07/06/2016

RESPECT DE L'ENFANCE!

Lutte contre la maltraitance et la mendicité au Sénégal : Les enfants sous l’ombre des Oliviers

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L’association Les Oliviers mise sur pied par Khalia Haydara, enseignante-chercheur à l’Ucad, a été lancée ce samedi à la Maison de la culture Douta Seck. Elle va œuvrer pour la promotion des droits des enfants vulnérables en se basant sur l’éducation de base, les droits à la protection.
Agé de 4 ans et demi, vêtu d’un haillon, pieds nus, sébile à la main, Mor avait fait du couloir de la mort de l’Ucad son lieu de travail. La mendicité pour lui est un travail à temps plein. L’image de ce gamin déguenillé a marqué l’étudiante Khalia Haydara, aujourd’hui enseignante-chercheur au Département de philosophie de l’Université Cheikh Anta Diop. La rencontre entre le mendiant et Khalia a donné naissance à l’association Les Oliviers plus d’une décennie plus tard. Le lancement de cette organisation, qui s’entend œuvrer à la promotion des droits des enfants vulnérables, a été effectué ce samedi à la Maison de la culture Douta Seck. L’éducation de base, les droits à la protection constituent les éléments clés du combat des initiateurs du projet.
L’association Les oliviers vient allonger la liste des organisations de défense des droits des enfants. D’habitude leur méthode, ce sont des séminaires, des symposiums organisés dans des lieux huppés. Et au finish, le constat ? Les rapports sont rangés dans les tiroirs. La présidente de Les Oliviers, par ailleurs fondatrice de l’organisation, comp­te rompre avec ces pratiques en changeant de stratégie et d’approche. Pour ce faire, elle et ses camarades promettent de se focaliser sur la sensibilisation à travers des campagnes dans les rues à Dakar mais aussi dans les régions au mois de Juillet.
Dans le souci de mieux venir en aide aux enfants, la maison des Oliviers, qui sera un centre d’accueil et de formation, prévue à Sindian va «bientôt» voir le jour, espère Khalia Haydara. Cette dernière n’a pas manqué l’occasion pour critiquer l’attitude des autorités face à ce phénomène. Elle dit : «Nous les accusons de faillir à leur responsabilité, d’appliquer les lois sur la protection de l’enfant que notre pays à ratifier, de porter peu d’importance au trafic des enfants étrangers au Sénégal. » Avant d’ajouter : «Il faut déconstruire une idée sur la mendicité, c’est-à dire l’idée qui lie la mendicité à l’islam ou à la religion. La mendicité n’a pas de fondement religieux, c’est culturel», dit-elle. S’engager pour la cause de ces «victimes d’injustice sociale», c’est aussi mener un farouche combat contre les souffrances, les abus, les maltraitances et les mauvais traitements dont ils sont victimes. Khalia Haydara et ses amis sont certainement conscients de la lourdeur de la tâche. La reconstitution de la trajectoire de Mor par la troupe théâtrale Sargal Art Bi, a fait couler des larmes.
Mamadou SAKINE/lequotidien.sn

Commentaires

Une énième association au secours de enfants talibés. C'est très bien humainement, mais inutile pour éradiquer cette honte gangrénée au Sénégal ! Malgré l'armée de toutes ces associations humanitaires de tout acabit, le problème des talibés persiste depuis des décennies et le nombre de talibés augmente constamment, comme les daaras nauséabondes et esclavagistes. Le pourquoi, est simple, nous sommes en présence d'une organisation mafieuse d'Associations de maîtres coraniques qui a tissé sa toile véreuse sur tout le pays et les pays voisins pour exploiter les enfants et leurs familles. Ils se sont aussi cachés dans les services sociaux et la protection de l'Enfance pour couvrir leur trafic et leur exploitation des enfants. Tout cela au nom du Coran, avec la reconnaissance de l'Etat et la bénédiction des confréries religieuses. Inutile de faire appel au peuple sénégalais, ils leur ont lobotomisé les cerveaux et ils ont peur des marabouts.
Donc, associations humanitaires contre associations pseudos-religieuses mafieuses, le combat est perdu d'avance. Sauf, si les associations humanitaires s'unissent dans une grosse holding humanitaire et font appel aux instances internationales des Droits de l'Homme et de la Protection de l'Enfance pour faire condamner le Sénégal pour traite négrière et esclavagisme d'enfants.

Écrit par : issa gibb | 07/06/2016

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le Sénégal émergent traine beaucoup des boulets, les talibés est le plus honteux

Écrit par : jacobuscobus | 07/06/2016

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Le Sénégal s'enfonce dans son hypocrisie,ils peuvent bien faire leur cinéma avec le ramadan quand on pense a la façon dont sont traités les petits talibés c'est écoeurant,et les Sénégalais laissent faire ce sont les plus grands esclavagistes et là ils trouvent cela normal!!! a coté nos ancetres étaient des enfants de coeur il serait temps qu'ils comprennent!!!!!

Écrit par : eddy | 08/06/2016

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Le plus grave, c'est que ces pourritures esclavagistes pseudo-religieuses enseignent la haine des toubabs, responsables de la misère africaine et de l'esclavage. Alors que le colonialisme a apporté la fin de l'esclavage (que les élites royales et religieuses non jamais acceptées). Le colonialisme a mis fin à l'esclavage, il a amené le modernisme, une administration, des bâtiments, des routes, des ponts, les écoles, les hôpitaux, les vaccins et tant d'autres choses importantes au développement du pays qu'il sont incapables de faire perdurer aujourd'hui. Les pseudos-religieux sont dans le mensonge et le déni du colonialisme qui se répercute sur le peuple sénégalais qui fait fuir les derniers touristes avec cette rengaine de la réparation du mal fait au pauvre peuple par les coloniaux. Connerie ! Ceux sont les religieux qui font souffrir le peuple sénégalais, en connivence avec les politiques pour saigner le peuple, le tenir dans la misère et l'ignorance, en commençant par les plus faibles, les enfants talibés.
Le Sénégal est la honte esclavagiste d'enfants talibés du XIXème siècle à lui tout seul. Les toubabs ne sont en rien responsables de cette ignominie. Nous sommes dans l'indigne et la lâcheté après le meurtre du petit talibé battu à mort par son maître à Yeumbeul en Juillet 2015, l'assassinat du petit talibé avec 54 coups de couteau à Thiès en août 2015, voici le petit talibé pendu par les pieds et battu à mort par son marabout aux parcelles assainies à Dakar et toutes les maltraitances que subissent ces pauvres grosses, sous les yeux de la lâcheté généralisée d'une population lobotomisée à se révolter devant l'inqualifiable. Quel grand pays, le Sénégal § j'ai vraiment envie de te cracher dans la gueule, pays esclavagiste et assassin d'enfants.

Écrit par : issa gibb | 08/06/2016

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L'omerta règne au Sénégal par peur des marabouts.
Le sénégalais a plus peur du marabout que de Dieu.
Si c'est ça être musulman!!!!!!

Écrit par : Lola diolla | 09/06/2016

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Fatalisme, manque de courage, et emprise des religieux sur des populations naïves ou ignorantes, et sûrement aveugles... ou aveuglées...
"Tout homme qui prétend pouvoir interpréter et enseigner les choses de l'au-delà doit être la risée des dieux"
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire"

Écrit par : Candide | 09/06/2016

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