11/04/2016

LE TOURISME VA ENQUÊTER...

La ministère du tourisme lance une enquête sur l’offre et la demande408651_4311636273063_1575411686_n.jpg

Au Sénégal, le tourisme contribue pour 6,7% au Produit intérieur brut. Mais les difficultés que rencontre le secteur affectent également la mobilisation des données statistiques indispensables à toute prise de décision. C’est pour corriger le problème que le ministère du Tourisme a ainsi lancé hier une enquête sur l’offre et la demande touristique.
Le tourisme contribue pour 6,7% au Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal. Seulement, depuis quelques années, le secteur est en crise. Ce qui a poussé les autorités à demander l’accompagnement de la Banque mondiale dans le cadre du Projet croissance et compétitivité. Ce projet est doté d’un financement de 174 milliards F Cfa dont 132 destinés à la restauration des plages de Saly et 4,2 pour l’accompagnement du secteur. Si le projet ne démarre qu’à compter de 2017 pour 5 ans, l’absence d’informations complètes et fiables sur le secteur a poussé les autorités à anticiper le démarrage de ce volet. Il est ainsi décidé le lancement d’une enquête sur l’offre et la demande touristique. L’enquête menée par le cabinet Ad Conseil vise, selon le directeur de ce cabinet M. Amadou Diagne, «à renouveler, fiabiliser et améliorer les chiffres». «Dans les secteurs marchands comme le tourisme, tout se quantifie en termes de nuitées, d’arrivées et de recettes. Dans ce cadre, les statistiques occupent une place centrale dans le processus d’analyse de ce secteur», souligne le directeur des Etudes et de la politique du ministère du Tourisme et des transports aériens. Selon El Hadji Malick Mbaye, ces informations «constituent un outil d’aide à la décision aussi bien pour l’Etat que pour les opérateurs privés. Ces données sont utiles aussi pour ceux qui évoluent dans les secteurs connexes comme l’artisanat, le transport ou le commerce et qui doivent calibrer leurs activités en fonction de la demande touristique».
744 réceptifs dans le pays
Il faut dire que depuis 2007, le système de collecte de données touristiques n’est pas complet. «Depuis 2007, nous avons surtout travaillé avec les données aux frontières. Les données hôtelières étaient collectées, mais incomplètes.» Il s’y ajoute la suppression des fiches de débarquement dans les aéroports. Aussi, l’enquête sur l’offre et la demande touristique va permettre de compléter les données hôtelières. «L’avantage, c’est d’avoir des informations sur le tourisme international, mais aussi sur le tourisme interne qui est un pan important de notre tourisme et qui continue à se développer», précise M. Mbaye qui indique qu’avec ces données, il sera aussi possible de suivre l’évolution du secteur d’une année à une autre et de dégager les tendances pour l’Etat et les investisseurs. Selon M. Abdoulaye Ndiaye, conseiller technique au ministère du Tourisme, ce projet va permettre d’analyser la situation touristique de ces dernières années, à savoir celle de 2013, 2014 et 2015 à travers l’offre, la demande et les tendances du marché et de procéder à un diagnostic qui donnera de meilleures indications sur l’orientation à donner aux stratégies touristiques en cours et à venir. «Dans la première phase, une enquête de 15 jours va être faite pour collecter un certain nombre de données sur la base d’un échantillon qui représente 40% de l’offre globale. A l’issue de cette enquête, des données seront publiées en juin et au-delà, les services régionaux du tourisme vont continuer le travail pour avoir en fin 2016 des données à jour sur les 60% res­tants», ex­plique M. Mbaye.
Selon les statistiques disponibles, le Sénégal compte quelque 744 réceptifs hôteliers dont 33% sont des hôtels, 31% des auberges, 24,43% des campements et 10% des résidences. Ainsi pour l’année 2014, ont foulé le sol sénégalais 842 mille 309 touristes, soit des recettes touristiques de 298 milliards de francs Cfa. Pour l’année d’avant, le nombre de touristes avait atteint 1 million 069 mille 170 touristes et des recettes de 378 milliards de francs
Mame Woury THIOUBOU/lequotidien.sn

Commentaires

pour les touristes en masses et le retour finir auto route et aéroport ,et des plages propre .idem M 'Bour....

Écrit par : BARBAIX | 12/04/2016

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La demande touristique ? elle est quasiment à zéro... Ne pas oublier dans cette enquête sur "l'offre et la demande" de bien relever le nombre d'hôtels, restaurants, et autres activités annexes au tourisme ayant mis la clé sous la porte faute de clients... Ne pas oublier non plus de mener une enquête de satisfaction clients (les "rescapés") pour connaître les vrais maux du tourisme (*), mettre en place des actions correctives pour les éradiquer, et contrôler sur le terrain si ces actions sont véritablement menées et si elles sont efficaces. Ensuite la "demande touristique" sera peut-être relancée ?
* Ne pas perdre de vue que ce sont les clients eux-mêmes qui font généralement la promotion d'un pays, à visiter... ou pas !

Écrit par : Candide | 12/04/2016

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Encore une enquête dépensière de fric pour le tourisme, alors que les PRIORITES sont connues : terminer l'aéroport AIBD, terminer les autoroutes, construire les digues anti-érosion côtière et le ré-ensablements des plages.
D'accord, pour recenser les dégâts et les fermetures d'établissements occasionnées par la politique touristique désastreuse de ces dernières années, le turn-over des ministres incompétents du tourisme, le visa et ébola, la tenue à l'écart des professionnels du secteur dans les décisions, qui ont amené le tourisme sénégalais à l'agonie et des milliers d'emplois perdus dans le peuple. Lister les dégâts et savoir ce qui reste en état de marche pour recevoir les touristes et ne pas les faire fuir à nouveau.
La crainte pour cette enquête est quelle soit faite par un non-professionnel qui va dégager encore, que des statistiques inutiles et oublier dans la liste des maux du tourisme sénégalais : les harcèlements, les arnaques, le racisme anti-toubab, les rappels incessants de la colonisation aux visiteurs comme si ils en étaient les responsables, la saleté du pays, les décharges d'ordures dans les rues et les plages, la peur des maladies, virus et épidémies, la présence des enfants talibés mendiants dans les rues. Tous ces attitudes et comportements qui ont mis à mal le tourisme. Sans conscience ou dans le déni de ces tares pour le tourisme, sans volonté de les dénoncer pour repartir sur de bonnes bases : Cette enquête ne servira à rien du tout pour relancer le tourisme.

Écrit par : issa gibb | 13/04/2016

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Et tant qu'on y est : BAISSER LE PRIX DES BILLETS D'AVIONS , FERMER TOUS LES HOTELS, CAMPEMENTS QUI NE SONT PAS EN REGLE ET QUI PARTICIPENT AU MAUVAIS TAUX DE RETOUR TOURISTIQUE AU SENEGAL, CONTROLER LES MAISONS LOUEES AU BLACK ET QUI FONT LEGION AU SENEGAL, ARRETER D'ARNAQUER LES TOURISTES EN IMPOSANT DES TARIFS CLAIRS, JUSTES ET CONTROLE .... BREF FAIRE LE JOB CORRECTEMENT QUOI .... NOUS HOTELIERS SCRUPULEUX REMPLISSONT CES FICHES DE STATISTIQUES DEPUIS DES ANNEES ET CE SEMBLE T'IL POUR RIEN, JAMAIS UN RETOUR... PIPO !

Écrit par : olivier | 15/04/2016

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Les touristes qui louent ou vont dans les campements ne sont pas les memes que ceux qui vont dans les hotels ce sont 2 catégories différentes les 1er n'enlèvent rien au 2eme,ces gens là n'iront jamais faire des séjours hotels

Écrit par : eddy | 15/04/2016

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