10/04/2016

LES JOURNALISTES FONT TREMBLER SALY...

Dans la station balnéaire de Saly, la menace jihadiste installe le spleen

a7fa07a69e0d05bffd1a1e41433ec06a0857c4a7.jpg

Soleil, plage et piscines à l'eau turquoise: Saly, cité balnéaire près de Dakar, peut se targuer d'atouts de rêve, pourtant les touristes y sont moins nombreux depuis les dernières attaques jihadistes en Afrique de l'Ouest et le renforcement de la sécurité sur le site.
À 80 km au sud-est de la capitale, Saly est une des plus importantes stations balnéaires du Sénégal, aux 700 km de côtes sur l'océan Atlantique, et attire habituellement de nombreux touristes, essentiellement des Européens, dont une majorité de Français.
"Il y a moins de monde cette année", constate Agnès Centolle, dans la rue au bras de son époux, Frank. Ce couple de retraités bordelais vient depuis sept ans dans le pays et réside généralement plusieurs mois d'affilée à Saly.
Sur place depuis cinq mois, ils ont aussi remarqué "très nettement" un renforcement de la sécurité dans la ville, sur les plages, à l'entrée des hôtels, précise Agnès.
Selon plusieurs résidents, la protection avait déjà été rehaussée après l'attaque au Mali voisin, le 20 novembre, d'un hôtel chic de Bamako (20 morts, ainsi que deux assaillants tués).
Les autres attentats jihadistes meurtriers, le 15 janvier à Ouagadougou (Burkina Faso) et le 22 mars dans la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam, ont conduit à donner un nouveau tour de vis sécuritaire.
"L'ensemble de ces événements a affecté négativement" le tourisme en général, y compris au Sénégal, affirme Boubacar Sabaly, directeur général de l'hôtel Les Bougainvillées et président du Syndicat d'initiative de la région.
Son hôtel aux murs ocres niché dans une forêt de bougainvillées aux couleurs vives accueille quelques résidents, loin de la population habituelle d'une haute saison: les transats sont vides autour de la piscine, à deux pas du bar aux employés plus nombreux que les clients.
Irena est là depuis une semaine. Isabelle et son mari Dominique finissent bientôt leurs deux semaines de vacances. Ces trois Français ont, bien sûr, entendu que Saly pouvait être attaquée comme Grand-Bassam, sans que cela les dissuade de voyager. "Maintenant, le risque zéro n'existe pas", lance Dominique, en short, torse et pieds nus.
'Vigilance', maître-mot -
La menace est prise au sérieux tant dans la station de Saly - comptant au total "20 hôtels et 33 résidences", précise Boubacar Sabaly - que dans ses environs, ce qui représente "environ 20.000 âmes", d'après Ibrahima Sarr, directeur général de l'hôtel Les Filaos et du Saly Hôtel.
En plus des gendarmes clairement identifiés, visibles sur les routes, à l'entrée de la ville et devant les hôtels, d'autres circulent en civil, indique M. Sabaly. La société qui gère la station, la Sapco, a aussi déployé du personnel dédié à la sécurité. Des hôteliers ont embauché des gardes privés, avec détecteurs de métaux, miroirs d'inspection de véhicules notamment.
Le maître-mot est "vigilance", dit Ibrahima Sarr, regard tourné vers le restaurant des Filaos aux tables clairsemées, face à la plage.
Il continue d'étoffer son dispositif, révèle-t-il, pour tenter de rassurer les clients et rattraper "l'année passée qui était catastrophique en raison d'Ebola", épidémie qui a sévèrement affecté trois pays d'Afrique de l'Ouest depuis décembre 2013 et éloigné les touristes de toute la région.
Sylvain, un restaurateur français, est aussi "vigilant, mais pas non plus dans la psychose de tous les instants".
Son établissement prisé des touristes et des locaux affiche presque complet aux heures de repas, contrairement aux hôtels. Il avait aussi constaté une baisse de la fréquentation après l'attaque de Grand-Bassam, mais le quotidien a repris le dessus sur la peur.
La peur? "On ne pense même pas à ça!", assure Abdourahmane Diop, maçon de la ville voisine de Mbour qui travaille à Saly. "L'Etat veille sur la sécurité des gens", soutient-il, "mais on prie le bon Dieu" pour qu'une attaque jihadiste "ne se produise pas au Sénégal, quand même".
Si cela arrivait, ce serait une catastrophe pour le tourisme au Sénégal "qui contribue directement ou indirectement pour un peu plus de 11% au Produit intérieur brut", selon une étude publiée jeudi par Business Monitor International (BMI), agence indépendante d'évaluation des risques pays.
Et cela ruinerait les espoirs de relance de la filière: le Plan Sénégal émergent (PSE), programme de développement du pays à l'horizon 2035, vise l'ambitieux objectif de deux millions de touristes en 2018, contre quelque 700.000 actuellement, selon des statistiques officielles.

leparisien.fr/Webnews

ndlr: La haute saison touristique touche simplement à sa fin et la seule peur est qu'il ne pleuve pas assez à l'hivernage...Mais, il faut bien que les médias vivent...

Commentaires

L'année dernière était effectivement catastrophique à cause d'ebola les touristes ne sont pas venus, par contre, cette année nous avons constaté qu'il y avait beaucoup de touristes contrairement à ce que vous prétendez dans cet article. En janvier et mars L'hôtel Baobab était complet et relogait ses clients dans des hôtels de proximité ! Alors arrêtez de faire peur aux gens ça n'a pas de sens ! On est pas plus en sécurité à Paris, qu'à Bruxelles ou à Saly !

Écrit par : Maryse | 10/04/2016

Répondre à ce commentaire

Vous avez raison,le sécurité actuellement est nulle part,les médias ont fait beaucoup de tort l an dernier avec ebola.

Écrit par : Diaw | 10/04/2016

Complètement d'accord avec Maryse et Diaw.

Écrit par : Reyser | 11/04/2016

JE SUIS RESTE JANVIER ET FÉVRIER SES DEUX MOIS AU SÉNÉGAL
PAS DAVANTAGE DE PROBLÈME QU'EN FRANCE OU AILLEURS
ET JE SUIS PRÊTE A REPARTIR CETTE HIVER

Écrit par : zette73 | 11/04/2016

Répondre à ce commentaire

Je reste 6 mois par an au Sénégal,et il n'y a pas plus de risque a Saly qu'ailleurs!!!!il y a eu une légère remontée du tourisme cette année,mais ce n'est plus ça quand meme,quand a la sécurité c'est un peu bidon,ils sont bien là les gendarmes mais ils passent leur temps a arreter ceux qui pourraient éventuellement leur donner un petit billet... Alors.

Écrit par : eddy | 11/04/2016

Répondre à ce commentaire

La sécurité n'est pas plus assuré dans les autres pays et puis arrêtez de critiquer votre pays qui mérite le déplacement. On s'est fait arrêter à trois reprises durant notre séjour de trois mois sans qu'à aucun nous nous fassions détrousser, les choses ont bien évolués depuis Macky.

Écrit par : Reyser | 11/04/2016

J'aime bien le passage : les transats sont vides autour de la piscine, à deux pas du bar aux employés plus nombreux que les clients.
C'est exactement cela on peux tout ranger et rouvrir pour le 1er novembre !

Écrit par : gaulois 55 | 11/04/2016

Répondre à ce commentaire

Je n'ai jamais été détroussé par la police,seulement racketté,donc corrompu puisque j'ai payé pour avoir la paix!!!!!!

Écrit par : eddy | 11/04/2016

Répondre à ce commentaire

Je suis resté a NGaparou de SEPTEMBRE à fin MARS et j'ai bien constaté qu'il y avait une nette augmentation de Toubab cette l'année , la perspective d'achat de terrains de logements et de villas est en bonne progression d'après les professionnels . Je pense donc que beaucoup de personnes tiennent à faire un constat un peu alarmiste par rapport à ce que nous voyons nous , résident depuis plus de 10 ans sur le terrain !!!! Pour la sécurité je préfère être à NGAPAROU que dans beaucoup de grandes villes Française donc pas de panique ! Concernant le racket ,nous n'avons pas déboursé un centime cette année ,( et en plus vous pouvez au moins dialoguer et blaguer avec le gendarme ) alors nous ne pouvons que vous encourager à venir visiter ce beau pays et profiter des évolutions et des progrès que nous constatons maintenant chaque jour !!!!!!!

Écrit par : REVOL | 11/04/2016

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.