18/03/2016

SALY N'A PAS PEUR!

Menace djihadiste - La station balnéaire de Saly ne panique pas

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L'attentat de Grand Bassam ne semble pas avoir ébranlé les acteurs de la station balnéaire sénégalaise de Saly Portudal. C'est le constat du journal britannique Daily Mail qui cite un reportage de l'agence de presse Reuters. Car, bien que le Sénégal soit dans le collimateur du groupe djihadiste al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), en raison de ses liens étroits avec la France, le Daily Mail note que la sécurité reste discrète au point que tout semble ordinaire à Saly.
Selon ce reportage, il n'y a pas eu de patrouilles de police particulière sur les plages de Saly au cours du week-end ayant suivi l'attaque de Grand Bassam. Seuls quelques gardes non armés pouvaient être aperçus devant certains réceptifs hôteliers où des clients prenaient tranquillement leur petit déjeuner.
Et pourtant, note le Daily Mail, l'incertitude plane désormais sur Saly et les autres stations balnéaires à travers l'Afrique de l'Ouest, après l'attaque en Côte-d'Ivoire. Car, le changement de tactique par Aqmi au cours des quatre derniers mois a désormais marqué de son empreinte de grands hôtels et restaurants à Bamako et à Ouagadougou, les capitales respectives du Mali et du Burkina Faso.
Après les attentats de Paris, le « Lamantin Beach Hôtel », l'un des complexes haut de gamme préféré des Européens à Saly, avait renforcé sa sécurité par des gardes armés et ajouté la fouille de véhicules à son protocole de sécurité. Mais cela ne s'arrête tout au plus qu'au jardin. « Tout le monde fait attention, mais il est difficile de prévenir une attaque », a déclaré Fatou Fall, une responsable de l'administration du Lamantin. « La menace est réelle. Nous croisons nos doigts », dit-elle.
De nombreux vacanciers semblent pour autant satisfaits des mesures appliquées pour leur sécurité. « C'est un peu inquiétant, mais il n'y a pas de problème majeur », a déclaré Ramera, une touriste française.
Les experts craignent que, malgré l'aide internationale, en particulier celle de la France et des Etats-Unis, il y a que la coopération régionale et la collecte de renseignements sont encore à un niveau de réponse trop faible face à l'ingéniosité des militants djihadistes.
« Bien que ces pays soient en état d'alerte, leur capacité de lutte contre le terrorisme est en dessous de la normale », a déclaré Andre Colling, analyste en chef à la société Assistance et gestion de crises Red24.
« Un assaut contre ce qui est censé être une cible de grande valeur bien sécurisée peut être mené assez facilement. Dans la région, les Etats n'ont simplement les ressources qu'il faut pour faire face à cette menace et nous devons nous être réalistes »
Malgré ce point de vue, les propriétaires de réceptifs hôteliers à Saly restent imperturbables. C'est le cas de Yaunick Le Moal, propriétaire de l'hôtel « Les Flamboyants » sur sa rue principale de Saly. Il rit de la menace en affirmant qu'il n'y a pas plus de danger à Saly que dans les villes françaises de Paris ou de Marseille.
Damien Trilles, qui dirige un bar de plage fréquenté par des Français et des Belges, est tout aussi indifférent. Il dit surtout espérer que la perception du danger n'éloigne pas de futurs clients. Le tourisme récupère à peine de l'impact négatif de l'épidémie du virus Ebola, ajoute-t-il dans le reportage cité par le Daily Mail.
« Les gens reviennent, mais la situation reste fragile. Nous ne voulons donc pas de soldats patrouillant la plage avec des fusils et des casques », termine Damien Trilles
Pour rappel, la Côte-d'Ivoire était déjà en état d'alerte avant l'attentat de Grand Bassam, sachant qu'elle était une cible potentielle pour les militants islamistes désireux d'élargir leurs actes de nuisance au-delà du Sahara et du Sahel. Les troupes d'élite ivoiriennes avaient même organisé une simulation d'une attaque terroriste dix jours seulement avant l'attaque de Grand Bassam. Pourtant, lorsque les hommes armés ont frappé la station balnéaire de Grand Bassam, il a fallu 45 minutes aux troupes d'élite pour arriver. Or, les agents de sécurité locaux étaient impuissants à arrêter le massacre.
Lignedirecte/Sen360

Commentaires

Même réponse que pour le commentaire de "le malsain des médias". Les djihadistes peuvent frapper partout. Ankara, Bruxelles, Côte d'Ivoire et Nigéria, 4 attentats en 2 jours. Le Sénégal est sous la menace comme les autres. Mais il ne faut pas se focaliser que sur Dakar et la station de Saly. Touba a été menacée par les terroristes. Saint Louis et Matam sont géographiquement des cibles faciles, très proches des frontières. Restons vigilants, informer les populations sur les réflexes à tenir lors d'une attaque terroriste, dénoncer les prêches salafistes aux autorités, organiser des milices de surveillance et d'intervention dans les quartiers et les villages. Prévoir pour lutter, intervenir, soigner et guérir. Les gardes armés ivoiriens sont arrivés 45 minutes après l'attentat de Grand Bassam, les hommes de sécurité des hôtels tunisiens se sont interposés au terroriste sur la plage, avant l'intervention de la police tunisienne arrivé 10 minutes après l'attentat. çà fait réfléchir !

Écrit par : issa gibb | 18/03/2016

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et oui triste dans le monde..

Écrit par : BARBAIX | 18/03/2016

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