31/05/2016

BALADE ECOLOGIQUE A LA SOMONE

Découvrez le sentier écologique de la Somone

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La Petite Côte est l'endroit idéal pour passer un weekend en dehors de l'agitation dakaroise. Entre lagune et mangrove, le sentier écologique de la Somone est l’occasion de faire une balade agréable.
Ce sentier d’1,2 km a été construit en 2011 à l’initiative d’Isabelle et Michel Théron, et fait partie de la Réserve Naturelle de la Somone. Il offre une véritable découverte de la faune et la flore locale. On peut en effet y observer de nombreuses espèces d’oiseaux, mais aussi des chacals, mangoustes, singes verts ou varans du Nil.
Ce sentier est une activité ludique et originale pour les familles et propose des panneaux explicatifs tout au long du parcours, afin d’en apprendre plus sur la mangrove et sa biodiversité. On y apprend par exemple que la mangrove est un milieu riche en nutriments minéraux et organiques, et que ses eaux abritent une grande diversité d’organismes : plancton, algues, mollusques, crustacés et poissons.
Sur le chemin, un mirador vous permettra d’observer les principales espèces d’oiseaux de la lagune de la Somone.
L’accès se fait par la lagune de la Somone, à côté des Huîtres Norbert.
Contacts : Réserve Naturelle de la Somone (Parc Nationaux). Tél. 33 958 50 77 – Tél écogarde : 77 892 49 98. Tarif : 1500 CFA pour une durée de 24 heures.
Pauline Bouveau/www.lepetitjournal.com  -  http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/247...

SALY N'A PAS VIBRE AU TOURISME LOCAL

Le directeur de la Sapco pour la promotion du marché local

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Bocar Ly, directeur général de la Sapco a insisté samedi, lors de la clôture de la «Semaine du tourisme local à Saly », la nécessité d’accompagner le secteur qui ne peut pas compter seulement sur le marché international. Bocar Ly a plaidé pour une alliance entre la promotion du tourisme étranger et interne pour briser cette saisonnalité qui étrangle le secteur.
La première édition de « la Semaine du tourisme local à Saly » a vécu. Du 23 au 29 mai dernier, diverses activités ont été déroulées pour booster davantage le secteur du tourisme. Danses africaines, régates, défilé de mode, tournoi de poker, de pétanque, spectacles son et lumière, exposition de peinture ont été au programme. La manifestation est organisée par la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco), en collaboration avec tous les acteurs de Saly. Selon le directeur général de la Sapco, cette première édition a été une réussite et sera pérennisée dans les années à venir.
Pour Bocar Ly, il est impératif que le tourisme bénéficie entièrement de son marché local. « Nous sommes trop souvent tournés vers l’international, alors qu’il y a, à côté, un marché important. C’est pour cela que nous avons pensé qu’il faut développer une nouvelle forme de promotion du tourisme, car au Sénégal, nous avons une classe moyenne qui représente un segment important du tourisme», a-t-il noté. M. Ly a souligné la nécessité de faire une bonne promotion pour encourager les Sénégalais souvent attirés vers les voyages à l’extérieur de profiter du tourisme local. « C’est tout le sens de la semaine du tourisme local et nous avons profité de l’occasion pour rendre le produit touristique de Saly plus visible aux nationaux, car c’est une niche importante qui mérite qu’on s’y intéresse », a-t-il fait savoir.
Il a invité l’ensemble des acteurs économique à rejoindre le comité de station pour rendre l’espace plus propre, sûr, et attrayant. « C’est à partir de là, qu’on sera capable de réussir une bonne promotion, d’accueillir plus de Sénégalais sur notre site, que les touristes étrangers seront plus enclins à venir », soutient Bocar Ly. Le directeur général de la Sapco a, en outre, déploré le racolage, la mendicité, l’abordage des touristes sur le site de Saly.
M. Ly estime que le président de la République devrait promulguer un décret pour mieux réglementer les zones touristiques. « Des courriers on été adressés à tous les acteurs de Saly pour qu’ensemble, on fasse des propositions au président Macky Sall pour qu’un décret soit promulgué pour une meilleure gestion des zones touristiques », a indiqué M. Ly. Pour Amdy Sène, représentant le ministre du Tourisme et des Transports aériens, cette initiative mise de la Sapco marque la volonté d’inciter les Sénégalais à venir découvrir les activités présentes dans la station balnéaire de Saly.
De l’avis du directeur de la Promotion touristique, la politique de promotion du tourisme intérieur est devenue un choix stratégique pour réduire la vulnérabilité de l’activité touristique et de la protéger contre les aléas extérieurs. M. Sène a souligné l’urgence d’encourager les hôteliers à développer des offres adaptées aux spécificités des familles et de leurs pouvoirs d’achat et à son avis, l’option la plus performante suppose la création d’un contrat de partenariat pilote entre les agences de voyages afin de satisfaire les besoins du touriste sénégalais.
S. O. F./Lesoleil
ndlr: on aurait aimé un succès. Si le mot fiasco semble outrancier tant les acteurs de terrain se sont dépensés pour que cette semaine soit une réussite, le gargarisme de certains cache une réalité: Saly fut un désert durant cette semaine du tourisme local.

30/05/2016

HAKUNA MATATA A MAR LODJ

Hakuna Matata, un endroit canon...

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A quelques encablures de Ndangane Sambou, à trois quart d'heure de charrette après l'accostage, L'île de Mar Lodj offre un écrin différent, particulier le long du bras principal du delta du fleuve Saloum.
S'offrir la balade en charrette plutôt que le grand tour en pirogue a deux avantages. Le premier: le prix! Moins cher, évidemment. Le second: l'opportunité de traverser l'île, capter les paysages mais aussi avoir l'occasion de discuter; le cocher, le cheval et vous!
Les vibrations de l'Afrique, c'est aussi ça!
A travers tans et brousse, rousse actuellement, on rejoint le campement de pêche d'Olivier. Hakuna Matata.
Quelques hectares au bord du fleuve, des cases très correctes, un long ponton jeté sur l'eau, des bâtiments accueillants, conviviaux. Une bonne table, un personnel souriant, un petit bateau construit par le maître des lieux, un seigneur!
Gardé par quelques vestiges militaires - des canons et des casemates datant de la fin du 19ème siècle - le campement Hacuna Matata semble être ancré au bout du bout du monde, loin de ses vicissitudes. Ces vieux canons rouillés n'ont jamais connu le moindre obus. Pétain qui avait réarmé la région, de peur que de Gaulle n'envahissent les colonies par la Saloum, ne connaissait que Vichy, pas Kirène...
Seul paradoxe de ce lieu paisible, Olivier, à défaut d'introduire une fleur dans chaque canon, a masqué ces vestiges de bougainvilliers.
Hakuna Matata, outre l'île de Mar Lodj, offre à quelques encablures de pirogue, le labyrinthe fabuleux des îles du Saloum. Depuis 1999, la famille Guérin est présente au Sénégal et, voici 11 ans, Olivier réinvente Hakuna Matata.
Grand pêcheur devant l'éternel mais surtout homme respectueux de la nature, il va proposer sa philosophie de vie, d'écologie, de respect, de connaissance tant à son fidèle personnel qu'à ses visiteurs, ses clients, ses amis.
Cet homme est d'une douceur, d'une gentillesse, d'une approche qui procurent un bien fou!
Il vous apprend à pêcher le poisson dont on a besoin pour déjeuner, diner. Un seul! Les autres seront remis à l'eau. Il vous apprend les bolongs, la mangrove. Il arrête le petit moteur de son bateau pour vous laisser écouter le chant des huîtres de palétuviers. Il vous raconte les oiseaux, les périophtalmes, chaînon manquant entre le poisson et l'homme, les secrets des tumulus funéraires, ses espoirs, ses craintes pour l'écologie des lieux et du monde...
Dédié à la pêche, ce campement est pourtant également fréquenté par bon nombre de touristes, d'écologistes, d’ornithologues; par des gens qui aiment vibrer au pouls de l'Afrique et de la nature dans le silence de cet univers sauvegardé.
Allez à la rencontre de Hakuna Matata, vous ne le regretterez pas! (Fermé du 1er août au 9 octobre).
site internet: www.campement-hakunamatata.net

HABRE ENFIN CONDAMNE!

Hissène Habré condamné à la détention à perpétuité

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L'ex-président tchadien Hissène Habré a été condamné lundi à Dakar à la prison à perpétuité. Le Tribunal l'a reconnu coupable de crimes de torture, de crimes contre l’humanité, de viols et d'esclavage forcé et de certains crimes de guerre.
C’est une étape cruciale dans le long combat entamé il y a plus de 25 ans par les centaines de victimes encore vivantes du régime de Hissène Habré et leurs familles. Jugé depuis juillet 2015 devant les Chambres africaines extraordinaires (CAE), l’ancien dictateur tchadien était poursuivi pour « crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de torture ».
Viols et torture systématique
Il a donc été condamné ce lundi 30 mai à perpétuité. Dans une longue lecture, le président du tribunal, le magistrat burkinabè Gberdao Gustave Kam, a évoqué la torture continue commise pendant les huit années du régime Habré, évoquant une « atteinte systématique et généralisée contre la population du Tchad », a-t-il déclaré, rejetant toutefois certains chefs de crime de guerre mais retenant les crimes de tortures et de crimes contre l’humanité, comprenant les crimes de viol et d’esclavage sexuel.
Jeune Afrique avec AFP
Hissein Habré va purger sa peine au Cap Manuel
Ce sera au Cap Manuel que Hissein Habré va purger sa peine. Condamné à perpétuité par la Chambre africaine extraordinaire d’assises, il a été reconnu coupable des crimes de torture, d’homicides volontaires, de crimes contre l’humanité, de viols, d’esclavage sexuel, de crimes de guerre, de traitements inhumains, d’enlèvement de personnes suivis de leurs tortures.
Selon les dispositions de la Chambre africaine, Hissein Habré pouvait être emprisonné dans n’importe quel pays zone de la Cedeao. Mais, c’est finalement au Cap Manuel où il dispose d’une aile spéciale qu’il passera le reste de ses jours.
Le Président de la Chambre qui a prononcé le verdict, a informé que le condamné disposait de 15 jours pour faire appel de la décision.
Lala Ndiaye - Seneweb

DIALOGUE NATIONAL

Ouverture du dialogue national

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Au Sénégal, le dialogue national a débuté ce samedi, deux mois après le référendum constitutionnel remporté par le “Oui”.
Lors de ce dialogue, ce sont 15 points de réformes constitutionnelles qui feront l’objet de débats. Parmi les personnalités assises à la table de discussions, le président sénégalais Macky Sall bien sûr, mais aussi des autorités religieuses, des représentants de la société civile et des acteurs politiques.
Mais le point saillant, celui-là même qui focalise toutes les attentions, concerne la réduction du prochain mandat présidentiel de 7 à 5 ans. Macky Sall avait proposé cette réduction de mandat pendant la campagne qui a précédé sa venue au pouvoir en 2012.
Cependant, après consultation du corps constitutionnel, le maintien du mandat en cours de Macky Sall à 7 ans a été soumis à un référendum ainsi qu’une dizaine de réformes constitutionnelles. Le “Oui” l’ayant emporté, il poursuivra son mandat jusqu’en 2019. Ce qui avait provoqué une volée de bois vert de la part de l’opposition sénégalaise, dont certains partis rejettent le principe même du dialogue national. Mais le PDS de l’ex-président Abdoulaye Wade aurait confirmé sa présence à cette rencontre, après avoir auparavant refusé d’y participer.
« Au-delà de nos différences et de nos divergences, nous avons en commun le Sénégal. La révision constitutionnelle apporte davantage de sécurité à notre régime politique », a dit M. Sall, lors des assises. Le mouvement citoyen Y’en a marre a boudé l’ouverture de ce dialogue, qui s’est déroulé dans une ambiance des grands jours, avec hymne national, salle des banquets de la présidence, drapeau vert jaune rouge en fond de salle, etc.
Autre point important du débat national, le statut de chef de l’opposition. Mais aussi, le droit des Sénégalais à un environnement sain et la création de sièges de députés pour les Sénégalais de la diaspora.
Rodrigue Loué/Africanews

VILLAGE DES ARTS DE N'GAPAROU

« Un pont pour l’amitié entre les peuples »

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L'inauguration du village des Arts de N Gaparou aura lieu en décembre 2016. Ce centre d'expérimentation artistique et artisanale attire un grand nombre d'artistes internationaux.
Objectifs du Village des Arts de N’Gaparou
Après plusieurs expériences d’échanges artistiques et culturels à travers le monde, notamment des expositions et symposiums en Suède, en France, en Italie, en Grèce, au Canada, en Allemagne etc, nous nous sommes installés à N'Gaparou, village côtier situé sur la Petite Côte sénégalaise.
N'Gaparou appartient à la communauté rurale de Mbour, département connu pour son dynamisme en matière de tourisme, d’agriculture et d’élevage. N'Gaparou est un endroit paisible, à 70 km de Dakar (environ 1 heure et demi de voiture). Ce village est baigné per l’Océan Atlantique, la majorité de sa population vit de pêche.
Le projet implanté au Sénégal dans un site que nous appellerons «Le Village des Arts de N'Gaparou», vise en premier lieu à renforcer le dialogue et la compréhension entre les cultures ainsi que la lutte contre l’exclusion sociale et la discrimination. Il s’adressera ainsi à toutes les couches de la population, aussi bien urbaine que rurale et sans aucune discrimination. Dans ses objectifs, le projet soutient les initiatives individuelles et collectives qui rassemblent des personnes d’origine et de contexte culturel les plus divers, dans un esprit d’apprentissage mutuel.
Lieu d’échange et de dialogue, le Village des Arts de N’Gaparou veut encourager la rencontre des créateurs qui partagent la même optique que le Village, notamment en favorisant un dialogue entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest, l’Orient et l’Occident.
Le Village des Arts de N'Gaparou envisage de coopérer avec d’autres organisations et initiatives au niveau local, national et international. Il manifestera une ouverture avec les artistes du monde qui pourront y trouver un lieu propice pour leur inspiration.
Ce projet est conçu pour s’autofinancer, en mettant à profit la contribution des participants, des promoteurs et sponsors locaux et étrangers.
Description du Village des Arts de N’Gaparou
Le Village des Arts de N'Gaparou, avec une surface de presque 4000 mètres carrés, dispose des espaces ateliers de travail, d’une grande salle polyvalente, d’hébergement, des dépendances comme cuisine, douches et cetera. L’architecture du Village des Arts de N'Gaparou est du style soudano sahélien. Des differents jardins sont en train de se developer sur le terrain. Sur sa façade qui donne sur la route de la Somone sera ouvert une galerie avec un café de rencontres et une boutique d’artisanat local.
Le Village des Arts est un centre d’expérimentation artistique et de promotion artisanale. Il se présente comme une organisation d’utilité publique qui favorisera les rencontres artistiques, culturelles et les échanges. Il proposera des programmes d’art, de culture, des formations et des loisirs. La place centrale du site servira de «point détente», pour les spectacles et les animations diverses musicales ou audiovisuelles.
A la fois lieu de formation et d’information, le Village des Arts de N'Gaparou soutiendra des projets pédagogiques sur les relations internationales, les phénomènes migratoires, le racisme mais également sur les questions d’actualité. Il veut être un lieu privilégié pour accueillir expositions, symposiums, séminaires, workshops, conférences.
Le Village des Arts de N'Gaparou sera inauguré le 24 décembre 2016 avec une exposition d’Art plastique, de la musique et d’autres activitées culturelles, dans le cadre des “72 heures de N’Gaparou”.
BASSIROU SARR/Vincent Haubtmann/fadela hebbadj
Route de Somone, N'Gaparou, Petite Côte/ Sénégal - Tel: 00221 – 78 48 00 678 / 77 - 66 77 447 / 77 - 63 73 739 - E-Mail: bassirou.art@gmx.de
Vincent Haubtmann/fadela hebbadj
lien: https://blogs.mediapart.fr/fadela-hebbadj/blog/290516/vil...

29/05/2016

TOUS A DIAMNIADiO...

Macky Sall annonce la délocalisation de la plupart des ministères à Diamniadio

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La plupart des ministères devront, dans un délai de 18 mois, quitter Dakar pour aller s’installer à Diamniadio. L’État envisage de faire de ce site une nouvelle ville, et Macky Sall compte y transférer ces départements ministériels. Le président de la République en a fait l’annonce ce lundi 9 mai 2016, à Diamniadio.
Les ministères qui vont faire le déplacement n’ont pas été dévoilés. Mais le président Sall a révélé « que la plupart des ministères vont être délocalisés à Diamniadio, dans, à peu près, un an et demi ». Le Quartier administratif avec ces deux cités ministérielles, qui est en train d’être construit par les sociétés Envol et Teyliom va constituer le point de chute de ces ministères.
Macky Sall, profitant de la journée d’aujourd’hui, marquant le lancement de ses projets présidentiels assimilés à ceux de secondes générations, lancés ce lundi, a procédé à la pose de la première pierre de 3 (trois) projets.
Ainsi, construit sur le concept de ville verte, le Pôle urbain s’inscrit, selon lui, dans le strict respect du développement des villes durables, avec le respect de l’environnement, un système performant d’assainissement et de traitement des déchets, la promotion des énergies renouvelables que nous expérimentons déjà dans ce centre qui est alimenté par de l’énergie solaire. Et surtout l’efficience énergétique. Ainsi qu’un cadre de vie attrayant.
Conscient de la qualité des terres dans la zone, il a aussi voulu rassurer les populations locales et celles à venir. À ce propos, il a évoqué la mise en place d’un « système d’assainissement » du Pôle urbain de Diamniadio, pour le protéger des inondations. « On ne va pas vous amener à Diamniadio pour revivre les affres de Médina Gounass, il faut donc aménager et assainir le pôle. Ces travaux seront engagés sans délai », promet-il.
Seneweb

LE FMI CONTENT DU SENEGAL

Le Fmi salue les performances économiques du Sénégal

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Le Fmi qui salue les bonnes performances macroéconomiques du Sénégal ainsi que les progrès réalisés dans la mise en œuvre des réformes de l’Ispe, a approuvé le nouveau programme triennal du Sénégal. L’institution financière exhorte les autorités à rééquilibrer les dépenses publiques en faveur de l’investissement en infrastructure et en capital humain, à élargir l’assiette fiscale et à renforcer l’efficacité des dépenses publiques notamment à travers une meilleure maîtrise des subventions et de la masse salariale.
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (Fmi) a conclu favorablement la deuxième revue du programme économique et financier du Sénégal, appuyé par l’Instrument de Soutien à la Politique Economique (Ispe), annonce un communiqué du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.
« Les administrateurs ont salué les bonnes performances macroéconomiques du Sénégal ainsi que les progrès réalisés dans la mise en œuvre des réformes de l’Ispe », souligne le texte. En 2015, les résultats macroéconomiques ont été satisfaisants avec une croissance de 6,5% pour la première fois au cours des douze dernières années, rappelle-t-on dans le document. « Cela reflète en particulier le lancement des projets du Plan Sénégal Emergent (Pse) et la bonne performance de l’agriculture grâce à des conditions pluviométriques favorables et des gains de productivité dans le secteur », commente-t-on dans le texte, soulignant que le renforcement de la croissance économique s’est accompagné d’une faible inflation et d’une réduction des déficits budgétaires et du compte courant.
Selon le document, les administrateurs se sont félicités de la consolidation budgétaire, avec un déficit attendu à 4,2 % du Pib, en 2016 et de l’engagement des autorités à atteindre le critère de convergence de l’Uemoa relatif au déficit budgétaire fixé à 3 % avant l’horizon de convergence, en 2019. Ils ont aussi exhorté les autorités à rééquilibrer les dépenses publiques en faveur de l’investissement en infrastructure et en capital humain, à élargir l’assiette fiscale et à accélérer des efforts de réduction des dépenses fiscales, tout en renforçant l’efficacité des dépenses publiques notamment à travers une meilleure maîtrise des subventions et de la masse salariale. Les administrateurs ont également encouragé les autorités à renforcer la gestion de la dette et ont relevé l’impact positif sur les finances publiques et la gouvernance économique de la réforme de Sénégal Airlines et la fermeture de cinq agences d’exécution.
Un déficit attendu à 4,2%
« L’approbation du nouveau programme triennal par le Conseil d’administration du Fmi marque la confiance que la communauté internationale accorde à notre pays et illustre le soutien franc des partenaires techniques et financiers à la nouvelle stratégie de développement économique et sociale, le Pse », se félicite-t-on dans le texte. «Les autorités sénégalaises se félicitent de la conclusion de la deuxième revue de l’Ispe et s’engagent à garder le cap pour une croissance forte, durable et inclusive », indique le communiqué. Selon le document, les résultats du premier trimestre 2016 indiquent que l’activité économique interne hors agriculture et sylviculture, mesurée par l’Indice Général d’Activité (Iga), a progressé de 6,3% comparativement au premier trimestre de 2015. Ce dynamisme est porté par les industries extractives, la fabrication de produits chimiques, les cimenteries, l’énergie, la construction, les transports et télécommunications et les services d’hébergement et de restauration, selon le document. Sur la même période, ajoute la même source, l’indice de l’emploi dans le secteur moderne a progressé de 4,3%, l’inflation de 1,4%, les exportations de biens de 8,7% contre un repli de 3,4% pour les importations.
« Les ressources publiques ont augmenté de 9,8% au cours du premier trimestre alors que les dépenses publiques progressent de 16 % portées par les investissements en hausse de 29,1 %. Au total, le déficit budgétaire, dons compris, est estimé à 99 milliards à fin mars 2016 pour un objectif annuel arrêté à 372,4 milliards », note-t-on dans le document.
Mamadou GUEYE/Lesoleil

LS LIONS BATTENT LE RWANDA

Le Rwanda dominé par le Sénégal (0-2)

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Le Sénégal a remporté ce samedi le match amical qui l'a opposé au Rwanda à Kigali, grâce à des buts inscrits en 1ère période par Mame Biram Diouf et Younousse Sankharé. Aliou Cissé en a profité pour faire une large revue de l'effectif.
Aliou Cissé a démarré avec quelques innovations, avec la titulariation de Khadim Ndiaye dans les buts qui profite de la blessure de Abdoulaye Diallo. Ibrahima Mbaye, Younousse Sankharé et Baldé Dia Keita ont également été alignés d'entrée.
Le Sénégal a pris l'avantage à la 15ème mn sur un but de Mame Biram Diouf qui ouvre le score d'une belle frappe après avoir raté quelques bonnes occasions.
La seconde période est l'occasion pour le coach Aliou Cissé de faire tourner son effectif avec les entrées de Baye Oumar Niasse, Cheikh Ndoye, Fallou Diagne, Lamine Gassama, Pape Kouly Diop et Pape Alioune Ndiaye.
Cette victoire permet aux Lions d'attaquer avec confiance le match décisif contre le Burundi le 4 juin prochain afin de valider la qualification pour la CAN Gabon 2017.
Sénégal : Khadim Ndiaye - Ibrahima Mbaye, Kara Mbodji, Kalidou Koulibaly, Pape Souaré, Cheikhou Kouyaté, Idrissa Gueye, Younousse Sankharé, Baldé Diao Keita, Sadio Mané, Mame Biram Diou
wiwsport

28/05/2016

LES HIPPOPOTAMES TUEURS...

les hippopotames tueurs font fuir les pêcheurs du fleuve Gambie

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Sur son lit d'hôpital, Ali Fall, 25 ans, un jeune pêcheur sénégalais, bandages ensanglantés aux jambes, a pour la deuxième fois «échappé à la mort» après une attaque d'hippopotame sur le fleuve Gambie.
La psychose est à son comble au Sénégal, au bord du fleuve Gambie. En cause : les hippopotames ! Sur son lit d'hôpital, un jeune pêcheur sénégalais, bandages ensanglantés aux jambes, a pour la deuxième fois «échappé à la mort». Ali Fall, 25 ans, attaqué début mai sur le fleuve, est la dernière victime des hippopotames à Gouloumbou, nom du village sénégalais et du cours d'eau qui le traverse, un bras du fleuve Gambie.
«Avec un collègue, nous étions venus au petit matin retirer nos filets, quand un hippopotame a renversé notre pirogue avec ses pattes. Mon compagnon s'est sauvé mais l'animal m'a mordu à la jambe gauche puis à la droite», témoigne Fall, hospitalisé à Tambacounda, capitale régionale dont dépend Gouloumbou, à environ 500 km à l'est de Dakar. «C'est la deuxième attaque après une première en 2014. J'ai échappé à la mort à deux reprises. Je vais changer de métier», dit-il.
En une décennie, «au moins 25 personnes ont été tuées par les hippopotames à Gouloumbou» et ses environs, notamment des pêcheurs, dit le chef de village Abdoulaye Barro Watt. «J'ai écrit plusieurs lettres aux autorités pour les alerter», précise-t-il. «Ce sont des bêtes méchantes qui attaquent la nuit comme le jour. A cause d'elles, nous restons plusieurs jours sans pêcher», se plaint Abdoulaye Sarr, un «thioubalo», ethnie spécialisée dans la pêche. «Il n'y a plus de poisson au marché (de Gouloumbou) parce que nous restons plusieurs semaines sans pêcher», insiste Moussa Bocar Guèye, un autre thioubalo.
L'animal n'aime pas être dérangé
L'hippopotame, mammifère herbivore amphibie qui passe de longues heures immergé pour protéger sa peau fragile du soleil, est l'un des animaux qui tuent le plus d'hommes en Afrique, en raison notamment de son irascibilité lorsqu'il est dérangé, selon des experts de la faune africaine. Mais à Gouloumbou, comme dans de nombreux cours d'eau du Sénégal, l'hippopotame n'était pas connu pour son agressivité. «Quand nous étions jeunes, nous jouions avec les hippopotames dans le fleuve. Ils étaient inoffensifs. Maintenant, ils surprennent les gens jusque sur la berge. Ils s'attaquent aux champs de riz, d'arachide» et aux bananeraies, affirme le chef de village Watt.
«C'est interdit de les tuer. L'hippopotame est une espèce protégée» au Sénégal parce que menacée de disparition, dit-il. Un inventaire est en cours pour connaître le nombre d'hippopotames dans le pays, selon les autorités.
Des enfants se baignent près du pont qui enjambe le fleuve. Non loin, Aminata Sy, une quadragénaire, torse nu, fait le linge. «J'ai peur d'une attaque d'hippopotame. C'est pour cette raison que je fais face au fleuve. Je suis obligée de venir laver le linge ici. A la maison, il n'y a ni robinet ni puits», explique-t-elle.
«Nous voulons des pirogues à moteur. Celles que nous avons sont petites et peuvent facilement être renversées par les hippopotames», plaide Abdoulaye Sarr, debout sur la berge. Il désigne de frêles embarcations en bois accostées sur une rive du fleuve, bordée par des champs.
Pourquoi cette vague d'attaques ?
«Le ministère de la Pêche doit prochainement fournir aux pêcheurs de Gouloumbou vingt pirogues métalliques motorisées, qui peuvent résister aux attaques» des hippopotames, affirme le directeur national de la Pêche continentale, Djibril Signaté.
«Nous sommes en train d'installer une station piscicole à Gouloumbou. Le ministère a aussi déjà distribué à ses pêcheurs des filets, des hameçons et des gilets de sauvetage pour pêcher dans des mares très poissonneuses de la zone» et ne plus dépendre du seul fleuve, ajoute M. Signaté.
Diverses histoires circulent à Gouloumbou sur cette vague d'attaques d'hippopotames.
L'une d'elles veut qu'un vendeur malien de poissons, accusé par ses concurrents de casser les prix et chassé en 2007 de la localité, ait, avant de partir, promis un châtiment à Gouloumbou.
Le pêcheur Abdoulaye Sarr met en cause la disparition «des pratiques mystiques qui protégeaient les gens dans le fleuve parce que maintenant, on y fait n'importe quoi, le linge, la vaisselle...»
Le directeur de la Pêche avance, lui, une hypothèse biologique: «L'hippopotame est un animal qui protège son territoire quand la femelle met bas, comme c'est le cas» pendant le printemps, période où se produisent la plupart des attaques.
AFP/SEYLLOU

MADAME LA CORRUPTION...

la corruption, ennemi public N°1

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L'Office national de lutte contre la fraude et la corruption que le président Sall a mis en place après son élection en 2012 vient de remettre son premier rapport. Le Sénégal reste dans le rouge.
Le sujet pourrait s’inviter dans les débats du dialogue national, convoqué par le président Macky Sall à partir du 28 mai 2016: la corruption, un fléau qui gangrène la société sénégalaise. L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption vient de rendre son rapport. Sa conclusion est sans appel : le pays est loin de sortir de la zone rouge.
Lorsqu’il accède au pouvoir en 2012, le président sénégalais, Macky Sall, se retrouve aux commandes d’un pays rongé par une corruption endémique. Classé en zone rouge. L’ONG Transparency International lui a attribué la note de 41 sur 100 en 2013. Pas assez pour être considéré comme un pays intègre. Il faut dépasser le score de 50%.
Macky Sall prend les choses en main. Il met en place un organe indépendant chargé de lutter contre cette pratique illicite. L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) commence ses activités en août 2014. Il vient de remettre son premier rapport.
Tout le monde est prié de s'exécuter
A la tête de ce gendarme anti-corruption, une femme de poigne, Nafi Ngom Keïta. Elle a reçu de ses compatriotes plusieurs centaines de plaintes et de dénonciations. Par lettre et téléphone, au numéro vert 800.000.900 mis à leur disposition par ses services. Personne n’a été épargné, y compris les hommes politiques.
«Il faut que les gens acceptent de rendre compte. Il faut que les hommes politiques, qu’ils soient chefs de partis ou autres, des leaders de la société civile, de l’opposition. Il faut qu’ils répondent. Il ne faut pas aller dire au président que madame Keïta est compliquée. Je ne crée des problèmes à personne. Nous voulons simplement clarifier», a-t-elle martelé devant la presse à Dakar.
Les services de Madame Keïta ont ouvert des enquêtes sur l’affaire Lamine Diack, l’ex-président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme, accusé d’avoir illégalement financé l’opposition sénégalaise entre 2008 et 2012. Ses collaborateurs ont passé au peigne fin 385 déclarations de patrimoine déposées par des personnalités politiques sénégalaises.
La presse sénégalaise a largement commenté ce rapport et répertorié «les niches de corruption» épinglés par les enquêteurs. Pour le journal Sud Quotidien, le foncier, l’école, les transports, la sécurité publique et la santé sont les domaines de prédilection de la corruption au Sénégal.
«Les champions de la magouille»
Parmi «les champions de la magouille» figure notamment la direction des transports où il est possible d’obtenir son permis de conduire en un seul jour moyennant le versement d’une enveloppe de 150.000 francs CFA.
Au service des impôts et domaines, le code fiscal est vendu à 50.000 francs CFA au lieu de 20.000 francs exigés par la législation fiscale.
Sur la liste des tricheurs figure aussi le Centre des œuvres universitaires de Dakar, le Coud, qui devrait faire l’objet de poursuites judiciaires. Le rapport propose le limogeage de son Directeur général, accusé de détournement de deniers publics, pour avoir laissé filer plus de 454 millions de francs CFA de subventions versées frauduleusement à des tiers, sans identification formelle des bénéficiaires.
Les enquêteurs sénégalais ont été surpris de constater que le Centre incriminé avait recruté, «à titre posthume», un agent décédé en novembre 2014 dans un accident de la circulation. Ses salaires ont été versés jusqu’en janvier 2015.
«Il n’y a jamais de petite corruption. L’argent public, les biens publics, c’est pour la nation. Et la corruption, ça tue l’économie», confie Madame Keïta à RFI. Elle veut désormais s’attaquer à la corruption de la rue, notamment aux pots de vin demandés aux chauffeurs par les forces de l’ordre pour que leurs véhicules ne soient pas mis à la fourière :
«Nous recevons énormément de dénonciations sur ces questions et nous allons parcourir des axes pour surveiller, montrer qu’on est là», a-t-elle assuré.
Les citoyens sénégalais se plaignent de la corruption qui gangrène la police, soupçonnée de toucher des dessous de table dans le cadre du traitement de dossiers d’enquête liés aux trafic de drogues, aux conflits conjugaux ou aux viols sur mineurs.
Des transferts frauduleux dans les hôpitaux
Dans le secteur de la santé, le rapport a révélé des pratiques de détournement de malades d’une structure publique vers un cabinet médical privé sur fond de corruption. Des pratiques décriées par la patronne de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption, décidée à poursuivre sa mission contre vents et marées.
«Les attaques contre ma personne ne m’ébranlent pas», a-t-elle lancé à ceux qui résistent aux enquêtes lancées par ses collaborateurs.
Coup de balai dans les services de la douane
Au lendemain de la publication de ce premier rapport sur la corruption, le journal Le Quotidien annonce un grand coup de balai dans les services de la douane sénégalaise. Le gouvernement, précise le journal, veut mettre un frein au laxisme et à la corruption généralisée qui commençait à gangrener ce service important de l’Etat.
Martin Mateso/GeopolisFTV

DAK'ART SE POURSUIT

les artistes africains continuent d'exposer leurs créations à Dak'art

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La 12ème édition du Dak’Art, l’une des plus importantes manifestations des arts visuels en Afrique organisée tous les deux ans au Sénégal a ouvert ses portes depuis le 3 Mai. Artistes et professionnels des arts continuent d’investir de nombreux lieux d’exposition à travers toute la ville de Dakar. L’évènement se tiendra Jusqu’au 02 juin prochain.
Lieu d’échanges culturel, la biennale de Dakar de cette année a pour thème :” la cité dans le jour bleu”.
Au cours de la cérémonie d’ouverture qui a été présidée par le Président Sénégalais Macky Sall, certains artistes de renommée internationale ont reçu des prix pour la qualité de leur travail.
Venus d’Afrique et de la diaspora, ce sont plus d’une soixantaine de créateurs qui proposent leur vision du monde et partagent leur art à travers des expositions d’œuvres, des spectacles et la vidéo sur différents sites de la capitale sénégalaise.
“Mon œuvre s’appelle ‘’le corps marci scène’’, le concept est basé sur la notion de perdre, pas le sens de perdre comme on le comprend tous, mais le perdre sans perdre. Alors le mot marci scène, j’ai été inspiré par les grands arbres anciens, comme les chênes qui ne perdent jamais leurs feuilles même lorsqu’ils sont secs, ils ne tombent pas, il continuent quand même à produire de nouvelles feuilles. Au lieu de l’arbre, j’ai référé mon corps, j’ai utilisé mon corps à la place de l’arbre, et ma peau à la place des feuilles” déclare cette artiste Amira PARREE.
La Biennale de Dakar est née de la volonté de l’État du Sénégal et des artistes du pays qui, depuis les années 70, organisent régulièrement des salons d’art qui mettent à jour les différentes phases de l’évolution de la création artistique contemporaine.
La plupart des œuvres artistiques de la biennale symbolisent un appel au vivre-ensemble.
Vidéo: http://fr.africanews.com/2016/05/26/senegal-les-artistes-...
Africanews

27/05/2016

LA FORÊT CASAMANCAISE EN GRAND DANGER

Ali Haidar, écologiste « D’ici deux ans, il n’y aura plus de forêts en Casamance »

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L’écologiste Ali Haidar a tiré la sonnette d’alarme, hier, au cours d’une conférence de presse, affirmant que la région forestière de la Casamance va disparaître d’ici 2018 si rien n’est fait pour limiter son exploitation. À l’origine du mal, des Chinois installés en Gambie, pour reprendre les propos de Haidar, pillent notre pays et y installent le désert.
Ali Haidar a rendu publics un rapport et des images montrant le trafic du bois entre la Gambie et la Casamance. Il s’agit d’un bois précieux utilisé en Chine pour la fabrication de meubles de luxe destinés aux nouvelles élites. Les chiffres révélés par le rapport font froid dans le dos. L’étude a révélé qu’il ne reste plus que 30 000 hectares de forêt, aujourd’hui, dans la région forestière de la Casamance.
En effet, le taux de coupe a triplé et 10 000 hectares supplémentaires pourraient disparaître d’ici 2018, soit plus de la moitié de la forêt restante, selon l’enquête de Haidar. Dans le village de Médina Yoro Foulah, dans la région de Kolda, à quelques kilomètres de la Gambie et ses villages-entrepôts, le mal est à son comble. Dans ces villages, le rapport démontre que le trafic de bois de ‘’vène’’ a pris un essor inquiétant. Dans ces villages-entrepôts, déclare l’écologiste, « on voit quotidiennement des centaines de charrettes, des centaines de voitures et des camions qui traversent avec soi-disant des autorisations leur permettant de ravager la forêt ». Et par conséquent, des Chinois installés en Gambie pillent et souillent notre pays en y installant le désert. « Si le Nigéria est le premier pays exportateur de bois vers la Chine, la Gambie arrive en deuxième position et se ravitaille au Sénégal par le truchement des Chinois installés en Gambie », alerte-t-il.
1 million d’arbres perdus depuis 2010 Ce n’est pas tout. « Le Sénégal a perdu plus d’un million d’arbres, depuis 2010, tandis que les exploitants basés en Gambie ont empoché près de 140 milliards F Cfa en exportant ce bois vers la Chine où la demande de meubles fait de ce bois a explosé ces dernières années ». Les images aériennes du marché de Saré Bodjo, à un kilomètre à l’intérieur de la Gambie, montrent un dépôt de milliers de troncs de bois de « vène ». « Des Chinois et des lobbies puissants coupent des centaines voire des milliers de troncs,n chaque jour, et les exportent », dénonce l’écologiste.
Il ne cache pas son amertume et ses angoisses : « Si les autorités publiques, notamment le Gouvernement sénégalais, ne prennent pas leurs précautions, les conséquences seront irrémédiables. » Car d’après les résultats de son enquête sur le trafic de bois, d’ici à deux ans, il n’aura plus de forêts en Casamance. « La récente augmentation du volume de coupe de bois illégale en destination de la Gambie accélère sa destruction de façon exponentielle, et pourrait conduire à la disparition de la forêt », alerte-t-il. Pis, prévient Haidar, cela aura un effet domino destructeur sur la région et la population locale, pouvant mener à des vagues migratoires d’une ampleur jamais vue jusqu’ici au Sénégal.
Mouhamadou BA - rewmi.com

LA MANGUE SENEGALAISE

La filière mangue au Sénégal a généré 20 milliards en 2015

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20 milliards de francs CFA ! Telle est la rondelette somme que la filière mangue au Sénégal a généré, en 2015, en termes de chiffres d’affaires, soit 16 700 tonnes exportées, principalement en Europe. Selon un communiqué transmis à Libération, ce chiffre ne représente que 14% de la production et l’objectif est d’exporter 36 000 tonnes par an. Des initiatives sont prises dans ce sens pour améliorer la compétitivité de la mangue par la mise en place d’infrastructures et le renforcement des capacités des acteurs.
Il convient de signaler que la Semaine régionale de la Mangue est prévue le 31 mai prochain. Cet événement de promotion de la mangue du Sénégal et dans la sous-région poursuit quatre (4) principaux objectifs à savoir : «offrir un espace d’échanges et de dialogue ; renforcer les capacités du secteur privé agricole (particulièrement celui de la mangue) ; promouvoir davantage la mangue Origine Sénégal au niveau national et international ; s’accorder sur les bases d’une Alliance régionale de la Mangue.»
Rewmi.com/FBF

CORRUPTION: PEUT MIEUX FAIRE...

Corruption au Sénégal: des efforts, mais peut mieux faire, selon l'Ofnac

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Le rapport de l'Ofnac pointe la corruption dans plusieurs secteurs publics, comme la santé, les services des impôts, les transports et les marchés publics.
Au Sénégal, l'Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a présenté son premier rapport annuel. Cette toute jeune institution, créée en 2012 suite à l'élection de Macky Sall, a officiellement commencé à travailler en août 2014. L'objectif affiché est clair : dénicher les tricheurs sans forcément donner leurs noms et ensuite transmettre les dossiers à la justice.
« Le Sénégal a fait des efforts, mais des efforts restent encore à faire pour combattre ce fléau qui est présent partout », conclut la présidente de l'Ofnac, Nafi Ngom Keita.
176 pages, plus de 320 plaintes. C'est un pavé que vient de diffuser l'Ofnac. Une première au Sénégal. Santé, service des impôts, transports, marchés publics, tous les secteurs de la société sont malheureusement touchés par le fléau de la corruption.
Un exemple détaillé par la présidente de l'Ofnac : « Il y a une dame qui est préposée au niveau d’un service fiscal qui doit aider les personnes à créer leur entreprise. Il n’est pas acceptable qu’un agent de l’Etat puisse remettre en cause cette dynamique en demandant de l’argent. C’est une somme qui n’est pas importante, c’est 50 000 francs CFA [76 euros, ndlr], mais il n’y a jamais de petite corruption ».
Ce type de pratiques illégales, malgré tout l'arsenal juridique existant au Sénégal, impacte directement le développement : « L’argent public, les biens publics, c’est pour la nation. Et la corruption, ça tue l’économie ».
Petits billets du quotidien
Investigations discrètes, enquêtes de fond, l'Ofnac s'attaque aussi à la corruption de la rue, notamment les petits billets demandés aux chauffeurs par les agents des forces de l'ordre : « Nous recevons énormément de dénonciations sur ces questions et nous allons parcourir des axes pour surveiller, montrer qu’on est là ».
La lutte est loin, très loin d'être gagnée. L'Ofnac mise aussi sur la prévention notamment des jeunes pour éviter dans le futur la reproduction de comportements illégaux.
Guillaume Thibault/RFI

26/05/2016

LE NOUVEAU REPERTOIRE TOURISTIQUE ET CULTUREL DU SENEGAL

Le Répertoire touristique 2016-2017 du Sénégal est sorti

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La 8e édition du Répertoire touristique et culturel du Sénégal vous invite à découvrir les multiples facettes de notre pays et fournit des informations et adresse utiles pour tous les professionnels du tourisme nationaux et internationaux. Et c’est gratuit!
C’est une édition renouvelée du Répertoire qui est actuellement en cours de diffusion : nouveaux textes, nouvelles photos et base de données enrichie, l’ouvrage de référence pour les professionnels du tourisme, mais aussi pour les résidents et gens de passage vient de sortir.
La 8e édition du Répertoire touristique et culturel du Sénégal vous invite à découvrir les multiples facettes de notre pays et fournit des informations et adresse utiles pour tous les professionnels du tourisme nationaux et internationaux. Et c’est gratuit.
C’est une édition renouvelée du Répertoire qui est actuellement en cours de diffusion : nouveaux textes, nouvelles photos et base de données enrichie, l’ouvrage de référence pour les professionnels du tourisme, mais aussi pour les résidents et gens de passage vient de sortir.
Édité à 12 000 exemplaires, il est distribué gratuitement dans les ambassades du Sénégal dans le monde, les services du tourisme et de la culture, et bien entendu dans les réceptifs, agences de voyages et tours opérateurs du Sénégal. Il sera aussi présent sur les salons internationaux auxquels notre pays participe (Paris, Bruxelles, Londres, Madrid, Atlanta, Casablanca, Bamako, Milan, Berlin, Montréal etc.)
Édité à 12 000 exemplaires, il est distribué gratuitement dans les ambassades du Sénégal dans le monde, les services du tourisme et de la culture, et bien entendu dans les réceptifs, agences de voyages et tours opérateurs du Sénégal. Il sera aussi présent sur les salons internationaux auxquels notre pays participe (Paris, Bruxelles, Londres, Madrid, Atlanta, Casablanca, Bamako, Milan, Berlin, Montréal etc.)
A télécharger sur ce lien http://au-senegal.com/IMG/pdf/repertoire-touristique_sene...

SCANDALE A LA SAPCO...

20 millions à Youssou Ndour

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Les travailleurs de la SAPCO ne sont pas contents de leur directeur général, Bocar Ly. Selon le quotidien L’Évidence, ils ont produit un mémorandum pour décrire leurs difficultés et fustiger qu’au même moment leur entreprise décide d’octroyer 20 millions de francs CFA pour le concert de Youssou Ndour, prévu à Saly.
Seneweb

GERER LE PETROLE AU SENEGAL

Le pétrole au Sénégal...

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A l'heure où les pays pétroliers subissent la chute des cours et où les producteurs de gaz naturel appréhendent l'impact des exportations américaines, le Sénégal et son voisin Mauritanien développent leurs importants projets d'hydrocarbure.... Pas plus tard qu'hier, la firme Cairn Energy a confirmé une extension des réserves pétrolifères au large du Sénégal... Et souligné la qualité des sables du réservoir supérieur, la dernière sonde révèle une colonne de pétrole brut de 325 pieds d'épaisseur. Au Sénégal, fini les bains de minuit à poil sous la lune et les tams tams woodstock, le folklore c'est du passé. Sur ce champ offshore, on table sur une réserve de 385 millions de barils, soit 20% de plus que les estimations initiales.
Le Sénégal et la Mauritanie pourraient donc devenir exportateurs d'énergie en 2020 autant dire demain rien qu' avec leurs gisements sous marin, pétrole et gaz naturel.
Mais commercialiser ces ressources ne sera pas une opération si facile…
Les extraire et les distribuer suppose des investissements qui se chiffrent en milliards de dollars. Des projets massifs qui obligent les États à passer par des sociétés privées et étrangères. Et c'est là où l'inquiétude se manifeste car paradoxalement, la population sénégalaise n'accueille pas enthousiaste les déclarations tonitruantes de découverte du pétrole. Il est un dicton qui se vérifie un peu trop souvent sur le continent africain. Là où il y a le pétrole, il y a la guerre. Au Nigeria et en Angola, l'or noir a enrichi les places financières, a creusé les inégalités sociales et aggravé les problèmes de sécurité. Les populations précarisées et même agressées par des bandes criminelles. Dans la région des grands lacs, une autre ressource le Coltan a soulevé des nations, des firmes, des ethnies les unes contre les autres avec là aussi des villages ciblés, on viole les femmes devant les maris alors si honteux qu'ils s'en vont, oui leur femme est alors une souillon, les miliciens violent des bébés de 6 mois pour détruire les êtres, la famille, et la structure sociale du village, implanté à proximité des terres convoitées. Les Sénégalais ont ces exemples en tête. Le pétrole arrangera-t-il leur quotidien, le prix à la pompe baissera t-il pour eux … ou au contraire une guerre civile sera -telle enclenchée entre ceux qui en profiteront et les autres... L'Algérie, si proche, si riche, si pauvre voit plusieurs de ses régions maintenues dans le quart monde.
Et les autorités sénégalaises conscientes de cette appréhension multiplient les messages rassurants…
Le président sénégalais se veut transparent. Les contrats signés à la production sont établis tels quels.... 90% pour les firmes anglo-américaines et australiennes qui l'exploitent.. 10% pour Petrosen qui représente l’État sénégalais. Dakar imposerait aussi une fiscalité aux compagnies. Le gouvernement cherche à démontrer qu'il veut utiliser cette énergie pour les siens, un exemple seuls 30% du territoire disposent de l'électricité. 70% dans l'obscurité. Tout ça sera pour le peuple sénégalais répète aussi le ministre de l'énergie, mais ces déclarations de bonnes intentions sont contredites par des ong comme Oxfam, un risque de mauvaise gestion important, compte tenu du délai de cinq à dix ans entre la prospection et la commercialisation, c'est court et le Sénégal n'a pas un cadre légal adéquat. Pour Oxfam, le modèle, c'est le Ghana qui s'est doté d'un fonds pour les hydrocarbures dont les recettes sont automatiquement affectées à l'Agriculture et l’Éducation. Sans filets, la porte est ouverte à la corruption, l'enrichissement personnel et l'accroissement des inégalités...
Et puis, il est une inconnue qui n'est pas négligeable, les réelles retombées financières, depuis deux ans, le prix du pétrole a chuté de 70%, le baril est à 40 dollars, on peut timidement espérer 50 en 2020, mais preuve que le secteur n'a pas un avenir dessiné, le FMI a appelé avant hier les monarchies du golfe à chercher de nouvelles sources de revenus. Le pétrole sénégalais n'a pas fini d'alimenter conversations et convoitises.
Eric Valmir/FranceInter

25/05/2016

SNEDAI S'EXPLIQUE, PAS ZETES DE LOUIS MICHEL...

ADAMA BICTOGO, PRESIDENT DIRECTEUR GENERAL SNEDAÏ « La rupture avec le Sénégal est liée à des raisons politiques »

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L’indemnisation du groupe Snedaï par l’Etat du Sénégal, à hauteur de 12 milliards FCFA, a suscité beaucoup de commentaires, un tollé presque général. Pour certains, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un scandale. Chacun détenant et débitant sa part de vérité dans cette affaire qui depuisquelque temps, est sur toutes les lèvres. Pour ses lecteurs, L’Obs a pu mettre la main sur celui qu’on accuse, à tort ou à raison, d’avoir accaparé le magot. Adama Bictogo n’a pas mis de gants pour remettre les pendules à l’heure... de vérité.
Dans cet entretien exclusif, il revient sur les péripéties du contrat de concession entre son groupe et l’État du Sénégal, dans le cadre de la modernisation de la sécurité, par le moyen de la biométrie.
Vous êtes le président directeur général de Snedaï, un groupe aujourd’hui connu des Sénégalais, à la faveur du marché de confection de visas biométriques. Pouvez-vous nous faire mieux connaître Snedaï, ainsi que ses domaines d’intervention ?
Je voudrais profiter de l’occasion qui m’est ainsi offerte pour me présenter aux Sénégalais, dont le pays, le Sénégal, est aujourd’hui mon pays d’adoption, mais aussi présenter mon groupe. Snedaï est une société dont le corps de métier est la biométrie, mais qui ces trois dernières années, s’est développée pour devenir une Holding.
Il dispose de 4 pôles économiques, avec notamment un pôle qui s’active dans la biométrie. Nous sommes implantés en Côte-d’Ivoire, au Togo, au Bénin, au Burkina, au Sénégal, où nous intervenons dans le domaine de la biométrie.
En Côte-d’Ivoire, nous produisons les passeports et les visas. Au Burkina, nous réalisons les cartes consulaires ; au Bénin, nous avons participé à l’organisation des élections de 2010 ; il en a été de même au Togo lors des dernières élections. Snedaï a été créé en 2010 et dispose d’une unité de production de cartes biométriques en Côte d’Ivoire. C’est la plus performante en Afrique de l’Ouest, avec une capacité de production de documents et cartes sécurisées de 30 000 unités par heure. Snedaï est la première société panafricaine qui intervient dans le domaine de la biométrie. Nous connaissons aujourd’hui une véritable expansion, aussi bien en termes de diversité des secteurs que dans le domaine de la biométrie.
Nous intervenons également dans le domaine de la couverture maladie universelle en Côte-d’Ivoire aujourd’hui, ainsi que la dématérialisation des produits. C’est donc sur la base de ces performances, réalisées dans des différents pays, que le Sénégal a signé avec nous, le 4 février 2013, une convention de concession relative à la mise en place du E-visa. C’est une nouvelle solution permettant aux demandeurs de visa, à partir du lieu de départ, de faire la demande par internet. Il faut dire que le groupe Snedaï a commencé à s’intéresser au Sénégal depuis le magistère d’Abdoulaye Wade.
Au lendemain des élections de 2012, nous nous sommes rapprochés du gouvernement de Macky Sall. Le projet répondait alors à un besoin de sécurité, mais pour un pays à vocation touristique comme le Sénégal, il était bon qu’une politique de visas soit mise en place, afin que les recettes des visas soient reversées dans le secteur du tourisme, ou dans un autre secteur, désigné par le Président ou le gouvernement.
Pouvez-vous revenir sur les péripéties de la signature de cette convention ?
Nous nous sommes rapprochés de l’ancien gouvernement, par le canal du ministre Ousmane Ngom et de l’ancien conseiller du Président en Télécommunications, Thierno Ousmane Sy. Le dossier était très avancé et nous n’étions pas loin de la signature.
Lorsque Macky Sall a accédé à la magistrature suprême, nous avons rencontré le Premier ministre Abdoul Mbaye et le dossier a suivi toutes les procédures. Toutes les analyses ont été faites et le Premier ministre a donné son approbation pour la mise en œuvre du projet. Il avait émis une seule réserve : que le tour opérator ne soit pas concerné.
Ce qui créait un manque à gagner de 30 à 40 %. En tant que banquier, il a proposé qu’on fasse un avenant pour que le manque à gagner financier soit compensé par une prorogation de la Convention.
Ce dossier a respecté toutes les procédures qui fondent la signature d’une concession. Je voudrais dire également que lorsqu’il s’agit de visas, un domaine de sécurité, cela relève de la souveraineté de l’État.
Or, pour les questions sécuritaires, tous les États sont en droit de confier leur sécurité à la structure qu’ils considèrent comme la plus performante. Sur cette base, après qu’on a signé cette Convention, nous avons préfinancé l’ensemble des besoins émanant du cahier de charges, dont la réhabilitation des 18 postes consulaires (frontaliers, aéroport, le port, les postes de police, la DST) au Sénégal et dans le monde.
Nous avons aussi préfinancé l’acquisition d’environ 400 véhicules, parce que le parc automobile du ministère de l’Intérieur et de l’Administration était vieillissant. Tous les équipements ont été préfinancés par le groupe Snedaï.
Nous l’avons fait parce que nous faisons confiance au gouvernement du Sénégal et à son Président, dont la crédibilité est reconnue à travers le monde entier. Pour préfinancer, nous nous sommes adressés à une banque. C’est la Banque Atlantique qui nous a accompagnés dans le préfinancement de ce projet. La Convention ayant été signée pour 6 ans et pour des raisons politiques relevant de la souveraineté de l’État, s’il y a une rupture, c’est tout naturellement que le préfinancement de plusieurs milliards CFA engagé dans ce projet devenait exigible.
Donc la rupture était unilatérale ?
Oui, la rupture était unilatérale, du fait de la volonté du prince. Nous avons donc approché les autorités, en l’occurrence, le ministère des Finances, pour faire valoir nos droits, dans le cadre d’une indemnisation. Ce qui est prévu dans les textes et par la loi elle-même. Toutes les procédures ont été respectées, conformément aux règles en vigueur.
Les supports qui ont fondé le règlement de cette indemnisation sont disponibles auprès du gouvernement. Il n’y a eu aucune complaisance dans le règlement de cette indemnisation, d’autant que les concessionnaires qui nous ont permis de livrer les véhicules à l’Etat sont connus, de même que les montants et les prix qui ont été payés ; les certificats de réception par le ministère de l’Intérieur
Sont disponibles. Il n’y a eu aucune forme de complaisance. C’est pour cela que je suis un peu choqué, en tant que président de ce groupe, qui réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires d’environ 70 milliards CFA. Et moi, en venant au Sénégal et ayant été ministre de l’Intégration africaine, le droit pour tout Africain de s’établir dans chaque pays de la Cedeao, a été mon combat. Parce qu’au Sénégal, je suis chez moi. J’ai un appartement ici et j’y ai beaucoup de frères. De la même façon, je reçois mes frères sénégalais en Côte-d’Ivoire. Pour moi, il n’y a pas de frontières, a fortiori des frontières économiques. La seule frontière doit être l’incompétence.
Pour l’heure, j’ai un groupe qui est performant. En plus de la biométrie, nous venons de signer une convention avec le gouvernement de la Côte d’Ivoire pour le transport de bateaux. Nous venons de faire l’acquisition de 45 bateaux pour le transport passager en Côte-d’Ivoire.
Nous avons signé avec la Côte-d’Ivoire une convention pour la réalisation d’une centrale de 700 mégawatts avec Hcsco bank, qui réalise 22 000 milliards de chiffre d’affaires en Espagne, Général Electrique, fournisseur en turbines. Nous sommes également dans l’immobilier haut standing. En Côte-d’Ivoire, nous sommes bien connus. Nous faisons notre travail avec performance. Nous sommes intervenus au Sénégal pour l’émission de visas répondant à une modernisation performante, mais la rupture n’était pas le fait de notre groupe. Cette rupture n’est pas liée à une incompétence technique, mais à des raisons politiques.
À vous entendre parler, on a l’impression que dans cette affaire, vous avez beaucoup plus perdu que l’Etat du Sénégal ?
Lorsqu’il y a une rupture, le préjudice moral ne peut pas être quantifié, parce que nous sommes un groupe opérant dans plusieurs pays. La rupture au Sénégal aurait pu en entraîner d’autres. Dans d’autres pays. Elle n’est pas due à notre incompétence. C’était la volonté des autorités sénégalaises. Moi je ne dirai pas que j’ai perdu.
Non ! Parce que ce qui me lie au Sénégal est très fort. Le Sénégal est mon pays. En préfinançant, je me suis engagé à apporter une valeur ajoutée à un pays qui est devenu un pays d’adoption pour moi.
Si vous deviez quantifier les financements que vous avez faits, à combien s’élèveraient-ils ?
Je ne vous donnerai pas le montant, je préfère laisser le gouvernement se prononcer sur les différents montants investis. Je peux vous dire que plusieurs milliards ont été mobilisés. La Banque Atlantique est là. J’ai préfinancé pour plusieurs milliards CFA au Sénégal, sans attendre une avance de la part de l’État.
La confiance en l’État du Sénégal était pour moi une garantie suffisante pour m’engager à préfinancer ce projet et l’équipement du ministère de l’Intérieur.
Et ce tollé que l‘affaire a suscité, comment l‘avez-vous vécu ?
Je pense que l’État du Sénégal n’a pas voulu se mêler aux bruits et rumeurs. Je reste convaincu que dans les jours à venir, l‘Etat du Sénégal. Reviendra sur ces dossiers pour éclairer les Sénégalais sur ce que représentait cette convention et montrer que les rumeurs qui circulent sont non fondées. Pour ma notoriété et ma crédibilité, je suis un peu choqué quand je lis une certaine presse, qui n’a aucune information sur ce projet.
Mais je pense que le gouvernement remettra les pendules à l’heure. Notre intervention de ce jour, c’était pour éclairer les Sénégalais sur le fait que nous avons préfinancé. L’intégralité de ce projet et que la rupture s’est imposée à l’État du Sénégal, qui devait nous rembourser au moins le préfinancement qui a été réalisé. C’est ce qui explique le montant qui vous a été indiqué par le ministère des Finances.
Êtes-vous toujours, malgré tout, dans les dispositions de continuer vos activités au Sénégal ?
Je suis choqué par l’attitude de certains journalistes, mais le Sénégal reste mon pays d’adoption. J’aime beaucoup ce pays. Mes enfants adorent le Sénégal. Tous les deux mois, mes enfants. Viennent passer 10 jours ici. J’ai un appartement au Sénégal. J’ai des liens avec beaucoup de Sénégalais et je crois en une Afrique unie, la suppression des frontières économiques dans la zone Uemoa et la zone Cedeao.
Et de plus, le Président Macky Sall est le président en exercice de la Cedeao. Pour le rôle que je joue jusque-là dans la sous-région, je me sens très bien au Sénégal.
Les rumeurs et les bruits ne me feront pas dévier du Sénégal. Mieux, si demain j’ai des partenaires financiers et techniques de rang mondial capables d’apporter une valeur ajoutée à l’amélioration et à l’épanouissement du peuple sénégalais, je serais encore là parce, que je crois qu’il faut qu’on accompagne nos populations.
Vous avez la chance, au Sénégal, d’avoir un Président très crédible, à l‘extérieur comme à l’intérieur. Je pense qu’il faut savoir tirer profit de cette crédibilité, qui est un élément essentiel dans la mise à disposition et la levée de fonds pour le développement du Sénégal. Je voudrais que les Sénégalais me considèrent comme un des leurs et ne voient pas en moi un étranger. Je viens au Sénégal en tant que citoyen engagé pour l’épanouissement et le bonheur des Sénégalais.
Alioune Badara Fall-L'Observateur - Webnews
ndlr: à lire également: http://www.leuksenegal.com/sport/item/12186-livoirien-ada...

LE SENEGAL EMPOISONNE SA TERRE

13% de la superficie du Sénégal sont dégradés

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Selon une étude sur le niveau de dégradation des Terres (1982-2012), publiée hier mardi 24 mai et reprise par Le Populaire de ce mercredi, 13 % de la superficie du Sénégal sont affectés.
Un autre rapport de la Banque mondiale précise que cette dégradation touche les terres pastorales (20 %), les terres forestières (10 %) et les terres agricoles (3/4). Les causes sont liées, selon le rapport, à l’érosion hydrique (50 %), l’érosion entropique (7 %), la salinisation, les modes de culture inadaptées, notamment.
Seneweb

RFI, UNE BONNE VOIE...

"Il y a au moins un reportage sur le Sénégal, quatre fois par semaine", Directrice France Media Monde

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Rfi a remis son premier prix «Rfi Challenge App Afrique», dont le premier lauréat vient du Mali, Cheick Oumar Bagayoko. Une occasion saisie par l’équipe de la Radio France internationale pour lancer ses deux nouveaux sites notamment : «Rfi savoirs» et «Rfi Afrique ». Marie-Christine Saragosse, la Directrice de France Média Monde (FMM) qui assistait à cette cérémonie, en a profité pour affirmer que le Sénégal occupe une place particulière dans les programmes de Rfi.
"Il y a au moins un reportage sur le Sénégal, quatre fois par semaine", Directrice France Media Monde
Le Sénégal est une référence en matière de santé en Afrique et au-delà de l’Afrique. «C’est la raison pour laquelle il a été choisi par la présentatrice de l’émission «priorité santé», Claire Hédon, pour la remise de prix du concours «challenge App Afrique», informe la directrice générale de France Médias Monde (FMM) pour qui, c’était en même temps une occasion pour Rfi de lancer ses nouveaux sites notamment «Rfi savoirs» et «Rfi Afrique».
Et Marie-Christine Saragosse d’ajouter que le choix du Sénégal n’est pas un hasard : «Au Sénégal, il y a une création d’une classe moyenne avec des gens qui ont des projets de vie, qui construisent leur vie professionnelle d’une manière un peu nouvelle, chose qui est très encourageant». Et, «comme on le constate sur nos antennes, il y a au moins un reportage sur le Sénégal, quatre (4) fois par semaine», déclare-t-elle.
Revenant sur la particularité des deux sites lancés, la directrice de FMM affirme que Rfi se positionne comme une référence sur l’actualité du continent à destination des africains ainsi que pour le monde francophone dans son ensemble.
"Le nouveau site «Rfi Afrique» permettra d’avoir toute l’actualité africaine regroupée avec une très grande interactivité et réactivité parce qu’il y aura un fil info qui est nourri en permanence de tous les reportages qui sortent de twitter et de facebook et on pourra les suivre temps réel. En plus, «il sera accessible à tous et même pour ceux qui n’ont pas un gros débit", annonce-t-elle.
Et de poursuivre, «pour le site «Rfi savoirs», depuis toujours Rfi est un pédagogue pour l’enseignement de la langue française mais grâce à ce nouveau site, il permettra non seulement d’apprendre le français à partir de langues africaines comme le wolof, en première partie. Mais aussi apprendre d’autres disciplines en français comme l’histoire, les sciences, la santé, le sport, en deuxième partie. Et la troisième partie du site c’est la communauté c'est-à-dire si quelqu’un souhaite savoir quelque chose qu’il a mal compris sur ce que le site lui a donné comme connaissances , il pourra poser sa question sur le site et il aura des réponses ou même un débat ».
Pour ce qui est du groupe France Médias Monde, «parmi les 1000 radios partenaires de Rfi, 25 sont sénégalaises, donc on peut dire que la RFI est très, très suivi au Sénégal», informe Marie Christine.
Et, «si on prend toute la population sénégalaise, on peut dire que plus de 27% écoutent Rfi au moins une fois par semaine. Notre chaîne fait partie des cinq (5) premières radios de la capitale et même parfois en tête dans d’autres villes du Sénégal», conclut-elle.
Pressafrik

EPROUVANTE CORRUPTION...

OFNAC - Nafi Ngom Keita: «La corruption demeure une réalité plaignante au Sénégal»

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L’Office nationale de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) a procédé à la présentation de son rapport public sur la fraude et la corruption. Le Rapport souligne qu’entre 2014 à nos jours 940 plaintes et dénonciations ont été reçues. Dans ce rapport, les secteurs comme la santé, les transports routiers, l’administration publique, l’éducation, les collectivités locales sont cités comme des terreaux fertiles de la fraude et de la corruption. Le rapport insiste également sur le caractère pernicieux de la fraude et de la corruption qui constitue un obstacle pour le développement. Au cours de sa présentation, la présidente de l’Ofnac a fortement mis l’accent sur la sensibilisation des populations en particuliers la jeune génération.
Face à la presse la présidente de l’Ofnac est revenue sur l’aspect pernicieux de la corruption et de la fraude. «Les sénégalais sont exténués par la corruption qui envahit leur vie au quotidien », a révélé Nafi Ngom Keita. Pis, elle a en outre soulevé le caractère plaignant de la fraude et de la corruption. «La corruption demeure une réalité plaignante au Sénégal », a-t-elle déclaré. Une révélation qui montre le caractère pernicieux de la fraude et de la corruption qui gangrènent tous les secteurs de la vie publique.
D’après Nafi Ngom Keita, les secteurs des transports routiers, l’administration publique, la santé, l’éducation, les Impôts et domaines sont les terreaux fertiles de cette grande corruption, sans oublier les Collectivités locales.
S’agissant des régions les plus touchées, la capitale, Dakar arrive en tête avec 207 plaintes soit 65%, le rapport démontre également que seule la région de Kédougou n’a pas été couverte parce que n’ayant pas reçu de plaintes ou de dénonciations venant de cette région qui font état des faits de corruption supposés.
Nafi Ngom Keita a fait déclaration, lors de la présentation du Rapport de l’Ofnac portant sur la lutte contre la fraude et la corruption, un rapport qui couvre la période 2014-2015. Et, au cours de cette période, c’est-à-dire de 2014 à nos jours 940 plaintes ont été reçues et dénonciations ont été reçues par l’Ofnac.
Khadim FALL/Pressafrik

24/05/2016

PLUS DE PASSAGERS A YOFF

Le nombre de passagers enregistré à l’aéroport de Dakar augmente de 8.064 en mars 2016

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Le nombre de passagers enregistré à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar a connu une augmentation de 8.064 au mois de mars 2016 comparé à la même période de l’année 2015, selon la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Activités Aéroportuaires : Le nombre de passagers enregistré à l’aéroport de Dakar augmente de 8.064 en mars 2016
Ces passagers se sont en effet établis à 175.830 contre 167.766 en mars 2015, soit une hausse de 4,8%. Cette situation est occasionnée à la fois par l’augmentation du nombre de passagers à l’arrivée et au départ. Le premier croit de 10,5% à 74.312 passagers contre 67.223 passagers en mars 2015. Quant aux passagers enregistrés au départ de l’aéroport LSS, ils ont progressé de 6,6%, s’établissant à 88.968 contre 83.441 un an plus tôt.
Par contre, les passagers en transit voient leur nombre baisser fortement de 26,6%, passant de 17.102 en mars 2015 à 12.550 un an plus tard.
Du coté du mouvement des aéronefs, une baisse de 7,6% est notée avec 2.952 avions enregistrés contre 3.195 avions en mars 2015.
Concernant le fret transporté par les aéronefs, il a progressé de 19,9%, passant de 3.773 tonnes en mars 2015 à 4.524 tonnes en mars 2016.
El Hadj Diakhaté/Lejekos.com

GOLF AU SENEGAL

12ème Open du Sénégal : Plus de 200 concurrents dont 58 professionnels attendus à Dakar et Saly

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Le Sénégal sera, cette semaine, le point de ralliement des golfeurs de la sous-région et au-delà à l’occasion de la 12ème édition de l’Open international qui se déroule du lundi 23 au dimanche 29 mai entre Dakar et Saly Portudal.
Les organisateurs qui étaient en conférence de presse hier pour lancer l’événement annoncent la participation de quelque 200 joueurs dont 58 professionnels, issus de 17 pays africains. Dans ce lot, figurent 27 étrangers et 21 Sénégalais qui vont tenter de le porter haut. Pour le président de la Fédération, « l’Open du Sénégal se positionne d’année en année comme l’actualité golfique phare dans la sous-région », du fait de la participation d’un nombre sans cesse croissant de professionnels. Ainsi, pour lui, le nombre de 37 étrangers de cette année contre les 25 qui ont pris part à la compétition l’an dernier montre l’intérêt des joueurs étrangers et l’ampleur que prend l’événement.
Cette année, l’événement qui occupe une place centrale dans le calendrier national « s’inscrit sous le sceau de la consolidation, avec plus de professionnels, plus de budget », entre autres, selon la présidente du comité d’organisation, Youhanidou Wane Ba. La compétition s’étalera sur une semaine. Les professionnels se rendent aujourd’hui à Saly où, pendant deux jours, se fera le premier tri. Il s’agira de désigner, entre mardi et mercredi, les 18 joueurs qui formeront le tableau final. Car, ce sont ces joueurs issus de l’écrémage qui se disputeront le titre jeudi et vendredi au Golf Club Méridien. Cette année, les organisateurs annoncent une mise de 7 millions de FCfa promis au vainqueur qui succédera à l’ivoirien Laurent Nguessan.
Ousseynou POUYE/Lesoleil

40000 ha PERDUS CHAQUE ANNEE

Déforestation: Le Sénégal perd chaque année 40 000 hectares soit 2,1 % du PIB

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Le Sénégal connait des problèmes de dégradation des terres. Environ 13% des terres -sur les quelles vit 22% de la population nationale- sont dégradées, le coût annuel de ces dégradations s’élève à environ 944 millions de dollars US par an, soit 8% du produit intérieur brut (PIB) de 2007. Selon une étude de FAO-Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture- le Sénégal a perdu 40 000 hectares du fait de la déforestation environ 2,1 % du PIB.
« Aujourd’hui on parle de 3 800 000 hectares de terres arables mais en réalité nous avons moins, vu les dégradations : l’érosion, la déforestation, la salinisation et autres… Selon une étude récentes de FAO, nous avons perdu 40 000 hectares par an du fait de la déforestation » renseigne Fallou Dièye, conseiller spécial en Agriculture à la primature.
Pour les pertes économiques, les experts ont évalué à 2,1% du PIB perdu cette année. « L’étude constate qu’en cumulant l’effet de toute sorte de dégradation, sur l’agriculture et sur l’élevage on arrive à 2,1% du PIB perdu du fait de ces dégradations » renchérit M. Dièye.
Pour venir à bout de la déforestation et ses dérivés, les autorités misent sur la coopération avec des premiers acteurs – les paysans-.
La meilleure stratégie pour lutter contre la dégradation du sol, c’est de concevoir avec les populations utilisatrices de cette terre les règlements qu’elles accepteront entre elles d’utiliser. Par exemple l’utilisation de certaines réserves. Nous allons aussi insister sur l’utilisation combinées des matières organiques, de l’engrais…»
Selon les experts la situation est préoccupation raison pour lesquelles « Il faut limiter la déforestation, la reconversion de la forêt vers agriculture doit être limitée, sans oublier la lutte contre les feux de brousse, la salinisation des terres ».
Ankou Sodjago/Senenews

GAMBIE: BLOCUS LEVE!

Levée du blocus de la Transgambienne

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Les syndicalistes sénégalais lèvent ce mardi le mot d’ordre de boycott de la Transgambienne. L’un d’eux, Mansour Ndir, révèle que les deux États ont trouvé un accord dans ce sens. Dans l’édition du Témoin de ce mardi, Ndir affirme, citant « une haute autorité » sénégalaise, que leur plateforme revendicative a été entièrement prise en compte.
La décision de bouder le passage sur le territoire gambien a été prise lorsque Banjul a décidé unilatéralement d’augmenter le prix de la traversée des gros porteurs. Faisant passer celui-ci de 4000 à 400 000 francs CFA. Ce sujet était au menu des discussions entre les deux États, dimanche 15 mai, sans un accord ne soit trouvé.
Seneweb

LE PERMIS A POINTS VA DEBARQUER AU SENEGAL...

Bientôt les permis à points

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Le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Jules Marcel Diatta, informe que le Sénégal va bientôt adopter les permis à points. Il indique que le chef de l’État a donné des instructions dans ce sens.
Diatta présidait hier, lundi 23 mai, la 14e édition de la semaine nationale de la prévention routière dont le thème est : « Partage de la route, un enjeu de sécurité routière ». « Nous devons gagner cette lutte contre l’insécurité routière et l’État prendra toutes ses responsabilités à cet égard. C’est vrai qu’il faut sensibiliser, mais vient un moment où il faut nécessairement sanctionner », avertit le secrétaire général du ministère des Transports. Qui souligne que chaque année, 500 personnes meurent sur les routes. Ce qui, dit-il, représente 1 % du PIB national, soit 77 milliards de francs CFA.
Seneweb

KEDOUGOU: UN BIJOU QUI DOIT ETRE REDORE

Tourisme à Kédougou : Des charmes qui n’arrivent pas à accrocher

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Avec ses riches potentialités (beaux paysages, sites et vestiges historiques, variété culturelle, etc.), Kédougou représente un vivier touristique extraordinaire. Ce secteur dispose de presque tous les arguments pour séduire et jouer son rôle de levier de développement, mais reste confronté à de nombreuses contraintes. Aujourd’hui, Kédougou a envie de se faire voir dans le monde, et les acteurs espèrent qu’avec le financement des projets retenus dans le pôle Sénégal oriental, le tourisme sera la rampe de l’économie de cette région.
Avec ses charmes incommensurables, la région de Kédougou constitue une réserve de potentialités touristiques riches et variées. Rien que d’évoquer cette localité, on pense à sa splendeur et sa beauté naturelle, ses principaux cours d’eau, mais aussi au parc national Niokola Koba qui constitue un véritable bastion de la faune et de la flore. Kédougou, ce sont aussi de belles cascades de Dindefelo, celles de Ségou, du nom de la célèbre ville malienne classée patrimoine mondial de l’Humanité, mais aussi les chutes du village de Lombel qui nourrissent tous les rêves de vacances et d’évasion. Kédougou, c’est aussi un lieu enrichissant pour connaître le patrimoine culturel de cette région si atypique. L’authenticité de la culture des minorités ethniques constitue l’un des grands charmes de cette région. Leurs mœurs et coutumes ainsi que les différentes fêtes traditionnelles comme l’initiation chez les Bassari ou les Bedik permettent de passer d’agréables moments à partager ensemble.
Mais, telle une affriolante jouvencelle enchaînée par la poisse, ce paradis peine à aguicher ses soupirants. Malgré tous les arguments dont il dispose pour jouer les premiers rôles, le tourisme est toujours à la traîne.
La situation pour les deux dernières années était difficile compte tenu de la guerre au Mali, et de la maladie à virus Ebola. Selon le chef du service Tourisme des régions de Tambacounda et Kédougou, ces deux événements, ajoutés à la crise au niveau international, ont handicapé le tourisme. Jean Pierre Ndecky demeure toutefois optimiste pour l’année 2016. « L’espoir est là puisque la paix s’est aujourd’hui installée et la maladie à virus Ebola est maîtrisée selon l’Oms. Les différents promoteurs détenteurs d’établissements touristiques ont assuré que leurs chiffres d’affaires commencent à augmenter », a fait remarquer M. Ndecky.
Une destination très mal vendue
Kedougou Abd CissokhoPour autant, Kédougou a toujours du mal à se faire voir dans le monde. Un paradoxe, si l’on sait que cette région dispose d’atouts très importants. Entre autres griefs, les acteurs ont soulevé l’enclavement de la région et l’insuffisance des infrastructures touristiques, l’absence d’une politique de promotion de la destination Kédougou, l’absence d’une liaison aérienne régulière et l’impraticabilité des pistes du parc national Niokolo Koba pendant la saison des pluies, la faiblesse de l’environnement financier et du cadre institutionnel, etc. A en croire Abdoulaye Cissokho, président du Syndicat d’initiative de Kédougou, la région est tellement enclavée que le tourisme a des difficultés pour marcher. « Cela est dû à la difficulté d’accéder aux zones touristiques, aux problèmes de transport, mais aussi au manque de réceptifs dignes de ce nom ». « À Kédougou, il n’y a pas les infrastructures qu’il faut. Le potentiel hôtelier est essentiellement composé de campements qui poussent, depuis quelques années, comme des champignons. Il y a tellement de clandestins que c’est devenu une source de difficultés. Ça pose problème », a indiqué M. Cissokho.
Pour le chef de service du tourisme, certains de ces établissements implantés à Kédougou n’ont pas encore l’agrément, mais sont régulièrement contrôlés par ses services. Ces établissements, a soutenu M. Ndecky, souffrent d’une absence d’accompagnement par les banques. « Avec le crédit hôtelier que le président de la République, Macky Sall, a mis en place pour aider ces établissements touristiques à offrir un bon service, la donne va changer. Si ces établissements qui sont au niveau des villages et qui n’offrent pas un très grand confort en bénéficient, cela leur permettra de relever le plateau technique et l’offre au niveau de cette région ». Un pays ne représente une destination intéressante pour des habitants d’autres pays que si une promotion est faite autour de ses potentialités et de ses richesses. Mais pour les acteurs du tourisme de Kédougou, la destination est très mal vendue. « Malgré les énormes potentialités touristiques que possède la région, la promotion de la destination est quasi inexistante, sinon timide », a indiqué Abdoulaye Cissokho, président du syndicat d’initiative de Kédougou. « Pour la destination, l’agence n’a pas encore mis sa main à la poche. Quand nous parlons de tourisme, Kédougou est plus visible, mais la promotion est moribonde. Nous avons fait des appels, sommes allés à la rencontre de l’agence, mais rien. Le manque à gagner est énorme. Aujourd’hui, si les touristes veulent venir et que toutes les dispositions ne sont pas réunies, ça pose problème ». Il a insisté sur la nécessité de mener des campagnes d’information auprès des tours opérateurs pour faire connaître davantage les atouts que recèle cette partie orientale du pays.
Un service du tourisme trop éloigné
M. Ndecky reconnaît que les acteurs se plaignent souvent du manque d’agressivité de la promotion de la destination Sénégal oriental. « Ce qu’ils auraient souhaité, c’est que pendant les salons, au niveau international, qu’un représentant de la zone puisse participer pour vendre les potentialités du pôle Tambacounda et Kédougou », a noté M. Ndecky, non sans préciser que le syndicat d’initiative de Kédougou, à l’image de celle de Tambacounda, souffre d’un problème de financement. « Depuis quelques années, la subvention que l’agence sénégalaise de la promotion touristique les octroyait n’arrive plus. C’est avec ces montants qu’ils faisaient la promotion au niveau local, et éventuellement au niveau international lors des salons », a soutenu le chef du service régional du tourisme, non sans préciser que la destination mérite d’être très bien vendue pour que le secteur puisse jouer son rôle de locomotive de l’économie.
Le paradoxe relevé par les acteurs, c’est le fait que l’inspecteur du tourisme ait son siège à Tambacounda, à plus de 250 km de Kédougou. Ce qui fait, selon Mark Keïta, qu’il n’est pas trop présent à leurs côtés. Selon ce guide, spécialiste du pays Bedik, le patron du tourisme devrait être constamment à leur chevet pour les accompagner. Le président du syndicat d’initiative de Kédougou est du même avis. « Nous avons un manque de conseil du fait de l’éloignement de l’inspecteur du tourisme, qui ne vient qu’une fois par mois à Kédougou. De plus, il n’a même pas les moyens pour rallier Kédougou puisqu’il n’a pas de véhicule. Il voyage en transport en commun. C’est un gros handicap pour nous les acteurs qui avons besoin d’encadrement, d’accompagnement. Nous avons besoin d’un inspecteur qui est sur place », a soutenu Abdoulaye Cissokho.
Pour M. Ndecky, il n’y a pas de péril en la demeure. « Le ministère du Tourisme raisonne en pôle économique. Tambacounda et Kédougou constituent un pôle avec un seul chef de service régional ». Mais de l’avis de M. Ndecky, le seul hic qui handicape sa présence permanente à Kédougou, c’est le problème de véhicule qu’il n’a plus pas depuis deux années maintenant. Toutefois, a-t-il souligné, les acteurs ne devraient pas en pâtir, surtout avec le développement des moyens de communication qui lui permettent de régler certaines questions qui ne nécessitent pas un déplacement.
Des solutions durables
Malgré les nombreuses contraintes, le tourisme a un avenir radieux, si toutefois les nombreux problèmes qui empêchent son développement sont résolus. Des solutions qui pourraient aider la partie orientale du pays à valoriser son fabuleux potentiel touristique et à se positionner comme le premier et plus grand pôle touristique du Sénégal. « Quand on parle de tourisme, c’est un déplacement d’un site à un autre. Tambacounda est distant de Dakar de 461 km. Avec l’état des routes, il faut six heures avec un bon véhicule. Il urge donc d’avoir une desserte avec des prix compétitifs qui permettraient de voyager facilement. Nous n’avons pas une côte maritime, mais le train est là. Nous souhaitons que l’État travaille à remettre le train sur les rails. Tamba aurait plusieurs moyens d’accès (avion, route, train) ; ce qui permettrait de réduire la distance », a-t-il relevé, précisant développer et améliorer les infrastructures routières et aéroportuaires. « Salémata qui est le cœur du pays Bassari, là où les touristes sont pressés d’aller quand ils viennent à Kédougou pour vivre avec ce peuple, découvrir leur culture centenaire, est difficile d’accès », a-t-il indiqué.
Léontine Kéïta, gérante d’un campement à Bandafassi, est du même avis. Selon elle, le développement d’infrastructures routières doit être une priorité. « Des touristes qui voulaient visiter le Pays Bassari ont mis 19 heures pour y arriver. C’est une vraie galère qui tend à décourager. Les routes ne sont pas bonnes et les gens ne peuvent pas venir avec des voitures de transport. Même les agences qui ont des pick-up ont des difficultés pour accéder au Pays Bassari », a-t-il relevé. Et d’ajouter : « tous ceux qui passent ici sont très contents de découvrir l’ethnie Bedik, les Bassari et autres et je reste persuadée que dès qu’il y aura la bonne route, il y aura beaucoup de gens et le tourisme ne s’en portera que mieux ». Développer ce tourisme, selon M. Ndecky, c’est aider les professionnels à avoir les moyens pour relever l’offre. « Il y a certains acteurs qui n’ont aucune formation. Il faut renforcer leurs capacités pour qu’ils puissent offrir des services à la hauteur des attentes des clients ».
Un mariage tourisme et culture !
Pour M. Ndecky, le Sénégal oriental est une région culturelle, mais, a-t-il souligné, cette culture ne sert pas pour le moment au tourisme. « Les festivals doivent être inscrits dans un agenda et l’agence pourrait exporter ces évènements et les vendre au niveau des pays émetteurs. Si on parvient à avoir tout ça, nous pouvons souffler un tout petit peu, car les conditions seront réunies pour développer le secteur », a-t-il assuré. Le duo du tourisme et de la culture devrait être un puissant moteur économique à Kédougou où une grande partie de l’activité touristique dépend de la culture. Beaucoup de touristes viennent dans cette région pour découvrir la culture de l’autre et permet à l’autre d’apprécier les différences culturelles. Pour Youssouf Diatta, directeur du centre culturel régional, on ne peut pas parler de tourisme sans culture et vice-versa. « Le contenu touristique, il est culturel. L’idée, c’est de booster la culture pour que ça puisse répercuter sur le tourisme. Cette année, on va déplacer 20 danseurs bassari et djallonké en Europe sur plusieurs scènes. Cette démarche va impacter sur le tourisme et c’est notre plus grand souhait », a-t-il fait savoir, non sans préciser que le tourisme culturel est souvent considéré comme un moyen de mettre en valeur la conservation du patrimoine. Et ce type de tourisme est essentiellement exploité à travers des manifestations culturelles, surtout des cérémonies initiatiques des Bassari ou Bedik. Selon M. Diatta, cette synergie entre tourisme et culture est considérée comme l’une des principales raisons incitant à favoriser le renforcement des liens directs entre ces deux composantes. Pour M. Ndecky, culture et tourisme doivent aller de pair. « Nous avons, au niveau de la culture, de fortes potentialités, surtout avec les ethnies minoritaires, le pays Bassari, inscrit dans le patrimoine mondial. C’est quelque chose qui intéresse vraiment les touristes qui viennent au Sénégal oriental ».
En dehors de la culture, c’est l’environnement qui intéresse plus les touristes, donc le parc national Niokolo Koba. « Depuis quelques années, le parc national est placé sur la liste rouge du patrimoine en péril ; ce qui fait que depuis certains temps, le nombre d’entrées diminue, l’attraction aussi », a noté M. Ndecky. « Les touristes, malgré les difficultés de voir les espèces, continuent toujours à venir. Pour changer la donne, l’État qui fait beaucoup d’effort, dit penser à repeupler ce parc, car c’est un pan du tourisme qui risque de s’envoler si les moyens ne sont pas mis pour réhabiliter ce patrimoine », a soutenu M. Ndecky. Il s’y ajoute, selon M. Ndecky, l’inaccessibilité de certains sites merveilleux comme le mont Assirik, le Doumania, mais aussi l’envahissement des mares par les herbes rampantes qui empêchent les animaux de s’abreuver. « Ce que nous demandons à l’État, c’est permettre l’accès à ces zones touristiques, qui aiderait au développement de ce secteur qui est le deuxième secteur de l’économie au niveau national ».
Les acteurs de Kédougou lancent un cri du cœur. En plus du désenclavement par la route entre Kédougou et les points touristiques, ils ont invité l’État à soutenir davantage le secteur de devenir la locomotive de l’économie régionale.
Samba Oumar FALL (textes)/Mbacké BA (photos)/lesoleil
http://www.lesoleil.sn/component/k2/item/49971-tourisme-a...

FUME! C'EST DU SENEGALAIS!

Le tabagisme en chiffre au Sénégal

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Au Sénégal, 6% (0,5 million) de la population consomment actuellement du tabac avec 11% des hommes et 1,2% des femmes, selon une enquête réalisée en 2015 par l’agence nationale de la statistique et de la démographie sous la coordination du ministère de la santé et de l’action sociale. En effet, 0,7 de la population totale utilise actuellement du tabac sans fumée avec 0,3% des hommes et 1,0% des femmes. La dépense moyenne mensuelle au Sénégal en cigarettes par fumeur est de 6716 F CFA, soit 80.552 F CFA le mois.
L’enquête de révéler que les adultes favorables à l’augmentation sur les produits du tabac sont de 95,5%. Alors que 8 fumeurs sur 10 ont envisagé d’arrêter de fumer. Et 9 fumeurs actuels ont essayé d’arrêter de fumer sans assistance au cours des 12 derniers mois.
L’industrie du tabac au Sénégal
Les principaux acteurs de l’industrie du tabac au Sénégal sont les fabricants des produits du tabac que sont la Manufacture de Tabac Ouest Africaine (M.T.O.A.) et Philip M. Manufacturing Sénégal. Ces deux acteurs sont à la fois, producteurs, exportateurs et importateurs de produits du tabac, avec un chiffre d’affaires annuel de 67 milliards de francs FCFA en 2010, selon le rapport sur la taxation des produits du tabac au Sénégal, publié en 2013. Ce chiffre d’affaire a progressé au cours des cinq dernières années de 35 % à un taux annuel moyen de 10,5 %. En plus de la production locale, les entreprises de la branche d’activité réalisent une partie de leurs chiffres d’affaires par la commercialisation de produits de tabac de qualité supérieure directement importés.
La contribution de l’industrie du tabac au PIB réel du Sénégal s’établit à 0,19 % en 2010. Sa contribution à la croissance, après avoir été négative en 2006 et 2007 s’est établi à 0,08 point de croissance en 2008, année d’installation de l’unité de production de Philip Morris Sénégal. Depuis, elle ne cesse de se replier. Elle a été divisée par 2,5 en 2009 et par 6 en 2010.
Le Sénégal enregistre une augmentation de ses recettes fiscales relatives aux produits du tabac mais aussi de l’ensemble de ses recettes fiscales sur la période considérée, 2010-2012. Les recettes fiscales totales ont augmenté de 7,7 % entre 2010 et 2011 et de 3,1 % entre 2011 et 2012.
Les importations des produits du tabac
Après une hausse de 63,5 en 2008 à 20,4 milliards de francs FCFA, les importations du produit ont chuté pour atteindre sept milliards en 2010 avant de repartir à la hausse en 2011 (+84,3 %) à 12,3 milliards.
Les importations de produits de tabac du Sénégal se concentrent sur les produits non élaborés qui vont servir de matières premières à la fabrication de cigarettes. L’importation de cigarettes a, quant à elle, fortement chutée au cours des cinq dernières années de 3937 %. Trois marques de cigarettes sont importées par l’une des deux entreprises de l’industrie du tabac au Sénégal sur la période 2010-2012. Aucun de ces trois produits n’a fait l’objet d’une réexportation. Pour la marque Davidoff, la quantité importée annuellement (quatre millions de cigarettes) est stable sur toute la période, tandis que celle des deux autres marques, Gauloises et Camélia, enregistre une baisse d’un million de cigarettes par an. De 2010 à 2012, les quantités importées passent de 5 à 3 millions pour les Gauloises et de trois à un million pour les Camélia.
Le prix de chacune des trois marques est demeuré inchangé sur cette période. Le prix d’un paquet de 20 cigarettes Davidoff est de 593,22 francs CFA ; ce prix étant plus du double de celui des Gauloises et plus du triple de celui du paquet de 20 cigarettes Camélia.
Les deux produits du tabac fabriqués localement et intégralement commercialisés au Sénégal par la MTOA sont des cigarettes « économiques » de marques Excellence et Houston. Leur prix sortie usine est identique et constant (228,934 francs CFA).
En revanche, la production et la vente de cigarettes Excellence enregistre une hausse de 12% entre 2010 et 2011 et une baisse de 9% entre 2011 et 2012. Toutefois, la quantité totale de cigarettes Excellence fabriquées et vendues est plus importante en 2012 (863 millions) qu’en 2010 (846 millions).
Toutefois, selon la DGID, les prix à la consommation relevés sur les marchés en juillet 2013 sont de 300 francs CFA pour un paquet de 20 cigarettes Camélia, 500 francs pour les Gauloises, 700 francs pour les Davidoff Slims Lights et 800 francs pour les Davidoff Classic et les Davidoff Lights.
Ablaye Modou NDIAYE/Financialafrik

BOOSTER LA MANGUE

Améliorer la compétitivité de la mangue : Un pari pour le Sénégal

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Le chiffre d’affaires généré en 2015 par la filière mangue au Sénégal s’élève à 20 milliards FCfa, soit 16 700 tonnes exportées, principalement en Europe. Ce chiffre ne représente que 14% de la production et l’objectif est d’exporter 36 mille tonnes par an. Des initiatives sont prises dans ce sens pour améliorer la compétitivité de la mangue par la mise en place d’infrastructures et le renforcement des capacités des acteurs.
Alioune Sarr, le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des PME explique : « Le gouvernement a mis en place le Projet d’amélioration de la compétitivité de la mangue sénégalaise, projet financé à hauteur d'1,5 milliard par le programme Cadre intégré renforcé. Il s’agit d’augmenter l’offre exportable de mangues et de produits dérivés de qualité et de diversifier les marchés d’exportation ».
Abondant dans le même sens, Dr Malick Diop, Directeur général de l’Agence sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX) déclare : « La mangue est une filière importante et suscite un grand intérêt pour les autorités, pour l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent dans le secteur de l’agriculture et de l’horticulture en particulier (….). Il faut consolider notre positionnement sur notre principal marché traditionnel, l’Europe et aller à la conquête de nouveaux débouchés, avec comme marché prioritaire le Maghreb ».
Dans la même perspective, Dr Macoumba Diouf, Directeur de l’Horticulture précisera : « Nous sommes sur le seuil d’une autre étape pour la conquête de performances nouvelles, afin de faire de la mangue une filière porteuse de croissance, créatrice d’emplois massifs, productifs et réductrice des inégalités sociales conformément aux orientations de l’axe I du Plan Sénégal Émergent (Pse). Quand la mangue se porte bien, les exportations horticoles du Sénégal se portent mieux ».
Et c’est dans ce sillage que le Sénégal compte accueillir la semaine régionale de la mangue. Et durant 4 jours, à travers des Expositions publiques et professionnelles, des ateliers et des animations, les acteurs de cette filière vont échanger dans le but de promouvoir davantage la mangue origine Sénégal au niveau national et international, mais aussi de s’accorder sur les bases d’une Alliance régionale de la mangue.
Mariama Kobar saleh/Leral.net