31/03/2016

SENELEC MOINS CHER?

Vers une réduction des prix de l’électricité

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La Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse), a tenu sa première consultation publique hier, à Dakar.
La Crse considère que si les cours mondiaux du pétrole et du gaz continuent de baisser, les tarifs de l’électricité connaîtront, certainement, une baisse avant la fin de l’année au Sénégal.
Toutefois, cette possibilité dépend d’un certain nombre de facteurs, notamment par rapport au coût du combustible. Avec une baisse éventuelle du tarif de l’électricité, il devrait aussi y avoir baisse sur la compensation de l’Etat à la Senelec qui s’est élevée à 86 milliards de francs Cfa entre 2014 et 2015.
Amadou L. Mbaye/Senenews

FÊTE DE L'INDEPENDANCE

56ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal : Tout est fin prêt

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Pour le retour du grand défilé du 4 avril, placé cette année sous le thème de la sécurité, l’Armée compte mettre les petits plats dans les grands. Ainsi, 1873 civils, 3066 militaires et paramilitaires, 231 véhicules, 90 motos et 10 vedettes, seront mobilisés.
Selon la Dirpa (Direction des relations publiques des Armées), la parade va se tenir à la Place de la Nation (ex-Place de l’Obélisque).
Ce 56e anniversaire va démarrer le 3 avril, avec des processions communément appelées «retraite aux flambeaux» à travers les artères des capitales régionales et départementales.
« Cette année, on va faire un grand défilé avec la participation des formations militaires, paramilitaires et civiles », a d’ailleurs indiqué le Commandant Saliou Ngom.
Face à la presse, hier, ce dernier d’ajouter qu’ « il y aura une prise d’armes avec remise de décoration. Laquelle sera suivie d’un défilé civil, aérien, ainsi qu’une revue navale qui sera filmée. Il sera aussi question de défilé motorisé et de celui dit à pied ».
Pour être sur le même tempo que l’actualité internationale et sous- régionale, le 56 e anniversaire de l’accession du pays à l’indépendance sera placé sous le sceau de la sécurité.
A cet effet, le thème du défilé: «force de défense et de sécurité face aux défis sécuritaires» comporte toute une symbolique, en ce sens que son choix ce justifie par l’actualité.
Mamadou Fall/Senenews

L'HOTELLERIE FRANCAISE S'INTERESSE AU SENEGAL

Le français Appart’City envisage de s’implanter au Sénégal

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Bonne nouvelle pour le tourisme sénégalais. Appart’City, le leader français du marché de l’appart-hôtel urbain, envisage de s’implanter au Sénégal.
Selon Jeune Afrique, Julien Martinez, le directeur du développement international d’Appart’City, est entré en contact avec Jean-Jacques Fourno, responsable Afrique de l’Ouest de JetLease une compagnie aérienne suisse spécialisée dans les jets.
Un partenariat est en vue pour développer avec elle un projet hôtelier à Diass.
Appart’City, qui compte 117 apparts-hôtels en France et revendique un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros en 2015, a déjà conclu un projet d’implantation au Bénin.
Amadou L. Mbaye/Senenews

TOUCHE PAS A MA SONATEL

«Orange-France veut arracher la Sonatel au Sénégal»

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Le Front National de Salut Public/Moom Sa Reew et Yoonu Askan Wi/Mouvement pour l’Autonomie Populaire ont rencontré le 9 mars 2016, l’intersyndicale des travailleurs de la Sonatel constituée par le Syndicat des travailleurs de la Sonatel (Syts) et du Syndicat national des Travailleurs des postes et télécommunications-section télécom (Sntpt).
Dans le communiqué envoyé à Senego, elles ont rappelé que, France Télécom a démarré dans notre Sonatel un projet d’externalisation qui jusque-là n’était mis en œuvre que dans ses filiales européennes. Or, notre Sonatel n’est pas une filiale de France Télécom. France Télécom avec ses 42% d’actions de la Sonatel n’est pas propriétaire mais partenaire.
La mise en œuvre de ce projet par France Télécom a pour objectif final de s’accaparer de notre entreprise en passant d’abord par le démantèlement du Groupe Sonatel. Nos compatriotes ont parfaitement raison de parler de braquage organisé.
France Télécom est cette société tristement célèbre par sa politique qui pousse ses salariés français au suicide. Malgré les bénéfices de la Sonatel, la politique de France Télécom a réduit le nombre d’emplois de plus de 2500 à un peu plus de 1600 ; le trafic international des filiales de Sonatel qui passait par le Sénégal a été détourné pour transiter par la France ; c’est France Télécom qui nomme les Directeurs généraux des filiales de la Sonatel et contrôle toutes les directions stratégiques ; France Télécom agit déloyalement en volant des licences à la Sonatel (au Niger, au Cap-Vert, en Mauritanie par exemple)…
Tout cela ne suffit pas à France Télécom. La France cherche à consolider sa place en appliquant un plan impérialiste visant à arracher au peuple sénégalais la Sonatel au mépris de la convention de concession de Sonatel qui expire en 2017. Le peuple Sénégalais ne doit pas accepter ce que le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et même l’Etat français ont refusé.
Yoonu Askan Wi et Moom Sa Reew dénoncent ainsi l’attitude pour le moins complaisante des autorités et appellent les travailleurs de la Sonatel et le peuple à la vigilance et à la mobilisation.
Le caractère stratégique des télécommunications en fait un domaine de souveraineté qu’il n’est pas question pour Yoonu Askan Wi et Moom Sa Reew de céder à la France ou à un autre pays. Nous refusons que le peuple sénégalais et la Sonatel soient l’orange à presser de la France.
Aussi ces deux s structures ont-elles décidé de participer de manière active aux côtés des travailleurs de la Sonatel et de toutes les forces vives à la lutte pour que la Sonatel reste sénégalaise.
Mangoné KA/Senego

DE PLUS EN PLUS DE BANQUES AU SENEGAL

Le secteur bancaire au Sénégal - 23 banques et 2 établissements financiers actifs au Sénégal

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En 2015, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) a listé 23 banques d'origines diverses et 2 établissements financiers actifs dans notre pays. En d'autres termes, le Sénégal peut se targuer aujourd'hui d'avoir un réseau bancaire assez dense.
Le système bancaire sénégalais s'est beaucoup densifié ces dernières années. Les banques sont présentes partout dans la capitale sénégalaise. Dans les régions, certaines d'entre elles ont implanté leurs succursales, pour plus d'accessibilité à tous. Selon un document de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) publié récemment, pour le système bancaire en activité, 23 banques et 2 établissements financiers à caractère bancaire ont été relevés au Sénégal en 2015.
Un état des lieux qui confirme une certaine prolifération des banques au Sénégal. Et ces dernières, en fonction de leur secteur d'activités et de leur couverture, ont une certaine classification. Elles varient entre les banques généralistes à réseau national, (CBAO, SGBS, BICIS), les banques à réseau ouest africain qui mènent des politiques favorisant les clients des autres pays d'Afrique à effectuer des transactions économiques et financières dans le pays (Ecobank, Attijariwafa Bank?), les banques d'affaires spécialisées dans le financement d'entreprises (Citibank, Banque islamique du Sénégal) et enfin, les banques spécialisées dont les plus en vue sont la BHS et la CNCAS.
Ainsi, ces institutions qui ont pour rôle essentiel la gestion des moyens de paiement et qui fournissent aux agents économiques les liquidités nécessaires au bon fonctionnement de l'économie sont une vingtaine au Sénégal. Au-delà , cet avocat explique que le paysage bancaire peut être réparti ainsi : il y a une première catégorie où l'on compte l'institution d'émission qui est la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), la deuxième catégorie où sont classées les banques primaires ou banques commerciales dont la SGBS, Ecobank, Attijariwafa Bank, entre autres. Il y a aussi les banques de développement comme la Banque nationale de développement économique (Bnde) qui a rejoint le système bancaire sénégalais en janvier 2014 et la Banque islamique du Sénégal (Bis). Enfin, nous avons les systèmes financiers décentralisés dont le Crédit mutuel du Sénégalais (CMS), le Partenariat pour la mobilisation de l'épargne et le crédit au Sénégal (Pamecas), etc.
Enquête/sen360

30/03/2016

CONSEIL DES MINISTRE DE CE JOUR

Communiqué du Conseil des Ministres du 30 mars 2016

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Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, ce mercredi 30 mars 2016, à 10 heures, au Palais de la République.
Entamant sa communication autour de la célébration, le 4 avril 2016, du cinquante- sixième anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller à la bonne organisation du grand défilé civil et militaire qui aura lieu sur le Boulevard Général De Gaulle ainsi que des autres manifestations prévues à l’occasion de la Fête nationale de l’Indépendance, sur l'ensemble du territoire national et au niveau de nos missions diplomatiques et consulaires. Le Président de la République invite les populations, particulièrement les jeunes, à participer, dans la communion, aux différentes festivités, pour marquer l'attachement patriotique des citoyens à la consolidation de l'indépendance et du rayonnement international du Sénégal.
Abordant l'impératif d'asseoir une politique sportive pluridisciplinaire, exemplaire et performante, le Chef de l’Etat renouvelle ses félicitations aux équipes nationales de basket-ball, de handball et de football et rappelle que le développement du sport dans toutes les localités du Sénégal reste une priorité majeure. A cet effet, il demande au Gouvernement de prendre toutes les diligences requises en vue de réhabiliter le sport scolaire et universitaire, de poursuivre et d'intensifier le programme national de réalisation d'infrastructures sportives multifonctionnelles, de mettre en place un nouveau cadre de gouvernance du sport national, avec notamment, la signature systématique, entre l'Etat et les fédérations sportives, de contrats d'objectifs et de moyens.
Concluant sur ce point, le Président de la République rappelle au Gouvernement la nécessité de veiller, en rapport avec le Comité national Olympique et Sportif sénégalais (CNOSS), à la bonne préparation des athlètes sénégalais, en direction des Jeux olympiques d’été de Rio de Janeiro, au Brésil, et demande au Premier Ministre de présider une réunion spéciale sur la participation du Sénégal à cette importante compétition internationale.
Poursuivant son propos autour du soutien de l'Etat au développement du théâtre sénégalais, le Chef de l’Etat saisit l'occasion de la célébration, le 27 mars 2016, de la Journée mondiale du Théâtre, pour rendre un vibrant hommage à nos artistes comédiens, notamment ceux arrachés à notre affection, pour leur contribution remarquable au développement socio-culturel du Sénégal. Il félicite particulièrement les pensionnaires du Théâtre national Daniel SORANO et leur exprime la reconnaissance de la Nation pour le travail exemplaire accompli depuis la création de ce haut lieu de culture.
Le Président de la République indique également au Gouvernement la nécessité d'assurer une formation adéquate de nos comédiens, de mettre en place un système de financement adapté de la production et de la diffusion de pièces de théâtre, qui s’inspirent de notre histoire, de notre diversité culturelle, de nos valeurs traditionnelles, ainsi que des œuvres littéraires et épopées sénégalaises et africaines.
Enfin, le Chef de l’Etat exhorte le Gouvernement à mutualiser les fonctions du Théâtre Daniel SORANO et du Grand Théâtre national, à adopter une nomenclature officielle des métiers liés aux Arts et à la Culture et à préparer un projet de loi d'orientation et de promotion des Arts et de la Culture, en vue de faire de ce secteur un puissant levier du Sénégal émergent et du Sénégal, une plateforme internationale de référence.
Le Président de la République a clos sa communication sur son agenda diplomatique et le suivi de la coopération.
Le Premier Ministre dans sa communication du jour a rendu compte de la coordination de l’activité gouvernementale.
Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.
Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait part au Conseil de la préparation de la campagne rizicole de contre-saison et du suivi de la campagne de commercialisation arachidière.
Le Ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a rendu compte des travaux de la Commission mixte de sécurité sociale entre la France et le Sénégal qui s’est réunie à Paris, du 21 au 23 mars 2016.
Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :
le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Convention de l’Union africaine sur la Cyber sécurité et la Protection des données à caractère personnel.
le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Délégation générale au Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam.
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes : Madame Ndéye Tické NDIAYE, Ingénieur en Technologie générale halieutique, précédemment Inspecteur des Affaires administratives et financières (IAAF), est nommée Secrétaire général du Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, en remplacement de Monsieur Moustapha LY, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Diène NDIAYE, Ingénieur des Pêches et Aquaculture, est nommé Directeur des Industries de Transformation de la Pêche, en remplacement de Monsieur Diène FAYE, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Diène FAYE, Docteur vétérinaire océanographe, précédemment Directeur des Industries de Transformation de la Pêche, est nommé Inspecteur technique au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime ;
Monsieur Mahmoudane Ndiawar DIOP, Docteur vétérinaire, est nommé Inspecteur technique au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime ;
Monsieur Kandioura DRAME, Economiste, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au ministère de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Promotion de la Bonne Gouvernance ;Docteur Cheikh Amadou Mbacké NIANG, Chirurgien-dentiste, titulaire d’un Master en Management des établissements et services de santé, précédemment chargé des outils, du contrôle et de l’audit du service d’Odontostomatologie de l’Hôpital général de Grand-Yoff, est nommé Inspecteur technique de Santé au ministère de la Santé et de l’Action sociale
Docteur Djiby FAYE, Pharmacien, titulaire d’un Master en Gestion des Etablissements de Santé, précédemment en service au Centre Hospitalier Universitaire de FANN, est nommé Inspecteur technique de Santé au ministère de la Santé et de l’Action sociale;
Monsieur Birame SENE, Planificateur, précédemment Agent-Vérificateur à la Direction centrale des marchés publics du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, est nommé Inspecteur de Santé au ministère de la Santé et de l’Action sociale ;
Docteur Youssou Bamar GUEYE, Médecin, précédemment Chef du Service de prélèvement, de la préparation, de la conservation et de la distribution des produits sanguins labiles au Centre national de Transfusion sanguine (CNTS), est nommé inspecteur technique de Santé au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Le Ministre, Porte-parole du Gouvernement/seneweb

DAKAR EST CHER POUR LES EXPATS

Dakar classée 83e ville la plus chère du monde pour les expatriés

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Dakar figure parmi les villes les plus chères du monde pour les expatriés, occupant la 83 ème position, selon une étude menée par le cabinet américain Mercer en 2015 sur un total de 207 villes.
Cette étude se base sur le panier moyen de biens et services communément consommés par les expatriés : logement, transport, nourriture, vêtements, loisirs... et compare le niveau des prix dans plus de 200 villes du monde.
Dakar recule dans le classement pour l'année 2015 et passe de la 40 ème place (rang de 2014) à la 83 ème, promettant une nette progression relative au coût de la vie.
Luanda, la capitale angolaise, garde sa première place sur le podium du classement des villes les plus chères du monde, loin devant Londres, Paris ou même Singapour.
Bamako, la capitale du Mali, qui avait atteint la 29ème position du classement en 2014, recule également en 2015 et passe à la 120 ème position.
En Afrique, les 4 villes les plus chères sont Luanda (Angola) occupant le premier rang mondial, N'Djamena (Tchad) au 10 ème rang, Kinshasa (République Démocratique du Congo) au 13 ème et Victoria (Seychelles) à la 17 ème place.
Voir le classement : https://www.imercer.com/content/2015-cost-of-living-infog...
Pauline Bouveau/http://nouvellesdedakar.com

29/03/2016

LES LIONS GAGNENT ENCORE ET SONT QUASI QUALIFIES POUR LA CAN 2017

Niger-Sénégal (1-2): Les Lions s'imposent et se dirigent vers la qualification

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Grâce à une quatrième victoire en autant de sorties, le Sénégal pointe logiquement en tête du groupe K des éliminatoires de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations (Can) et prend une sérieuse option sur la qualification. Une qualification quasiment acquise. Sous un soleil de plomb et sur une pelouse dans un état plus que critique, les Lions ont su contenir tant bien que mal les attaques adversaires qui se sont multipliées après la réduction du score sur penalty des locaux alors qu'ils menaient sur le score de deux (2) buts à zéro à la pause.
En effet, Moussa Konaté, sur penalty, et Pape Ndiaye Souaré, sur coup-franc, avaient donné l'avantage aux hommes d'Aliou Cissé avant la mi-temps.
Comme à son habitude, l'équipe du Sénégal a souffert en fin de partie. Maladroits, les Lions doivent leur victoire à la maladresse adverse. Quoi qu'il en soit, ils bouclent la double confrontation face au Niger avec six (6) points de plus et un ticket quasiment validé pour Gabon 2017. Leader de son groupe avec 12 points, le Sénégal signe, par la même occasion, la première victoire de son histoire à Niamey.
Seneweb.com

Y'A BON KINKELIBA

Les vertus du Sekhew (kinkéliba) boisson remède à de nombreux maux

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Le kinkéliba est une plante originaire d’Afrique de l’Ouest connu sous le nom scientifique de Combretum Micrathum. On en trouve principalement au Sénégal, au Mali et au Soudan. Depuis l’époque de la colonisation, ses propriétés médicinales ont été largement démontrées en pharmacologie et en phytothérapie à telle enseigne qu’on la qualifie de « tisane de longue vie ». Le kinkéliba s’associe aisément avec de nombreuses plantes médicinales telles que la menthe ou la citronnelle. Au regard de ses nombreuses vertus, il est considéré comme le remède le moins cher qui soit. Pour vous en convaincre voici une liste non exhaustive des propriétés bienfaisantes du kinkéliba.
Recommandé en période de jeûne pour son action tonifiante
Pendant la période du jeûne, il se peut que l’organisme s’adapte avec quelques difficultés à votre nouveau régime alimentaire surtout s’il est temporaire. Aussi pour éviter la constipation et les maux gastriques qui pourraient en découler il est recommandé de consommer une infusion au kinkéliba en guise de thé ou café quotidien. A ce propos, il est toujours préférable d’utiliser des feuilles fraiches plutôt la version industrielle de l’infusion au kinkéliba. Sa teneur en acides aminés quaternaires lui confère des propriétés cholagogues et cholérétiques imparables.
Des propriétés cholérétiques et Cholagogues
On dit d’un corps qu’il est cholérétique lorsqu’il favorise la sécrétion de la bile indispensable pour digérer les graisses. Une substance cholagogue quant à elle facilite le processus digestif en général et l’élimination de la bile en particulier. De nombreuses études cliniques notamment celles du professeur Emile Perrot ont mis en évidence les propriétés cholérétiques et cholagogues du kinkéliba. De ce fait sa consommation est fortement recommandée pour ceux qui souffrent d’insuffisance biliaire ou de constipation chronique. Mieux encore c’est le remède idéal contre l’obésité.
Pour lutter contre l’obésité
Selon le professeur Gilbert Dreyfus, « Tout obèse qui boit moins et urine davantage verra sa courbe fléchir rapidement ». Or le kinkéliba très riche en flavonoïdes a la propriété de faire doubler voire tripler le volume urinaire. De ce fait c’est une boisson on ne peut plus recommandée pour les personnes suivant un régime amincissant et ceux souffrant d’obésité en particulier. Pour la préparation d’une infusion utiliser 30 g de feuilles de kinkéliba pour un litre d’eau. Une fois l’eau portée à ébullition laissez infuser environ 20min. l’idéal serait de consommer cette boisson tôt le matin mais vous pouvez boire une infusion au kinkéliba à n’importe quel moment de la journée.
Permet de réguler la tension artérielle
Le kinkéliba est riche en en catéchine, et en tanin, deux substances réputées pour leur propriétés hypotensives. En plus de ses propriétés diurétiques dus a sa forte teneur en nitrate de potassium, c’est la boisson par excellence pour les personnes souffrant d’hypertension artérielle et d’insuffisance cardiaque. Il faut noter cependant que toutes ces substances qui font la particularité du kinkéliba ne sont extraites qu’en utilisant de l’eau bouillante. Aussi prenez soin de toujours infuser avec en utilisant de l’eau bouillante et consommer tiède.
Pour prévenir et guérir le paludisme
Pendant l’époque coloniale, les médecins et missionnaires ont expérimenté avec succès le kinkéliba pour venir à bout de la fièvre bilieuse hématurique particulièrement sévère contre laquelle tous les médicaments avaient échoué. Depuis lors de nombreuses études sont venus corroborer l’action effective de la « tisane de vie » contre les maladies telles que le paludisme. Dans ce cas précis, on peut même infuser en plus des feuilles l’écorce de l’arbre réputée pour ses propriétés anti inflammatoires et anti bactériennes.
Anti inflammatoire et anti bactérien
On retrouve dans le kinkéliba des flavonoïdes, des tanins mais également du poly phénol. Ce dernier composant en particulier joue dans l’organisme un rôle antioxydant qui permet de lutter efficacement contre les maladies inflammatoires. De plus sa teneur en combrétines et betaine en font un excellent anti bactérien. De ce fait le kinkéliba est très utilisé pour venir à bout des diarrhées infectieuses.
Une action émétique
L’infusion des feuilles de kinkéliba associées à la racine et à la tige possède des propriétés émétiques particulièrement utiles en cas d’intoxication alimentaire ou dans le cadre d’une épuration digestive. Pour ces mêmes raisons le kinkéliba est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes. En revanche pour ceux qui souffrent d’une quelconque affection du foie, le kinkéliba est on ne peut plus recommandé.
Protège les cellules hépatiques
Le foie est l’un des éléments les plus importants de l’organisme (on ne peut vivre sans). Malheureusement, il peut être facilement atteint par de nombreuses affections (hépatites virales, cirrhose…). Le kinkéliba est l’une des plantes médicinales les plus utilisées pour traiter les affections du foie. Si vous ne souffrez d’aucune maladie hépatique, le kinkéliba vous permettra de venir conserver du mieux possible vos fonctions hépatiques. En plus de tous ces bienfaits internes, le kinkéliba fait également l’objet d’une utilisation externe.
Pour accélérer la cicatrisation d’une plaie
Les propriétés anti bactériennes du kinkéliba en font un excellent cicatrisant. Pour se faire, il est préférable d’utiliser des feuilles fraiches que vous frottez les unes aux autres afin d’en extraire le jus. L’écorce interne de la racine du kinkéliba est utilisée pour le même effet. Le processus de cicatrisation est non seulement très rapide mais également exempt de toute infection.
Maintenant que vous savez tout sur le kinkéliba êtes-vous prêt à remplacer votre café matinal par une infusion au kinkéliba ?
Bienêtresante

CYBERCRIMINALITE AU SENEGAL

Enquête SeneNews : tout savoir sur la cybercriminalité, meurtre, viol… des étrangers vivant au Sénégal

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Le Sénégal est l’une des terres d’hospitalité de la sous région. Il compte en son sein diverses nationalités venant un peu partout des quatre coins du monde. Toutes les races sont presque représentées comme en témoignent les nombreuses ambassades et consulats dans le pays. Une présence qui est économiquement bénéfique pour les hommes du pays de la téranga (terre d’accueil). Ce bénéfice s’explique par le fait que tous les hôtes du Sénégal font des mouvements de tout genre, le travail, les transactions financières, et autres. Ces hôtes font parfois objets de plusieurs sujets de criminalités : trafic de drogue, trafic d’armes et de cybercriminalité. Les statistiques montrent rarement qu’ils sont aidés par certains sénégalais.
A la découverte de quelques pistes et les réelles motivations de ces individus sans vergognes
Les statistiques des services de la douane, de la police et de la gendarmerie ne manquent pas. Que ce soit des actes criminels, du trafic de drogue ou de l’escroquerie, les étrangers sont souvent impliqués. En 2012 les policiers ont effectué à l’échelle nationale, un total de 23 518 interventions portant sur des délits et des crimes diverses. 10 864 affaires ont nécessité une exploitation au fond, par contre 10 589 personnes ont été retenues dans les liens de prévention. Parmi eux 8 370 majeurs, 60 mineurs et 220 étrangers.
Pour le premier trimestre de 2015, 3659 infractions ont été commises , 4279 suspects arrêtés et déférés au Parquet…Pour les ressortissants étrangers, 278 personnes ont été interpellées au cours de ces deux trimestres de cette même année pour trafic de drogue et cybercriminalité tournant autour du sexe et de l’escroquerie.
Les Sénégalais et principalement le directeur général de la police d’alors Abdoulaye Niang n’oublieront pas sitôt le scandale de drogue de la plage de Nianning avec une saisie extraordinaire de 2,4 tonnes estimées à plusieurs milliards de CFA. Cette saisie, faudrait –il le rappeler, a emporté trois sud américains à savoir un Colombien, un Vénézuélien et un Equatorien. Cette opération record de 2007 a levé le voile sur l’implication des étrangers dans le trafic de la drogue au Sénégal. Le 9 septembre dernier à Koumpentoum, une localité située dans la région de Tamba, les éléments de la brigade mobile ont mis la main sur un ressortissant nigérian qui détenait un stock de cocaïne d’un poids de 125 grammes d’une valeur de 10 millions de FCfa, découvert dans un bus de transport interurbain en provenance du Mali. Si les étrangers ont fait du Sénégal une plaque tournante du trafic de drogue, c’est parce qu’il est un carrefour ou un lieu de rencontre de par sa position géographique.
Qu’en est-il des autres délits?
La criminalité et l’escroquerie font leur chemin au pays de Senghor, certains visiteurs en commettent aussi. Ainsi, un rapport de l’agence nationale de la statistique et de la démographie enseigne qu’à la date du 31 décembre 2004, sur 100% d’inculpés 6% sont des étrangers. Un nombre qui a vu une hausse considérable ces dernières années. Une situation qui est bien explicable avec l’escroquerie surtout la cybercriminalité. La cybercriminalité, ce terme qui est synonyme d’étranger pour bon nombre de Sénégalais.
Comment l’escroquerie se passe ?
Deux expatriés (ndlr, leur pays n’est pas dévoilé, ceci pour ne pas frustrer les relations qui lient le Sénégal avec ce pays) dorlotés se lâchent : l’escroquerie via le cyber, « cybercriminalité » est un « métier » pour eux. Ils changent de cyber une fois la cible atteinte et utilisent leur propre connexion pour les situations de moindre envergure : exemple escroquerie comprise entre 30 000 à 300 000 Frans CFA. Ils ont des logiciels pour avoir toute sorte de voix (féminine, masculine) ou accent (métis ou européens). Des photos tirées de Google sont présentées aux intéressés pour la réussite de la mission. Ils donnent l’exemple d’un cas, rappelons que toute cette interview se passe dans une chambre où les joints et le whisky sont les bienvenus. Le détenteur du micro caché se présente comme un nouvel initié.
Un cybercriminel se confie
« Nous passons par des agents de recrutement ou d’intérim pour qu’ils nous donnent des numéros et dossiers des chercheurs d’emplois. Nous avons des agents qui travaillent dans ces lieux et une fois qu’ils nous informent que ces derniers ont un travail, nous attendons tout juste la fin du mois nous assurant qu’ils ont leur salaire pour leur proposer des emplois en Espagne, Italie, Allemagne et autres pays de l’espace Schengen. Nous leur envoyons des photos des Européens (leur futur employeur) avec des numéros portant des indicatifs de l’extérieur des mails avec des propositions de salaires à couper le souffle. A l’aide de logiciels transformant nos voix, ils s’emballent. Western Union et Money Gram sont les moyens par lesquels ils doivent transférer les frais de dossiers. De l’argent pour accélérer la composition des dossiers et faire la demande de visa. Nous leur demandons de nous scanner leur passeport ou carte d’identité, leurs photos, leurs diplômes avant de leur demander après quelques temps le transfert de l’argent avec le nom correspondant « nous avons plusieurs passeports ». Un trajet un peu long mais rassurant, du fait que le numéro est international, l’accent de la voix au téléphone est européen ».
Une confidence qui laisse croire que la facilité est au bout de la technologie. Le maître escroc estime que cette pratique n’est pas toujours destinée aux travailleurs, aux gens qui déposent leurs dossiers dans les agences d’intérim. Elles est aussi applicable à toute personne ayant un numéro de téléphonique et peu vigilante. Il avoue qu’il ne coopère pas directement avec un Sénégalais par peur de se faire piéger.
Le constat de la gendarmerie
N’ayant pas pu nous entretenir avec le personnel administratif de la gendarmerie, nous ne saurons avancer les chiffres nationaux exacts des cybercriminels étrangers. Néanmoins, un Gendarme sous anonymat estime que les cybercriminels qui parviennent à la gendarmerie sont des étrangers, des Européens, et des ressortissants africains (surtout ceux d’un pays anglophone de la sous régions).
Les autres cas de criminalités
Outre la cybercriminalité qui est le plus important des actes criminels des étrangers au Sénégal, il faut ajouter d’autres. Il s’agit du viol, du vol, de l’assassinat, des agressions et autres. Précisons aussi que les étrangers se sentent aussi concernés par ces formes d’actes criminels. Il arrive bien souvent qu’un non sénégalais vivant au Sénégal soit victime de ces pratiques.
Le revers de la médaille
Les étrangers ont confirmé que les adolescentes sont utilisées comme des pièges pour les avoir. Au tribunal, de nombreux cas d’agressions, principalement des viols de jeunes filles par les « non sénégalais » sont sur les tables des juges. C’est du moins l’avis d’ un Avocat expatrié qui dit être sollicité par des clients étrangers comme lui pour les aider à sortir de ces complots. Le juriste raconte le cas d’un de ses clients : « Mon client nigérian attend son jugement prochain pour avoir juste envoyé une enfant de 16 ans que le propriétaire de la maison lui a envoyé pour faire le ménage dans sa chambre. Celle-ci à raconté à tout le monde que mon client l’a violé, ce qui est archi-faux ». Un peu à l’image de ce pauvre Nigérian commerçant qui croupi dans les geôles de Rebeuss, nombreux sont encore ces hommes qui sont victmes de la xénophobie et de la méchanceté de certains compatriotes qui ne comprennent pas l’essence du substantif «Téranga ».
Les rapports tout récemment faisait état de l’inculpation de 278 étrangers pour différents crimes en 2015. Ces cas concernent les villes de Dakar, Kaolack et Thiès considérées comme les plus criminogènes.
Ankou Sodjago/senenews

27/03/2016

LES LIONS ONT GAGNE!

CAN 2017: Burkina, Maroc, RDC et Sénégal gagnent en éliminatoires

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La 3e journée des éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des nations 2017 de football s’est achevée sur des victoires des équipes du Sénégal, du Burkina Faso, du Maroc et de la RD Congo. La sélection du Cameroun, en revanche, a été tenue en échec par son homologue sud-africaine, ce 26 mars 2016.
On pourrait connaître dès mardi les deux premières équipes qualifiées pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2017 de football. L’équipe du Sénégal a en effet imité celle d’Algérie en réalisant aussi un sans-faute durant ces éliminatoires pour la CAN 2017.
Les Sénégalais ont remporté leur troisième victoire en trois matches, en battant la sélection du Niger 2-0, ce 26 mars 2016 à Dakar. S’ils rééditent cette performance à Niamey le 29 mars, lors du match retour, ils seront quasiment certains de finir premiers du groupe K. Tout dépendra alors du résultat de Namibie-Burundi, les deux autres adversaires du Sénégal, qui se sont séparés sur une victoire 3-1 des Namibiens à Bujumbura, ce samedi.
Deux autres équipes ont par ailleurs réussi un carton plein, avec 9 points pris sur 9 possibles : le Ghana et le Maroc. Les Marocains sont allés gagner 1-0 au Cap-Vert. Un bon résultat pour les « Lions de l’Atlas », dirigés par Hervé Renard. Car ce dernier effectuait ses débuts de sélectionneur face à la nation africaine actuellement la mieux placée au classement de la Fédération internationale de football (Fifa).
Les sélections du Burkina Faso et de RDC réagissent
Les équipes du Burkina Faso et de la RD Congo se sont également imposées par un but d’écart. Les Burkinabè, comme les Congolais, ont ainsi repris la première place de leur groupe respectif.
Les « Etalons » du Burkina ont battu les Ougandais 1-0 dans le groupe D, tandis que les « Léopards » de RDC ont écarté les Angolais 2-1 (groupe B) grâce à une superbe frappe de l’ailier Elia Meschak.
Mais le but de cette 3e journée des éliminatoires - et peut-être même de ce début d’année 2016 ! - est à mettre au crédit du Sud-Africain Hlompho Alpheus Kekana. Son tir de plus de 50 mètres, qui a lobé le gardien de but camerounais Guy Rolland Ndy Assembe, va sans doute être vu des millions de fois sur les réseaux sociaux. Il n’a en tout cas pas permis aux « Bafana Bafana » de gagner au Cameroun. Les Lions indomptables ont en effet arraché un nul 2-2, dans le nouveau de Stade de Limbé. Un résultat qui leur permet de rester en tête du groupe M.
Place à la 4e journée des éliminatoires
La suprématie des Camerounais pourrait toutefois être rapidement remise en cause. L’équipe d’Afrique du Sud tentera d’inverser la tendance à Durban, le 29 mars.
Les sélections africaines vont en effet enchaîner avec la 4e journée des éliminatoires. Au programme, cinq matches ce dimanche, cinq ce lundi et quinze ce mardi. Avec peut-être donc une ou deux équipes qualifiées pour la phase finale de la CAN 2017 ; et ce avant même les 5e et 6e journées des éliminatoires, respectivement prévues du 3 au 5 juin et du 2 au 4 septembre 2016.
CAN 2017 : mode d’emploi des éliminatoires
Cinquante et une équipes disputent les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2017 de football dont la phase finale aura lieu au Gabon en janvier/février. Ces pays sont répartis dans treize groupes de quatre équipes. Le Gabon, qualifié d’office pour la CAN 2017, complète le groupe I, mais les résultats de ses rencontres ne sont pas pris en compte. Entre juin 2015 et septembre 2016, chaque sélection dispute six matches, dont trois chez elle. A la fin de ces six « journées », l’équipe qui a le meilleur bilan (points pris, buts marqués, etc.) finit première de son groupe et est qualifiée pour le tournoi. Les deux meilleurs deuxièmes de ces éliminatoires obtiennent également leur qualification pour la CAN 2017. Au total, seize équipes prendront part à cette compétition dont la Côte d’Ivoire est tenante du titre.
David Kalfa/rfi

DES AVIONS POUR SENEGAL AIRLINES?

Relance de Sénégal Airlines: L’Etat dégage 114 milliards pour acquérir 6 avions

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La relance de Sénégal Airlines est devenue une priorité des autorités sénégalaises. C’est ainsi qu’une enveloppe de 114 milliards de Fcfa a été dégagée pour acquérir six (6) pour décanter la situation et permettre à la compagnie de disposer d’une flotte aérienne.
«Actuellement, l’Etat étudie la possibilité d’acheter, 6 avions de la société suisse Jetlease pour un coût de 114 milliards de FCfa ». Ces assurances sont de Massourang Sourang, expert juridique en aviation civile, qui confirme qu’il s’agit de 6 avions neufs.
Il s’agit en effet de, «deux Boeing 737-800 datent de 2006 et les quatre autres de 2013», renseigne-t-il. Mais l’Etat doit, pour ce faire, créer une société qui sera chargée de louer les appareils à la compagnie aérienne, ce qui devrait éviter à Sénégal Airlines, la saisie de ses appareils, du fait d’un passif de 60 milliards que S.A. doit à ses créanciers.
Pour se procurer ces appareils de la société suisse, vendus à 114 milliards, avec facilité de paiement, «l’Etat du Sénégal devra débourser, 50% cash du montant à la signature du contrat et le reliquat en garantie bancaire», ajoute l’expert juridique Mansourang Sourang.
Khadim FALL/Pressafrik

26/03/2016

DES DOLLARS POUR DE L'EAU SAINE

l’USAID met 45 millions de dollars dans l’eau et l’assainissement

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Les États-Unis, via leur agence de développement international USAID, accordent au Sénégal une enveloppe de 45 millions de dollars. Objectif : financer un plan quinquennal (2016-2021) de projets dans les domaines de l'eau, de l'assainissement et l'hygiène.
Ce portefeuille de projets financés sur 5 ans par l’USAID est alloué avec l’ambition de concourir à l’atteinte par le Sénégal des Objectifs durables de développement (ODD), établis par les Nations Unies entre 2015 et 2030, en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Le lancement officiel du programme a eu lieu ce matin à Dakar. Les 45 millions de dollars serviront à financer six projets.
Celui dénommé USAID/Accès est le projet-phare. Il est doté d’un budget de 22 millions de dollars. Il va contribuer à améliorer l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à la promotion de l’hygiène dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda (Sud), de Kédougou (Sud-est), de Tambacounda (Est) et de Matam (Nord).
Les autres consisteront à appuyer l’hydraulique rurale, la nutrition, la gouvernance locale pour l’accès à la santé, à l’eau et à l’assainissement.
Dépollution
L’accès à l’eau potable et l’assainissement demeurent très lacunaires au Sénégal. Dakar, qui dispose d’une station d’épuration depuis plus de vingt ans, s’apprête en outre à lancer un vaste programme de dépollution dans la baie de Hann, en banlieue dakaroise.
Environ 30 % des Subsahariens avaient accès à l’assainissement en 2010. Ce chiffre reste inchangé. C’est l’un des seuls Objectifs du millénaire pour le développement de l’ONU, qui ont précédé les ODD et sont arrivés à échéance en 2015, où presque aucune progression n’a été notée. Selon Lisa Franchett, directrice Sénégal de l’USAID, « entre 2009 à 2015, l’USAID a investi dans ce secteur 20,5 milliards de F CFA (35 millions de dollars). La plupart des projets financés l’ont été dans le sud-est du Sénégal ».
L’agence américaine a octroyé entre 2013 et 2015, un appui financier d’environ 388,5 milliards de FCFA au Sénégal. Il y a injecté au total, depuis 1961, année de son implantation, 650 milliards de F CFA.
Jeuneafrique

25/03/2016

L'EUROPE FINANCE LA QUALITE DU SENEGAL

12 millions d’euro pour améliorer la politique nationale "Qualité du Sénégal"

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Apres l’adoption en 2013 de la politique qualité de la CEDEAO (ECOQUAL), l’union européenne a bien voulu accepter de financer à hauteur de 12 millions d’euro le programme système Qualité de l’Afrique de l’ouest pour une durée de 4 ans et demi.
A cet effet un atelier de validation de l’étude sur la politique nationale de la qualité au Sénégal a été effectué ce jeudi sous la présidence du ministre de l’industrie et des mines Aly Ngouye Ndiaye et du représentant de L’ONUDI chargé de l’exécution de ce programme.
Compte tenu des faiblesses constatées lors de l’étude, le programme visera trois objectifs notamment le renforcement du cadre juridique institutionnel réglementaire, la promotion de la culture qualité et le renforcement des capacités de systèmes qualités et des opérations privées.
Ainsi une infrastructure nationale qualité qui s’appuiera sur les piliers techniques notamment la normalisation, le règlement technique , l’accréditation sera mis en oeuvre au Sénégal. Elle permettre d’assurer la protection de la santé de la population et les biens et services ou produits importés sur le territoire national conformément aux normes et aux exigences de la qualité.
Nafissatou Sembène/Senenews

23/03/2016

LE CAJOU C'EST FOU!

Production de noix de cajou au Sénégal : Un objectif de 100 mille tonnes en 2018

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Le Sénégal est le 15e producteur mondial de noix d’anacardier avec ses 40 mille tonnes. Le pays, qui ambitionne de porter cette production à 100 mille tonnes en 2018, devra toutefois lever les nombreuses contraintes qui empêchent le développement de la filière.
Avec une production annuelle de 40 mille tonnes de noix de cajou, le Sénégal est le 15e producteur mondial. Seulement, une infime partie de cette production, 1%, est transformée. La plus grande part, soit 95%, étant exportée vers des pays comme l’Inde et le Vietnam. Ce qui constitue
une rentrée en devise équivalent à 20 milliards de francs Cfa. Le directeur de Cabi net du ministre du Com merce, Augustin Faye, qui présidait hier la cérémonie d’ouverture de la 6e édition du forum Marketing du cajou à la Place du Souvenir, indique que le Sénégal ambitionne de porter à 100 mille
tonnes sa production d’anacarde à l’horizon 2018. Mais pour y parvenir, il devra vaincre les nombreuses contraintes qui plombent le développement de la
filière. Selon Pierre Ricau, économiste et spécialiste des marchés agricoles, de la filière anacarde en particulier, une des principales contraintes reste l’absence d’usines de transformation. «La filière est très dépendante de la dynamique de la transformation en Inde et au Vietnam qui sont les deux gros pays qui achètent la noix du Sénégal», précise M. Ricau. Même si, selon lui, l’objectif n’est pas de transformer la totalité de la production, la création d’usines de transformation pourrait permettre la création de milliers d’emplois et «garantir la noix des producteurs même les an nées où les transformateurs asiatiques n’ont pas besoin de gran des quantités de noix brutes».
Il faut dire que l’exploitation de l’anacarde est une activité que l’on pratique au Sénégal depuis les années 1970. Selon Lamine Sène, le président du Cadre de concertation de la filière anacarde en Casamance (Cofiac), entre 220 mille et 300 mille personnes vivent de l’anacarde. La majorité étant constituée de femmes et de jeunes. «Le défi majeur c’est d’avoir une variété performante », indique M. Sène. En effet, Paul Ricau prévient qu’il subsiste un risque de vieillissement des arbres qu’il faut d’ores et déjà prendre en charge.
Du côté des autorités, l’on assure que des efforts sont en train d’être faits. Augustin Faye souligne que «des efforts substantiels sont faits par l’Etat pour accompagner la filière à toutes les étapes de la chaîne de valeurs, de la production à la transformation et à la commercialisation, mais aussi dans l’encadrement des filières». Il en veut pour preuve le programme spécifique de mise à niveau déroulé dans la région sud qui assure 90%
de la production nationale et dont l’objectif est d’accompagner et de renforcer les capacités de ces entreprises pour améliorer leur compétitivité, souligne M. Faye.
L’anacarde que l’on retrouve dans les régions de Ziguinchor, Kolda, Sédhiou et Fatick continue d’avoir d’énormes potentiels sur lesquels la zone Sénégal, Gambie et Guinée Bissau (Sega bi) peut valablement s’appuyer pour diversifier la production, les exportations et améliorer la sécurité alimentaire en milieu rural, indique M. Faye. Le forum Marketing, organisé par l’International relief et développement (Ird) avec le soutien du département américain de l’agriculture (Usda), vise à pro mouvoir des opportunités d’affaires et fournir un cadre d’échanges aux acteurs de la filière.
mamewoury/lequotidien.sn

GAMBIE GALERE...

Contournement de la Gambie :
Le blues des chauffeurs de la gare routière « Nioro » de Kaolack

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La frontière terrestre sénégalo-gambienne est fermée depuis le 18 février dernier. Les deux points de passage par la Gambie pour rallier le Sud du pays que sont Farafégny et Bara sont interdits aux véhicules dans les deux sens. Cette situation est la conséquence du blocus décrété par le syndicat des transports en riposte à la décision unilatérale de Banjul de porter le prix du passage des camions à 400 000 FCfa. Depuis lors, les voyageurs qui désirent rallier la Casamance ont deux solutions : passer par la Gambie en faisant le voyage par « étapes » ou contourner par Tambacounda.
L’impact de la fermeture de la frontière terrestre pour tous les véhicules de transport ou particuliers est durement ressenti à la gare routière « Nioro » de Kaolack, principale point de départ pour la Casamance. L’ambiance est plutôt morose chez les chauffeurs de la ligne des taxis (7 places) en partance pour Ziguinchor. Les passages, communément appelés « clients », se font désirer sur cette ligne qui, d’habitude, enregistrait avant 10 heures pas moins de cinq départs. Aujourd’hui, les chauffeurs ne voient pas beaucoup de passagers tenter de faire le voyage par la voix de contournement Kaolack-Tamba-Ziguinchor appelée « Corniche ».
La ligne Ziguinchor de la gare routière « Nioro » de Kaolack subit durement la loi du voyage par étapes moins coûteux et plus rapide pour les passagers qui se déplacent sans beaucoup de bagages. « Ça ne marche pas, les clients ne viennent plus comme avant ». Cette boutade lancée par Pape Ndiaye, chef de tableau, en dit long sur le désarroi des transporteurs. Depuis la fermeture de la frontière avec la Gambie, les chauffeurs ont décidé d’emprunter la voie de contournement Kaolack-Tamba-Ziguinchor. Mais, à la gare routière de Kaolack appelée « Nioro », on ne voit pas d’un bon œil ce contournement qui est synonyme de « rareté de clients ».
Pape Ndiaye, rencontré devant un taxi « 7 places », nous explique que la plupart des gens préfèrent voyager par étapes en passant par Kaolack et Keur Ayib. Compréhensif de ce choix, il ajoute que « si vous passez par le bac, par étape, le prix c’est 7500 FCfa. Alors que par la voie de contournement, ce n’est pas moins de 13 000 FCfa ». Conséquences : « depuis le blocus, il nous arrive ici à la gare routière de Kaolack de n’enregistrer aucun départ de véhicule « 7 places » durant toute une journée faute de clients », se désole-il. Pour sa part, un chauffeur, debout à côté, coupe et renchérit : « Ce n’est ni bon pour nous, ni pour les clients qui peinent sur le trajet et, en plus, déboursent plus d’argent pour rallier Ziguinchor ».
La route Koungheul-Gouloumbou-Manda Douane
Trouvé sous une tente et en discussion avec des collègues, Tidiane Wade, un vieux routier, considère que la fermeture de la frontière n’est pas mauvaise en soi compte tenu de toutes les tracasseries que les usagers rencontrent sur le sol gambien. Selon lui, le Sénégal gagnerait en goudronnant la route latéritique Koungheul-Gouloumbou-Manda Douane. « Non seulement c’est plus rapide et moins cher, mais on ne passera plus par la Gambie. En plus, la construction de cette route permettra de réduire la distance d’au moins 200 kilomètres et nous fera économiser en temps et en carburant par rapport au contournement par Tamba », justifie-t-il.
L’autre préoccupation de Tidiane Wade, ce sont les contrôles de la police, de la gendarmerie, des douanes et des agents des Eaux et Forêts. Il se fait un porte-parole et un fervent défenseur de ses cadets qui, d’après lui, « sont victimes d’un certain harcèlement de la part de ces éléments postés sur la route ». Il souhaite, dans ce contexte de recherche de solution alternative au passage en territoire gambien, que les agents des forces de sécurité facilitent les choses aux routiers. Revenant sur les difficultés liées à la traversée au bac, il parle de « taxes légales », « frais de visa » et « racket » des agents gambiens, toutes choses qui font perdre beaucoup d’argent aux routiers sénégalais et à leurs passagers.
En plus, Tidiane Wade déplore « la fâcheuse habitude qu’ont les Gambiens de fermer leur frontière à partir de 19 heures, aussi bien pour les véhicules à l’entrée qu’à la sortie ». Selon lui, cette restriction légale, compréhensive pour des raisons de sécurité, est une occasion pour les préposés au bac et autres agents de soutirer de l’argent aux routiers sénégalais qui ne veulent pas passer la nuit en territoire gambien ». Quant à Sader Thiam, un chauffeur en activité, son souhait est qu’on applique « un seul contrôle par ville, soit à l’entrée ou à la sortie comme c’est le cas à Diourbel et Tamba ».
En saluant la baisse du prix du carburant, les chauffeurs demandent une « mesure spéciale » pour ceux qui prennent la « Corniche ». Selon eux, cela va les encourager à prendre la voie de contournement tout comme il va soulager les usagers qui, aujourd’hui, payent le prix fort pour voyager sur cet axe. Mbaye Sakho, trouvé au tableau Ziguinchor pour les « Ndiaga Ndiaye » et minicars, émet le souhait de voir se terminer rapidement les travaux de la bretelle de 29 kilomètres reliant Vélingara et Kounkané…
Mbaye Sarr DIAKHATE, Souleymane Diam SY (textes) et Assane SOW (photos)/Soleilonline

ENCORE UNE AIDE A L'AGRICULTURE

L’USAID octroie 3 milliards 600 millions au secteur agricole sénégalais

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Dakar abrite le lancement du projet « Feed The Future-Sénégal », Projet d’Appui Aux Politiques Agricoles (PAPA) ce matin. Ce projet est une initiative du gouvernement du Sénégal financé par USAID-Sénégal à hauteur de six millions de dollars, environ trois milliards six cent million (3.600.000.000) de francs Cfa. Feed The Future Sénégal est mis en œuvre pour le période de 3 ans (2015-2018) par le ministère de l’Agriculture et de l’équipement Rural (MAER) avec l’appui de l’institut International de Recherche sur les politiques Alimentaires (IFPRI), de Michigan State University (MSU) et de AfricaLead.
Pour le ministère de l’Agriculture et de l’équipement Rural (MAER), ce projet vise à relever le niveau des investissements publics et privés dans l’agriculture par la création d’un système performant de formulation , de mise en œuvre et de suivi des politiques agricoles au sein du ministère.
Le représentant du ministre a décliné les cinq objectifs de ce projet qui est le fruit de la politique du Chef de l’Etat grâce au volet agricole du Plan Sénégal émergent (Pse).
« Améliorer les capacités nationales en matière de recherche, d’analyse et de communication sur les politiques agricoles, promouvoir un dialogue inclusif sur les politiques agricoles et leur appropriation par les acteurs. Promouvoir la formulation et la mise en œuvre des politiques agricoles basées sur les preuves. Faciliter la planification, la mise en œuvre et le suivi évaluation des politiques agricoles. Assurer une bonne communication des résultats du projet. Tels sont nos cinq objectifs de cette initiative Feed The Future-Sénégal, a souligné Dogo Seck, Secrétaire Général du MAER.
La Représentante de The Future-Sénégal rappelle que « ce projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative Feed The Future du président Obama dont l’objectif est de renforcer la sécurité alimentaire à travers le monde. Cette initiative est le fruit du partenariat entre le ministère de l’Agriculture et de l’équipement Rural, USAID, l’Université de l’Etat du Michigan et l’institut International de recherche sur les politiques alimentaires , AfricaLead et d’autres institutions du gouvernement comme Apix et le bureau Opérationnel de suivi, le B.O.S » a souligné Mme Lisa Franchett, Directrice de l’USAID/Sénégal. Avant d’ajouter que l’agriculture joue un rôle très important au Sénégal.
« Notre objectif est de développer un secteur agricole compétitif et générateur d’emplois au Sénégal » renchérit la directrice de USAID- Sénégal.
« L’USAID a financé ce projet à hauteur de six millions de dollars, environ trois milliards six cent millions de francs Cfa. Nous remercions le Gouvernement pour son implication dans le secteur agricole » conclut Mme Lisa Franchett.
Ankou Sodjago/Senenews

22/03/2016

600 MILLIONS POUR LES ENFANTS DES RUES

Sécurité de l’enfance: plus de 600 millions de fcfa pour la protection des enfants de la rue

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Le Samu social Sénégal, en collaboration avec l’union européenne, a tenu ce matin une conférence de presse sur le lancement de son programme intitulé «développer le système de protection pour les enfants de la rue au Sénégal: renforcer les services, les compétences et la mobilisation». Avec une subvention de prés de 400 millions de FCFA de l’union européenne sur un coup global de plus de 600 millions de FCFA, le Samu social Sénégal ambitionne dans ce programme à améliorer la situation des enfants les plus vulnérables en leur apportant une meilleure protection.
Ce programme qui s’étale sur une durée de 30 mois vise trois objectifs majeurs. D’abord renforcer les services de la prise en charge des enfants et adolescents de la rue sur le plan social ,médical, et psychologique à travers le centre d’hébergement de Samu social Sénégal. Ensuite renforcer les capacités et la formation des acteurs. Et enfin informer, sensibiliser et mobiliser les parties prenantes dans la protection de l’enfance en faveur des droits des enfants et adolescents de la rue.
Madame Isabelle Guillebon directrice de Samu social Sénégal a fait savoir que «le cœur de métier de Samu social c’est d’aller à la rencontre de l’exclusion dans le rue. C’est à dire intervenir dans les rues pour apporter une aide aux enfants qui le nécessitent». Par ailleurs, Madame Guillebon a tenue à préciser que » là où le bât blesse c’est dans la communication parce que les enfants de la rue ne sont pas des talibés, mais plutôt des enfants mendiants»
Le représentant de l’union européenne Monsieur Clemens Schroeter a aussi expliqué que » la problématique des enfants en situation de vulnérabilité consiste une des priorités essentielles de l’union européenne» c’est dans ce cadre que l’UE a tenue à subventionner ce programme.
Dans la rue les enfants sont exposés à beaucoup de problèmes comme la violence sexuelle, la drogue , l’agression … c’est ainsi que le Samu Social depuis sa création à heberger plus de 2700 enfants et réorienter plus de 900 enfants en famille ou en centre partenaire. Ainsi elle compte continuer dans cette lancé avec l’union européenne pour contribuer de plus en plus à la promotion et au respect des droits de l’enfant au Sénégal.
Nafissatou Sembène/Senenews

NOUVEAU DRAME DE LA MER

Des pêcheurs de Mbour portés disparus en mer depuis vendredi

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Une pirogue de fabrication artisanale qui avait à son bord 4 pêcheurs a disparu en mer depuis vendredi dernier, a appris l’APS lundi auprès de la famille de l’équipage.
Selon le propriétaire de l’embarcation, Amary Thiaw, ces pêcheurs qui étaient partis en mer vendredi vers 4 heures du matin avaient prévu de rentrer le lendemain au plus tard dans la soirée afin de pouvoir aller voter le dimanche au référendum.
"Après une longue et vaine attente de leur retour, j’ai moi-même appelé sur leurs téléphones sans succès. Tous leurs téléphones ne répondaient pas", a soutenu Amary Thiaw.
Selon lui, "les quatre pêcheurs devaient juste faire une distance de 38 à 39 milles sur la côte vers Dakar".
Amary Thiaw qui dit avoir informé les services de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (DPSP) et les responsables du Conseil local de la pêche artisanale (CLPA) de Mbour attend toujours d’avoir des nouvelles rassurantes de ses amis.
"L’embarcation de 10,20 mètres est dans un bon état mais, peut-être que le moteur hors bord pourrait avoir des difficultés", a relevé son propriétaire.
Mame Rawane Ngom (40 ans environ), Mouhamed Sarr (20 ans), Atoumane Fall (15 ans) et Baye Zale, capitaine et frère du propriétaire de la pirogue sont les membres de l’équipage disparu depuis vendredi
APS

LA CHINE SE POSITIONNE AU SENEGAL...

China EximBank embarque avec Dakar dans le train de l’émergence pour 33 millions d'euros

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China EximBank se positionne au Sénégal comme un acteur clé du développement. La banque chinoise a accordé un prêt de 33 millions d’euros (20 milliards de F CFA) à l’État sénégalais, le 17 mars 2016, qui permettra au gouvernement de renforcer les moyens de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP), apprend-on de Jeune Afrique.
China EximBank est décidément engagée à accompagner le Sénégal sur la route de l’émergence à l’horizon 2035. A cet effet, l’établissement financier chinois spécialisé dans l’import-export a octroyé, le jeudi dernier, un prêt de 33 millions d’euros (20 milliards de F CFA) aux autorités sénégalaises.
Ainsi, Amadou Ba, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan peut se réjouir de cette nouvelle : « Ledit projet, programmé dans le Plan d’actions prioritaires (PAP) 2014-2018 du Plan Sénégal émergent, devrait permettre de contribuer à la modernisation des services de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et à l’amélioration de la qualité des interventions en cas de sinistre ou d’accident. »
Ce prêt obtenu par Dakar auprès de « l’empire du milieu » a un objet précis : l’équipement des pompiers sénégalais. Notons que la Chine prend véritablement une part active dans la réalisation du Plan Sénégal émergent, épine dorsale du programme du président Macky Sall. Avec un apport de 830 milliards de FCFA, Pékin a déjà réalisé plusieurs projets, dont les autoroutes de Thiès-Touba (Ila Touba), AIBD-Mbour-Thiès et la réhabilitation du corridor ferroviaire Dakar-Kidira. D’autres réalisations d’envergure sont également en vue.
Afriquesur7

21/03/2016

LE DEPARTEMENT DE MBOUR A VOTE "OUI"

le Oui l’emporte avec 69071 contre 28241 pour le Non

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Sur les 97.312 suffrages valablement exprimés dans le département de Mbour (ouest), le "Oui" l’emporte avec 69071 voix contre 28241 pour le "Non", a appris l’APS.
Dans la commune de Mbour, 19 235 électeurs ont voté en faveur du "Oui" et 9824 en faveur du "Non".
A Saly-Portudal, le "Oui" a été plébiscité par 2633 électeurs contre 1242 pour le "Non". A Ndiaganiao, 3367 voix sont favorables au "Oui" contre 1158 pour le "Non".
A Joal-Fadiouth, il y a eu 4512 votants pour le "Oui" et 2224 pour le "Non".
A Sessène, le "Oui" est adopté par 2720 contre 516 pour le "Non".
Dans le fief d’Ousmane Tanor Dieng, Nguéniène, le "Oui" passe devant avec 3937 votants contre 914 en faveur du "Non".
A Diass, le "Oui" a obtenu 4564 voix alors que le "Non" a eu 1641 voix.
A Ngaparou, le "Oui" comptabilise 1690 votants tandis que le "Non" est accepté par 676 électeurs. A Nguékokh, il y a eu 3321 votants pour le "Oui" et 2083 pour le "Non".
A Malicounda, 6951 votants sont favorables au "Oui" contre 1723 pour le "Non". A Thiadiaye, 2018 ont voté "Oui" contre 1081 pour le "Non". A Sindia, le "Oui" est crédité 4624 voix contre 2113 en faveur du "Non".
A Poponguine-Ndayane 2052 personnes ont voté "Oui" contre 480 pour le "Non". Dans la commune de Sandiara, les électeurs favorables au "Oui" sont au nombre de 1354 contre 415 pour le "Non".
A Somone ils sont 1040 à avoir voté pour le "Oui" contre 792 pour le "Non".
A Fissel-Mbadaane le "Oui" a eu 3175 alors que le "Non" est à 1102 voix.
AD/PON/APS

LE "OUI" SEMBLE L'EMPORTER

Référendum - Sénégal : faible mobilisation des électeurs

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Le référendum pour la révision constitutionnelle s'est transformé en vote pour ou contre le président Macky Sall avec un taux de participation de 25 % à la mi-journée dans plusieurs régions.
Dans un bureau de vote à Dakar le 20 mars 2016 pour le référendum portant sur la révision constitutionnelle.
La faible affluence constatée à l'ouverture des bureaux de vote à 8 heures (heures locale et GMT) s'est confirmée dans la journée. À la clôture à 18 heures, le taux de participation final n'était pas connu, mais celui-ci avoisinait les 25 % dans plusieurs régions à la mi-journée, les premiers résultats officiels étant attendus lundi au plus tôt. Les Sénégalais se prononçaient dimanche par référendum sur une révision constitutionnelle, dont la réduction du mandat du chef de l'État de sept à cinq ans, une consultation qui a tourné au vote pour ou contre le président Macky Sall. Le président Sall, qui a voté en fin de matinée à Fatick (Ouest), a appelé les partisans du « oui » comme du « non », après s'être exprimé, à « se remettre au travail pour le bien-être du pays ».
Une campagne express houleuse
Un des ténors du « non », le maire socialiste de Dakar, Khalifa Sall, a déploré une consultation organisée « dans la précipitation », attribuant la forte abstention au fait que « ce type de scrutin qu'est le référendum, quand il n'est pas inclusif, quand il n'est pas participatif, les citoyens ont l'habitude de s'en désintéresser ». La campagne express d'une semaine a été émaillée d'accusations de corruption, de trafic d'influence, de désinformation et même de violences, dans un pays réputé pour sa stabilité et présenté comme une démocratie modèle en Afrique, au point que plus de 3 000 policiers ont été appelés « en renfort pour sécuriser le vote », selon le quotidien L'Obs.
Le débat s'est cristallisé sur le retrait par M. Sall, sur avis du Conseil constitutionnel, de la disposition portant sur l'application du quinquennat au mandat en cours, signifiant qu'il irait donc jusqu'au bout de son septennat en 2019. Élu face à Abdoulaye Wade (2000-2012) qui briguait un troisième mandat en contournant la Constitution selon ses détracteurs, Macky Sall avait promis durant sa campagne le retour du quinquennat, avec effet immédiat. Plusieurs collectifs de l'opposition et de la société civile, dont Y'en a marre, un mouvement en pointe dans le combat contre un troisième mandat d'Abdoulaye Wade, militent pour le « non », reprochant à Macky Sall d'avoir manqué à sa parole. Le front du « non » s'est élargi à des responsables de la majorité, notamment le maire de Dakar, considéré comme un potentiel candidat à la présidentielle de 2019.
Plus importante mobilisation des femmes
Quelques échauffourées et bousculades ont été signalées par endroits, notamment lors de l'arrivée de personnalités de l'un ou l'autre camp dans leur bureau de vote, mais le scrutin s'est déroulé globalement dans le calme. « Les électeurs viennent au compte-gouttes », expliquait un président de bureau de vote à Dakar. « Ce n'est pas le même engouement que lors de la présidentielle et des législatives », a reconnu un représentant de la Commission électorale. Les femmes étaient sensiblement plus nombreuses à voter que les hommes, selon les journalistes de l'AFP et les responsables électoraux.
Pourquoi « oui », pourquoi « non » ?
« J'ai voté non parce que le projet ne me convainc pas. Les réformes pouvaient être plus importantes », a indiqué Fatou Boye, une vendeuse d'une trentaine d'années. En revanche, Aminata Mbaye, une infirmière qui milite au Parti socialiste (majorité présidentielle), a voté oui en raison des progrès qu'elle a trouvés dans ces réformes « comme le fait d'élire des députés pour les Sénégalais de l'extérieur, réduire le mandat de sept à cinq ans et nous faire bénéficier des ressources naturelles ». La controverse sur la durée du mandat a occulté les autres dispositions de la révision constitutionnelle en 15 points, qui porte également sur le renforcement des droits des citoyens et de l'opposition, ainsi que des pouvoirs législatif et judiciaire.
Le camp présidentiel a accusé ses adversaires d'entretenir « la confusion, la désinformation et l'intoxication ». La présidence a d'ailleurs publié sur son site un « vrai-faux du référendum ». Il y est ainsi précisé, pour réfuter les rumeurs ou les affirmations de certains militants du « non », que la révision constitutionnelle « ne permettra pas au président Macky Sall de faire un éventuel troisième mandat à partir de 2024 » en jouant sur le passage du septennat au quinquennat, et qu'elle n'a pas pour objet d'encourager l'homosexualité, illégale au Sénégal. Le camp du « oui » a également été accusé de distribuer de l'argent et du riz pendant la campagne, une pratique qualifiée par Khalifa Sall de « viol de la conscience des citoyens ».
AFP/Lepoint/ SEYLLOU

20/03/2016

LA PIROGUE DE REGINALD

LA PIROGUE

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Ce matin, réveil aux premiers frissons de l’aube ! Les hôtes qui nichent sous ma toiture, toujours les premiers à célébrer le jour nouveau, se bousculent déjà et piaillent à qui mieux-mieux. Leur joyeux babil est un hymne à la vie, et je sors de mon lit avec d’autant moins de peine qu’aujourd’hui est pour moi un jour pas comme les autres : tout à l’heure je m’en irai dans les îles du Saloum pour acquérir cette pirogue - déjà chargée de tant de rêves - qui flotte dans ma tête depuis mon installation sur le bolong de Djilor.
Un ami m’a prêté hier au soir une embarcation, ombre immobile qui nous guette, tapie dans l’obscurité, à une encablure du rivage. Ma petite équipe termine les préparatifs du voyage et achemine tout ce dont nous aurons besoin, moteur, réservoirs, glacières, caisses de matériel, le strict nécessaire auquel s’ajoute l’indispensable et encombrant superflu.
J’observe mes laptots qui se déplacent en silence dans la nuit, lente procession surgie de l’ombre qui s’enfonce dans les flots encore baignés de ténèbres. Leurs gestes sont mesurés, ils n’échangent aucune parole ; ils se faufilent en silence dans l'opacité qui les enveloppe dans un singulier ballet de noctambules. Et je regarde chacun placer sa charge dans les flancs de la pirogue avec d’infinies précautions, comme on déposait naguère son offrande aux pieds de l’antique divinité.
Nous embarquons. La nuit nous engloutit. L’air du matin est vif et je suis encore tout chiffonné de sommeil. Encapuchonné, recroquevillé, je m’efforce de rassembler des vestiges de rêves que le brusque réveil a éparpillés. Le ronron du moteur me berce mollement tandis que l’orient se glace d’un subtil camaïeu d’or et d’argent.
Nous nous rangeons bientôt – après combien de temps ? - le long d’un débarcadère délabré qui étire ses lattes vermoulues sur une plage de sable gris. C’est une succession de mauvaises planches gauchies, la plupart effondrées ou sur le point de rompre. Je crois y voir le vestige de quelque piano cyclopéen surgi des eaux et je me dis qu’en parcourir le clavier tient davantage de l’ordalie que de la performance acrobatique.
Quelques mots chuchotés. Une ombre imprécise se détache de la nuit et vient se joindre à nous.
Nous embarquons un « vieux », qui par ailleurs me semble sensiblement plus jeune que moi. On m’explique que c’est un parent « connaisseur », qui doit nous guider jusqu'au village où se construisent les pirogues et nous conseiller dans notre achat. Je l’ai appris à mes dépens depuis longtemps : lorsqu’il est question d’affaires, la notion de « parent » en Afrique n’apporte aucune sécurité particulière. Elle ne signifie qu’une seule chose : si l’affaire tourne mal on a le réconfort de savoir que l’argent perdu reste au moins dans la famille. Tant qu’à se faire rouler... Mais le bougre a une bonne tête, et il se garde de m’adresser la parole, ce qui est plutôt bon signe… Ici les manifestations d’amitié spontanées sont d’autant suspectes qu’elles sont débordantes.
Nous repartons dans le froid de l’aube naissante. Seconde halte, pour faire le plein des réservoirs à Ndangane, le grand port de pêche du Fleuve, ville de tous les trafics, de toutes les débauches. A la station-service, échanges véhéments de propos incompréhensibles, tractations qui prennent de longues minutes alors qu’il semble impossible qu’il puisse y avoir un enjeu quelconque… Remplir deux bidons de 25 litres devient une affaire d’état. Je me rendors, sachant bien que même si l’on me fournit un quelconque début d’explication, celle-ci sera tant éloignée de ma logique que je ne pourrai rien comprendre ni changer à la situation. Et encore moins en déduire quoi que ce soit qui pourra m’être utile un jour à titre d’expérience. Il faut accepter que certaines choses m’échappent et m’y résoudre. La logique n’est pas universelle : contrairement aux idées reçues, elle est composée d’autant de strates hermétiques qu’il y a de cultures singulières de par le monde. A chacun sa clepsydre, à chacun son clocher.
Raccourcir l’attente en dormant, échapper au temps … Enfin repartis. Nous accostons à nouveau à quelques centaines de mètres en aval. Rien ne m’étonne plus, je ne pose pas de question. En Afrique, quel que soit le moyen de locomotion, les départs se font toujours par à coups, sous les lois gémellaires du zigzag et de l’accordéon, avec d’interminables détours et haltes, pour prendre un sac de riz, une lettre, un passager pour l’hôpital, une pièce détachée ou un encombrant colis aux effluves tenaces.
Il semble que tout ce qui aurait pu être réglé tranquillement la veille doive l’être au dernier moment, dans le désordre et la confusion, si tant est que les protagonistes figurent à l’appel. Lorsque tout semble enfin prêt il y a l’incontournable passage par la pompe à essence avec parfois, en prime, la réparation de la roue de secours, à plat depuis la veille.
Il y a si longtemps que je me suis résigné ! J’ouvre un œil, le referme, me pelotonne à la recherche d’une position un peu moins incommode. Placide, j’attends la suite des évènements dans le cocon rassurant d’un demi sommeil ouaté.
Il y a là une pirogue à vendre, paraît-il. Je tiens sans doute l’explication du palabre pendant le plein d’essence. Mes accompagnateurs me font valoir qu’elle est neuve et que cela nous épargnerait une longue course dans les îles. Elle ne mesure que douze mètres alors que j’étais parti sur l’idée de treize, et le prix annoncé me semble excessif. D’entrée de jeu le vendeur m’indique avec une assurance feinte qu’en ce qui concerne une possible négociation, ce sera comme pour l’achat d’une voiture neuve : pas de rabais ! Ce qui ne fait que prouver qu’il n’a jamais acheté de voiture neuve, et ce mauvais boniment le discrédite derechef. La moitié de son visage caché derrière les Ray Ban démesurées qu’il porte dans la nuit me font ressouvenir de ce que disait Talleyrand : la première impression est toujours la bonne, surtout si elle est mauvaise…
Je ne cède pas aux arguments de ma petite troupe : nous étions partis pour aller dans les îles, nous irons dans les îles ! La pirogue Ray Ban sera toujours là ce soir si nous faisons chou blanc. Nous repartons, pour de bon cette fois-ci. Le ronron du moteur nous enveloppe à nouveau de son bruit rassurant et je me réfugie avec délices dans le confort d’un vrai sommeil, l’esprit tout rabouillé, comme un collégien dans le car scolaire par un matin d’hiver.
Le temps s’est arrêté ; nous glissons sur les eaux dormantes ; une force sourde nous entraine vers des horizons fugitifs. Sur les berges limoneuses du chenal je distingue confusément des troupes de hérons drapés dans leur habit de cendres. Gardiens séculaires des mystères de ces lieux ils veillent, immobiles, silhouettes fangeuses dans les limbes diaprés du jour naissant.
Avec les premiers rayons du soleil la mangrove sort de l’ombre. C’est une métropole végétale que l’on pourrait parcourir des jours entiers, gros buisson vert sombre troué de sentes, de chemins, de ruelles, d’avenues et de places, qui semble flotter à l’infini, dans l’infini, sur l’infini, sans horizon, sans commencement, sans fin, gigantesque dédale aux confins du néant.
Des heures durant nous sillonnons les bolongs, passant d’un étroit canal végétal à des fleuves d’étain, larges flaques sur lesquelles des petits nuages blonds défilent en troupeaux dociles. Notre cicérone embarqué à l’aube nous guide avec assurance et nous louvoyons sur l’immensité, au milieu d’invisibles bancs de sable et d’îlots dérivants. Les oiseaux aquatiques se laissent choir lourdement et ressortent d’un trait, un vivant lingot frétillant en travers du bec. Nous progressons dans un univers irréel où se mêlent dans une harmonie primale les mondes animal, aquatique et végétal. Tout est si beau, si calme, si juste, que j’éprouve un sentiment de honte à venir perturber cet équilibre céleste qui n’a nul besoin de la présence des hommes. Je me demande un instant si cet univers si parfait et si fragile est la preuve ou la négation totale et définitive de l’esprit divin avant de retourner somnoler : je tiens un bon sujet de méditation pour les nuits d’insomnies. En de rares endroits, une langue de terre où se blottissent les cases d’un campement de pêcheurs. Sur la grève, des fumeries de poisson et toujours, la mosquée d’un blanc immaculé à laquelle chacun a sans doute contribué au delà de ses moyens, avec la ferveur des bâtisseurs de cathédrales.
Nous finissons par atteindre notre destination : au détour d’un méandre, un gros bourg tapi dans la mangrove, l’une des rares terra incognita laissées pour compte par Google Earth.
Carcasses de poissons, détritus en tous genre, bouteilles et sacs plastiques qui jonchent le sol rendent compte de l’importance de la population. La plupart des bâtiments sont délabrés, réparés avec des moyens de misère, à demi écroulés à moins qu’ils ne soient qu’à demi construits, à demi abandonnés ou à demi habités, comment savoir ? Tout est à la limite de l’équilibre, de l’incertitude, du peut-être. Ici l’architecture est synonyme de désordre, d’anarchie, de précarité : de vieux filets de pêche retiennent des morceaux de tôle dévorés de rouille ; tout est calé, rafistolé, consolidé, le fil de fer est roi. L’essentiel des constructions disparaît derrière de pitoyables emplâtres qui masquent un enchevêtrement de fers à béton, de grillages, de fûts métalliques, de bidons éventrés : impossible de savoir si les briques tiennent les planches ou si les planches tiennent les briques. Des morceaux de bordés multicolores arrachés aux flancs des pirogues barrent les ouvertures du côté des vents dominants. Ces planches bigarrées ordonnées par la main du hasard suffisent à effacer l’aspect misérable du lieu : comme toujours en Afrique, l’éclat d’un seul sourire parvient à effacer tous les haillons.
J’écarte la tentation de voir une forme d’art dans ces contrevents de fortune qui resplendissent au soleil. J’ai trop goûté à ces impostures lorsque j’étais marchand à Saint-Germain-des-Prés pour céder encore à ces facilités de mercanti.
Partout des pirogues : sur l’eau, sur la plage, jusque dans les cours des maisons. Celles en mauvais état qui peuplent la grève serviront à reconstruire de nouveaux esquifs. Tout ce qui ne sera pas cannibalisé sera récupéré : le moindre copeau de bois servira encore à faire cuire les aliments ou à fumer le poisson, mais rien ne se perdra, assurément. L’étroitesse des rues, le sable fin dans lequel le pied s’enfonce, l’absence totale de carcasses de voitures, tout témoigne de l’indiscutable insularité du lieu.
Il fait de plus en plus chaud. Comme toujours, la transition entre la fraîcheur du matin et l’insupportable chaleur s’effectue en quelques minutes, à croire que chaque jour à heure fixe une main invisible s’amuse à enclencher le bouton de la rôtissoire. On me conduit dans une cour et j’attends, assis sur une chaise bancale - ce terme en Afrique à valeur de pléonasme - sous la dentelle d’un acrotère menaçant ruine. Notre « vieux » doit attendre le retour de son ami le propriétaire des lieux, qui nous guidera dans le village. Les intermédiaires, dont le nombre ne cesse de s’allonger au fil des heures, font figure de poupées russes et je ne doute pas que chacun viendra réclamer son éco le moment venu.
Le voici venir enfin, digne vieillard serré dans un boubou blanc immaculé. La conversation s’engage, le ton monte, ils vocifèrent, je pressens l’algarade et me dis qu’ils vont en venir aux mains. Je m’informe : ils ne font qu’échanger les politesses d’usage, ils sont sans doute aussi sourds l’un que l’autre, tout va bien !
J’avais déjà remarqué, depuis mon arrivée dans les îles, que les autochtones avaient tendance à parler fort, même pour se dire les choses les plus simples. C’est, semble-t-il, l’habitude des peuples de la pirogue, accoutumés à hurler pour se faire entendre, disputant leurs mots au ronflement des moteurs hors bord, au souffle du vent et à la rumeur des flots.
Ce trait culturel pourrait être comique s’il n’usait les nerfs car il devient vite insupportable de les entendre tout le jour converser sur un ton de dispute, ne fut-ce que pour demander l’heure. L’épisode de la pompe à essence tôt ce matin n’était sans doute qu’un banal échange d’idées…
Bon, je me dis que les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer. Mais il faut d’abord consommer le repas préparé à la hâte en notre honneur ! Je décline poliment le plat local dont je pressens les vertus purgatives et me rabats sur l’incontournable sandwich à la Vache qui Rit, qui ne me fait pas rire du tout. Je passe avec succès l’épreuve de la languette rouge, insaisissable et facétieux sésame qui permet de s’affranchir de l’emballage en papier aluminium. Ce faisant je me dis que rien ne ressemble plus à la vie que l’ouverture d’un quartier de vache qui rit : dès qu’on néglige la consigne de départ, ce qui devrait être simple devient rapidement compliqué et l’on en a davantage sur les doigts que dans l’estomac !
Je triomphe des mouches venues me disputer mon repas et finis, à force de mastication, par venir à bout de cette torpille en caoutchouc qui sommeillait dans les flancs d’un sac plastique depuis la veille au soir.
La chaleur est devenue suffocante, les mouches virevoltent dans tous les sens et viennent s’abreuver aux gouttes de sueur qui perlent de mon front. Elles bourdonnent et décrivent de larges figures acrobatiques tout autour de moi. J’imagine un ballet aérien dans un remake de la Bataille d’Angleterre. A intervalles, je gesticule en tous sens comme une grenouille dyslexique dans le vain espoir de les décourager, on doit me prendre pour un fou. Devant moi, une cour nue clôturée d’un mur de briques rongées par la lèpre. Un cocotier nonchalant balance sans conviction ses papillotes d’argent. Plus loin, de l’autre côté de la ruelle, un autre mur décrépi. Des parpaings, posés sur le faîte d’une toiture en tôle ondulée pour empêcher qu’elle ne s’envole, dessinent des créneaux de château fort. Je suis, quelques instants, transporté à Castelnau. Le ciel est d’un bleu immatériel, sidéral.
Des poules traversent la cour, alertes, décidées, l’œil vif, le coup de bec rapide et précis, chirurgical. A ma gauche, des pagnes étendus sur une corde à linge claquent au vent et font exploser la lumière en jets multicolores. Le regard perdu dans des lointains mélancoliques, un âne immobile et résigné remue ses oreilles avec une rigueur et une précision de sémaphore.
Le vendeur de la pirogue de ce matin a déjà téléphoné trois fois pour rabattre son prix. Je ne ferai affaire avec lui qu’en dernier recours, nous le laisserons attendre, la pression a changé de camp. Il a renoncé à ses prétentions de vendeur de voiture et il est redevenu marchand de tapis.
J’accepte avec délices le verre embué que l’on m’offre : une limonade fraiche, voilà une valeur du monde occidental qui va me ramener à une réalité que Castelnau a réveillée et dont j’aurai bientôt besoin pour examiner la pirogue et en discuter le prix !
Je bois goulûment. De ma vie je n’ai jamais rien bu de si abominablement chimique. Il est impensable qu’un esprit sain ait pu concocter un breuvage aussi infect dans l’idée de le commercialiser où que ce soit sur la planète. Cela ne peut être que du résidu de cuve, du dégazage de déchets peut-être trop polluants pour en disposer dans la nature. Je ferme les yeux et me concentre : eau de javel, cornichon, fromage corse, Harpic, noyés dans un remugle de champ d’épandage. Les petites bulles qui éclatent sur ma langue font ressortir tour à tour chaque parfum de cet infâme bouquet. Magie de l’Occident, le produit se vend.
Mais là où il est distribué, au fin fond des îles du Saloum, peu de risque de concurrence et encore moins de plainte : ce qui compte c’est d’être moderne, n’est-ce pas ? Je vide mon verre d’un trait, politesse oblige, et refuse obligeamment la deuxième tournée. Vivre en Afrique suppose d’accepter de faire quelques sacrifices et d’être toujours prêt à se résigner au pire, lequel est sans bornes et toujours à venir. Je rote avec bonheur ; l’espace d’uninstant mon haleine est une bouche d’égout à ciel ouvert.
Toute mon équipe part à la recherche d’une pirogue à vendre. Mes piroguiers reviennent, chacun à son tour, dans le désordre, me décrivent la même embarcation quoique de façon très différente, repartent, reviennent. Cela dure une bonne heure. Nous sommes dans une pièce de Feydau, il ne manque que les portes qui claquent. Je renonce une fois de plus à trouver une explication logique à cet irrationnel ballet. Je me concentre sur les ombres que le soleil grignote implacablement et me demande dans combien de temps je serai rattrapé par la langue de feu de la rôtissoire. Mes piroguiers finissent par se rassembler et me conduire, à travers un dédale de flaques d’eau aux relents suspects, (quoique moins nauséabonds que la limonade) dans un vaste cimetière d’épaves. Deux gamins sont affairés à une tâche obscure autour d’un immense tronc calé sur un chantier, où seuls des amas de copeaux témoignent d’une quelconque activité. Quelques dizaines de pirogues rutilantes ondulent mollement dans le chenal, je n’en doute plus, nous sommes au bon endroit.
Je juge rapidement que la pirogue que l’on me désigne, amarrée à un ponton flottant sans doute offert par la Corée du Sud, est de qualité satisfaisante (je me suis renseigné sur les points à inspecter et j’ai observé, depuis quelques temps, les différents types de construction). J’en négocie le prix pour le budget initial que j’avais prévu. C’est une belle pirogue de quatorze mètres, pour laquelle il faudra sans doute encore prévoir des dépenses équivalentes à son prix d’achat pour la tropicaliser et en faire quelque chose de confortable et pratique, un tant soit peu aux normes de sécurité. J’en règle le prix convenu après l'inévitable marchandage, puis m’acquitte des diverses commissions pour enfin distribuer les indispensables cadeaux et les menus pourboires. Je ne bouge pas un cil lorsque l’on m’explique que le plancher n’était pas compris dans la transaction et qu’on le démonte enun tournemain.
Nous l’amarrons à un filin et rentrons par d’étroits canaux perdus dans la mangrove. La marée est à son plein et nous avons accès à des passes interdites ce matin, lesquelles, malgré notre pesante remorque, nous permettront de ne pas mettre davantage de temps au retour qu’à l’aller.
Déjà le soleil baisse sur l’horizon. L’eau qui nous entoure a pris l’allure d’une lourde flaque d’un gris profond que traverse un ruban de feu. Notre étrave déchire l’épaisse moire qui nous porte et déroule un éphémère ourlet d’argent sur l’infinitude des flots. Du côté du couchant, les feuillages à contrejour forment une masse sombre et compacte tandis que les rayons obliques, sur l’autre bord, font scintiller la mangrove dans un poudroiement d’or.
Dans le jour mourant, des troupes de pélicans s’élèvent pesamment à notre approche pour aller se poser à quelque distance, façon irrévérencieuse de nous signifier que nous sommes des intrus.
Nous redéposons notre « vieux » sur son embarcadère branlant après l’avoir grassement rétribué : il pourra s’acheter le mouton de la tabaski.
Le jour tombe. Le disque solaire, paré de sa gloire pourpre, sombre avec majesté derrière les îles. Le vent du soir effleure mon visage de son haleine chaude et limoneuse. L’horizon est cramoisi. Des trainées violettes prennent possession du ciel et se mêlent aux filets d’argent qui dansent sur l’écume noire des flots. Bientôt la nuit nous enveloppe et s’empare de nous : elle nous engloutit corps et âme. Des profondeurs de l’eau qui nous porte monte un sentiment qui m’étreint la poitrine. Enseveli au fond de ma pirogue c’est avec volupté que je me laisse glisser dans l’abîme palpitant de la nuit. Mon esprit s’échappe de mon corps et vagabonde dans l’immensité du ciel ; mes pensées planent vers ces régions fécondes où naissent les rêves, se meurent les illusions, se forge le destin des hommes. Dématérialisé, mon esprit résonne de l’écho d’une pierre tombant par ricochets dans un gouffre sans fin. Je suis la pierre, le gouffre, l’écho; je suis la chute elle-même, où est la différence ? Les yeux mi clos, j’arpente les étoiles. Un sourire d’enfant se dessine sur mes lèvres; je savoure avec
bonheur cet instant d’éternité.
Il y a longtemps que nous ne répondons plus aux appels incessants du vendeur aux Ray Ban.
Bientôt les lumières de ma maison scintillent au loin. Nous mettons le cap droit sur l’imposant bâtiment qui brille de tous ses feux, semblable à un lourd paquebot venu s’échouer sur la grève. Le moteur se tait enfin et nous glissons en silence sur les flots endormis. La perche finit de nous pousser vers le rivage dans un léger bruissement de soie.
Le raclement familier du sable sous la coque, une petite secousse qui nous fait perdre l’équilibre, et nous accostons. La vague d’étrave vient mourir sur la grève dans un dernier soupir : nous sommes arrivés.
Je suis heureux, fourbu, fier comme le chasseur qui rapporte sur ses épaules la dépouille d’un grand fauve, j’ai fait mon plein de rêves.
Et j’ai pris un joli coup de soleil sur le nez !

Reginald Groux
Djilor Djidiack, Décembre 2012

LA POLOGNE ACCORDE UN CREDIT AU SENEGAL...

45 MILLIARDS F CFA MIS A LA DISPOSITION DU SENEGAL

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Le gouvernement polonais vient de mettre à la disposition du Sénégal une ligne de crédit de 100 millions de Dollars (45 milliards F Cfa). L'annonce a été faite par Mamaadou Lamine Niang, président de la chambre de commerce et d'industrie du Sénégal. Il s'exprimait hier, vendredi 18 mars lors d'une rencontre entre les opérateurs économiques du Sénégal et une délégation composée d'une vingtaine entrepreneurs polonais en visite à Dakar.
«Le gouvernement polonais a mis à la disposition du gouvernement du Sénégal une ligne de crédit de 100 millions de dollars avec des conditions très souples le taux d'intérêt est de 0,5% pour un délai de payement de 30 ans avec un différé de 5 ans», a-t-il fait savoir.
Selon lui, Le gouvernement polonais a fait cet effort pour appuyer le gouvernement du Sénégal dans sa politique économique. Avant de faire part que ce fonds de crédit va être géré par une banque nationale polonaise qui s'appelle la Bgk. Parallèlement à ce fonds, il indique la Bgk a également mis en place une autre ligne de crédit pour le secteur privé dont les modalités d'accès sont en train d'être discutés.
Adam Sankowski, président de l'association France-Pologne trouve que les relations entre le Sénégal et la Pologne sont très bonnes. Cela est matérialisé selon lui par l'ouverture d'une ambassade du Sénégal en Pologne et l'ouverture dans les jours à venir d'une ambassade de Pologne au Sénégal.
Selon lui, l'ouverture de ces ambassades va rendre plus facile les échanges commerciaux entre les deux pays.
Sudonline

18/03/2016

SALY N'A PAS PEUR!

Menace djihadiste - La station balnéaire de Saly ne panique pas

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L'attentat de Grand Bassam ne semble pas avoir ébranlé les acteurs de la station balnéaire sénégalaise de Saly Portudal. C'est le constat du journal britannique Daily Mail qui cite un reportage de l'agence de presse Reuters. Car, bien que le Sénégal soit dans le collimateur du groupe djihadiste al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), en raison de ses liens étroits avec la France, le Daily Mail note que la sécurité reste discrète au point que tout semble ordinaire à Saly.
Selon ce reportage, il n'y a pas eu de patrouilles de police particulière sur les plages de Saly au cours du week-end ayant suivi l'attaque de Grand Bassam. Seuls quelques gardes non armés pouvaient être aperçus devant certains réceptifs hôteliers où des clients prenaient tranquillement leur petit déjeuner.
Et pourtant, note le Daily Mail, l'incertitude plane désormais sur Saly et les autres stations balnéaires à travers l'Afrique de l'Ouest, après l'attaque en Côte-d'Ivoire. Car, le changement de tactique par Aqmi au cours des quatre derniers mois a désormais marqué de son empreinte de grands hôtels et restaurants à Bamako et à Ouagadougou, les capitales respectives du Mali et du Burkina Faso.
Après les attentats de Paris, le « Lamantin Beach Hôtel », l'un des complexes haut de gamme préféré des Européens à Saly, avait renforcé sa sécurité par des gardes armés et ajouté la fouille de véhicules à son protocole de sécurité. Mais cela ne s'arrête tout au plus qu'au jardin. « Tout le monde fait attention, mais il est difficile de prévenir une attaque », a déclaré Fatou Fall, une responsable de l'administration du Lamantin. « La menace est réelle. Nous croisons nos doigts », dit-elle.
De nombreux vacanciers semblent pour autant satisfaits des mesures appliquées pour leur sécurité. « C'est un peu inquiétant, mais il n'y a pas de problème majeur », a déclaré Ramera, une touriste française.
Les experts craignent que, malgré l'aide internationale, en particulier celle de la France et des Etats-Unis, il y a que la coopération régionale et la collecte de renseignements sont encore à un niveau de réponse trop faible face à l'ingéniosité des militants djihadistes.
« Bien que ces pays soient en état d'alerte, leur capacité de lutte contre le terrorisme est en dessous de la normale », a déclaré Andre Colling, analyste en chef à la société Assistance et gestion de crises Red24.
« Un assaut contre ce qui est censé être une cible de grande valeur bien sécurisée peut être mené assez facilement. Dans la région, les Etats n'ont simplement les ressources qu'il faut pour faire face à cette menace et nous devons nous être réalistes »
Malgré ce point de vue, les propriétaires de réceptifs hôteliers à Saly restent imperturbables. C'est le cas de Yaunick Le Moal, propriétaire de l'hôtel « Les Flamboyants » sur sa rue principale de Saly. Il rit de la menace en affirmant qu'il n'y a pas plus de danger à Saly que dans les villes françaises de Paris ou de Marseille.
Damien Trilles, qui dirige un bar de plage fréquenté par des Français et des Belges, est tout aussi indifférent. Il dit surtout espérer que la perception du danger n'éloigne pas de futurs clients. Le tourisme récupère à peine de l'impact négatif de l'épidémie du virus Ebola, ajoute-t-il dans le reportage cité par le Daily Mail.
« Les gens reviennent, mais la situation reste fragile. Nous ne voulons donc pas de soldats patrouillant la plage avec des fusils et des casques », termine Damien Trilles
Pour rappel, la Côte-d'Ivoire était déjà en état d'alerte avant l'attentat de Grand Bassam, sachant qu'elle était une cible potentielle pour les militants islamistes désireux d'élargir leurs actes de nuisance au-delà du Sahara et du Sahel. Les troupes d'élite ivoiriennes avaient même organisé une simulation d'une attaque terroriste dix jours seulement avant l'attaque de Grand Bassam. Pourtant, lorsque les hommes armés ont frappé la station balnéaire de Grand Bassam, il a fallu 45 minutes aux troupes d'élite pour arriver. Or, les agents de sécurité locaux étaient impuissants à arrêter le massacre.
Lignedirecte/Sen360

POUR LES PME SENEGALAISES

Teranga Capital est lancé

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Doté initialement de 3,2 milliards de F CFA (4,9 millions d'euros), ce véhicule d'investissement va cibler exclusivement les petites entreprises locales. Un segment peu couvert par les capital-investisseurs.
En cours de bouclage mi-2015, le fonds Teranga Capital a été officiellement lancé mardi 15 mars à Dakar. Son directeur général est Olivier Furdelle, un consultant et ancien vice-président d'une business unit chez l'opérateur de téléphonie mobile belge Proximus. Il est associé avec Omar Cissé qui a fondé l'incubateur Ctic en 2011 avant de le quitter en 2013. Le président du Conseil d'administration est l'ancien Premier ministre du président de la République Abdou Diouf, Mamadou Lamine Loum.
Le fonds mettra l'accent sur les petites PME sénégalaises dans lesquelles il entend investir entre 50 et 200 millions de F CFA [entre 76 225 et 305 000 euros] par entreprise. Parmi les secteurs qui sont visés en priorité figurent l'agriculture, l'aviculture et l'horticulture. Les PME éligibles seront aussi bénéficiaires d'un accompagnement technique.
Rentabilité et impacts promus par les fondateurs
« Nous allons d'abord, financer les PME locales sur le long terme et à fort potentiel de développement. Notre singularité est de ne pas accorder des prêts mais de prendre des risques avec les promoteurs en nous associant au capital de leurs entreprises. Ensuite, la partie impact, à côté d'une recherche de rentabilité : notre vocation est de soutenir des entreprises qui dans leurs activités ou secteurs peuvent générer des impacts positifs sur l'emploi, l'environnement, la création de valeur ajoutée locale et la substitution d'importation par de l'exportation », a indiqué Olivier Furdelle, en marge du lancement du fonds.
Au terme d'un premier tour de table, Teranga Capital est abondé pour 3,2 milliards de F CFA par Investisseurs & Partenaires (I&P), lui-même pionnier de l'investissement dans les petites entreprises africaines que dirige Jean-Michel Sévérino, l'ex-directeur général de l'Agence française de développement. Le Fonds souverain d'investissements stratégiques (Fonsis), véhicule d'investissements publics au Sénégal, l'opérateur de téléphonie Sonatel, Askia Assurances et Total Sénégal comptent également parmi les souscripteurs.
Sa création s'inscrit dans le cadre du développement d'une dizaine de fonds d'impacts par I&P en Afrique de l'Ouest. Avant Teranga Capital, Sinergi Burkina s'est ainsi lancé il y a quelques semaines sur le même créneau (mais au Burkina), doté de 1,7 milliard de F CFA (environ 2,6 millions d'euros).
Fonds propres
Le Sénégal est un peu ignoré par les capital-investisseurs : en dehors d'I&P, qui y a réalisé plusieurs investissements, les grands acteurs du métier misent souvent des montants de plusieurs millions d'euros, ciblant ainsi les grandes PME ou les groupes qui sont peu nombreux dans le pays.
« Nous avons besoin du capital-investissement pour permettre aux entrepreneurs d'avoir des capitaux leur permettant de lever de l'argent en dettes. Sinon, souvent, sans ces apports en fonds propres, il est difficile d'avoir des crédits bancaires pour compléter les financements dont a besoin une petite entreprise », a estimé Amadou Hott, le directeur général du Fonsis.
Les capital-investisseurs ciblant la petite entreprise (et non la moyenne ou la grande) sont très peu nombreux sur le continent. Avant Teranga Capital ou Synergie Burkina, XSML s'est spécialisé sur le même créneau en Afrique centrale.
Jeuneafrique

17/03/2016

LUTTE CONTRE LES ACCIDENTS EN MER A MBOUR

Lutte contre les accidents en mer : Un nouveau système de géo-localisation en phase test

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Pour améliorer les conditions d’exercice de quatre brigades de co-surveillance de pêche que sont Mbour, Sindia Nord, Sindia Sud et Joal, l’Usaid/Comfish, à travers son projet d’assurance pêche, a souscrit à une police d’assurance d’un an auprès de la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (Cnaas) en collaboration avec Manobi, partenaire technique chargé de développer des applications sur smartphone géo-localisé pour une bonne organisation des secours en mer. L’objectif de cette assurance pêche qui est dans une phase test, selon Khady Sané Diouf, directrice du projet Usaid/Comfish, consiste à sensibiliser les autorités sur l’urgence et la nécessité d’instaurer un programme assurance pêche pour contribuer à la sécurité en mer des pêcheurs et à la sécurisation des moyens et matériels de production dans un contexte de variabilité climatique.
«La couverture de l’assurance prend en compte dans les limites des eaux territoriales les personnes à bord déclarées au moment de la sortie, l’embarcation et le matériel à bord et la responsabilité civile en cas de dommage causé à un tiers. Le montant de la prime d’assurance est fixé à 15 mille francs Cfa par sortie de surveillance. Comfish a procédé au paiement intégral des polices d’assurance des pirogues enregistrées dans le programme. Le contrat établi prévoit une couverture des pirogues pour un total de 24 sorties sur la durée du contrat qui est de 12 mois, soit une moyenne de 2 sorties par mois. Chaque Clpa (Conseil local de pêche artisanal : Ndlr) a reçu aujourd’hui un smartphone muni d’une application informatique permettant de déclarer les sorties de surveillance», a expliqué Mme Diouf. Malgré tout, Bana Diop, conseiller technique du ministre de la Pêche et de l’économie maritime, a exhorté les pêcheurs à «respecter les mesures de conception et de construction des embarcations. Ayez des engagements de sécurité et de signalisation à bord ! Il faut se renseigner sur les consignes météorologiques avant d’aller en mer, les respecter et enfin porter le gilet de sauvetage durant tout le séjour en mer». M. Diop promet ainsi que ce projet d’assurance pêche sera étendu sur l’ensemble du territoire pour que les pêcheurs puissent bénéficier des avantages.
La pêche occupe la première place des exportations avec 193,5 milliards de francs Cfa, soit 20,87% des exportations totales et occupe 17% de la population sénégalaise en termes d’emplois.
Accidents en mer : 95 victimes enregistrées en 2015
De 116 en 2014, le nombre de victimes des accidents en mer est passé à 95 en 2015. Soit un repli de 28%, d’après Cheikh Sarr, capitaine de vaisseau et directeur de la Protection et de la surveillance des côtes. Pour les pertes matérielles, elles sont estimées à 72 millions 025 mille 450 francs Cfa durant l’année dernière. Des pertes qui, selon le capitaine de vaisseau, n’ont pu être remboursées faute d’assurance. Intervenant la semaine dernière lors du lancement de l’assurance pêche à Mbour, M. Sarr a rappelé que les accidents sont liés pour la plupart du temps au changement climatique et à la raréfaction des ressources qui obligent les pêcheurs à s’éloigner de plus en plus des côtes avec les risques d’accident.
Alioune Badara CISS/lequotidien.sn

TRAFIC DU BOIS DE VENE

LE SENEGAL POUR LE RENFORCEMENT DE LA RÉPRESSION

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En plus des mesures prises à l’interne pour lutter contre le trafic de bois, surtout du vène, le Sénégal compte soumettre le problème à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) pour que des dispositions plus contraignantes soient prises, indique le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable. Souleymane Diallo s’exprimait hier, mardi 15 mars, à l’ouverture d’une rencontre préparatoire des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre à la 17ème Conférence des Etats membres de la Cices prévue cette année en Afrique du Sud.
Pour lutter contre le trafic du bois de vène, le Sénégal compte renforcer son arsenal répressif. En plus des mesures prises au niveau national, le Sénégal envisage de soumettre l’interdiction du commerce du bois de vène à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). L’annonce est du directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Souleymane Diallo, qui, en l’absence du ministre Abdoulaye Baldé, a présidé hier, mardi 15 mars, l’ouverture de l’atelier sous régional de consultations pour la 17ème session de la Conférence des parties à la Cites. Une rencontre de quatre jours qui réunit, dans la capitale sénégalaise, 20 délégations venues de pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
A Dakar, les séminaristes vont définir les bases de collaboration entre les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre afin de mieux harmoniser la prise de décision pour la conservation de la biodiversité. Ainsi, le Sénégal, en soumettant à ses pairs le projet de l’interdiction du commerce du bois de vène par la Cites, souhaite que le Certificat d’origine soit exigé avant la commercialisation du bois de vène. Mieux, si la requête du Sénégal est approuvée, des permis d’exploitation seront délivrés par la Cites avant toute exploitation, a dit le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Souleymane Diallo.
Cette rencontre de Dakar est également une occasion pour les pays ouest africains et du Centre de préparer la Conférence sur la faune et la flore de l’Afrique du Sud. Il est aussi question du renforcement de la législation pour éviter le trafic d’animaux menacés de disparition. Il s’agit du lion, des pangolins, des perroquets gris, des caméléons nains et des tortues à carapace.
Pour rappel, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, connue par son sigle Cites ou encore Convention de Washington, est un accord international entre Etats. Elle a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent.
Fatou NDIAYE/Sudonline

16/03/2016

MOURIR C'EST CHER!

Combien coûtent les funérailles au Sénégal

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Les grosses dépenses étaient réservées aux événements festifs. De nos jours, on constate que ce n’est plus le cas dans notre pays. Les funérailles peuvent aussi être très couteuses dans notre pays.
Après un décès, il y a toujours une procédure à suivre pour le défunt jusqu’à l’enterrement. Et ces étapes diffèrent selon les religions et les ethnies.
Chez les musulmans, la toilette est un moment essentiel du rituel funéraire. Elle est réalisée par des membres de la famille ou des « bénévoles » qui sont, en réalité, désintéressés par les membres de la famille. Le rituel consiste à laver le corps du défunt avec de l’eau, à le parfumer, avant de l’envelopper dans un linceul blanc de 7 mètres, à 700 FCFA le mètre non cousu. Ce qui fait que la purification du défunt ne doit normalement pas dépasser 10.000 FCFA. Il faut, toutefois, payer les fossoyeurs pour la dernière demeure du défunt. Mais certains en abusent, en achetant des parfums excessivement chers, ce qui n’est pas recommandé.
À Touba, un tarif fixe est de mise pour tous les aspects liés à la préparation du défunt : une somme fixe de 11.000 FCFA. Elle servira à acheter le linceul à 4.500 FCFA, à payer le fossoyeur (1.500 FCFA), le laveur du corps (1.500 FCFA) et celui qui va coudre le linceul à la main (500 FCFA). Les 500 FCFA serviront à confectionner le tableau d’identification de la tombe. Le reste (1.500 FCFA) participe à l’entretien de la morgue. Des informations complètes sur le défunt sont aussi exigées. Elles seront consignées dans les registres tenus à cet effet. La prière des morts est ensuite prononcée par un imam, sans génuflexion ni prosternation, à la Mosquée ou au cimetière avant l’inhumation du défunt, placé du côté droit, le visage tourné vers la Mecque.
Le rituel musulman autorise un délai d’inhumation très court, dans les 24 heures suivant le décès, sauf exception. « La religion nous interdit certaines pratiques. Notre devoir c’est d’enterrer le défunt tel qu’il est venu au monde, et on ne doit pas se permettre de faire certaines dépenses pour préparer l’inhumation », rappelle imam Cissé.
Et pourtant, dans les funérailles on dépense des sommes colossales, non pas pour la toilette mortuaire et l’enterrement du défunt, mais surtout pour la nourriture et les boissons. Il est coutume qu’on achète des bœufs, des hectolitres de boissons, des tonnes de biscuits et de bonbons et de multiples sacs de mil et de sucre pour les « naka ».
Des funérailles en fonction des bourses chez les catholiques
Chez les catholiques, après le décès, il est nécessaire de contacter une église. Le responsable de cette église a l’obligation d’avoir des renseignements complets sur le défunt avant de s’engager à une messe. C’est-à-dire vérifier la situation de vie du défunt, s’il est marié, célibataire ou baptisé. Toute personne non baptisée peut demander une cérémonie religieuse catholique. Celle-ci sera légèrement différente avec la non-présence des rites de la croix ou de l’eau comme ils font référence au baptême. Pour les personnes adultes non baptisées, mais qui manifestaient leur envie de le faire avant leur décès, la célébration sera semblable à celle d’un baptisé. « L’église ne demande que 5.000 FCFA pour accorder une messe », nous a fait savoir le père Paul de l’église des Parcelles Assainies. Une veillée funéraire peut être célébrée au domicile du défunt. Cette veillée se fait à l’initiative de la famille ou de l’entourage de la personne défunte. Néanmoins, cette pratique est de moins en moins courante.
« L’habit ne fait pas le moine » et pourtant, il faut reconnaitre que ce que « nous portons révèle ce que nous sommes », dit l’adage. Ce que porte le défunt chrétien dépend du choix des funérailles, selon que le défunt est exposé ou pas... De toute façon, il convient de choisir des vêtements que le défunt aurait choisis lui-même.
En général, le défunt est habillé selon ses goûts, mais il est coutume d’habiller les femmes avec un chemisier et une jupe ou alors une robe et pour les hommes une chemise avec cravate et pantalon. Les chaussures ne sont pas forcément obligatoires. Il est également possible de faire porter des bijoux au défunt.
Célébrée dans l’église du lieu de résidence du défunt, la cérémonie est organisée en fonction du choix de la famille en matière de textes bibliques, de prières et de chants. La célébration à l’église se double parfois d’un temps de prière supplémentaire, organisé au cimetière.
Véritable temps de recueillement constitué de rituels précis (rite de la Lumière, lecture de textes religieux, prière universelle, dernier adieu…), la cérémonie catholique a évolué pour répondre aux aspirations des familles. Elle peut ainsi être aménagée sur autorisation de l’évêque, sans les rites et l’eucharistie. La plupart du temps, les catholiques font appel à une pompe funèbre qui s’occupe parfois du transfert du corps, des soins de conservation, du caveau, du monument, du cercueil, des fleurs et même de la gravure. Ils sont là pour accompagner la famille du défunt. Ils ne donnent généralement pas leur prix. Mais c’est moins cher dans des cas généraux. Dans ce cas, ce sont elles qui fixeront avec la paroisse le jour et l’heure de la cérémonie.
La location de corbillard est un service offert par la mairie pour permettre de transporter le défunt au cimetière. La procédure de demande de location existe dans les mairies de ville et dans certaines mairies d’arrondissement. Il est variable selon les délibérations du conseil municipal. À Dakar, en plus des frais de carburant qui sont à la charge du locataire, on doit payer une redevance de 10.000 FCFA.
Il est, toutefois, difficile de donner un prix fixe pour les préparatifs de l’inhumation catholique, mais il faut retenir que les dépenses sont trop lourdes. « Je ne peux pas donner la somme exacte qu’on a dépensée pour préparer l’enterrement de mon père. Toute la famille a donné sa participation », nous a affirmé ce jeune homme répondant au nom de Henry Louis, qui a perdu son père au mois de novembre. Quand certains pensent que les morts ne doivent rien emporter dans leur tombe, d’autres pensent tout à fait le contraire. Sur cet aspect, la préparation de l’inhumation devient de plus en plus chère et occupe une forte place économique dans certaines familles sénégalaises.
seneweb News

NOUVELLE CENTRALE ELECTRIQUE A THIES

Une nouvelle centrale électrique installée à Thies pour délivrer 15% de la consommation du pays

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Une nouvelle centrale en capacité́ de délivrer 96 Mégawatt est installée au Sénégal à Tobène, dans la région de Thiès à 90 km au nord de Dakar. Cette centrale financée au coup de 120 millions d’euros permettra d’injecter dans le réseau de la SENELEC un équivalent de 15 % de la consommation électrique actuelle du pays. Elle alimentera donc en électricité́ les entreprises, commerces, universités et logements, et offrira ainsi de nouvelles opportunités de croissance pour ce pays qui souffre encore trop souvent de délestage.
Constituée de 5 moteurs MAN 18V48/60 et d’une turbine à vapeur de type MARC® c’est la deuxième centrale électrique installée en Afrique bénéficiant d’un cycle combiné MAN, technologie permettant d’utiliser la chaleur résiduelle des moteurs pour alimenter une turbine à vapeur, générant ainsi 6.6 Mégawatt d’électricité́.
« Cette centrale se distingue par un niveau technique et environnemental très avancé. Grace à son cycle combiné utilisant une turbine à vapeur MARC®, les besoins en combustibles sont réduits de 6% diminuant de facto les émissions de CO2 à production de kWh équivalent» indique Mesut Yentur, Président de MAN Diesel & Turbo France.
«Fruit d’une collaboration exemplaire avec MATELEC, compagnie libanaise, spécialisée dans les infrastructures électriques, MAN met en service une centrale électrique à moteurs Diesel dernière génération dans un délai record. «Nous sommes très contents de ce projet», déclare Sami Soughayar, CEO de MATELEC.
Grace à une parfaite coordination des équipes projet, quinze mois auront été́ nécessaires pour permettre à la centrale de délivrer les premiers mégawatt sur le réseau électrique sénégalais.
MAN Diesel & Turbo continuera à assurer la maintenance de la centrale sous sa marque de services MAN PrimeServ. Une deuxième phase de travaux permettra d’augmenter sensiblement la capacité́ de production de la centrale passant de 96 MW à 115 MW grâce à un groupe Diesel et à sa chaudière à vapeur.
Senenews