30/05/2016

DIALOGUE NATIONAL

Ouverture du dialogue national

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Au Sénégal, le dialogue national a débuté ce samedi, deux mois après le référendum constitutionnel remporté par le “Oui”.
Lors de ce dialogue, ce sont 15 points de réformes constitutionnelles qui feront l’objet de débats. Parmi les personnalités assises à la table de discussions, le président sénégalais Macky Sall bien sûr, mais aussi des autorités religieuses, des représentants de la société civile et des acteurs politiques.
Mais le point saillant, celui-là même qui focalise toutes les attentions, concerne la réduction du prochain mandat présidentiel de 7 à 5 ans. Macky Sall avait proposé cette réduction de mandat pendant la campagne qui a précédé sa venue au pouvoir en 2012.
Cependant, après consultation du corps constitutionnel, le maintien du mandat en cours de Macky Sall à 7 ans a été soumis à un référendum ainsi qu’une dizaine de réformes constitutionnelles. Le “Oui” l’ayant emporté, il poursuivra son mandat jusqu’en 2019. Ce qui avait provoqué une volée de bois vert de la part de l’opposition sénégalaise, dont certains partis rejettent le principe même du dialogue national. Mais le PDS de l’ex-président Abdoulaye Wade aurait confirmé sa présence à cette rencontre, après avoir auparavant refusé d’y participer.
« Au-delà de nos différences et de nos divergences, nous avons en commun le Sénégal. La révision constitutionnelle apporte davantage de sécurité à notre régime politique », a dit M. Sall, lors des assises. Le mouvement citoyen Y’en a marre a boudé l’ouverture de ce dialogue, qui s’est déroulé dans une ambiance des grands jours, avec hymne national, salle des banquets de la présidence, drapeau vert jaune rouge en fond de salle, etc.
Autre point important du débat national, le statut de chef de l’opposition. Mais aussi, le droit des Sénégalais à un environnement sain et la création de sièges de députés pour les Sénégalais de la diaspora.
Rodrigue Loué/Africanews

Commentaires

Les autorités religieuses n'ont pas à être présentes lors des discussions nationales sur des réformes constitutionnelles de la République, sauf s'ils sont élus de la République.
Tant que le Sénégal ne comprendra pas cela, il n'est pas digne d'être appelé République démocratique ou le pouvoir politique doit être totalement séparé des religions.
Le Président Macky Sall, légitimé par le OUI et hué à Touba, continue à ramper devant les religieux. Honte à lui. Ce n'est pas comme cela qu'il fera avancer le Sénégal.
Il envoie les flics tabassaient les gosses de terminales de Thiès qui manifestent pour avoir leurs note du premier trimestre à cause de la grève des notes des professeurs. Pour les religieux fanatiques et rétrogrades qui manifestent contre la minorité homosexuelle et un minable sac même pas rose d'un artiste, il fait rien. A force le lécher les culs des religieux, il perdra son trône. Le silence du peuple devient inquiétant ?

Écrit par : issa gibb | 04/06/2016

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