonctionnels ce vendredi 19 février.
«Les 9 706,86 tonnes sont constituées de 6 191,668 tonnes de graines ordinaires et 3 515 tonnes destinées à des semences écrémées dont les stocks seront contrôlés sur place et analysés au laboratoire», selon le directeur de la DRDR Mamadou Badiane.
Nous avons observé ainsi une augmentation de 421,035 tonnes par rapport à la semaine dernière dans la région de Kolda Sud, indique un rapport de la DRDR.Badiane a indiqué que son service va procéder au contrôle des stocks de graines destinées aux semences écrémées et prélever des échantillons pour les besoins d’analyse au niveau du Laboratoire régional à la charge des opérateurs semenciers.
La DRDR nous renseigne encore que la CNCAS de Kolda finance 12 opérateurs au total pour 1826 tonnes avec une enveloppe de 365 200 000F CFA.
Depuis le 16 novembre 2016 ils ont commencé la campagne de commercialisation de la graine d’arachide sur l’ensemble du territoire national.
200 francs est le prix du kilogramme fixé par le gouvernement par arrêté ministériel après une concertation avec les Organisations professionnels agricoles (OPA).
Une mise en place de 11,5 milliards de francs CFA en faveur des opérateurs (privés semenciers et industriels) a été annoncé par le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural.
Ce fonds devrait servir à la collecte de 50 000 tonnes de semences certifiées et à la subvention de 25 000 tonnes de semences écrémées (9 000 tonnes accordées à la zone sud) dans le cadre du programme national de reconstitution du capital semencier.
Yaye Maguette Diouf/Senenews

PLUS DE PASSAGERS A YOFF

Hausse de 3,7% des passagers enregistrés à l'aéroport de Dakar en décembre 2015

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Le nombre de passagers enregistrés à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor (LSS) de Dakar a connu une progression de 3,7% au terme de l’année 2015 comparé à la même période de l’année 2014, a appris vendredi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Sur la base des données établies par l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar, la DPEE note que le cumul des passagers s'est établi à 1.974.164 contre 1.902.871 en 2014, soit une augmentation de 71.293 passagers.
Cette progression est essentiellement aux passagers au départ dont le nombre a cru de 6,8% à 914.375 contre 856.545 en 2014.
Le nombre de passagers enregistré à l'arrivée n'a connu qu'une progression de 3,3%, passant de 855.602 en 2014 à 883.533 en 2015. Les passagers en transit ont, en revanche, régressé de 7,6% à 176.256 contre 190.724 en 2014.
Concernant le fret enregistré, il est en hausse de 15,6% s'établissant à 36.057 tonnes contre 31.178 tonnes en 2014. Cette situation est due aussi bien au fret enregistré au départ que celui répertorié à l'arrivée de l'aéroport LSS qui progressent respectivement de 19,9% à 16.470 tonnes et 12,3% à 19.587 tonnes.
Quant au mouvement des aéronefs, il est en baisse de 2,2% avec 35.993 avions enregistrés contre 36.790 en 2014.
Apanews

23/02/2016

TOUJOURS PLUS DE CIMENT

Accroissement de 13% de la production de ciment en 2015

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La production de ciment du Sénégal a connu un accroissement de 12,9% au terme de l’année 2015 comparé à l’année 2014, indique une note de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Cette production, qui ne prend en compte que les données fournies par deux cimenteries (Sococim et Ciments du Sahel) sur les trois ans, a atteint 5.576.800 tonnes contre 4.939.200 tonnes en 2014, soit une augmentation de 640.600 en valeur absolue.
Cette situation est due essentiellement à la progression de 22,3% des ventes à l'exportation qui sont passées de 1.842.300 tonnes en 2014 à 2.253.800 tonnes un an plus tard.
Quant aux ventes locales, elles ont connu une légère évolution de 6,4%, se situant à 3.317.200 tonnes contre 3.114.600 tonnes au terme de l'année 2014.
Apanews

LA SONATEL VA TRES BIEN...

La Sonatel réalise un chiffre d’affaire de 863 milliards de FCFA en 2015

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La SONATEL se porte bien. La société nationale de téléphonie a réalisé un chiffre d’affaires de 863 milliards de FCFA en 2015, soit une hausse de 47,3 Milliards FCFA, a annoncé le groupe de télécommunication dans un communiqué.
la croissance du chiffre d’affaires reste toujours soutenue à 5,8% en léger fléchissement, expliqué par l’intensification des offres promotionnelles sur le marché (bonus de rechargement) et l’impact de nouvelles taxes’’,indique le texte.
Selon la SONATEL, la croissance du chiffre d’affaires est portée par le Mali (+22,7 milliards FCFA) et la Guinée (+17,6 milliards FCFA) et soutenue par le mobile et l’international, alors que «les filiales à l’étranger contribuent à hauteur de plus de la moitié du Chiffres d’Affaires consolidé du groupe».
La SONATEL souligne que le renouvellement des réseaux d’accès mobiles mobilise l’essentiel de cet investissement.
L’entreprise indique que son résultat net s’élève à 221 milliards FCFA en 2015 dont plus de 60% réalisés à l’international. Ce résultat est en croissance de 2,9 milliards FCFA soit + 1,3% par rapport à 2014.
’’Cette augmentation est liée notamment à l’évolution favorable des résultats opérationnels’’, explique t-on.
Ainsi, la SONATEL a contribué pour plus de 425 milliards CFA aux recettes budgétaires des pays dont 214 milliards FCFA pour l’état du Sénégal à travers les impôts, taxes, redevances, cotisations sociales, droits de douanes et dividendes.
Le communiqué relève qu’au titre du développement du secteur privé local, les activités du groupe ont généré au profit des entreprises locales plus de 178 milliards de FCFA de chiffres d’affaires dont près de 108 milliards de FCFA pour des entreprises au Sénégal.
Il souligne qu’au titre de la balance des paiements, le groupe ‘’y a contribué positivement dans tous ses pays de présence à travers les balances de trafic représentant des exportations nettes pour plus de 183 milliards de FCFA dont 94 milliards pour le Sénégal’’.
Dans le domaine de l’emploi, le groupe revendique plus de 3000 emplois directs et plus de 100 000 emplois indirects créés grâce à ’’une distribution commerciale étendue, à la sous traitance et aux différents partenariats dynamiques’’.
Il indique également que les investissements du groupe (158 milliards de FCFA en 2015) sont en augmentation de +16% et représentent 18% du chiffre d’affaires (+1 point par rapport à l’année précédente).
Amadou L. Mbaye/Senenews

LA BANQUE ISLAMIQUE DEBOURSE 132,2 MILLIARDS

Le Sénégal décroche un financement 132,2 milliards pour deux projets majeurs

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Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Monsieur Amadou BA en compagnie de ses collègues en charge de l’Hydraulique et de l’Assainissement, des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement, de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction Citoyenne, de l’Elevage et des Productions Animales a effectué une visite de travail à la Banque Islamique de Développement (BID), à Djeddah au Royaume d’Arabie Saoudite.
Banque Islamique de Développement : Le Sénégal décroche un financement 132,2 milliards pour deux projets majeurs
Signature de deux conventions
Cette visite de travail a été une occasion de procéder à la signature, avec le Président du Groupe de la BID, Dr Mohamed Ali, de la convention de financement du projet d’approvisionnement en eau potable de la ville de Dakar (Keur Momar Sarr 3) pour un montant de 87,2 milliards de FCFA. Ce projet, inscrit dans le Plan d’Actions Prioritaires (PAP) du Plan Sénégal Emergent (PSE), vise à sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la ville de Dakar jusqu’à l’horizon 2035 et l’extension du réseau de distribution autour des nouveaux pôles économiques de Dakar, Thiès et des localités traversées par la conduite du Lac de Guiers.
Une deuxième convention de financement a été conclue avec la Société Islamique pour le financement du Commerce International (ITFC) au titre du financement de la campagne de collecte –commercialisation de l’arachide 2015-2016, pour un montant de 45 milliards de FCFA. Ce financement permettra de collecter 195 000 tonnes de graines d’arachide.
Au total, avec ces accords de financement qui viennent d’être approuvés pour un montant de 132,2 milliards de FCFA, les financements accordés par le Groupe de la BID au Sénégal depuis la tenue les 24 et 25 février 2014 du Groupe Consultatif pour le financement du PSE ont atteint 477,1 milliards de FCFA, ce qui représente un taux de concrétisation des engagements financiers de cette institution à 86,7% à deux (2) ans du terme du PAP du PSE (2014-2018).
Projets et programmes ciblés
BID-MEFP
Donnant une suite favorable aux différentes requêtes de financement soumises par la Partie sénégalaise, le Groupe de la BID s’est engagé à contribuer financièrement douze (12) nouveaux projets d’un coût de 888,2 milliards de FCFA dans le cadre de son nouveau Document de Stratégie de Partenariat–Pays couvrant la période 2016-2020 en appui au Plan Sénégal Emergent (PSE). Il s’agit des projets suivants :
– Projet de Train Express Régional Dakar-Diamniadio-AIBD (TER), d’un coût global de quatre cent quinze (415) milliards de FCFA ;
-Programme de Modernisation des Villes (PROMOVILLES), d’un coût global de deux cent quatre-vingt-quatre (284) milliards de FCFA,
-Programme d’amélioration des routes en milieu rural-Projet pilote avec les produits Probase d’un coût de 15 milliards de FCFA. Il s’agit de la construction de 200 km de routes de désenclavement avec les produits probase incluant une phase test limitée à 100 km de routes.
– Programme d’emploi des jeunes par la promotion des domaines agricoles communautaires – Programme de Domaines Agricoles communautaires (PRODAC) (filières agropastorale, avicole et aquacole). Pour la mise en œuvre de ce projet, un financement de 36 milliards FCFA est attendu de la BID ;
– Projet de remise à niveau et d’optimisation des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans les régions de Thiès, Diourbel, Fatick, Kaolack et Kaffrine, pour un coût de 6,4 milliards de Francs CFA ;
– Programme spécial d’alimentation en eau potable des zones déficitaires-Sénégal d’un coût de 37,4 milliards de FCFA. Ce projet devra permettre la réalisation de forages et d’unités de potabilisation, l’alimentation en eau de la localité de Kidira, l’alimentation en eau de la région de Ziguinchor et l’alimentation en eau potable de la Zone du Ferlo ;
– Mise en place d’un programme de réservoirs stratégiques pour la sécurisation de l’alimentation en eau potable de Dakar ;
– Projet Malaria d’un coût de 19,2 milliards de FCFA en co-financement avec le Fonds Global de la Santé et la Fondation Bill Gates ;
– Programme National d’Autosuffisance en moutons d’un coût de 34 milliards de FCFA. Ledit programme vise à accroître l’offre nationale de moutons, notamment de tabaski et contribuer à la création d’emplois générateurs de revenus ;
– Projet d’Appui au développement de la filière lait (PRODELAIT) d’un coût de 19,2 milliards de FCFA, dont l’objectif est d’améliorer de manière durable la production laitière par une intensification et une modernisation des systèmes de production ;
– Programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers pour la lutte contre la pauvreté (PALAM), Phase II d’un cout de 12 milliards de FCFA ;
– Projet d’amélioration de la qualité du riz sénégalais d’un coût de 10 milliards de FCFA, qui vise à améliorer les conditions de transformation de 500 000 tonnes de riz paddy par an et la qualité du riz blanc sénégalais partout.
Financement Sukkuk ; 100 milliards décrochés
La visite de travail a également porté sur la coopération avec Société Islamique pour le Développement du secteur privé (SID) avec qui le Sénégal a mené avec succès en 2014 l’emprunt SUKKUK de 100 milliards de FCFA, les premières obligations islamiques émises par un Etat de l’UEMOA. Le Gouvernement du Sénégal a sollicité une offre de la SID pour le lancement d’un deuxième SUKUK en vue du financement de projets structurants du Plan Sénégal Emergent (PSE), dans le cadre du bouclage des opérations financières de l’Etat au titre de l’année 2016.
Le Président de la BID tout en lui renouvelant son soutien à Monsieur le Président de la République Macky SALL dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent a salué sa vision et son leadership dans notre sous-région, et dans la OUMMA islamique.
Leral.net

SOS VILLAGES D'ENFANTS

40 ans de présence au Sénégal au service de l’enfance et de la famille

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Voilà 40 ans que procédait à la pose de la première pierre du Village d’Enfants Sos du Sénégal, Elisabeth Diouf, épouse du Premier ministre Abdou Diouf. Devenu, président de la République quelques années plus tard.
Ce dimanche, ils étaient nombreux. Jeunes, adultes et anciens pour fêter cet événement. Dans la cour du Centre, l’ambiance est indescriptible. De la sonorité de la musique distillée par les hauts parleurs aux cris stridents d’enfants surexcités, on semble se trouver dans une foire.
Habillés de tee-shirts de couleur blanche avec les écriteaux «40 ans du Village Sos», tout ce beau monde s’embarque d’abord, pour une randonnée pédestre de tous les âges, coordonnée par le Comité national de promotion de la randonnée pédestre (Cnp).
L’itinéraire est des plus complexes, prenant départ au Village Sos, les randonneurs ont sillonné tour à tour l’Avenue Bourguiba, la Caserne des Sapeurs-pompiers, la Mairie de Baobab, la Vdn…avant de revenir sur leurs pas.
Tamoro Touré: “nous demandons plus de moyens au Gouvernement et aux bonnes volontés”
Pour la présidente du Conseil d’administration des Villages d’enfants Sos du Sénégal, Tamaro Touré, cet événement marque les 40 ans de Sos Sénégal au service de l’enfance et de la famille. «C’est pour nous une sorte de bilan. Depuis 40 ans, nous sommes au service des enfants et de la famille. Sos village reçoit tous les enfants en situation difficile. Nous les gardons jusqu’au moment où nous nous rendions comptes qu’ils sont en sécurité au sein de leur famille biologique», a-t-elle déclaré.
Toutefois, renchérit la Directrice Salimata Gaye Diagne, un Comité de suivie est mis en place pour encadrer ceux qui regagnent leurs parents biologiques à suivre leur cursus scolaire jusqu’à l’obtention d’un travail.
«Nous pouvons dire sans risque de se tromper que nous avons un taux d’employabilité supérieure à la moyenne nationale», s’est-elle réjouie. Avant de poursuivre, «peut-être que ceux qui quittent le village Sos savent leurs conditions d’enfance qu’ils sont performants à l’école», s’est interrogée Salimata Gaye Diagne.
«Jusqu’à l’Université, Sos village continue à assurer la bourse de l’enfant. On ne le lâche. Sa santé et ses frais de scolarités sont à la charge du village d’enfants pour épauler les parents et mettre l’enfant dans les conditions d’études et de travail», a déclaré Tamaro Touré, qui demande plus de moyens au Gouvernement et aux bonnes volontés pour la réussite de leurs missions.
Gaston MANSALY/Actusen.com

22/02/2016

RAPIDO EN RADE

Dysfonctionnement dans les postes de péage: Les détenteurs de « Rapido » ruent dans les brancards

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Les cartes «rapido» qui ne sont pas souvent détectées par les terminaux au niveau des postes de péages commencent à faire râler. L'avocat Me Khassim Touré, qui emprunte souvent cette voix express, fait partie de ceux qui en ont ras-le-bol de cette situation.
«La carte Rapido bien que créditée ne fonctionne pas parfois devant les portiques à péage. Et face à une barrière qui ne s'ouvre pas, nous tournoyons sans issue et sans assistance. On ne voit aucun agent de la Senac venir nous guider. Il est regrettable de le dire, mais les sans «Rapido» sont paradoxalement plus rapides que les détenteurs de «Rapido».
Il faut que Senac respecte les usagers et les citoyens, c'est déplorable ! », peste l'avocat dans les colonnes du journal «Le Témoin». Si les désagréments persistent, l'avocat promet de mettre en place une association des usagers de l'autoroute à péage pour pousser la Senac à améliorer la qualité de son service.
seneweb news

21/02/2016

POLITIQUE AU SENEGAL

Trop-plein de politique au Sénégal ?

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Si le Sénégal n’est pas le pays le plus politique d’Afrique francophone, il n’en est certainement pas loin. Dans ce territoire encore jeune, il y a une grande et permanente activité politique depuis la fin du 19ème siècle. Cela explique en partie l’appétit politique des Sénégalais. La politique au Sénégal a une dimension gargantuesque, pantagruélique, autour du festin politique populaire et du grand plat national. La politique est de l’ordre de l’alimentation et du ventre, jusque dans le vocabulaire.
Dans une grande démocratie comme les Etats-Unis, beaucoup de citoyens sont atteints d’apathie politique par sentiment de lassitude. Mais aussi parce qu’il y a de grandes choses qui se passent dans d’autres sphères, qui peuvent les attirer et les valoriser. Un grand écrivain comme William Faulkner n’a eu que faire de serrer la main de Kennedy, parce que l’écriture est suffisamment valorisée au point qu’il peut se permettre de refuser une invitation à la maison blanche.
Au Sénégal, la seule sphère qui vaille est la politique. Les autres sphères, scientifique, cultuelle, sportive et artistique sont subalternes, elles ne sont pas suffisamment valorisées et dépendent toujours de la politique. C’est la raison pour laquelle, un universitaire bardé de diplômes ne se contente jamais de jouir du plaisir que lui confère son savoir. Il peut facilement se mettre au pas d’un politicien analphabète. La politique telle qu’elle est étalée sur l’espace publique est tellement valorisée qu’elle attire de façon envoutante des éléments de la Société civile réelle, des universitaires, opérateurs économiques, religieux etc. Aujourd’hui l’espace médiatique est dominé, envahi et même parasité essentiellement par deux castes d’intellectuel : les juristes et les sociologues. Les historiens parlent peu. On entend rarement les voix de Boubacar Barry, Ibrahima Thioub ou Mamadou Diouf. Même parmi les sociologues, les maîtres ne parlent pas, ce sont les disciples de seconde main qui s’expriment. En sciences politiques, on ne voit jamais Mame Penda Ba ou Antoine Tine de l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Quant aux juristes, il n’est pas encore loin le jour où on ne les écoutera plus. Cette discipline noble est en train d’être déshonorée par des juristes à la solde. Il n’y a pas plus dangereux que l’onanisme intellectuel. La philosophie qui est la mère des sciences a été discréditée par ses propres enfants, parce qu’ils se sentaient «forts» et brillants. Le Droit est en train de l’être, ici en notre pays. Les circonvolutions, rodomontades et tournures alambiquées qui ressemblent plus à du galimatias ou de la logomachie entendues ces derniers jours autour de la révision de la Constitution, m’ont fait beaucoup rire, d’autant plus qu’ils viennent de personnes instruites. Le Peuple veille au grain. Il est temps aussi que la communauté scientifique universitaire sorte de son mutisme. Je n’ai pas vu ces vingt dernieres années, je peux me tromper, les universitaires, signer des appels historiques, de grandes pétitions ou des manifestes importants autour de questions d’ordre public. Leur responsabilité n’est qu’académique. Notre université manque de sens historique.
Au reste, si l’on remonte très loin selon une méthode braudéléenne, on risque de se fourvoyer. Le Sénégal est un pays historiquement émergent, un Etat de création récente, une unité territoriale qui est toujours en cours. Le Sénégal tel qu’on l’envisage aujourd’hui ne date que de la fin du 19ème siècle. Le territoire ne s’est stabilisé qu’au début du 20ème. Nous avons un pays jeune, très jeune à tout point de vue, notamment en politique. Ceux qui à partir de Saint-Louis, étaient partis présenter leur cahier de doléances à la révolution de 1789, l’ont fait pour rétablir le servage dans ce pays ; ce n’était nullement une démarche d’émancipation. Cet événement qui est aujourd’hui présenté comme un acte fondateur, n’est en vérité qu’une démarche de révision du Code civil de l’époque. Je me demande pourquoi ce fait historique est cité en référence ; on se dit tout simplement qu’il y avait des hommes qui, venant du territoire sénégalais, se sont présentés à la cérémonie de présentation de cahiers de doléances en 1789. Allez savoir qui étaient ces gens. Au Sénégal, l’habitude de fêter une défaite est tolérée et même pratiquée jusqu’au jour d’aujourd’hui. Embellir, édulcorer, «s’en sortir» pour éviter la gêne, l’honorable sentiment de gêne devant l’ignominie et la défaite. Les guerriers Ceddo Meïssa Bouri Déguène Dieng et Tieyacine sont vraiment loin de nous ! Au moment où «des habitants de Saint-Louis» rédigeaient un cahier de doléances contre la Compagnie du Sénégal lors de la révolution française de 1789, la révolution islamique du Fouta s’étendait au Cayor (1790). Au Sénégal, les divergences de préoccupations politiques ne datent pas d’aujourd’hui. Le Sénégal politique et territorial est une coproduction coloniale et autochtone. Faidherbe est une grande figure de la politique en ce territoire au même titre que Lat Dior l’illustre Cayorien. On ne le dit jamais assez !
Le phénomène politique tel qu’il est vécu actuellement est de vie récente, elle a tendance à s’accumuler par une simple loi de la croissance. La culture politique, à ne pas confondre avec l’histoire politique, est de fraîche date. C’est elle davantage qui commande certains réflexes d’accaparement et de jouissance du pouvoir. Les choses sont tellement neuves et récentes que l’histoire par ses lois qui sont plus implacables, mais lentes, n’a pas encore agi pour contredire ou consolider certaines pratiques qui peuplent notre imagination politique.
Khalifa TOURE.Lequotidien

LE PRIX DE LA DEMOCRATIE...

Les 3,2 milliards du budget du référendum disponibles

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De l’argent frais, c’est ce dont le ministère de l’Intérieur a besoin dare-dare pour organiser le référendum. Le chef de l’Etat autorise le gouvernement à recourir à la caisse d’avance pour décaisser 3,2 milliards de francs Cfa.
Ça parle référendum au ministre de l’Economie, des finances et du plan, car l’organiser exige de la liquidité. Outre le 1,5 milliard de francs Cfa qui était budgétisé par le ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique et justifié comme des «crédits destinés aux dépenses d’élections», il faudra trouver des ressources additionnelles, non budgétisées au préalable, pour financer tout le processus de l’organisation du scrutin référendaire du 20 mars prochain. Par quel mécanisme ?
Le chef de l’Etat, Macky Sall, a décidé de puiser dans sa caisse d’avance pour mettre à la disposition du ministère de l’Intérieur 3,2 milliards de francs Cfa. Au lendemain de l’adoption du budget de ce ministère, Le Quotidien avait attiré l’attention sur le fait qu’un montant de 3,2 milliards de francs Cfa, précédemment retenu en Conseil des ministres pour les besoins de l’organisation du référendum, avait été ignoré dans la détermination des dépenses de fonctionnement autorisées à Abdoulaye Daouda Diallo pour l’exercice 2016 (Voir l’édition du 9 décembre 2015). Une omission qui avait accentué le doute sur la volonté réelle du chef de l’Etat d’organiser ce scrutin référendaire. Mais le ministre de l’Intérieur et de sécurité publique avait rassuré les parlementaires que ses services étaient prêts à lancer le processus à tout moment. Il n’attendait que le signal soit donné par le président de la République.
Une fois que l’avance est effective, les promoteurs de la bonne gouvernance publique devront patienter jusqu’à l’examen de la prochaine Loi de finances rectificative pour la voire inscrite dans le budget du ministère de l’Intérieur. Quoi qu’il en soit, l’urgence que constitue la tenue du référendum pourrait justifier des marchés de gré à gré pour la confection des bulletins de vote, la commande de matériel électoral, etc. Par ailleurs, aux dernières élections locales, la Com­mission électorale nationale autonome avait déployé 7 000 superviseurs épaulés par 13 mille contrôleurs. Chaque bu­reau de vote est composé de trois membres. Et ils étaient 12 mille 378 en 2014. Autant de vacataires qui vont émarger, quels que soient les résultats du vote.
Birame FAYE - Lequotidien

20/02/2016

LE TELEPHONE FIXE CHUTE

Le téléphone fixe continue sa courbe descendante

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L’autorité de régulation des Télécoms du Sénégal vient de publier les derniers chiffres du marché de la téléphonie du pays.
Selon le rapport, le parc global des lignes de téléphonie fixe aurait enregistré une baisse de 1,1% au quatrième trimestre 2015, en comparaison au trimestre précédent: « Le parc global de lignes de téléphonie fixe continue de baisser et s’élève à 300.219 lignes, à la fin du dernier trimestre 2015, soit une baisse de 1,1% par rapport au trimestre précédent« .
« Cette baisse du parc s’explique par le recul de 1,3% du parc de lignes résidentielles et de 0,53% du parc des lignes professionnelles« , résultant en une baisse de 0,03 point du taux de pénétration, qui « s’élève à 2,22% au cours de ce trimestre« , ajoute le rapport.
Il est mentionné dans le document que « dans le même temps, le volume de trafic sortant des réseaux de téléphonie fixe est en baisse« , à 20,69 millions de minutes par mois, contre 21,51 millions de minutes au trimestre précédent.
« L’usage moyen mensuel par ligne suit la tendance du trafic » en enregistrant un recul qui le cantonne « à 67 minutes au mois de décembre, en baisse de 3 minutes par rapport à octobre« .
www.afriqueitnews.com

DAKAR MANQUE DE LOGEMENTS

Situation de l'habitat au Sénégal : Un déficit de 3 mille logements à Dakar

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La population urbaine du Sénégal connaît une hausse importante. Elle est estimée à 43% et devrait atteindre d'ici 2030, 52,5%, selon un communiqué du ministère du Renou­veau urbain, de l'habitat et du cadre de vie du Sénégal. «Par conséquent, la demande en logement est supérieure à l'offre avec un déficit de 3 mille logements à Dakar en 2013», lit-on dans la correspondance.
La même source informe que le renouveau de la politique du logement social du Sénégal, à travers le Plan Sénégal émergent (Pse), a pour objectif de lancer la construction de logements sociaux. Ceci dans le but de répondre à la demande estimée entre 10 mille et 15 mille unités par an et la structuration d'une filière de production de matériaux de construction. Selon le document, la situation de déficit de logement au Sénégal et le développement accéléré de l'habitat social sont un moteur de développement économique pour le pays. Ce, grâce au fort potentiel de création de richesse et d'emplois directs et indirects et à l'émergence d'un écosystème de fabrication pour le marché régional des composants du bâtiment.
C'est dans ce contexte que va se dérouler le salon de l'habitat qui se tiendra du 3 au 5 mars prochain à Dakar. Cette première édition de formation, conférence, exposition sera organisée par le ministère du Renouveau urbain, de l'habitat et du cadre de vie du Sénégal en association avec la compagnie Ame Trade Ltdn. Ce salon sera un événement exclusif de toutes les filières de l'habitat, de la construction et de la décoration d'intérieur au Sénégal et en Afrique de l'Ouest avec un accent particulier sur la production locale des composantes du bâtiment et des nouvelles technologies de construction. L'événement est placé sous le thème : «La construction du plan Sénégal émergent à l'accès au logement.»
Deux approches (notre habitat et mon habitat) seront examinées lors du salon avec une exposition commerciale, des ateliers, des conférences et des discussions portant sur divers sujets, qui réuniront des intervenants des secteurs publics et privé ainsi que du grand public.
Lequotidien

19/02/2016

LA SAGE LOGIQUE D'HAÏDAR

Mandat Présidentiel : Haïdar El Ali soutient la décision du Président Macky Sall

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L’ancien ministre de l’Environnement, Haïdar El Ali qui est à la tête de la Fédération démocratique des écologistes du Sénégal (FEDES) pense que le Président de la République ne pouvait pas voir son mandat réduit.
«Depuis le début, je pense que mon avis n’a pas changé. Et je suis persuadé que les raisons qui font qu’un président de la République, qui qu’il soit, ne peut pas augmenter son mandat ; il ne peut pas décider de passer de 5 ans à 7 ans, font aussi qu’il ne peut pas décider d’augmenter son mandat de 7 ans à 10 ans, parce que cela est interdit par la Constitution. Les raisons qui font qu’un président ne peut pas augmenter son mandat sont les mêmes raisons qui font qu’un président ne peut pas diminuer son mandat «, a-t-il soutenu.
L’ancien ministre termine ses propos en expliquant : «c’est que c’était une promesse mais, moi, vous, les Sénégalais, chaque jour, on fait des promesses qu’on ne peut pas tenir. Parce que à l’impossible nul n’est tenu».
El Bachir Mbacké Ndiaye/Senenews

L'ARTISANAT CASAMANCAIS EN VALEUR

Panneaux signalétiques pour les villages artisanaux

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8 panneaux signalétiques ont été élaborés et implantés pour les villages artisanaux de la région.
Après les campements villageois de la région, ce sont désormais les villages artisanaux d’Abéné, Kafountine, Ziguinchor et Cap-Skiring qui bénéficient ainsi de chacun 2 panneaux signalétiques.
Cette action a été déroulée dans le cadre de la coopération décentralisée entre la Région Alsace, l’IRCOD et la région de Ziguinchor, partenariat qui bénéficie du soutien financier du Ministère français des affaires étrangères.
Venez visiter les artisans de la région !
www.casamance-tourisme.sn

BLOCUS TRANSGAMBIEN

les transporteurs bloquent l’entrée au Sénégal de tout véhicule gambien

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Les transporteurs de la gare routière de la commune de Karang frontalière à la République de Gambie ont décidé de bloquer jusqu’à nouvel ordre l’entrée au Sénégal de tout véhicule gambien pour protester contre la mesure unilatérale des autorités de ce pays d’augmenter la taxe douanière prélevée sur les camions sénégalais, a appris mercredi l’APS.
’’Ce blocus imposé non loin de la frontière entre les deux pays au niveau du poste de Karang est entré en vigueur depuis le lundi passé à 8 heures et se poursuivra jusqu’ à nouvel ordre, a indiqué, Pape Seydou Dianko, président de la gare routière de Karang, dans un entretien accordé à l’antenne régionale de la radio publique RTS 5 de Kaolack.
Selon des informations relayées par des responsables de regroupements de chauffeurs dans des médias sénégalais, la Gambie aurait unilatéralement décidé depuis mercredi dernier de porter de 4.000 francs CFA la taxe douanière versée par tonne de marchandises par les camions en transit sur son territoire à 400.000 francs CFA quel que soit le tonnage.
Une mesure qui, selon M. Dianko, « est déjà effective du côté des gambiens parce que au niveau du poste frontalier de Karang, il y a beaucoup de camions de marchandises sénégalais qui y sont présentement bloqués à cause de leur refus de payer cette taxe hors de portée ».
« En riposte à cette mesure, nous (transporteurs) avons décidé depuis lundi passé de bloquer le passage en territoire sénégalais des camions gambiens et même bien au-delà de leur mesure nous bloquons l’entrée de tout véhicule gambien », a déclaré M. Dianko, par ailleurs maire de la commune de Toubacouta (Fatick).
D’ailleurs, a-t-il signalé, « du côté du poste frontalier de Keur Ayib et Sénoba les transporteurs ont pris également la mesure de ne laisser entrer en territoire sénégalais aucun véhicule gambien ».
Très remonté contre ce qu’il a qualifié de « faits coutumiers » de la part des autorités gambiennes, Pape Seydou Dianko a appelé les autorités sénégalaises à accompagner les transporteurs dans cette lutte en réduisant davantage le prix du carburant pour permettre aux camions sénégalais de contourner la Gambie pour rallier le sud du pays, la Casamance.
Initiateur du mouvement d’humeur des transporteurs du poste de Karang, le maire de Toubacouta a invité l’Etat du Sénégal « à ne pas céder » à ce qu’il a assimilé à « un chantage » par l’ouverture de négociations avec la république de Gambie sur cette question.
Joint au téléphone par l’APS, le gouverneur de Fatick, Souleymane Cissé a confirmé le blocage au poste frontalier de Karang depuis lundi dernier par les transporteurs.
Aliou FAMA/senego