07/04/2016

UN ETUDIANT, UN ORDINATEUR

26.000 étudiants ont déjà bénéficié du programme

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A l’instar du Rwanda qui, à travers son programme « One child, One computer » qui a permis de distribuer 500.000 ordinateurs dans l’enseignement primaire pour familiariser les enfants à l’outil informatique et aujourd’hui le supérieur, le Sénégal a initié le programme « Un étudiant, un ordinateur », avec le soutien des bailleurs comme la Banque mondiale. Objectif, doter les étudiants de l’outil qui leur permettra de faciliter leurs études et recherches. A ce jour, ils sont plus de 26.000 étudiants à bénéficier d’ordinateur dans le cadre de ce programme.
Expliquant les motivations de l’Etat, le responsable du Pgf/Sup, Aboubacry Niane indique que le programme « un étudiant, un ordinateur » est une volonté politique du Gouvernement de moderniser l’environnement d’apprentissage des étudiants du Sénégal. En effet, dans le cadre des contrats de performance et avec l’assistance technique et financière de la Banque mondiale, l’Etat du Sénégal a procédé à un investissement massif de 127 millions de dollars (65 milliards de FCfa) dans l’enseignement supérieur. Cet investissement concerne de nouvelles constructions dans les universités de Bambey, Thiès, Ziguinchor et St-Louis, des réhabilitations à l’Ucad, une interconnexion entre les universités, l’augmentation de la bande passante qui est de 2x155 MB, soit l’une des plus large en Afrique, le développement des cours en ligne et autres ressources documentaires numériques, le wifi sur les campus. Toutefois, il manquait un maillon : « la disponibilité d’un ordinateur pour l’étudiant en vue de lui permettre d’être au cœur des mutations qualitatives de l’environnement de travail. C’est donc, cela le contexte de la mise en œuvre du programme « un étudiant un ordinateur », explique-t-il. L’appui de l’Etat ne fait pas défaut dans ce programme. « Pour abaisser le coût de l’ordinateur, le gouvernement du Sénégal a exonéré les lots d’ordinateurs et de tablettes de tous droits de douane et de taxe, soit 26 % du prix de la machine. Ensuite, le ministère accorde une subvention complémentaire de 67.500 FCfa à chaque étudiant. Par ailleurs, des facilités de crédits ont été négociées par le ministère avec Ecobank en faveur des étudiants boursiers. En définitive, des ordinateurs haut de gamme dont le coût, sur le marché, est de 350.000 FCfa sont obtenus par les étudiants à moins de 150.000 FCfa», indique Aboubacry Niane.
Ordinateur et connexion aux étudiants de l’Uvs en 2016
Il ajoute que le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche encourage vivement les étudiants inscrits à l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), qui sont au nombre de 11.500. Car, dès cette année, les étudiants inscrits à l’Uvs bénéficient gratuitement d’un ordinateur et d’une connexion internet mobile. A ce jour, fait remarquer M. Niane, « 26.150 étudiants ont pu bénéficier de ce programme. L’édition 2016 vient de démarrer. Le gouvernement a octroyé une subvention de 1,5 milliard de FCfa pour appuyer les étudiants inscrits dans ce programme». Selon Aboubacry Niane, « tout étudiant inscrit dans une institution d’enseignement supérieur publique ou privée est éligible au programme ».
Impact du programme sur les enseignements
Aboubacry Niane est formel, le programme a amélioré les indicateurs. « Vous savez que dans le cadre des Contrats de performance (Cdp), certains indicateurs sont mesurés annuellement. Nous avons constaté, que les taux de réussite se sont améliorés dans les différentes universités. Par ailleurs, les étudiants qui utilisent les Tic en recherche documentaire aussi que les cours en ligne ont accru fortement leur niveau de performance », argue-t-il.
Plusieurs partenaires
Dans l’exécution de ce programme, l’Etat du Sénégal peut compter sur plusieurs partenaires comme des équipementiers, des opérateurs. « Nous avons d’abord les équipementiers et leurs distributeurs. Nous avons un fort partenariat (non exclusif) avec Dbm Maroc avec la marque ACCENT dont les coûts tiennent compte du pouvoir d’achat des étudiants. Nous avons Ecobank et la Boa qui nous accompagnent dans ce programme. Nous avons signé une convention avec Microsoft qui permet un accès gratuit à certains logiciels dont Office 365 et un faible coût du Windows en faveur des étudiants », note M. Niane. Il y a aussi des opérateurs.
« Enfin, nous avons Orange et Tigo qui facilitent l’accès à l’Internet aux étudiants qui le souhaitent quand ils sont hors du campus avec des clés Internet et un forfait minimum de 3 GO à 2.000 FCfa mensuellement. Il faut rappeler que sur l’ensemble des campus universitaires, le wifi est accessible gratuitement pour les étudiants, les enseignants et le personnel », informe M. Niane.
Cependant, des difficultés de manquent pas, fait remarquer le patron du Pgf/Sup. Selon Aboubacry Niane, la plus grande difficulté est liée essentiellement à la communication. « Le parcours d’acquisition est dématérialisé via une plateforme de gestion à l’adresse (unetudiantunordinateur.campusen.sn). De manière automatique et interactive, l’étudiant s’inscrit et suit son acquisition jusqu’à la livraison. Cette nouvelle forme de gestion n’est pas très comprise. C’est pour cela que nous mettons, cette année, beaucoup plus l’accent sur la communication », avance-t-il.
Lesoleilonline

Commentaires

Bonne initiative.
Échange un bassin jaune contre un ordinateur cerrai encore mieux.

Écrit par : psa | 08/04/2016

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Très bonne initiative. Mais 500 000 ordinateurs distribués aux étudiants au Rwanda et que 26 000 ordinateurs déjà distribués aux étudiants au Sénégal ? Quel retard dans les outils informatiques, de communication et les techniques modernes. Il faut souhaiter aussi que la distribution ne soit pas corruptive et que les ordinateurs soient distribués qu'aux étudiants Apéristes.
Enfin, il n'existe pas de statistiques sur les classes sociales des étudiants au Sénégal ! Combien d'étudiants proviennent des classes riches ou enfants de politiciens, patrons, directeurs ? Combien d'étudiants viennent des confréries milliardaires ou de marabouts fortunés ? Combien d'étudiants viennent du peuple avec ou sans bourses ? Ces pourcentages sur les étudiants sénégalais seraient intéressants à connaître car il s'agit de notre avenir, mais aussi un aperçu de notre sens démocratique et d'égalité des chances.
Avec 90% à 95 % d'étudiants appartenant qu'aux 2 premières castes, le changement ne serait pas pour demain !

Écrit par : issa gibb | 09/04/2016

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avant les ordinateurs, l'accés correct à internet et à l'electricite sur tout le territoire......en Casamance j'attend la senelec depuis 6 ans déjà pour 1km de ligne et pas d'acces internet sinon a 25 km c'est le senegal immergé et non emmergeant !!!!!

Écrit par : patyflo | 09/04/2016

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