02/03/2016

LA DROGUE AU SENEGAL ET EN AFRIQUE

Le Sénégal, premier pays en Afrique de l’Ouest à lutter efficacement contre la drogue

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L’Organe international de contrôle des stupéfiants (Oics) a présenté ses rapports 2015 sur la drogue, ce mercredi 2 mars 2016, au Centre d’information des Nations Unies (Cinu), à Dakar. Il s’agit du rapport annuel sur les précurseurs chimiques et le rapport annuel spécial sur la disponibilité des drogues placées sous contrôle international. En effet, ces documents traitent de l’abus croissant et de la production des principales drogues sur le continent africain, et analysent comment ces tendances affectent la paix et la sécurité dans la région, en vue de la prochaine session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies (Ungass) sur le problème mondial de la drogue, prévue du 19 au 21 avril prochain, à New York.
«Il s’agit, non pas de choisir entre une action antidrogue ‘’militarisée’’ et la législation de l’usage de drogues à des fins non thérapeutiques, mais plutôt de mettre la santé physique et morale au cœur de la politique en matière de drogues et d’appliquer intégralement les objectifs et principes énoncés dans les conventions et déclarations politiques», a précisé le président de l’Oics, Werner Sipp, dans les documents. «L’augmentation du trafic et de l’abus de drogues constituent des défis majeurs pour la paix et le sécurité en Afrique de l’Ouest».
Cette observation soulignée dans lesdits rapports, selon l’Oics, a une «résonance particulière» pour le Sénégal, qui est «le premier pays en Afrique de l’Ouest à mettre en place un centre fournissant un traitement fondé sur des preuves de réussite et de soins contre la toxicomanie, notamment par le biais d’un programme d’entretien à la méthadone». Il s’agit du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad), qui a été créé à la fin de 2014, grâce à un programme commun de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Unodc) et l’Organisation mondiale de la santé (Oms).
Aussi, les documents renseignent que les autorités du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest ont saisi une quantité croissante de produits chimiques précurseurs tels que l’éphédrine et la pseudo-éphédrine, ce qui corrobore la preuve que les Ats (stimulants de type amphétamines) sont produits sur le continent africain. Les produits précurseurs sont également, de plus en plus, trafiqués par l’intermédiaire des forums en ligne, présentant de nouveaux défis pour les autorités d’application de la loi.
Cheikhou AIDARA - Seneweb.com

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