01/03/2016

LE SENEGAL SE FICHE DE SES ENFANTS

«La famille est le milieu le plus dangereux pour l’enfant», selon Claire Brisset

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La prise en charge des droits des enfants n’est pas spécifique dans les média et plus particulièrement dans la presse sénégalaise. C’est du moins ce que révèle l’étude réalisée par les organisations des défenses des droits de l’enfant. Pour imprégner davantage les acteurs concernés, la Cellule d’Appui à la Protection de L’enfance en partenariat avec l’Unicef a animé cet après midi une conférence de presse au Centre d’Etude des Sciences et Technique de l’Information (CESTI).
Placée sous le thème « Ethique journalistique et droit de l’enfant », cette conférence de presse a fait l’objet d’échanges entre étudiants en journalisme / communication et les formateurs. Le représentant de la CAPE, M. Saer en a ainsi profité pour se poser la question de savoir pour quoi les droits des enfants sont ignorés par les principaux acteurs des médias? Ce qui l’amène à se demander aussi si les droits des enfants sont enseignés dans les écoles de formation? «Au cas contraire, il serait tant de l’introduire dans le programme des écoles et instituts de formation aux métiers du journalisme» a t-il précisé. Et le représentant de la CAPE d’ajouter : « Nous veillons particulièrement à la l’application des décisions de l’Etat ».
Selon Mame Less Camara, journaliste et formateur au CESTI, les droits de l’enfant sont bafoués dans les média sénégalais. « Dans notre société, nous ne pensons pas que l’enfant a un droit ». M. Camara précise qu’il y’a une manière toute particulière d’interviewer un enfant. D’où son rapport d’une soixantaine de pages qui a d’ailleurs fait l’objet de cette rencontre. M. Camara soutient tout de même que la question des droits de l’enfant n’est traitée de manière spécifique dans le programme du CESTI. Mais ce sera désormais pris en compte, a-t-il rassuré.
Madame Claire Brisset, ancienne journaliste et défenseur des droits de l’enfant en France déclare que « la famille est le milieu le plus dangereux pour l’enfant ». En termes de violence physique, morale, et même sexuelle, les 9/10 viennent de la famille selon Mme l’animatrice de la conférence. Claire est revenue sur un phénomène qu’on appelle en Haïti « les restes avec ». Ce sont des petites filles de 4 à 5 ans qui vivent avec une famille en tant que domestique ou tout simplement « esclave » car, les domestiques sont rémunérées. Ces filles restent avec la famille toute leur vie d’où le nom « reste avec ».
Une conférence pétrie d’échanges et de partage avec d’éminents connaisseurs dans le domaine des média et qui a pris fin sous les belles notes musicales du groupe de slameurs du CESTI.
Rappelons qu’en prélude de cette conférence un séminaire de formation de trois jours a été initié du 24 au 26 février.
Fatou Sakho/Senenews

Commentaires

Effectivement l'enfant n'est pas un objet... pourtant on l'utilise dans de nombreux endroits comme main d'oeuvre peu chère, malléable et corvéable à merci, ou tout simplement comme esclaves. Ces gosses grandissent la plupart du temps sans famille et sans amour parental, sans protection ni soins, maltraités et/ou soumis à des maîtres impitoyables, sans éducation scolaire, sans aucune connaissance des valeurs humaines, sans grand espoir en l'avenir. C'est malheureusement le cas dans la plupart des pays dits pauvres, qui enregistrent une démographie galopante et non maîtrisée (les pays où le peuple est pauvre, les dirigeants richissimes). Mais même en France, comme le déclare Mme Claire Brisset... où pourtant l'enfant est souvent considéré comme un "enfant roi", ce qui n'est pas bon non plus...

Écrit par : Candide | 01/03/2016

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Encore une énième réunion sur les Droits des Enfants et la Protection de l'Enfance avec ses éternelles statistiques, ses éternelles conférences, ses éternels éminents connaisseurs, et un peu de musique Slam. Avec comme thème "Droits des enfants bafoués dans les médias" comme si on ne connaissait pas les problèmes de la condition des enfants au Sénégal. J'espère qu'ils ont bien bouffé tous ces hypocrites. Car en définitive, pour les gosses ! Rien à la fin.
En plus des familles, dixit "milieu le plus dangereux des enfants au Sénégal ? ", il y a aussi 300 000 enfants talibés sénégalais et d'autres pays riverains, tenus en esclavage de mendicité forcée dans des daaras pourries, avec toutes les maltraitances physiques, psychiques et sexuelles connues, commises par des adultes escrocs religieux sous le couvert d'une religion rétrograde et pervertie. L'Etat sénégalais par lâcheté, ne vient pas en aide à ces petits esclaves, les plus faibles de nos concitoyens. L'Etat sénégalais est parjure aux ratifications de la Déclaration des Droits de l'Homme et de la Protection de L'Enfance. La population sénégalaise prouve aussi sa lâcheté pour laisser souffrir ses enfants dans de telles conditions. Le Sénégal, premier pays esclavagiste d'enfants en Afrique doit être banni des institutions internationales. On doit arrêter les aides internationales au Sénégal sans contrepartie d'une lutte authentifiée contre l'esclavage des enfants talibés pour y mettre un terme. Que le Sénégal se réveille de l'obscurantisme, avant que tous ces gosses, devenus adultes et tarés rejoignent les groupes intégristes et terroristes pour se venger de les avoir abandonner à leur sort.
En France, des enfants souffrent. Mais quand les faits sont découverts, les institutions viennent en aide aux enfants en danger. Au contraire, des institutions sénégalaises et de la population en majorité qui tolèrent cette traite négrière d'enfants, la honte du Sénégal. Face à toute cette hypocrisie, toutes ces conférences inutiles, où on se regarde le nombril et qui ne servent à rien pour faire avancer les droits des enfants et faire disparaître l'enfer des enfants talibés, çà me fait à la longue, gerber !

Écrit par : issa gibb | 01/03/2016

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Ce titre déjà démontre un manque de tenue et de retenue de personnes soit disant modèles et avec une pensée éducative limpide. La majorité des journalistes et des organisations qui interviennent dans ce débat sont juste là pour leur (ventre). Le vécu de ses enfants est le quotidien que bien des Sénégalais et de citoyens du monde (médecins et infirmier(e)s Canadiens, bonnes volontés....) améliorent de plus en plus. Les bureaux sont bien confortables et les cafés délicieux.

Écrit par : Faye Ibou | 02/03/2016

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Encore de la parlotte,les Sénégalais sont très forts a ce jeu là,un seul moyen arretez de financer ce pays ,seul l'argent les intéresse,c'est lamentable!!!!pas de résultats, pas d'argent

Écrit par : eddy | 06/03/2016

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Suis assez d accordnavec vous tous. G vecu 6 ans au senegal, et je n ai vu aucune action concernant les talibés.je pense qu effectivement l arret d aides financieres pourraient poussé les responsables politiques voir religieux a prendre des mesures draconiennes.
Ca suffit!

Écrit par : Demarle celine | 22/03/2016

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Suis assez d accordnavec vous tous. G vecu 6 ans au senegal, et je n ai vu aucune action concernant les talibés.je pense qu effectivement l arret d aides financieres pourraient poussé les responsables politiques voir religieux a prendre des mesures draconiennes.
Ca suffit!

Écrit par : Demarle celine | 22/03/2016

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Suis assez d accordnavec vous tous. G vecu 6 ans au senegal, et je n ai vu aucune action concernant les talibés.je pense qu effectivement l arret d aides financieres pourraient poussé les responsables politiques voir religieux a prendre des mesures draconiennes.
Ca suffit!

Écrit par : Demarle celine | 22/03/2016

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Suis assez d accordnavec vous tous. G vecu 6 ans au senegal, et je n ai vu aucune action concernant les talibés.je pense qu effectivement l arret d aides financieres pourraient poussé les responsables politiques voir religieux a prendre des mesures draconiennes.
Ca suffit!

Écrit par : Demarle celine | 22/03/2016

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Suis assez d accordnavec vous tous. G vecu 6 ans au senegal, et je n ai vu aucune action concernant les talibés.je pense qu effectivement l arret d aides financieres pourraient poussé les responsables politiques voir religieux a prendre des mesures draconiennes.
Ca suffit!

Écrit par : Demarle celine | 22/03/2016

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Vous n'avez pas tort, mais le probleme est que ce ne sont pas à 80% les enfants du sénégal, mais les enfants de la sous région

Écrit par : Ndiaye | 22/03/2016

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