24/05/2016

40000 ha PERDUS CHAQUE ANNEE

Déforestation: Le Sénégal perd chaque année 40 000 hectares soit 2,1 % du PIB

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Le Sénégal connait des problèmes de dégradation des terres. Environ 13% des terres -sur les quelles vit 22% de la population nationale- sont dégradées, le coût annuel de ces dégradations s’élève à environ 944 millions de dollars US par an, soit 8% du produit intérieur brut (PIB) de 2007. Selon une étude de FAO-Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture- le Sénégal a perdu 40 000 hectares du fait de la déforestation environ 2,1 % du PIB.
« Aujourd’hui on parle de 3 800 000 hectares de terres arables mais en réalité nous avons moins, vu les dégradations : l’érosion, la déforestation, la salinisation et autres… Selon une étude récentes de FAO, nous avons perdu 40 000 hectares par an du fait de la déforestation » renseigne Fallou Dièye, conseiller spécial en Agriculture à la primature.
Pour les pertes économiques, les experts ont évalué à 2,1% du PIB perdu cette année. « L’étude constate qu’en cumulant l’effet de toute sorte de dégradation, sur l’agriculture et sur l’élevage on arrive à 2,1% du PIB perdu du fait de ces dégradations » renchérit M. Dièye.
Pour venir à bout de la déforestation et ses dérivés, les autorités misent sur la coopération avec des premiers acteurs – les paysans-.
La meilleure stratégie pour lutter contre la dégradation du sol, c’est de concevoir avec les populations utilisatrices de cette terre les règlements qu’elles accepteront entre elles d’utiliser. Par exemple l’utilisation de certaines réserves. Nous allons aussi insister sur l’utilisation combinées des matières organiques, de l’engrais…»
Selon les experts la situation est préoccupation raison pour lesquelles « Il faut limiter la déforestation, la reconversion de la forêt vers agriculture doit être limitée, sans oublier la lutte contre les feux de brousse, la salinisation des terres ».
Ankou Sodjago/Senenews

Commentaires

Tout s'entretient : les terres arables (en évitant les engrais chimiques), les plantations et en particulier les arbres (qui attirent la pluie et dont les racines retiennent la terre en cas de forte précipitation), les "prairies" (qui permettent aux herbivores de se nourrir d'herbe au lieu de cartons), les mangroves (qui protègent la terre de la salinisation), les bords de mer et plages, propices aux activités du tourisme ( et qui seraient peut-être moins dégradés si on n'y prélevait pas des quantités de sable phénoménales pour la construction), etc. etc. L'essentiel est d'en prendre conscience, et de s'activer pour que ces richesses soient protégées pendant qu'il en est encore temps. Effectivement la situation est préoccupante. Et pour lutter contre le réchauffement climatique, les arbres sont de précieux alliés, d'autant que l'ombre d'un arbre est cent fois plus efficace que le plus cher des parasols... Les "vieux" le savent bien !

Écrit par : Candide | 24/05/2016

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L'avenir des forêts, grâce à une ressource durable et inépuisable ...

http://www.humanite-biodiversite.fr/article/des-eaux-usees-font-pousser-une-foret

Écrit par : Candide | 21/09/2016

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