22/03/2016

600 MILLIONS POUR LES ENFANTS DES RUES

Sécurité de l’enfance: plus de 600 millions de fcfa pour la protection des enfants de la rue

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Le Samu social Sénégal, en collaboration avec l’union européenne, a tenu ce matin une conférence de presse sur le lancement de son programme intitulé «développer le système de protection pour les enfants de la rue au Sénégal: renforcer les services, les compétences et la mobilisation». Avec une subvention de prés de 400 millions de FCFA de l’union européenne sur un coup global de plus de 600 millions de FCFA, le Samu social Sénégal ambitionne dans ce programme à améliorer la situation des enfants les plus vulnérables en leur apportant une meilleure protection.
Ce programme qui s’étale sur une durée de 30 mois vise trois objectifs majeurs. D’abord renforcer les services de la prise en charge des enfants et adolescents de la rue sur le plan social ,médical, et psychologique à travers le centre d’hébergement de Samu social Sénégal. Ensuite renforcer les capacités et la formation des acteurs. Et enfin informer, sensibiliser et mobiliser les parties prenantes dans la protection de l’enfance en faveur des droits des enfants et adolescents de la rue.
Madame Isabelle Guillebon directrice de Samu social Sénégal a fait savoir que «le cœur de métier de Samu social c’est d’aller à la rencontre de l’exclusion dans le rue. C’est à dire intervenir dans les rues pour apporter une aide aux enfants qui le nécessitent». Par ailleurs, Madame Guillebon a tenue à préciser que » là où le bât blesse c’est dans la communication parce que les enfants de la rue ne sont pas des talibés, mais plutôt des enfants mendiants»
Le représentant de l’union européenne Monsieur Clemens Schroeter a aussi expliqué que » la problématique des enfants en situation de vulnérabilité consiste une des priorités essentielles de l’union européenne» c’est dans ce cadre que l’UE a tenue à subventionner ce programme.
Dans la rue les enfants sont exposés à beaucoup de problèmes comme la violence sexuelle, la drogue , l’agression … c’est ainsi que le Samu Social depuis sa création à heberger plus de 2700 enfants et réorienter plus de 900 enfants en famille ou en centre partenaire. Ainsi elle compte continuer dans cette lancé avec l’union européenne pour contribuer de plus en plus à la promotion et au respect des droits de l’enfant au Sénégal.
Nafissatou Sembène/Senenews

Commentaires

Je suis toujours heureux pour toute information qui va en faveur des enfants des rues au Sénégal. Mais, j'ai déjà entendu ce même discours l'année dernière, sans grande avancée notoire depuis. L'éternel bla-bla sans action concrète. Cette éternelle question hypocrite "qui sont les enfants des rues". D'après la directrice du Samu Social Sénégal, les enfants des rues sont les enfants mendiants, pas les talibés. Je réponds : mais que font les talibés ? Ils mendient dans les rues et ils n'ont pas le statut d'enfants mendiants pour cette dame intelligente et bien payée.
Que les cadres de la protection de L'Enfance au Sénégal arrêtent de jouer avec les mots pour nous enfumer avec leur hypocrisie et leurs incompétentes actions en faveur des enfants des rues. Un enfant des rues est par définition, un enfant qui mendie et qui vit dans la rue quelque soit son statut : enfant talibé exploité d'une daara, enfant talibé fugueur des maltraitances de sa daara, enfant étranger loin de son pays par la traite maraboutique, enfant non-talibé en fugue des maltraitances de sa famille, enfant perdu livré à lui-même... Tout enfant dont la place n'est pas à mendier dans les rues..."La place d'un enfant n'est pas à mendier dans les rues" dixit le Khalife Layène.
Au lieu de réfléchir depuis 15 ans sur le statut de ces enfants avec le phénomène des enfants mendiants dans les rues qui ne cesse d'augmenter. Arrêter de faire la promotion du respect des droits de l'enfant au Sénégal dans vos beaux bureaux, car le Sénégal à prouver que les enfants des rues, il s'en fout ! Que le Sénégal et ses successives gouvernances sont parjures à la ratification internationale des droits de l'homme et de la protection de l'enfance. Que des religieux escrocs et véreux, des associations mafieuses de maîtres coraniques sont les responsables de cette situation honteuse à la face de la population laxiste et à la face du monde.
Avec l'argent européen (l'Europe si critiquée toujours au secours des enfants sénégalais) : Commencer sur le terrain, par contrôler tout enfant qui est dans la rue, en commençant par les plus petits de 4-5 ans. Créer des fichiers pour les recenser par situations citées ci-dessus pour les connaître, en intervenant immédiatement sur les cas les plus graves et en ciblant aussi les plus petits, les plus faibles en danger.
L'Association Apprentis d'Auteuil au Lac Rose ramasse les enfants fugueurs des daaras ou fugueurs des familles maltraitantes dans les gangs de Dakar. Ils ne font pas de distinguo. Leur but est d'éloigner les enfants des risques de Dakar, de la délinquance et de la prison pour leur apprendre un métier. Ils leur font construire leurs dortoirs. Ils retournent à l'école de l'Association. Ils les encadrent jusqu'au retour dans leurs villages si c'est possible avec suivi ou ils les gardent comme animateurs des nouveaux arrivants, si le retour au village n'est pas possible. Ils ont tout compris, ils arrivent en bout de chaîne des maltraitances et ils offrent une nouvelle vie aux enfants des rues avant leur plongeon dans la délinquance, la drogue, la prostitution et la prison. Ils sont dans l'action et la réinsertion, pas dans la parlotte sur la définition de l'enfant des rues, pas talibé, mais mendiant. çà n'amène à rien à part de dépenser le fric européen pour rien de concret.
Le Samu social depuis sa création à héberger 2700 enfants, plus 900 en famille ou centre partenaire = 3600 enfants. Il y a 50 000 enfants mendiants à Dakar et 300 000 enfants mendiants dans le pays tout entier. Au boulot !

Écrit par : issa gibb | 23/03/2016

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