19/06/2016

ON VA VOIR DE QUEL BOIS...

Le Sénégal va lutter contre la coupe abusive de bois en Casamance

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Le gouvernement sénégalais va prendre des « mesures fortes » contre la coupe abusive de bois en Casamance, dans le sud du pays, a affirmé le ministre des Forces armées, après l’avertissement d’une ONG sur la disparition des forêts dans cette région d’ici deux ans.
« La décision est prise de faire arrêter la coupe abusive de bois dans nos forêts. Il faut que les gens qui s’adonnent à cette pratique le comprennent. Je crois fortement que cette pratique va cesser d’ici quelques jours », a déclaré vendredi soir à la presse le ministre Augustin Tine, sans annoncer de mesures précises.
Il s’exprimait dans la ville de Kolda, en Casamance, en présence des ministres de l’Intérieur et de l’Environnement, Abdoulaye Daouda Diallo et Abdoulaye Baldé, à l’issue d’une visite dans cette zone frontalière de la Gambie, la plus boisée du Sénégal.
« C’est effarant ce que nous avons vu. Des gens inconscients détruisent notre environnement, l’économie de notre pays et l’avenir de nos enfants. C’est inadmissible. L’Etat va agir avec des mesures fortes pour mettre fin à (cette) situation », a ajouté M. Tine.
Ces mesures sont annoncées après l’avertissement lancé le 26 mai par le militant écologiste et ancien ministre sénégalais de l’Environnement Haidar El Ali, mettant en cause le trafic de bois vers la Chine à partir de la Gambie voisine.
Le pillage de la forêt en Casamance « a atteint un seuil de non-retour et d’ici deux ans, ce sera trop tard. Nous tirons la sonnette d’alarme », avait déclaré M. El Ali, qui dirige l’Océanium, à la fois centre de plongée et association de protection de l’environnement.
« Le Sénégal a perdu plus d’un million d’arbres depuis 2010 tandis que les exploitants basés en Gambie ont empoché près de 140 milliards de francs CFA (plus de 213 millions d’euros) en exportant ce bois vers la Chine où la demande de meubles a explosé ces dernières années », avait-il ajouté.
En avril, une équipe du ministère sénégalais de l’Environnement qui réalisait une étude sur les ressources naturelles en Casamance avait été arrêtée en Gambie en train de prendre des images de bois coupé et entreposé, pour être relâchée au bout de 48 heures.
La Casamance est confrontée depuis 1982 à une rébellion armée menée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
Maliactu

Commentaires

La lecture de l'article montre "l'interet" économique de la GAMBIE pour la CASAMANCE ,et, 'involontairement " entretenir une bande de terroristes pour continuer le "désordre "profitable ?
IL est cependant facile de part des habitants de ne pas tourner le dos lorsqu'un camion chargé d'arbres précieux passe devant eux ?
En conclusion ,il y a toujours plus d'acheteurs de bois précieux que d'arbres à couper , et l'argent facile ne pose pas de problèmes .....

Hélas!

Écrit par : oyster | 19/06/2016

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A part, Haidar Ali l'ancien ministre de l'écologie et les ONG qui dénoncent cette déforestation à outrance depuis plus d'un an. Voici enfin, un ministre (des forces armées) qui se réveille.
Ainsi Macky Sall et le gouvernement ne pourront plus dire : ON NE SAVAIT PAS, avec ce désastre annoncé sans retour.

Écrit par : issa gibb | 19/06/2016

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Il est évident qu'un reveil durable s'impose lorsqu'il s'agit de protéger les forêts de toutes les exactions dont elles font, d'une manière abjecte, l'objet d'exactions crapuleuses et irréversibles.
Et moi qui croyais, et Dieu sait à combien de personnes, parfois autorisées j'en ai déjà parlé, que l'être humain avait plus de ressources intellectuelles que celles qui consistent à vider le pays de son or vert.
Et pourquoi ne ferait-on pas une campagne de sensibilisation qui consisterait à planter un arbre à l'occasion de chaque naissance d'un enfant, et à responsabilisant celui-ci en lui apprenant à l'arroser (et, pourquoi pas lui parler) le responsabiliser.

Continuons la construction de la muraille verte, cette immense paroi de verdure qui, en plus de freiner les avancées de la désertification, sera bienfaitrice pour les populations locales.

Sauvons la forêt de Patako, non loin de Toubacouta. où l'impunité des exploitants clandestins est pratiquement permanente.

Écrit par : Alain Goetghebuer | 20/06/2016

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L'idée de planter un arbre pour chaque naissance est une excellente idée. Vue la sur-natalité au Sénégal, cela reboiserait très vite le pays...
Mais planter un arbre, c'est travailler et au Sénégal, travailler, on ne connait pas. On déboise, mais on ne reboise pas. Bienvenue au Sénégal !
Maintenant, il y a un petit espoir, le gouvernement a l'air de se réveiller pour la déforestation catastrophique de la Casamance. C'est pas trop tôt ?
L'ancien ministre de l'écologie Haidar Ali semble dire que c'est déjà irréversible comme pour la pêche intensive dans nos eaux territoriales. Pauvre Sénégal émergent ?

Écrit par : issa gibb | 21/06/2016

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Trop facile pour ces hommes politiques de dire qu'ils ne savaient pas! Quel moyen utilisent ils donc pour venir régulièrement à Ziguinchor ? L AVION BIEN SUR ET RIEN N EST PLUS SAISISSANT QUE DE SURVOLER LA CASAMANCE ET DE VOIR CES TROUS BEANTS!
Mais tant que la presse étrangère et instances internationales de lutte contre trafic illégal ne bougent pas, on laisse faire et on en profite au passage. Je plains M. Haidar car je ne sais où il peut encore trouver la force de continuer son combat pour sauver ce beau Sénégal?
Et le prochain gros scandale = l'exploitation pétrolière si elle démarre... Bonjour les dégâsl

Écrit par : PDP | 21/06/2016

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Un article précédent du 15/05/2016 sur la catastrophe annoncée de la déforestation à outrance de la Casamance avec des zones déjà dévastées à Kaffrine, à Tambacounda jusqu'à Kolda, dénonçait les mafias chinoises et leurs méthodes, aidés par les frères braconniers gambiens. Mais cet article dénonçait aussi les lobbies mourides à la tête de ce trafic du bois, comme si ils n'étaient pas assez riches. Les mourides auraient aussi eu la tête de l'ex-ministre de l'écologie Monsieur Haidar El Aly, dès le premier remaniement de gouvernement pour pouvoir pratiquer leur trafic du bois en toute tranquillité. Monsieur Haidar El Aly dénonce ce scandale bien seul, depuis 2 ans et le gouvernement sénégalais ne pouvait pas l'ignorer.
Dans leur toute puissance religieuse financière éhontée, en plus de gouverner le Sénégal à la place de l'état, les mourides pillent les ressources naturelles du pays en toute liberté.
C'est très honnête et patriotique de leur part, la secte confrérique milliardaire !

Écrit par : issa gibb | 23/06/2016

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