14/03/2016

REFERENDUM AU SENEGAL

Début de la campagne pour le référendum du 20 mars sur la réduction du mandat présidentiel

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La campagne pour le référendum sur la révision constitutionnelle au Sénégal, qui prévoit notamment une réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans, a débuté samedi pour une semaine, une brièveté soulignée par l'ensemble des médias, plusieurs journaux titrant sur sept jours chrono.
Le référendum sur ce projet de révision en quinze points est prévu le 20 mars, mais quelque 20.000 militaires étaient appelés à voter par anticipation samedi et dimanche à travers le pays.
Le président sénégalais Macky Sall a annoncé le 16 février la convocation de cette consultation, indiquant qu'après avis du Conseil constitutionnel, la disposition portant sur l'application immédiate du quinquennat au mandat en cours ne figurerait pas dans le projet, et qu'il irait donc jusqu'au bout de son septennat, en 2019.
Des mouvements citoyens font campagne pour le non, accusant le chef de l'Etat d'être revenu sur un engagement pris lors de sa campagne présidentielle en 2012, au cours de laquelle il l'avait emporté sur le sortant Abdoulaye Wade (2000-2012).
Il y a beaucoup de points sur ces 15 points qu'on ne nous a pas bien expliqués, a déclaré à l'AFP Lamine Mbodj, militant de l'opposition, déplorant qu'il n'y ait pas beaucoup de temps pour essayer de faire comprendre aux Sénégalais quel est exactement l'objectif de ce référendum.
Un cadre de la formation d'opposition Grand parti, Mamadou Goumbala, a accusé le chef de l'Etat d'avoir utilisé un subterfuge, un alibi pour dire que le Conseil constitutionnel lui a interdit cette réduction immédiate de son mandat.
Selon un client du grand marché de Médina à Dakar, Ibrahima Guye, partisan du oui, s'ils veulent sanctionner Macky Sall, c'est pendant les élections présidentielle ou législatives, c'est là qu'ils doivent sanctionner Macky Sall. Mais pas avec le référendum.
Parce que les 15 points, ça nous arrange, c'est pas pour Macky Sall. C'est pour nous et pour les générations futures, donc on a besoin de ces 15 points, a-t-il ajouté.
M. Sall a affirmé avoir obligation de se conformer à la décision du Conseil constitutionnel, citant l'article 92 de la Constitution selon lequel les décisions de cette juridiction s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles.
Mais ses détracteurs affirment qu'il aurait pu organiser directement un référendum sans demander l'avis du Conseil constitutionnel ou démissionner au bout de cinq ans pour provoquer un nouveau scrutin présidentiel.
La question de la durée du mandat a pratiquement occulté les autres volets de la réforme, portant également sur les règles électorales, l'élargissement des pouvoirs de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel.
AFP

Commentaires

Ceci ne concernerait qu'un autre mandat ,donc dans l'immédiat une tempete dans un verre d'eau pour donner à manger aux journalistes !
Par ailleurs réduire le mandat à 5 ans donne le sentiment d'etre presque toujours en campagne ,mais il est vrai que lorsque le président est impopulaire (comme dans un autre pays) le changement est sain.
Il est vrai qu'une dictature ne laisserait pas le choix!

Écrit par : oyster | 14/03/2016

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La République du Sénégal n'est pas -heureusement- une république bananière : le Président actuel respecte donc la Constitution du pays, et on se demande pourquoi ses adversaires politiques déclenchent un tel ramdam à ce propos. Si le Président avait fait fi de la Constitution, que n'aurait-on pas entendu !
Elu démocratiquement par le peuple pour 7 ans, il sera Président pendant 7 ans. Quoi de plus normal ?
Bien des promesses sont faites par des candidats pendant les campagnes électorales ; après l'élection, il n'est pas toujours facile de s'y tenir (il y a des exemples à foison dans tous les pays) pour tout un tas de raisons. Organiser un référendum est donc une bonne option (à mon avis) pour que ce soit le peuple qui décide.
Les opposants incitent à voter 'non' pour un mandat de 5 ans : ils veulent donc qu'un mandat de 7 ans soit maintenu. Mais ils veulent également la démission du Président actuel pour ramener la durée de son mandat à 5 ans !!! C'est totalement incohérent...

Écrit par : Candide | 14/03/2016

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Aucune incohérence.
Le parjure est cause de destitution dans certains pays.
Quand on est responsable, on dit ce qu'on fait, mais surtout on fait ce qu'on a dit et promis 100 fois.
Nul n'est indispensable, les cimetières sont remplis de gens qu'on pensait indispensables.
Les hommes passent les institutions demeurent.

Écrit par : Ndiaye | 14/03/2016

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Que les Sénégalais sont des insatisfaits ! Ils ont un Président élu en 2012 sur la base d'un mandat de 7 ans constitutionnellement. Qu'il n'est pas le droit de le réduire en cours d''exercice, n'est pas grave. Il aurait été beaucoup plus grave, de ne rien faire, de ne pas interroger les citoyens sur la réduction du mandat et de confisquer le pouvoir comme le clan Wade a tenté de le faire en juin 2011. Ce peuple a la chance de vivre depuis plus de 50 ans dans un pays en paix, avec des règles démocratiques et il vient se plaindre. Il est le seul pays africain à connaître cet état depuis si longtemps. LES SENEGALAIS FERAIENT MIEUX DE S INQUIETER DE CE QUI SE MIJOTE A LEURS FRONTIERES: LA RADICALISATION ISLAMIQUE ET TERRORISTE N EPARGNERA PAS LE SENEGAL . ELLE VIENT DE TOUCHER LA COTE D IVOIRE.
A QUI POUR LE PROCHAIN TOUR?

Écrit par : PDP | 15/03/2016

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c'est ca reportons les élections de 2019 pendant qu'on y est et tous en armes aux frontieres

Écrit par : Ndiaye | 15/03/2016

Le Sénégalais aime parler sans réfléchir.
Réfléchissons au lieu de discuter le bout de gras.

Écrit par : Lola diolla | 15/03/2016

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