30/06/2016

12 MILLIARDS POUR DES CACAHUETES...

12 Milliards FCFA au secteur agricole

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la Banque Mondiale vient d’octroyer 12 Milliards de FCFA (20 Millions de dollars ) à l’Etat du Sénégal au titre du crédit du Financement Additionnel au Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest Soutien à la Chaîne de valeur arachide.
Approuvé par le Conseil d’administration de la Banque le 17 mai dernier pour accompagner le Sénégal dans les efforts de restructuration de la chaine de valeur arachide, le crédit du financement additionnel au Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/WAAPP-2A) est devenu une réalité.
Pour Louise Cord, la position stratégique de l’arachide dans l’économie sénégalaise montre à suffisance combien ce financement est important.
« l’arachide est une culture d’une grande importance économique et stratégique au Sénégal car elle est à la fois une culture vivrière, commerciale, industrielle, fourragère et fertilisante. L’arachide constitue la principale source de revenu des ménages ruraux ou agricoles particulièrement visible dans le bassin arachidier avec environ 482 000 exploitations familiales et occupant 45 à 60% des terres cultivées au Sénégal. Le bassin arachidier compte 63% de la population rurale sénégalaise, dont 60% en dessous du seuil de pauvreté » a souligné la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale.
En outre, Madame Cord a salué la mesure courageuse du gouvernement sénégalais de mettre un terme au contrat avec Advens, l’actionnaire principal de la SUNEOR, la plus grande industrie d’huilerie manifestement en faillite avec des pertes et dettes cumulées estimées à plus de 54 Milliards de francs CFA.
Cependant, elle a attiré l’attention des autorités publiques sur les réformes urgentes à mener afin de relancer la chaine de valeur arachide au bénéfice des agriculteurs, des consommateurs et de l’économie sénégalaise. Des reformes parmi lesquelles : la reprivatisation de la SUNEOR. Le financement additionnel de 12 Milliards de FCFA, du Groupe de la Banque mondiale entre dans cette perspective.
« Il s’agit de soutenir le Gouvernement du Sénégal pour améliorer la productivité et la compétitivité du secteur et la mise en œuvre réussie d’un processus complexe de restructuration et de reprivatisation pour la sélection de nouveaux investisseurs stratégiques pour la SUNEOR » a soutenu la responsable.
Enfin, le crédit vise entre autres à contribuer selon madame Cord au financement du recensement des entreprises agricoles, incluant les organisations et coopératives agricoles, comme partie intégrante du recensement général des entreprises sénégalaises.
Reussirbusiness

600000 ENFANTS NON SCOLARISES

Accès à l’enseignement primaire au Sénégal : 600 mille enfants hors de l’école

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La situation des enfants n’est pas très reluisante au Sénégal. Entre absence de scolarisation, pauvreté et mariage précoce, l’avenir des enfants est plus qu’incertain. En effet le rapport de l’Unicef 2016, rendu public hier, estime à 600 mille le nombre d’enfants qui n’ont pas accès au cycle primaire au Sénégal. A cela, il faut ajouter 49 % qui vivent dans des familles au-dessous du seuil national de pauvreté.
Le Sénégal se vante d’avoir un taux de scolarisation de plus de 80%. Cette statistique, qui témoigne des efforts du Sénégal en matière de scolarisation des enfants, cache bien une autre réalité. En effet, plus de 600 mille enfants ayant l’âge d’aller au primaire sont en dehors du système scolaire dans notre pays. C’est ce qu’a révélé hier, le rapport de l’Unicef sur «La situation des enfants dans le monde 2016 : l’égalité des chances pour chaque enfant.» Ce rapport, axé cette année sur l’équité, classe ainsi le Sénégal en 5ème position par rapport à sa contribution au nombre d’enfants hors école dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Un chiffre préoccupant auquel la représentante de l’Unicef au Sénégal Laylee Moshiri intègre les enfants talibés en errance dans les rues de la capitale. Mme Moshiri a profité de cette tribune pour rappeler à l’Etat ses responsabilités d’autant plus que, note-t-elle, le pays a ratifié plusieurs conventions sur les droits et la protection des enfants. «Nous pensons que le Sénégal va prendre des décisions, malgré la forte pression sociale contre le retrait des enfants dans la rue», soutient-elle.
En dehors du cycle primaire, les choses ne semblent pas aller mieux. Le taux d’élèves qui fréquentent le moyen est estimé à 55% et celui du secondaire à seulement 29%. Des chiffres en contradiction avec les politiques de développement du pays, selon l’Unicef.
Le rapport a abordé le volet sur la pauvreté des enfants. L’étude a montré que 49% des enfants de moins de 18 ans dans notre pays vivent dans des familles pauvres, en dessous du seuil national de pauvreté. «Des vies d’enfants brisées par le simple fait qu’ils sont nés dans un pays ou une famille désavantagés», regrette la représentante de l’Unicef au Sénégal. A ces défis, elle y ajoute les mariages d’adolescents : 23% des filles de 15 à 19 ans sont dans des liens du mariage ou en union; 9% des femmes de 20 à 24 ans se sont mariées avant l’âge de 15 ans alors que l’âge légal de mariage pour la fille est de 16 ans.
Pour l’Unicef, il faut agir et s’attaquer rapidement à ces défis. L’organisation donne la voie à suivre : Elle propose celle de l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) avec équité. Pour la représentante de l’Unicef à Dakar, il faut aussi enrichir les informations sur ceux qui sont laissés de côté. Et à ce titre, le rapport peut servir de document pour prendre des décisions. Mme Moshiri demande donc à l’Etat du Sénégal d’investir dans l’équité et de trouver de nouvelles façons de financer les efforts déployés pour atteindre les enfants les plus défavorisés.
Baisse annuelle de 4.4% du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans
A côté de ce tableau assez sombre, notre pays a pourtant enregistré des succès. Il a réussi à réduire considérablement la mortalité des enfants de moins de 5 ans à un rythme annuel de 4.4%, selon le rapport qui précise que ce taux dépasse la moyenne régionale et même la moyenne mondiale. Pour le taux national de malnutrition chronique des enfants de moins de 5 ans, il est au même niveau que celui des enfants du quintile le plus aisé au niveau régional. Celui de l’enregistrement national des enfants à la naissance de moins de 5 ans aussi dépasse le niveau du quintile le plus aisé au niveau régional.
Ngoundji DIENG/lequotidien.sn

LA FIN DES TALIBES: ENTRE ANNONCE ET REALISATION...

Le Gouvernement annonce le retrait des enfants de la rue

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Le gouvernement sénégalais a annoncé ce mercredi le retrait des enfants de la rue. Ce retrait se fera progressivement et débutera après le mois de Ramadan.
« Aujourd’hui plus rien ne justifie la présence massive de centaines de milliers d’enfants dans la rue. Il est de notre devoir de freiner ce phénomène qui inhibe tous les efforts entrepris pour promouvoir un capital humain capable de porter haut le flambeau de notre nation » a déclaré Niokhobaye Diouf, Directeur des Droits de la protection de l’Enfance et des Groupes Vulnérables du Ministère de la Femme et de l’Enfance.
Pour faire face à cette situation, la direction des Droits, de la protection de l’enfance et des groupes Vulnérables du ministère de la femme, de la famille et de l’enfance a décidé de mettre en œuvre un plan de retrait des enfants de la rue. Ce retrait se fera progressivement.
L’objectif principal selon M. Diouf est « d’identifier et de retirer progressivement tous les enfants en situation de rue. Cette action sera menée dans l’ensemble du territoire national avec un accent particulier dans la région de Dakar ». Sur ce, un centre d’accueil sera construit pour héberger des enfants qui seront retirés de la rue. « Un centre d’accueil est réservé à ces enfants, et les parents pourront venir les chercher une fois dans ces centres » a dit M. Diouf.
Une sommation sera réservée aux parents qui, une fois, venus retirés leurs enfants dans les centres d’accueils les envoient encore dans les rues. « Cette opération débute à la fin du mois de Ramadan », a signalé le Directeur Diouf.
Mamadou Wane, coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh) a considéré que ce programme est une restauration des droits de l’enfant, surtout des enfants oubliés par tout le monde. Cette campagne selon l’acteur de la société civile « réduira la question de l’exploitation des enfants ».
Niokhobaye Diouf a invité « tous les acteurs de la société civile, particulièrement les communautés, les religieux, les organisations des maîtres coraniques et les familles à appuyer le Gouvernement dans la mise en œuvre de cette campagne qui, dans ses principes, garantit l’intérêt supérieur de l’enfant, l’accès aux offres de services d’éducation, de santé et de protection pour tous les enfants ».
Senenews

29/06/2016

LE BANDIAL

Royaume sans roi depuis 44 ans : Le Bandial suspendu aux prédictions des fétiches

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Le royaume du Bandial commence à partir de Brin, une localité située au sud de la ville de Ziguinchor. C’est à partir de Brin que l’on emprunte une route carrossable. Au bout de quelques minutes, Badiatte, puis Essyl, Kameubeul et Enampor surgissent au cœur des palmeraies et des forêts. Suivront Séléky, Etama et Bandial coincés entre les mangroves et les rizières. Ces villages situés dans un hinterland baigné à la fois par le fleuve Casamance et le marigot Kameubeul forment le royaume Bandial, qui est sans roi depuis 1972, année de la disparition du dernier souverain, Affilédio. Depuis, le Bandial est à l’écoute des fétiches.
Sur cette piste sinueuse, couverte de feuilles mortes, seul le bruit des pas des visiteurs est perceptible. Crac ! Crac ! Crac ! entend-t-on avant de faire face, subitement, à un espace lumineux dans cette forêt dense. L’endroit est calme et garde une certaine spiritualité nettement perceptible. Nous sommes sur l’ancienne maison du roi de Bandial à Essyl, un village non loin d’Enampore.
Par endroit, on peut voir quelques jarres renversées ou encore d’anciennes calebasses hors d’usage. Mais le lieu le plus sacré de cet endroit se trouve au fond de cette petite hutte qu’on aperçoit, au pied des fromagers. Il est interdit à tout étranger d’y accéder, au risque de voir des malheurs s’abattre sur lui, nous confie-t-on. « Nous n’avons plus de roi à l’heure actuelle, mais la princesse habite ici », nous indique Faustin Garoumo Bassène. Même si le royaume Bandial s’étend de Badiatte au village de Bandial, Essyl serait le point de départ. C’est par la suite que les autres villages tels qu’Enampore, Keumeubeul et Bathingnère sont entrés dans le giron du royaume. Selon beaucoup de témoignages recueillis sur place, le premier roi de la contrée aurait des pouvoirs de faire descendre la pluie à tout moment. Il aurait été mis en captivité par les colons en même temps que le fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba. Quand l’autorité coloniale le défia de faire tomber la pluie, il leva alors son éventail qu’il remua deux fois en haut. Une forte pluie commença alors à tomber. Longuement. Il signifia alors au colon que pour arrêter cette pluie, il lui fallait rentrer chez-lui. C’est ainsi qu’il fut libéré. Depuis lors, les rois se sont succédé au trône entre les deux familles Sagna qui sont d’Essyl et les Manga qui habitent à Enampore. D’ailleurs le dernier roi « Affilédio » était de Enampore. Depuis la disparition de ce dernier, le Royaume Bandial ne dispose plus de rois comme les autres dans les autres territoires diolas, exceptés des princes.
Le trône ne s’hérite pas
Seulement ici, la royauté ne s’exerce pas de père en fils. Autrement dit, un roi ne donne pas naissance à un roi. Le titre de roi est plutôt conféré par les fétiches qui portent leur choix sur une personne dotée de connaissances ésotériques, capable de supporter ce sacerdoce. Faut-il le rappeler, le titre de roi dans le Bandial n’est pas une sinécure. « Quand vous êtes intronisé roi, vous ne faites plus partie du commun des mortels. Vous changez de nom et vous vous séparez de vos épouses et de vos enfants. C’est une autre vie qui commence. En quelque sorte, vous faites vos funérailles », renseigne André Bassène, l’adjoint au maire d’Enampore. La sacralité du roi oblige ses sujets à le vénérer. Il lui est interdit de travailler ou de mener des activités pour subvenir à ses besoins. Ce sont plutôt ses sujets qui mettent à sa disposition tout ce dont il a besoin.
A chaque famille, sa vocation
Pour autant, dans le royaume Bandial chaque famille a un rôle précis à jouer, démontrant ainsi la répartition des rôles dans la royauté. « Chaque famille a un rôle particulier à jouer. Et quand le roi disparaît, il y a une famille qui annonce sa disparition et une autre qui est préposée à organiser les funérailles », explique André Bassène. A l’heure actuelle, les fétiches n’ont désigné personne pour incarner le titre de roi et tout le monde est suspendu aux prédictions des féticheurs. Eric Manga, le chef de village d’Enampore, résume cette attente des populations. « Aujourd’hui, nous avons besoin d’un roi, mais personne ne peut choisir le roi, ce sont les fétiches qui peuvent le désigner à travers des signaux mystiques ».
Toutefois, sur le territoire et à Enampore plus particulièrement, les femmes prêtresses continuent à faire des prières et des libations à chaque fois que de besoin. En l’absence de roi, le chef coutumier Bacodia Manga gère les affaires courantes et reste le gardien du temple. « Nous n’avons pas de roi actuellement. J’assume une sorte d’intérim. Quand il y a un problème, les femmes se rassemblent et viennent chez-moi pour que je leur explique ce qu’il y a lieu de faire », renseigne le chef coutumier. A la veille de l’hivernage, il se prépare une grande fête traditionnelle, le « Garoumo » avant les premières semences. Pour combien de temps encore, les habitants du royaume vont-ils rester sans roi ? La question reste suspendue à la décision des fétiches.
Mais toujours est-il que même s’ils désirent tous un nouveau souverain, les habitants de Bandial n’en sont pas moins prêts à faire face à toutes les contraintes qui accompagnent l’arrivée d’un roi. Obligation sera faite aux populations de subvenir à tous les besoins de ce haut dignitaire. Pour l’heure, ils sont suspendus à la décision des fétiches qui ne tardera sûrement à trouver un successeur à Affilédio, le dernier roi du royaume Bandial.
Us et coutumes : Le royaume de tous les interdits bangui 1Le royaume Bandial est une succession de villages de Badiatte, Essyl, Kameubeul, Enampor, Etama et de Bandial, tous coincés entre le fleuve Casamance et le marigot Kameubeul avec un premier plan des rizières et un chenal aux berges colonisées par des mangroves comme entre Enampor et Essyl, et à Etama. De Badiatte à Bandial, les habitants continuent de cultiver les rapports transcendants avec la nature au fil des siècles.
En provenance de Ziguinchor, nous laissons la chaussée et nous nous engageons à droite, sur une route latéritique. Au bout de quelques kilomètres, nous atteignons Badiatte, la porte du royaume Bandial. A l’entrée quelques maisons avec des toitures de zinc sont éloignées les unes des autres. En arrière-plan, des maisons en banco et des cases sont étouffées au milieu des manguiers et des palmiers. D’autres sont prises au piège des formations arbustives. La répartition des habitats est éparse. C’est comme si les habitants ne sont pas en communauté. Chacun est dans son… verger. Richard Diémé, le corps couvert de poussière sort du sentier des rivières. Il ne s’aventure pas à donner une idée sur la date de la fondation de Badiatte. Peu importe. Le temps n’a pas emporté les réalités du royaume Bandial. Ici, hier comme aujourd’hui, on cultive le riz et aussi on cultive le respect des forces invisibles qui animent la nature. Cette culture se transmet de père en fils. Et de génération en génération. Ce ne sont ni l’école française, ni les radios encore moins les télévisions qui remettront en question cet héritage.
Ici, ce n’est pas comme dans le Fogny. Il y a beaucoup d’interdits. Il ne faut pas toucher à la femme d’autrui, il ne faut pas prendre de l’argent trouvé sur des sites », conseille Richard Diémé. Rien d’étonnant. La nature n’est pas dépossédée du souffle divin dans le royaume Bandial et chez les adeptes des religions traditionnelles dans cette partie du Sénégal. Badiatte est dérivé du nom de famille Diatta. Nous longeons la route, les formations de palmerais, des arbustes, et au long loin derrière les rizières, des palétuviers suspendent nos regards. La nature étale sa splendeur. L’hôte n’a pas le temps d’admirer, parce qu’Essyl est là. « Essyl veut dire en Diola cuisiner. C’est d’ici qu’est parti le peuplement du royaume Bandial. Nos ancêtres qui sont venus de Bourofaye se sont installés ici, puis, par la conquête, des terres, d’autres sont partis à Séléky, Etama, Eloubalir, Enampor », raconte Jean Manuel Bassène. Les maisons carrées et l’école projettent l’image d’une ouverture. C’est n’est qu’un rideau d’apparence. Derrière ces fromagers, des manguiers, de baobabs, des rôneraies des réalités immuables. En suivant les pas de Faustin Marie Simon Bassène, nous remontons une piste sinueuse. Des maisons apparaissent çà et là dans des clairières.
Après des détours, nous voici dans un tunnel de verdure. Les branches des fromagers et les lianes forment une voûte épaisse, imperméable aux rayons du soleil. Nous avançons. Mais nos pas sont rythmés par des doutes. Les sentiers menant vers le site sacré semblent transmettre une peur soudaine. Les lieux sont habités par la quiétude et aussi par les esprits. Au fur et à mesure que nous nous engouffrons dans la palmeraie touffue, le sentier s’élargit. Au bout, au pied des fromagers des petites huttes couvertes de paille protègent quelques représentations. Au pied des arbres, d’autres représentations veillent sur tout. « Nous n’avons pas le droit d’aller jusqu’à l’endroit où l’on fait les fétiches. Ici, il est interdit de prendre des photographies.
Les préséances toujours de saison
Lorsque quelqu’un a des problèmes, il lui faut venir se confesser et implorer les esprits », confesse un de nos interlocuteurs. Après Essyl, voici Kameubeul, et puis Enampor, d’autres villages aux maisons réparties dans des formations arbustives. A la sortie d’Enampor, des jeunes peuplements de mangroves se déploient. Au loin, nous pouvons admirer des femmes sortir des vases, la tête chargée de lattes de bois d’Avicendia. A Séléky, un manguier se dresse à l’entrée, près de la véranda d’une maison en zinc.
Les fruits sont généreux. Une femme nous inviter à emporter des mangues. Elle s’empresse pourtant de nous mettre en garde : « une femme ne peut pas manger ces mangues ». Elle ne connait pas la raison de cet interdit, mais la cause est entendue par notre photographe.
Ici, tous les villages sont entre des rizières, le fleuve Casamance et la rivière de Kameubeul. Au fur et à mesure que l’on parcoure le royaume, on découvre les us et les coutumes qui sont toujours de saison. Les générations la perpétuent. C’est tout. « On ne doit pas voir une femme en période menstruation. Dans notre culture, il est aussi proscrit de voir beaucoup de sang », nous confie un jeune à Essyl. La vie humaine est sacrée dans le Bandial. Les coutumes sont respectées.
Dans le royaume bandial, ni le temps, ni la rareté des pluies n’ont remis en cause des pratiques précédant le démarrage des travaux dans les rizières. Depuis l’aube des temps, le démarrage des travaux rizicoles est rythmé par une série de cérémonies. Les bandial sont aussi considérés comme les peuples des rizières. Ils ne vivent que de riziculture et de pêche. La pratique de la riziculture est soumise à toutes les préséances. Le royaume continue de fêter « Outeuss », une fête qui précède le repiquage du riz. « C’est une fête qui est célébrée le même jour dans tout le royaume. Mais c’est une seule personne qui est habilitée à choisir le jour. Et, cette personne se trouve dans le dernier village du royaume, c’est-à-dire dans le village de Bandial », confie un jeune du village de Essyl.
Ce n’est pas tout. La période précédant l’hivernage est rythmée par des implorations. De temps en temps, on se regroupe pour essayer d’organiser des séances de divinations ou encore pour solliciter l’aide des ancêtres et des fétiches. Le « Outesse » est suivi du « Garoumo », une cérémonie organisée avant la tombée des premières pluies. Dans le passé, il revenait au roi de choisir la date de cette fête en se fondant sur les signes inaccessibles aux communs des mortels.
Le village de Bandial est le village le plus avancé du royaume sur le fleuve Casamance dans l’extrême sud-ouest de la région de Ziguinchor. Dans cette presqu’île où les ruisseaux viennent lécher les murs et les clôture des maisons, les habitants manifestent un fort attachement à leur terroir.
La vie au fil de l’eau. Les maisons en première ligne sont dans la vase. Le jour de notre visite, la dérive des ruisseaux s’arrête à quelques mètres de deux maisons couvertes de zincs et d’une chaumière. Les digues en argile sont érigées. Elles forment des bassins. Elles servent à protéger des maisons durant la marée haute. Les digues et des bassins de rétention parcourent la zone de marnage, cette partie couverte et découverte respectivement en marée haute et en marée basse. Au fond du village, presque sur la rive du bolong, se dresse une imposante chaumière. La dérive de la rive ceinture, l’habitation Gilbert Bassène, un professeur de transit qui a vécu durant une trentaine d’années à Dakar. « Durant l’hivernage, nous avons de l’eau jusqu’à dans la cour. Mais nous sommes heureux. On peut se lever et aller pêcher du poisson frais à n’importe quel moment de la journée », lance le professeur de transit à la retraite.
Sur le flanc droit, deux hommes sont au bord du bolong. Ils hument l’air pur. Au loin, un jeune garçon d’environ 10 ans sort du ruisseau à la nage. A Bandial, l’eau est plus une source de vie. Le village lui doit son existence. Le fleuve Casamance apporte à travers ses affluents l’abondance. « Nos ancêtres se sont installés à Bandial à cause de l’abondance des poissons et aussi de la fertilité des sols. Des familles récoltent encore d’importantes quantités de riz », raconte Damas Tendeng adossé à un baobab au rivage jonché de coquillages d’huitres. De l’autre côté de l’école, le ruisseau continue sa conquête de la terre. Les marées hautes inondent des bassins aménagés entre les maisons. Dans la presqu’île, le charme de nature chasse le dépaysement. Des habitants qui travaillent à Ziguinchor rentrent tous les jours malgré une longue distance. Les touristes espagnols sont tombés sous le charme du site. Ces européens portent le combat de la préservation du patrimoine local. « Les espagnols nous disent de conserver les cases. Mais il faut reconnaître que c’est difficile. La paille n’est plus abondante dans la zone. Vous pouvez observer, de nouvelles constructions gagnent du terrain par rapport aux habitations traditionnelles, typiques du Bandial », avance, le professeur de transit sous une voix triste.
Hubert Bassène, les pieds nus avance d’un pas léger. Il se dirige sur ce quai où flottent des pirogues. Pour ce pêcheur, le Bandial est son paradis terrestre. Depuis 20 ans, la vie n’est pas immuable pour cet homme dont l’occupation se résume à la pêche. « Je suis heureux à Bandial. J’ai passé 7 mois sans me rendre en ville. Je suis tranquille ici. Je respire de l’air pur. Ce n’est pas comme à Ziguinchor », se plaît à dire Hubert Bassène. Au centre polyvalent construit par la coopération espagnole, la joie de vivre est manifeste. Les femmes se raillent. D’autres passent au peigne fin des pagnes teintés. Le cousinage à plaisanterie apporte une touche ludique au tissage des pagnes.
Une nature généreuse
Leur vie durant la saison sèche est liée à ce centre de formation construit par la Coopération espagnole « Nous avons reçu une formation en batik, mais nous n’avons pas maîtrisé les techniques. Nous avons besoin d’autres formations », s’exprime Marie Jeanne Bassène, l’une des premières bénéficiaires de la formation. Le centre est aussi le prolongement d’une vie en communauté.
L’argent généré par la teinture est versée dans une caisse de solidarité. « Toutes les recettes gardées. Nous attendons d’avoir une somme importante pour voir ce qu’il faudra faire », informe Marie Claire Tendeng. Au fil des années, des générations peuvent se lever à tout moment pour pêcher dans les bolong avec des pirogues, ou à pied avec des filets à épervier, ou encore à la nasse. La nature est généreuse. « Toutes les familles vivent de la riziculture et de la pêche. Nous fournissons des poissons aux villages de la zone et à la ville de Ziguinchor », raconte un homme croisé à l’entrée d’une concession à l’extrême droite du village. La presqu’île a aussi ses revers. L’eau colonise des superficies rizicoles. La mare d’eau douce est sous influence de la remontée de la langue salée. L’accès à l’eau potable confie le chef du village, Michel Tendeng, est un vrai problème. Bandial est desservi de façon irrégulière par un forage construit à Badiatte à l’entrée du royaume. « La vie serait plus enviable dans notre village, si nous avions de l’eau potable en permanence », clame le chef du village le plus avancé sur le fleuve Casamance. Bandial avec ses dérives de ruisseaux et ses remparts de mangroves continue de fasciner ses habitants et ses visiteurs.
Idrissa SANE, Maguette NDONG (textes) et Ndèye Seyni SAMB (photos)
http://lesoleil.sn/component/k2/item/51718-royaume-sans-r...

DROGUES DE SYNTHESE AU SENEGAL

Inquiétude face aux drogues de synthèse qui envahissent le marché

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Alors que l’Afrique de l’Ouest est une zone de transit et de trafic de cocaïne et que la région devient aussi une zone de fabrication de drogues de synthèses, les autorités du Sénégal tentent avec leurs moyens de lutter contre ces trafics. Ce lundi 27 juin, les dernières drogues saisies ont été brûlées.
« Pour le chanvre indien, nous avons 7 tonnes ; nous avons 1 kg de cocaïne et pour les amphétamines, nous avons 39 kg… » Poussée par le vent, l’épaisse fumée noire et blanche a recouvert le quartier de Ouakam. Durant quelques minutes, la forte odeur du chanvre indien a rempli l’air.
Le Commissaire Idrissa Cissé est directeur de l’office central de répression des drogues et toute son inquiétude porte sur la hausse des saisies de drogues de synthèses, pilules fabriquées dans la sous-région. « Il y a une nouvelle forme de drogue qui commence à envahir le marché sénégalais, ce sont les drogues de synthèse. En général, c’est au niveau des frontières terrestres et à l’aéroport que ces saisies sont opérées », a-t-il précisé.
Présent également, le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur. Cheikh Ou Cissé reconnait que la consommation de drogues dures, comme la cocaïne et les amphétamines, est en hausse dans la sous-région, et notamment au Sénégal. « Cette montée en puissance des drogues dures et des drogues de synthèse nous inquiète véritablement. Dans la limite de nos moyens, nous mettons en œuvre tous les efforts possibles », a-t-il déclaré.
Si les services de contrôle jouent un rôle essentiel, le gouvernement du Sénégal a bien compris que la sensibilisation et la mise en place de services médicaux pour prendre en charge les drogués sont essentielles pour mener cette lutte contre les narcotrafiquants.
Guillaume Thibault/RFI

SAUVER LE BOIS

Le Sénégal a saisi la Cites pour interdire le commerce du bois de venn

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Suite aux instructions fermes du chef de l’Etat, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, a révélé, hier, à Medina Yoro Foula (Kolda), que notre pays a saisi la Convention internationale sur le commerce illicite des espèces de faune et de flore (Cites) pour aboutir à une interdiction formelle du commerce international du bois de venn.
Accompagné de son staff, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a effectué, hier, une visite de terrain sur les sites de Dinguiraye, Mballocounda et Médina Yoro Foula, des zones frontalières de la région de Kolda très affectées par un intense trafic illicite du bois de venn (bois rose). L’autorité a révélé que le chef de l’Etat s’est personnellement investi et leur a donné des instructions fermes afin de saisir les instances internationales pour mettre fin à ce « massacre » des belles forêts du Sud.
« Il faut briser ce commerce », a insisté Abdoulaye Baldé. C’est ainsi que le Sénégal a saisi la Convention internationale sur le commerce illicite des espèces de faune et de flore (Cites) pour briser ce commerce illicite qui profite à des coupeurs venus de Gambie et des régions centre du Sénégal et animé par des Chinois basés à Banjul. Ces derniers expédient le produit (bois de venn et de dimb) vers l’Asie sous la forme d’un commerce international jugé très juteux. En synergie avec la Cedeao et l’Uemoa, notre pays a donc saisi la convention internationale afin que celle-ci inscrive ce commerce à son annexe 2. Le cas échéant, la vente du bois de venn sera purement et simplement interdite. Ce qui aura le don de décourager toute velléité de trafic de bois. Pour le ministre de l’Environnement, l’urgence est de faire inscrire ce commerce à l’annexe 2 de la Cites pour arriver à la situation actuelle du commerce de l’ivoire qui est formellement interdit à l’échelle internationale. Si la mesure est validée, les acheteurs de bois n’auront plus le loisir de se procurer le produit à cause d’une législation drastique qui va même leur exiger un certificat d’origine.
Toujours sous l’impulsion du président de la République, d’autres mesures fortes vont être appliquées, a annoncé M. Baldé. Il s’agit d’actions combinées d’envergure des forces de sécurité qui vont procéder à des opérations de ratissage sur toute la bande frontalière confrontée à ce fléau. Mieux, les saisies de bois seront détruites, car l’autorité juge qu’il s’agit d’une fraude.
Réforme du code forestier pour corser les peines liées à ce trafic illicite
le ministère de l’Environnement a annoncé une réforme du code forestier, car il s’agira de corser davantage les peines liées à ce trafic illicite. De même, la surveillance et la protection des massifs et des forêts seront mises de concert avec les populations concernées. En vérité, les plus hautes autorités du pays ont été sensibilisées et des solutions alternatives ont été dégagées pour faire diminuer la pression sur la ressource. C’est dans cette perspective qu’il est prévu la création, sous l’égide de l’Agence nationale des éco-villages (Anev), d’une quinzaine d’éco-villages le long de la frontière avec la Gambie. L’idée est de participer à la réduction de la pauvreté à travers la promotion d’activités génératrices de revenus et la gestion durable des forêts. En tous les cas, a prévenu le ministre Abdoulaye Baldé, le combat contre les coupeurs de bois sera sans répit. C’est un sentiment de désolation qui anime tout être humain qui débarque sur les sites frontaliers impactés par le trafic de bois qui ne fait qu’intensifier des situations comme la désertification, la mort du bétail ou la rareté des pluies.
Mamadou Lamine DIATTA/http://www.lesoleil.sn/actualites/item/51635-bois-de-venn...

28/06/2016

COMMENT LANCER L'ARGENT EN L'AIR...

Conséquence du bradage de Sénégal Airlines : Corsair fait 40% de part de marché au Sénégal avec 30 millions d'euros (19 milliards CFA)

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La ligne Dakar-Paris exploitée quotidiennement par Corsair a généré l'année dernière 30 millions d'euros soit 19 milliards CFA. Selon Antonio Huet directeur général adjoint de la compagnie française, Corsair a atteint 40% de part de marché derrière Air France (60%).
Faut il regretter le bradage par nos autorités de Sénégal airlines' En 2012, un accord commercial a été signé entre la compagnie Corsair et notre pavillon national. Il s'agissait pour les autorités "de tenir une promesse électorale de Macky Sall". Pour ce faire, il fallait très vite relancer la liaison Paris-Dakar et, l'offre de Corsair tombait à pic pour l'Etat.
Avec le recul et surtout la rentabilité de cette ligne, il n'est pas superflu de se demander si l'accord entre Sénégal Airlines et Corsair n'a pas été un jeu de dupes et une occasion ratée de renflouer notre compagnie nationale. Au regard de la rentabilité de cette ligne, on est tenté de regretter la décision hâtive de nos autorités qui ont manqué là une occasion de remettre Sénégal Airlines en orbite. Dommage que les niches les plus rentables de notre économie tombent toujours entre les mains de ces compagnies étrangères!
Dakaractu

26/06/2016

BONNE NOTE POUR LE SENEGAL

Standard & Poor’s maintient la note souveraine du Sénégal

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Standard Poors maintient la note souveraine du SénégalL'agence de notation financière américaine Standard & Poor's (S&P) a reconduit la note souveraine "B+/B" du Sénégal avec des perspectives stables, selon le site de Jeune Afrique.
Le magazine panafricain souligne que le maintien de cette note est justifié par l'agence par ''un niveau d'investissements soutenus et la stabilité politique sénégalaise''.
Et, dans sa notation publiée le 17 juin dernier, Standard & Poor's n'envisage pas une révision à la baisse ''du fait d'une croissance économique soutenue et d'une amélioration graduelle des indicateurs extérieurs et budgétaires du pays sur les 12 prochains mois''.
L'agence s'attend à ''un taux de croissance moyen de +6,6% sur la période 2016-2019, un taux deux fois supérieur aux +3,5% de la période 2011-2014''. Elle souligne que ''le plan de développement économique, PSE, combiné à la chute des cours du baril, va porter, sur le moyen terme, la croissance à travers des avancées dans la fourniture d'électricité, les travaux publics et les investissements agricoles''.
Standard & Poor's indique qu'en 2015, le PIB réel s'est hissé à +6,5%, ''son plus haut depuis douze ans''. Elle attribue cette performance aux investissements en cours et à une forte demande provenant du secteur privé, notamment.
Elle relève aussi que ''le secteur agricole a bénéficié de conditions climatiques favorables et d'une meilleure productivité grâce aux investissements publics''.
Quant au secteur industriel, il a ''profité des bonnes performances des activités de construction et des industries chimiques et minières'', écrit l'agence.
Jeune Afrique met aussi en avant les récentes découvertes de gaz au large du Sénégal et de la Mauritanie, considérées comme de nature à stimuler la croissance et les recettes d'exportation.
Le magazine remarque que selon l'agence de notation ''le PIB par tête d'habitant, estimé à environ 1 000 dollars en 2016, reste encore faible''. S&P pointe également une croissance démographique forte ''qui cantonne le taux de croissance du PIB réel per capita à +2,8% par an''.
''Comme prévu, le déficit public est ressorti à 4,8% du PIB en 2015 comparé à la moyenne de 5,8% entre 2011 et 2014'', relève l'agence, qui prévoit une poursuite de cette réduction et ''table sur une baisse progressive de ce déficit, susceptible d'atteindre, entre 2016 et 2019, une moyenne de 3% du PIB''.
''De même du déficit du compte courant qu'il escompte en moyenne à 6,9% sur la période 2016-2019, en baisse par rapport aux 9,5% de moyenne entre 2011 et 2014'', poursuit Jeune Afrique, annonçant une amélioration en vue du ratio d'exportations et d'importations ''à mesure que le pays accélérera ses ventes à l'étranger, notamment d'or, de produits dérivés du phosphate, de ciment, ou de produits agricoles et halieutiques''.
''Si le programme d'investissement du gouvernement et les mesures visant à accroître la croissance (...) arrivaient à stimuler les activités économiques plus significativement que nous le prévoyons, nous pourrions envisager le relèvement des notations du Sénégal.
Si, à l'inverse, le gouvernement ne réussissait pas la mise en œuvre des réformes favorisant la croissance (...), nous pourrions alors envisager la dégradation de la note souveraine du pays'', conclut S&P.
Aps

400 ECOVILLAGES

400 éco-villages implantés au Sénégal en 4 ans

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Le Sénégal compte actuellement 400 éco-villages contre 3 au démarrage du Projet éco-villages/Jica, en 2012. C’est le constat fait, hier, par la coopération japonaise qui a financé ledit projet au profit des zones rurales de Thiès, Louga et Fatick, sous la supervision de l’Agence nationale des éco-villages (Anev).
Le Projet éco-villages (Pev)/Jica arrivera à son terme au mois de juillet prochain. Il a permis de créer pas moins de 400 éco-villages au Sénégal. Pour le représentant-résident de la Jica (coopération japonaise), Yuji Moriya, il s’agissait, à l’origine, d’un projet d’appui visant à propulser le développement rural en assurant l’harmonisation de l’écologie et de l’économie. Les difficultés socio-économiques, aggravées par le péril environnemental et climatique, maintiennent les populations dans le cercle vicieux du sous-développement avec ses corollaires que sont l’exode rural, les migrations, etc.
C’est dans ce contexte que la Jica a décidé, en 2012, d’appuyer les efforts du gouvernement du Sénégal afin de transformer les villages du pays en des îlots de prospérité socioéconomique et environnementale. Pour le Japon qui a ainsi apporté son assistance technique, le programme des éco-villages se veut un terrain d’expérimentation de la mise en œuvre concrète du développement durable à l’échelle locale en prenant en compte, à égale dimension, les sphères économique, écologique et sociale. Le Pev/Jica est considéré comme la voie la plus porteuse pour sortir durablement les populations de la pauvreté et renforcer leur résilience. Le point focal du projet, le commandant Mame Gory Diagne, n’a pas manqué de lister les nombreux acquis, notamment en termes de renforcement organisationnel. Il s’agit d’outils de capitalisation comme l’établissement de plans directeurs régionaux et le répertoire des techniques et approches relatives aux éco-villages. L’élaboration du guide d’établissement et d’administration de la plateforme, la base de données de l’inventaire des villages de même que l’établissement du système de certification des éco-villages rentrent dans ce cadre. Sur le plan opérationnel, le projet a davantage travaillé à promouvoir la transformation des villages en éco-villages au moyen d’un ensemble d’activités pilotes spécifiques à chacune des régions ciblées. Il en est ainsi de la promotion de l’agriculture durable dans la zone des Niayes, avec l’utilisation de l’énergie solaire et du système d’irrigation à économie d’eau, de la vulgarisation des bio-digesteurs et de la promotion de l’apiculture. L’aménagement de l’environnement intégré autour des écoles et des bassins de rétention a aussi été réalisé, selon le directeur général de l’Anev, Mamadou Barry.
A la fin du projet, une nouvelle ère s’ouvre avec la nécessité pour le gouvernement de réussir le pari de la capitalisation, de la pérennisation et de la diffusion dans l’ensemble des régions du pays. C’est sans doute la raison pour laquelle le président du Conseil de surveillance de l’agence, Abdoulaye Wilane, a suggéré au ministère de l’Environnement et à la direction de l’Anev de trouver des plages de convergence afin de voir comment assurer la poursuite du projet dans les meilleures conditions. Ce qui inclut naturellement la poursuite de la recherche de partenariats, l’autonomisation du fonctionnement des plateformes et la collaboration avec les collectivités locales et les autres organismes intéressés. L’Anev a promis de trouver de nouveaux partenaires financiers pour démultiplier le concept novateur des éco-villages sur toute l’étendue du territoire national.
M. L. DIATTA/Lesoleil
http://www.lesoleil.sn/actualites/item/51519-400-eco-vill...

25/06/2016

PONT A ROSSO

Rabat soutiendra la réalisation du pont de Rosso

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Le Maroc apportera son soutien à la réalisation du pont de Rosso sur le fleuve Sénégal, à la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal, dans le cadre de la route transsaharienne Tanger-Nouakchott-Dakar, a annoncé lundi à Dakar, le ministre sénégalais des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye.
''Je voudrais souligner la disponibilité du Royaume (du Maroc) à apporter son soutien à la réalisation du pont de Rosso’’, a-t-il dit, à la clôture de la 14-ème session de la Commission mixte de coopération du Maroc avec le Sénégal tenue lundi et dimanche à Dakar.
La construction du pont de Rosso, d'une longueur d'environ 900 m, permettra d'assurer de façon permanente le franchissement du fleuve Sénégal et de jouer un rôle décisif dans le développement de l'interconnexion des réseaux routiers entre le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal.
‘’C’est un pont que nous comptons réaliser le plutôt possible’’, a expliqué le ministre Mankeur Ndiaye.
Evoquant la 14-ème session de la Commission mixte entre les deux pays, il s’est réjoui ''du renforcement du cadre de coopération''.
Mankeur Ndiaye et le ministre marocain des Affaires étrangères Saad-Eddine El Othmani ont signé cinq accords de coopération. Il s’agit d’un accord relatif aux permis de conduire, d’un arrangement administratif entre les ministères des Transports des deux pays et de l’accord de coopération dans le domaine de la sécurité.
Le programme d’application de l’accord de coopération culturelle et éducatives pour les années 2013, 2014 et 2015 et le mémorandum d’entente entre le Sénégal et le Maroc dans le domaine de la gestion des affaires de communautés étrangères sont aussi concernés.
Prenant la parole, Saad-Eddine El Othmani a indiqué que la Commission mixte ''a débouché sur des résultats prometteurs’’.
Il a annoncé par ailleurs la visite du président Macky Sall au Maroc, dans les mois à venir.
aps

ALARME SUR LE FLEUVE SENEGAL

Mort programmée du fleuve Sénégal et de ses affluents

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Depuis un demi-siècle, les populations de la vallée du fleuve Sénégal assistent, presque impuissantes et résignées, au spectacle insoutenable d’entrée en agonie de leurs différents cours d’eau, source de leurs activités socio-économiques et culturelles.
Sous les effets combinés des changements climatiques, des aménagements hydro-agricoles et des activités industrielles dans la région, le fleuve Sénégal et les écosystèmes qui en dépendent ont enregistré une perte considérable de vitalité. Ils se meurent de manière lente, progressive et évidente, mais dans une indifférence quasi générale.
Les couvertures végétales situées le long et entre les cours d’eau ainsi que les réserves forestières classées ont été certes durement éprouvées par les cycles de sécheresse des années 70 et 80, mais elles ont été surtout décimées, à près de 80 %, par les activités humaines (notamment production de charbon de bois et aménagements agricoles).
Le déficit et/ou l’irrégularité pluviométriques dans la même période au niveau de la région et la réalisation, à coût de milliards de FCfa, des barrages de Diama et de Manantali ont entraîné une dégradation notable du régime du fleuve Sénégal (réduction du lit du fleuve et de son débit). Le Sénégal a perdu, aujourd’hui, de sa majesté d’antan, il se confond même, par endroit, à son affluent, le Doué. La faiblesse de son débit, surtout pendant la période sèche, altère la composition et la qualité des eaux du fleuve : la teneur en oxygène de ses eaux a fortement chuté à cause de la baisse considérable du courant fluvial.
Autre facteur responsable de la décomposition avancée des eaux du fleuve Sénégal : les centaines de milliers de tonnes de déchets chimiques de toute sorte (engrais, herbicides, insecticides) provenant des exploitations agricoles et des unités industrielles et y étant drainés au quotidien.
Les énormes quantités de déchets plastiques produits aux niveaux des marchés hebdomadaires et des ménages de la région se retrouvent également, au gré des vents, au fond des rivières, devenant ainsi, avant et après leur désintégration, des pièges mortels pour le poisson.
La réduction drastique de la diversité et des réserves poissonnières de la région est consécutive à la baisse notable de nutriments dans les eaux des rivières, à la faiblesse de l’apport nutritif des écosystèmes environnants (moins de fleurs et d’insectes) et à la destruction massive et rapide des sites de reproduction des espèces fluviales. Ce désastre écologique sans précédent dans l’histoire de la région constitue la principale cause de la crise socio-économique sévissant dans la vallée. Chômage, drogue et exode massif des jeunes vers les centres urbains sont, en effet, étroitement liés aux difficultés des secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage.
Les altérations physique et chimique des eaux fluviales de la vallée et la décomposition avancée de ses eaux ont provoqué de profondes mutations écosystémiques : l’espace fluvial est, aujourd’hui, colonisé par de nouvelles espèces végétales (notamment typha et algues) et par des parasites responsables de maladies tant au niveau des populations que celui du cheptel.
Actuellement, les populations du Walo et du Fouta qui, il y a moins de trois décennies, buvaient l’eau du fleuve sans traitement préalable, sans risque majeur de contracter des maladies, n’osent même plus y faire leurs ablutions de peur de se remplir le corps de parasites. Des villages entiers de la vallée souffrent de pathologies chroniques liées à l’eau. La bilharziose, par exemple, fait des ravages dans des localités comme Mbilor, Moundouwaye ou encore Guédé Chantier, pour ne citer que ceux-là.
La dégradation de l’état des eaux du fleuve Sénégal et de la qualité de vie des populations de la vallée s’accentuera encore avec l’assaut final que constitue la généralisation des exploitations rizicoles dans toute la région. La vallée du fleuve Sénégal devrait être une zone agroforestière par excellence. D’une part, pour prévenir le dessèchement progressif de la région, freiner l’érosion des sols et stopper ainsi l’avancée du désert et, de l’autre, pour assurer une production fruitière plus importante pour les marchés local, sous-régional et international. vvLa mort progressive du fleuve Sénégal et de la vallée est la résultante des programmes de l’Omvs, des laboratoires agro-chimiques, des pollutions industrielles, des politiques agricoles irresponsables mises en œuvre de part et d’autres du fleuve, mais surtout du côté sénégalais. Les ministères de l’Environnement, de l’Agriculture et de la Santé du Sénégal ont une lourde responsabilité dans la crise écologique et socio-économique qui affecte les populations de la vallée.
En vue de mettre un terme au massacre des écosystèmes et de la biodiversité de la vallée et des autres régions de notre pays, il nous tarde de nous inspirer du modèle de développement des écovillages. Sekem (Egypte), Auroville (Inde), Salayel Loboddou (Mauritanie), Diarra (Sénégal)…, ont montré la voie en domptant des portions de déserts pour y bâtir leur bonheur communautaire. En cela, ils constituent sans aucun doute des modèles intégrés, sûrs et fiables pour la sous-région et le reste du continent africain.
Dr Ousmane Aly PAME Président de la section africaine du Réseau mondial des écovillages
http://www.lesoleil.sn/component/k2/item/51470-non-a-la-m...

SACRE BAOBAB!

Le fruit du baobab : le pain de singe, une pharmacie vitalité à elle seule !

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La poudre de pain de singe, est extraite du fruit du baobab, cet arbre millénaire qui caractérise les paysages de l’Afrique subsaharienne. Particulièrement riche, le pain de singe contient six fois plus de vitamines C qu’une orange, deux fois plus de calcium que le lait, et une quantité importante de phosphore et de fer, sans compter les antioxydants.
La demande devrait être importante pour cet aliment aux qualités si particulières. Déjà certains sportifs comme le cycliste Damiano Cunego, vainqueur du Tour d’Italie en 2004, en consomment. Pour l’instant, cette ressource qui pousse en abondance n’était pas du tout exploitée. « Seuls les locaux le consommaient. Chaque année on évalue à 80 % la perte des récoltes« . Sur ce constat, une association locale a développé un projet de revalorisation de la pulpe de Baobab qui fait vivre actuellement 110 familles dans la région de Thiès au Sénégal, pendant la récolte.
L’arrivée en France et en Europe de la pulpe de Baobab a aussi une dimension historique. C’est la première fois en effet que la Commission européenne accepte l’entrée d’un produit parce qu’il est consommé depuis des décennies et sans problème sanitaire par les Africains. En septembre 2007, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) indiquait en effet qu' »étant donné l’usage traditionnel de la plante dans de nombreuses régions d’Afrique, la consommation de ce nouvel ingrédient ne présente pas de risque toxicologique« .
fruit baobabLa pulpe du fruit du baobab est prélevée sur une espèce africaine (Adansonia digitata L.). Réduite en poudre, la pulpe entre dans la composition de la pâte à pain. Elle est très prisée des femmes enceintes et sert d’aliment fortifiant aux nourrissons.
Caractéristiques
Elle est la source de nombreux micronutriments et antioxydants.
En mesurant les scores antioxydants par la mesure ORAC de plusieurs fruits, la pulpe de Baobab est 4 fois plus puissante qu’un kiwi, 10 fois plus qu’une orange, 15 fois plus qu’une pomme.
Un trésor de vitamines
Vitamines A, C, B1, B2, B6 et PP, minéraux (calcium, phosphore, et à un moindre degré, fer, potassium, zinc), acides aminés (L-proline et histidine notamment) plus 11 acides aminés essentiels
Du fait de sa teneur équilibrée en antioxydants hydrophiles (vitamine C, flavonoïdes) et lipophiles (bêta-carotène), la pulpe du fruit de baobab est un véritable antioxydant global. Elle protège des attaques des radicaux libres toutes les structures cellulaires.
Deux précieux acides aminés pour les articulations
La L-proline
C’est l’un des composants essentiels de certaines fibres de collagène, et sous forme d’hydroxyproline des cartilages articulaires.
Elle n’est pas considérée comme un acide aminé essentiel parce que notre organisme sait la synthétiser. Mais, avec l’âge (parfois avant 40 ans), notre organisme n’en produit plus suffisamment, alors les fibres collagènes et les cartilages s’altèrent peu à peu. Les tissus sous-cutanés se distendent, l’arthrose fait son apparition et s’étend.
L’histidine
L’histidine participe à la structure de nombreuses molécules protéiques : carnosine, histamine… Elle intervient dans le processus de fixation de certains minéraux : le fer pour l’hémoglobine du sang et la myoglobine des muscles, le zinc pour la collagénase. Indispensable au niveau articulaire et osseux. Elle participe à la plupart des réactions de transfert d’énergie au cœur des cellules, contribue à la régulation du pH sanguin…
Indications
Sa première utilisation est la remise en forme de manière générale. Car lorsque l’on débute une cure il est surprenant de constater dès les tous premiers jours unesensation d’amélioration de la forme physique. Beaucoup d’utilisateurs et certains sportifs déclarent « quand j’oublie d’en prendre je m’en rends compte rapidement je n’ai pas le même entrain si je dois fournir un effort plus important».La vitalité est améliorée ainsi que la résistance. On se sent moins fatigué en fin de journée et de meilleure humeur qui en est la résultante.
Les personnes qui traversent une période difficile, suite à une hospitalisation, une opération, des épisodes de maladie, qui ont besoin de récupérer, peuvent bénéficier d’une nette amélioration avec les bienfaits de cette pulpe de baobab.
En cas de troubles du transit intestinal : C’est en effet un prébiotique (FOS Fructo Oligosaccharides) puissant. La fraction soluble des fibres facilite le développement de bactéries utiles à notre organisme, notamment Bifidobacterium longum, B. infantis et B. bifidum.
C’est aussi un excellent régulateur du transit digestif : La fraction insoluble des fibres exerce un effet de ballast qui favorise la régularité des selles et évite la constipation.
La pulpe est également un bon antidiarrhéique et un excellent réhydratant. Ces vertus ont été reconnues par l’OMS.
Elle est indiquée en cas de maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI), la pulpe du Baobab n’est pas acidifiante et peut être une arme également en cas de maladies inflammatoires comme l’arthrose, et douleurs articulaires.
D’autres propriétés ont été mises en évidence : antalgiques et antipyrétiques. Ainsi, 500 mg/kg de pulpe ont une activité anti-inflammatoire comparable à 15 mg/kg de phénylbutazone (AINS longtemps considéré comme référence) ou à 50 mg/kg d’aspirine.
Elle est particulièrement indiquée lors de toute convalescence, après un épisode infectieux, grippe, alitement, en tous cas de baisse de forme, une immobilisation, une intervention, un contre coup d’épisode affectif. Deuil, divorce, problèmes relationnels entrainant une baisse des défenses immunitaires. Afin de retrouver une énergie et surpasser ce cap.
En entretien pour conserver un apport régulier et naturel de micro nutriments aux personnes soucieuses de leur santé.
Contre-indication
Il n’y a pas de contre-indication. Très peu allergisante, ne contenant pas de gluten, elle peut être consommée par les personnes présentant une maladie cœliaque. À savoir : en cas de diarrhée, si son efficacité ne se manifeste pas dans les quatre heures, une infection microbienne est alors fortement à suspecter. Il est conseillé de consulter.
Posologie
Un ou deux sachets par jour en tant que revitalisant pendant 21 jours, à renouveler. La posologie varie selon l’intensité et le caractère aigu ou chronique de l’affection.
Son goût acidulé est agréable. La pulpe de baobab n’acidifie pas l’organisme. Les sachets ne contiennent que de la poudre du fruit du baobab à 100% sans aucun ajout. Ni conservateurs ou autres ingrédients.
http://soignez-vous.com

L'URBANISATION DU SENEGAL

Le taux d urbanisation du Sénégal dépasserait la moyenne en Afrique subsaharienne

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Le Sénégal présente un taux d’urbanisation supérieur à la moyenne observée en Afrique subsaharienne (40 %), estiment Salim Rouhana et Dina Nirina Ranarifidy, deux spécialistes en développement urbain de la Banque mondiale.
Ils ont dressé ce constat dans une contribution intitulée : ‘’La place des villes dans un Sénégal émergent’’.
‘’Avec près de la moitié de la population résidant en zones urbaines, le Sénégal présente un taux d’urbanisation supérieur à la moyenne observée en Afrique subsaharienne (40 %)’’, relèvent les deux spécialistes en développement urbain de la Banque mondiale.
Selon eux, au Sénégal, ‘’la proportion de citadins a quasiment doublé ces dernières décennies – de 23 % dans les années 1960, elle est passée à 43 % en 2013 – et devrait s’établir à 60 % à l’horizon 2030’’.
‘’Certes, cet essor s’accompagne d’immenses défis, mais il offre aussi aux responsables sénégalais l’occasion d’opérer une transformation structurelle de l’économie’’, affirment-ils.
‘’En effet, on note que ce sont les centres urbains, et principalement la capitale Dakar, qui tirent la croissance. Ils sont globalement à l’origine de 65 % du PIB national, Dakar se taillant la part du lion (55 %)’’, expliquent les deux spécialistes en urbanisation.
Ils révèlent par ailleurs que la région de Dakar abrite 50 % de la population urbaine sénégalaise, concentre plus de 52 % des emplois créés dans le pays et regroupe plus de 80 % des sociétés immatriculées au registre du commerce.
‘’La capitale à elle seule accueille 62 % des créations d’entreprises’’, notent-ils également, remarquant cependant que “les villes sénégalaises souffrent dans leur ensemble d’un déficit infrastructurel chronique et d’une carence de services publics’’..
‘’Dans les villes secondaires, en particulier, 68 % des ménages sont raccordés au réseau d’alimentation en eau, tandis que les 32 % restants dépendent de bornes-fontaines. Par ailleurs, seuls 36,7 % des foyers en milieu urbain disposent d’équipements sanitaires de base (latrines, fosses septiques)’’, précisent encore les deux spécialistes.
Selon eux, outre Dakar, seuls six centres urbains bénéficient d’un accès partiel à un système d’égout, (Rufisque, Louga, Saint-Louis, Kaolack, Thiès et les villes touristiques de Saly et Mbour).
Ils constatent également que ‘’la gestion des ordures ménagères est en outre problématique dans la plupart des villes du pays, aussi bien sur le plan de l’enlèvement que du traitement des déchets’’.
‘’A cela s’ajoute une capacité limitée de planification de l’aménagement urbain : moins de 20 % des villes et des municipalités possèdent un plan d’urbanisme, et la plupart de ces plans sont obsolètes ou ne sont pas appliqués faute de capacités de gestion urbaine suffisantes dans les collectivités locales’’, déplorent les deux spécialistes.
Couly CASSE/Senego

24/06/2016

LE CHATEAU DE RICHARD TOLL

La « Folie » du Baron Roger : Un patrimoine historique classé en péril

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Inscrit sur la liste du patrimoine historique classé sénégalais, le château du Baron Roger est le témoin d’une partie de l’aventure coloniale de la France au Sénégal. Son état de délabrement avancé inquiète.
Sur la route de Dagana, juste après le pont qui enjambe le cours d’eau Taouey à Richard-Toll, en face du quartier de Gaya-Diamaguène, un panorama de verdure se détache, comme un oasis, dans cette région semi-désertique. D’ici, difficile de soupçonner que derrière cette végétation touffue, se dresse un vaste bâtiment à étages à la peinture d’un jaune défraîchi construit au milieu d’un parc. Pour le contempler dans toute sa splendeur, il faut s’engager dans une allée ombragée tapissée de feuilles mortes et bordée de part et d’autre de grands arbres. Ici, aucune pollution sonore humaine.
Seuls le gazouillis des oiseaux et le souffle du vent caressant les feuilles d’arbres viennent déchirer, par moment, le silence qui règne en ces lieux. Au bout de cette promenade, apparaît, majestueuse, cette bâtisse coloniale charmante par sa stature et par sa noblesse. Son style sobre et élégant est à l’image des châteaux appelés « folies » construits à partir du 18ème siècle en Europe: on est dans le domaine du Baron Jacques-François Roger.
C’est dans cet écrin de verdure, ceinturé à l’époque par des plans d’eau, que le premier gouverneur civil du Sénégal (1822-1827) dont le nom et celui de son jardinier, Richard, qui donna son nom à la ville (Richard Toll signifiant « Les champs de Richard » en Wolof) et qui fut associé à la politique de mise en valeur agricole du Walo, où le Baron Roger venait passer ses weekends. Une sorte de résidence secondaire pas très loin de Saint-Louis, la capitale de l’époque.
Après le Baron Roger, la « Folie » et ses petites pièces, ses salons, ses recoins, ses boudoirs, ses alcôves, ont servi de lieu de repos à un autre célèbre gouverneur, Louis Faidherbe, avant d’être transformé en monastère, puis en école.
Le Baron Roger a également à son actif la construction de l’église de Gorée ainsi que de la cathédrale de Saint-Louis. « La folie désigne une maison de plaisance que se faisaient construire les aristocrates généralement en périphérie des villes. Elle répondait dans sa destination et dans sa conception à un caprice de courtisan, qui se faisait un jeu de bâtir l'une de ces maisons dans un laps de temps très court, comme par une sorte de défi de l'argent au temps.
C’est une maison de villégiature ou de réception », explique Amadou Bakhaw Diaw, historien traditionnaliste. Plus qu’une folie des grandeurs, ce serait surtout pour les beaux yeux d’une femme dont il s’était épris et qu’il épousera, Yacine Yérim Diaw, fille du Diogomaye Ndiack Arame Kélar Diaw, que le Baron Roger aurait engagé la construction de ce château sur les berges de la Taouey.
Toutes les fins de semaines donc, il venait retrouver cette femme qui lui avait tourné la tête. De cette union, naquit une enfant, Marie Roger, laquelle compte actuellement beaucoup de descendants à Richard-Toll et à Rufisque, poursuit M. Diaw.
Un château en péril
Aujourd’hui, de cette maison de villégiature aux murs hauts décrépis et aux larges fenêtres en forme d’arche et aux volets en bois miteux, témoin des amours entre un colonialiste et une fille du terroir, des moments de fastes et de réunions galantes, il n’en reste que les reliques et le souvenir d’un empire déchu. Le château, classé au patrimoine historique du Sénégal, se réduit aujourd’hui à ses propres murs et est squatté par des sans domicile fixe.
Construit au milieu des années 1820, cet édifice est aujourd’hui fortement gagné par l’usure du temps. Son état de décrépitude avancé appelle des mesures d’urgence pour sa réhabilitation. C’est le combat que mène depuis des années Amadou Bakhaw Diaw.
« Il faut sauver cette bâtisse dont la valeur historique est inestimable », implore-t-il. Mais avant cela, il faudra bien déterminer sous quelle tutelle administrative ce château se trouve. L’espace dans lequel il se trouve est devenu une forêt classée, donc sous la coupole de la Direction des Eaux et Forêts, mais en tant que patrimoine historique classé, il dépend aussi de la Direction du Patrimoine culturel.
Un flou qui gêne donc toute action en faveur de la réhabilitation de ce patrimoine que l’historien traditionnaliste rêve de voir transformé en musée culturel et botanique. Ce qui permettrait sans doute d’attirer davantage de visiteurs car le site en accueille très peu pour le moment. « Une fois réhabilité, La folie du baron Roger pourrait abriter un musée culturel et botanique dédié à l’histoire du Walo, à l’histoire de la présence française au Sénégal et surtout à son expérience agricole », plaide-t-il.
De nos envoyés spéciaux El Hadj Ibrahima THIAM, Oumar BA (textes)
et Mbacké BA (Photos)
Baron Roger, colon, mais lucide
Homme de loi, haut fonctionnaire et homme politique français, le Baron Roger est né à Longjumeau dans le département de l’Essone, en région Ile de France en 1787. Selon l’historien Amadou Bakhaw Diaw qui le qualifie de « colon lucide », le Baron Roger avait exprimé pendant plusieurs années le désir de servir dans les colonies.
C’est ainsi qu’il est nommé directeur de l’Habitation royale à Koielel, une ferme modèle entre Dagana et Mbilor destinée à la vulgarisation agricole de la colonie au Sénégal. Deux ans plus tard, il est nommé procureur du Roi par intérim à Saint-Louis et, par ordonnance royale du 26 juillet 1821, il devient Commandant et Administrateur du Sénégal, équivalent du titre de Gouverneur qui ne sera établi qu’en 1828. En février 1822, le Baron Roger prend ses fonctions à Saint-Louis.
Empreint de théories rousseauistes, très progressiste pour son époque, il commence à former les premiers éléments d’une élite africaine moderne, d’après l’historien. C’est ainsi que de 1822 à 1824, avec l’aide de la Révérende mère Anne-Marie Javouhey, il crée une école rurale de garçons à Dagana. « Son action se fonde sur une pensée simple : la croissance d’une société sous-développée se réalise à partir de l’agriculture dont le commerce devient en conséquence, l’auxiliaire ».
Fort de ce postulat et afin d’attirer investissements et collaborateurs nécessaires à cette politique agricole, il s’attache à débarrasser le Sénégal d’une réputation d’insalubrité auprès de l’opinion publique française. D’où l’appel à un personnel d’encadrement très spécialisé composé de botanistes, de chimistes et de géographes. C’est l’un de ces ingénieurs, Claude Richard, qui donnera son nom à la ville de Richard-Toll, qui implante la première station expérimentale agricole de l’Afrique noire. Le coton, l’arachide, le sésame, l’indigo, autant de plantes introduites en Afrique tropicale grâce au jardin d’essai de Richard-Toll.
Pour la main-d’œuvre, il met en place, en septembre 1823, « l’engagement à temps », principe en harmonie avec ses idées abolitionnistes. Aucun esclave ne travaillait dans ses plantations. En novembre 1826 et à sa demande, estimant la colonisation fondée, il retourne en France où il est élu député du Loiret et, à ce titre, membre d’une commission chargée de l’examen du sort des esclaves dans les colonies.
Ouvert, philanthrope, « le Baron Roger s’est beaucoup intéressé à la culture de son pays d’adoption, le Walo », estime M. Diaw. En témoigne, ses nombreux écrits sur la culture et le peuple du Walo parmi lesquels on peut citer « Fables sénégalaises recueillies du wolof et mis en français », « Notice sur le gouvernement, les mœurs et les superstitions des nègres du pays du Walo », « Recherches philosophiques sur la langue wolof », « Kélédor, histoire africaine »….
Lesoleil
http://lesoleil.sn/component/k2/item/51442-la-folie-du-ba...

INCIDENCE E LA PAUVRETE

Le Sénégal enregistre un recul de 3%

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Le taux de croissance de 6,5% réalisé par le Sénégal en 2015 a permis un recul de la pauvreté de l’ordre de 3%. Le coordonnateur de la Direction de la planification et des politiques économiques du ministère de l’Economie, des finances et du plan, Mayacine Camara, l’a expliqué hier en marge de la Revue annuelle conjointe (Rac) de la politique économique et sociale du Sénégal.
Au premier semestre de l’année 2016, les prévisions de croissance au Sénégal sont de 6,6% pour l’année en cours. Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) qui en a fait état hier à l’occasion de la tenue de la Revue annuelle conjointe (Rac) de la politique économique et sociale, cette croissance sera portée par le secteur primaire avec une croissance de 9% et 9,1% du secteur secondaire. En outre, les perspectives sont positives en ce qui concerne le secteur tertiaire qui devrait tirer profit de la 4G, tandis que le tourisme devrait également, renouer avec la croissance. Si le bond enregistré reste faible par rapport aux performances du Sénégal durant l’année 2015 avec une croissance de 6,5%, soit son niveau le plus élevé depuis douze ans, il reste que, selon le coordonnateur de la Direction de la planification et des politiques économiques du ministère de l’Economie, des finances et du plan, Mayacine Camara, ces performances ont suffi pour faire reculer le niveau de pauvreté dans le pays. «On peut estimer le recul de la pauvreté dans la mesure où nous avons eu un bon taux de croissance en 2015 et qui a été porté par le secteur agricole qui est un secteur pro-pauvre. Nous devons pouvoir considérer que la pauvreté a reculé», souligne M. Camara, qui s’est exprimé sur la question en marge de la Rac.
Il poursuit en précisant que les estimations sont faites sur la base du lien entre le revenu par tête et le niveau de pauvreté. «Selon nos estimations, la croissance du Sénégal en 2015 s’est traduit par une réduction non négligeable de la pauvreté.» Il évoque ainsi un recul de trois points. «Pour le moment, la pauvreté est estimé à 42,5%. Et selon nos estimations, l’incidence de la pauvreté reculerait de trois points à peu près.» «C’est normal qu’avec une croissance de 6,5%, une élasticité de croissance de la pauvreté d’environ 1 point et une croissance démographique de 2,6 à 2,8% déduite de la croissance économique, il peut rester 3% de croissance par tête et ces trois points peuvent refléter une incidence de la pauvreté de l’ordre de 3%», indique M. Camara.
Plus nuancé, le ministre en charge du Suivi du plan Sénégal émergent, Abdoul Aziz Tall, précise que le Sénégal est en bonne voie pour obtenir de bons résultats en matière de lutte contre la pauvreté. «Avec les mesures qui ont été prises avec la mise en œuvre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), les bourses familiales et la Couverture maladie universelle (Cmu) et d’autres politiques sociales qui ont été menées, nous ne pouvons pas dire que la pauvreté a disparu de ce pays, mais ce qui est sûre, c’est que nous tendons vers une amélioration des conditions sociales de nos populations à quelque niveau qu’ils se situent et partout où ils se situent sur le territoire de la République», indique M. Tall.
Risques de surendettement
La Rac a également, mis en lumière un certain nombre d’agrégats économiques. Mais l’attention s’est focalisée sur le niveau d’endettement du pays. Bien que le taux d’endettement du Sénégal, qui est de 57,1% du Produit intérieur brut (Pib), reste en deçà des seuils communautaires fixés par l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa), sa progression inquiète les techniciens. En effet, depuis l’achèvement du Programme pays pauvre endetté (Ppte) qui a permis des effacements de dette pour des pays comme le Sénégal, «la dette du Sénégal est en train de revenir à son niveau d’avant Ppte», constate la Dpee.
«Pas d’affolement», apaise Alioune Diouf de la Direction de la dette publique. Selon ce spécialiste, «un risque de surendettement est faible» en ce qui concerne le Sénégal. Il précise que même si le taux d’endettement va continuer à augmenter dans la mesure où le pays est dans une situation de soutien à l’investissement pour se situer à 60% en 2017, l’on va voir ce taux se stabiliser à 55% à compter de 2018. «Le problème de l’endettement, ce n’est pas le taux mais l’utilisation, parce que aujourd’hui, nos économies, au vu des contraintes sur les ressources internes et les ressources budgétaires, ne peuvent pas se développer sans endettement.» Mais des mesures peuvent être appliquées pour limiter les conséquences. Il s’agit, indique M. Diouf, d’allouer les ressources classiques aux projets sociaux et d’utiliser les ressources de marchés qui sont relativement chers à des projets dont la rentabilité économique et financière est avérée. Il faut préciser que l’endettement du Sénégal est dominé par la dette extérieure qui représente 72,2% de l’encourt.
La bombe des inactifs
Le représentant adjoint du Programme des Nations-Unies pour la population (Fnuap) a relevé au cours des discussions, l’importance de la question démographique au Sénégal. Selon Boureima Diadié, avec un taux de dépendance de 0,82%, c’est-à-dire que pour 100 personnes actives, 82 sont inactives, la situation est lourde de danger. «Si toute la croissance doit aller à des secteurs qui ne sont pas productifs, cela peut poser problème», alerte M. Diadié.
Mame Woury THIOUBOU - Lequotidien

100 MILLIARDS D'OFFRE COREENNE

Un Sud-Coréen met 100 milliards pour concurrencer Orange, Tigo et Expresso

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Le leader sud-coréen des Telecom, Sk Telecom, et Ckg Group Middle East and partners ont fait une offre commune de 100 milliards de francs CFA pour devenir le quatrième opérateur de téléphonie du Sénégal.
Selon L’Observateur de ce vendredi, ces investisseurs visent une licence universelle unifiée (GSM, Internet, téléphonie rurale, International…). Le journal indique que l’offre est en train d’être étudiée par les autorités compétentes.
Elle tombe au moment où l’État du Sénégal vient de renouveler la concession de la Sonatel et d’accorder des fréquences 4G au numéro 1 des Telecom au Sénégal. Ce, pour 100 milliards de francs CFA.
Seneweb

KARIM WADE S'EST ENVOLE

Le fils Wade est sorti de prison

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« Le président de la République, par décret n° 2016-880 du 24 juin 2016, a gracié Messieurs Karim Meissa Wade, Ibrahima Aboukhalil dit Bibo Bourgi et Alioune Samba Diassé. »
Le communiqué de la Présidence de la République annonçant cette nouvelle met fin au faux suspense qui tenait en haleine le pays depuis plusieurs semaines. Une surprise quand même : la grâce accordée aux deux complices de l’ancien ministre.
La Présidence précise que « cette mesure dispense seulement les condamnés de subir la peine d’emprisonnement restant à courir ». Cela veut dire que « les sanctions financières contenues dans la décision de justice du 23 mars 2015 et la procédure de recouvrement déjà engagée demeurent ». Donc, pas d’amnistie.
D’après des sources de SeneWeb, Karim Wade est sorti de prison à bord d’une 4X4 noire pour une destination inconnue. La nouvelle de sa libération a été célébrée dans la rue, notamment par des manifestations de joie de jeunes sur l’avenue Bourguiba aux abords des stations-service de Castor.
Selon la Rfm, le fils d’Abdoulaye Wade s’est rendu directement à Touba. Pour le journal Libération de ce vendredi, il a fait cap vers Doha, capitale du Qatar. Un pays qui manœuvrait en coulisses pour la libération de Karim.
Le journal informe que le fils de Wade, qui a fait un crochet au domicile familial à Point E juste après sa libération, a voyagé par vol spécial avec Me Madické Niang et le procureur général du Qatar, Ali Bin Fetais Al-Marri, récemment en visite à Dakar.
Karim Wade a été condamné à six ans de prison en mars 2015. Il était en détention depuis avril 2013.
Chamsidine Sané - Seneweb.com

Karim Wade a embarqué à bord d'un jet privé de type Bombardier Global 6000 avec Me Madické Niang.

Le fils de Me Abdoulaye Wade a embarqué à bord d'un jet privé de type Bombardier Global 6000 vers une destination encore inconnue.
Karim Wade, après plus de 3 ans en prison, est libéré tard dans la nuit du jeudi au vendredi. Il a été sorti di prison par le directeur de l'administration pénitentiaire et le régisseur de Rebeuss à bord du véhicule de ce dernier de marque Prado et de couleur vert. Ils l'ont emmené aux Almadies chez Me Madické Niang ou Karim Wade a rencontré le fils aîné du Khalife général des Mourides. Après cette courte rencontre, il a rejoint directement l'aéroport toujours dans la voiture du régisseur de Rebeuss.
Selon des informations de Dakaractu, Wade-fils s'est envolé à bord d'un jet privé en compagnie du Procureur général du Qatar et de Me Madické Niang. Le jet privé a quitté Dakar pour rejoindre Qatar.
NDARINFO

Coke en stock...

La consommation de drogue en hausse au Sénégal

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Le Sénégal n’échappe pas aux tendances à la hausse de la consommation de drogue dans le monde, selon le rapport mondial sur les drogues 2016 rendu public, aujourd’hui, jeudi, 23 juin 2016.
Présenté à Dakar par le représentant régional pour l’Afrique de l’ouest et du centre de l’Office des nations unies contre la drogue et le crime, Pierre Lapaque, le rapport mentionne une hausse de plusieurs indicateurs du trafic et de la consommation de drogue dans le monde.
Il en est ainsi du nombre de toxicomanes dans le monde qui passent de 27 à 29 millions, du nombre de fumeur de cannabis avec 183 millions d’usagers mais également du nombre de décès liés à la drogue qui se chiffre à 207 millions.
Le Sénégal qui, selon le rapporteur, ’’fournit beaucoup d’efforts’’’ en matière de lutte contre la drogue notamment du point de vu du renseignement n’en fait pas pour autant partie de la catégorie des marchés émergents avec beaucoup de caractéristiques qui tournent autour de la disponibilité du produit et son prix bas.
’’On note de plus en plus de saisies de méthamphétamine , pas loin de la frontière malienne mais sur le territoire sénégalais vers la Guinée ’’ a déclaré Lapaque pour qui le Sénégal comme les autres pays africain font face aux mutations avec l’émergence des drogues dites de synthèses.
Malgré une législation assez sévère en matière de vente de produits narcotiques, le Sénégal se trouve toujours sur la liste des ‘’producteurs de drogue, particulièrement de cannabis qui fait l’objet d’une production ‘’transgenre’’ impliquant aussi bien des hommes que des femmes.
Le rapporteur a souligné que le Sénégal ne saurait échapper à la globalité du phénomène, avec notamment une augmentation du nombre d’usagers d’héroïne au Sénégal (1300 à 1500) d’où la création d’un centre de désintoxication à l’hôpital Fann.
L’autre drogue dite ‘’dure’’, la cocaïne, fait également l’objet d’un trafic lié à la position maritime du Sénégal mais se caractérise par son coût assez bas (2500 frs Cfa le gramme) qui est une conséquence de la nouvelle narco-économie.
‘’Sur les marchés émergents, la narco-économie qui veut s’installer utilise des relais qui sont payés avec du produit et qui revendent à des prix très bas. L’idée est d’élargir un marché puisqu’en Europe, on note une saturation, il leur faut se développer ailleurs’’, a expliqué l’expert de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime.
Du coup, l’Afrique devient le lieu de consommation de certaines drogues habituellement utilisées ailleurs, a t-il ajouté.
La situation sécuritaire dans la sous région devrait également être prise en compte par le Sénégal puisqu’il y est noté comme dans les autres parties du monde une jonction entre le narco et le terrorisme, a relevé l’expert des Nations unies, estimant que le Sénégal pourrait être ’’impacté’’.
‘’Les Liens qui existent entre les narco criminels et les terroristes sont inquiétants. Tous les renseignements nous permettent de dire qu’il y a un effet de débordement au delà de la région sahélienne. Le Sénégal pourrait être impacté’’, a dit Pierre Lapaque.
Couly CASSE/Senego

23/06/2016

VISITER JOAL-FADIOUTH AUTREMENT

Les guides du syndicat d’initiative de Joal créent un nouveau circuit

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La carte des circuits proposée aux touristes a été élargie par les guides du syndicat d’initiative de Joal. En plus de l’île de Fadiouth qui a été longtemps commercialisée, les visiteurs pourront également explorer le circuit faune et flore.
Avec le balnéaire qui a perdu son attrait du fait de l’érosion côtière qui frappe de plein fouet la Petite côte, les professionnels du tourisme de Joal-Fadiouth ont décidé d’investir pleinement dans le tourisme de découverte et culturel pour relancer le secteur. Dans le but d’élargir l’éventail de gamme de produits touristiques, ils ont créé un nouveau circuit. Ainsi, il sera proposé aux touristes une visite en coque motorisée sur la splendide lagune de Fadiouth au milieu de la mangrove exubérante jusqu’au village animiste de « Mbissel » (village de Mansa Waly Dione) pour y visiter les sites dédiés aux cultes ancestraux accueillis. Une mini croisière ornithologique et culturelle avec de beaux paysages variés de tanns, mangroves et tumulus de coquillages offrant un panorama merveilleux fait également partie de l’offre. Au retour du village de « Mbissel », une promenade écologique de 45 minutes en plein sanctuaire ornithologique est proposée avant le pique-nique à l’embouchure sud en pleine mangrove sur le plan d’eau protégé par la presqu’île de Finio, afin d’admirer la superbe flore de l’île mystique de « Tine Dine ».
Tous ces circuits ont été proposés aux agences de voyages et mis sur supports de communication. Les guides du syndicat d’initiative de Joal ont ainsi bénéficié d’un accompagnement du Service régional du Tourisme à travers l’agence « Siwal Concept » pour la mise en ligne de ces produits touristiques existants dans leur localité.
lejecos

EXPATRIATION: VIVRE AU SENEGAL

Comment obtenir sa carte d'étranger au Sénégal ?

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La carte d'étranger est obligatoire pour tout séjour supérieur à trois mois au Sénégal. Voici la liste des pièces justificatives à fournir.
Pour la délivrance, les documents à fournir sont :
- une demande manuscrite d’autorisation d’établissement adressée au ministre de l’Intérieur,
- un extrait de naissance de moins de 6 mois,
- un extrait de casier judiciaire du pays d’origine de moins de 3 mois,
- un certificat médical délivré par un médecin établi au Sénégal,
- 3 photos d’identité
- une photocopie certifiée conforme du passeport, notamment les pages comportant la photo, la date de validité du passeport et le cachet d’arrivée dans le pays,
- des documents justifiant de moyens de subsistance au Sénégal,
- un timbre fiscal de 15 000 FCFA
- la quittance de versement de la caution de rapatriement (dont le montant varie selon les pays), il est de 75 000 FCFA pour les Français.
Si tous les documents sont conformes, le ministère de l’Intérieur délivre un récépissé de dépôt valable 6 mois. A l’expiration de ce délai, le demandeur doit retirer sa carte ou demander la prolongation de la validité du récépissé.
Pour le renouvellement, il faut fournir les pièce suivantes :
- une demande manuscrite de renouvellement adressée au ministre de l’Intérieur,
- un extrait de casier judiciaire établi au Sénégal de moins de 3 mois,
- un certificat médical délivré par un médecin établi au Sénégal,
- 3 photos d’identité,
- une photocopie certifiée conforme du passeport ou de la carte consulaire,
- des documents justifiant de moyens de subsistance au Sénégal,
- un timbre fiscal de 15 200 FCFA.
A Dakar, s’adresser à la Division de la Police des Étrangers et des Titres de Voyage
DPTEV - Dieuppeul - Allée Sérigne Ababacar Sy à Dakar
Téléphone : 33 869 30 01 / 33 864 51 26
Hors de Dakar, s’adresser au commissariat ou à la gendarmerie du lieu de résidence.
Pauline Bouveau - www.lepetitjournal.com/dakar

http://www.lepetitjournal.com/dakar/pratique/installation...

22/06/2016

TROP D'ENFANTS!?!

Le Sénégal a un taux de fertilité trop élevé

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«Le dividende démographique au Sénégal est limité par un taux de fertilité ‘’trop élevé’’ de 5 naissances par femme et le manque d’emplois de qualité pour la population active». Telle est la conviction de la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Louise Cord. Cette dernière s’exprimait en marge de l’ouverture du Symposium de haut niveau sur le dividende démographique et le développement de l’Afrique en présence du Premier ministre sénégalais, Mahammed Boune Abdallah Dionne.
«Par exemple, au Sénégal, le taux de dépendance étant le plus élevé que pour les pays de la sous-région, on estime que le Dividende Démographique contribue seulement pour un demi-point de la croissance économique, alors qu’il devrait atteindre au moins un point entier ou plus», a-t-elle dit.
Selon elle, le dividende démographique requiert des politiques publiques favorisant à la fois une transition rapide de fertilité et l’émergence d’une force de travail active, qualifiée et employée. «C’est d’ailleurs la faible efficacité de ces politiques publiques qui font que plusieurs pays africains ne récoltent pas les fruits d’un dividende démographique aussi élevé».
En Afrique, déclare-t-elle, le défi n’est pas la croissance de la population en soi, compte tenu du fait que beaucoup de pays africains sont en fait sous-peuplés, mais le défi est plutôt dans la structure d’âge des populations.
«Cette structure d’âge peut être mesurée grâce au ratio de la population active par rapport aux dépendants. Dans tous les pays émergents, ce ratio s’est accru à 2 ou 2.5. Cependant, en Afrique, il se maintient à 1.2, et sa croissance reste très lente et est prévue de monter jusqu’à 1.6 en 2050», a-t-elle annoncé.
Selon elle, «une faible proportion de population active constitue une pression importante pour l’Etat et peut l’empêcher de profiter du dividende démographique».
«Un nombre important de dépendants implique des dépenses sociales accrues, notamment pour l’école et les services de santé, alors que le nombre relativement restreint d’actifs constitue une contrainte pour les recettes fiscales», a-t-elle prévenu.
Le Sénégal est dans une trajectoire marquée par un fort engagement politique qui peut engendrer des résultats rapides. En effet, son programme de planification familiale a entraîné la hausse du taux de contraception de 12% à 20% en moins de 4 ans, ce qui constitue un exploit, même s’il faut continuer les efforts pour atteindre un taux de contraception adéquat, donc entre 50% et 60%, a-t-elle fait remarquer.
Elle dit être «convaincue que le Sénégal mettra l’accent davantage sur les populations les plus pauvres, car le taux de fécondité des 20% les plus pauvres est de 7 naissances par femme contre 5 en moyenne dans le pays».
Senenews

L'AMBASSADEUR EST ARRIVE...

Christophe Bigot, nouvel Ambassadeur de France au Sénégal est arrivé à Dakar

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Né en 1965, l’Ambassadeur Christophe Bigot a effectué toute sa carrière au Ministère français des Affaires étrangères. Précédemment, dans le cadre d’une mobilité, il a exercé en tant que Directeur de la Stratégie au sein de la direction générale de la sécurité extérieure. Auparavant, S.E.M. Bigot a successivement occupé les postes de Premier secrétaire à Beyrouth et de Deuxième conseiller à Tel Aviv. Il est passé par la direction Afrique du Nord et Moyen Orient du Quai d’Orsay et par la Mission permanente des Nations Unies à New York. Le nouvel Ambassadeur de France au Sénégal a également été sous-directeur d’Afrique australe et de l’Océan Indien au Quai d’Orsay et Conseiller Afrique du Nord, Proche et Moyen-Orient, Méditerranée, Asie et Amérique Latine du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Il a servi en tant qu’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Israël.
S.E.M. Bigot est diplômé des deux plus prestigieuses écoles françaises à savoir l’Ecole polytechnique et l’Ecole Nationale d’Administration. Il a été élevé au grade de chevalier de l’ordre national du Mérite.
Ce mardi 21 juin, l’Ambassadeur Christophe Bigot a remis ses lettres de créance à S.E.M. Macky Sall, Président de la République du Sénégal.
Leral.net

SENELEC A LA CAMPAGNE!

Électrification rurale : Le Sénégal ambitionne une couverture de 60% d’ici à 2017

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Conformément aux recommandations du système des Nation Unies, le Sénégal s’est fixé l’objectif d’atteindre en 2017, l’accès universel à l’électricité au lieu de 2030. Pour ce faire, l’Etat du Sénégal compte mettre en valeur ses potentialités énergétiques dans le contexte d’importantes découvertes de pétrole et de gaz avec une politique énergétique basée sur l’inclusion sociale et une politique de compétitivité en terme de coûts et d’efficacité des installations.
Dans le cadre de sa politique énergétique : le mixte énergétique, le gouvernement du Sénégal ambitionne de garantir l’approvisionnement, le renforcement des capacités de production de l’électricité avec des sources diversifiées combiné à un accroissement de la part des énergies renouvelables. Avec un taux d’électrification actuel de 35,5%, le Sénégal envisage d’atteindre d’ici à 2017 un taux de 60%, avec ses importantes découvertes de pétrole et de gaz.
«Dans un contexte qui est marqué par d’importantes découvertes de pétrole et de gaz, le Président Macky Sall a mis en place la politique du mixte énergétique, une politique acquise sur l’inclusion sociale, l’accès à l’électricité, une politique de compétitivité en terme de coût et d’efficacité des installations. Cette politique énergétique ambitionne de garantir la sécurité de l’approvisionnement, le renforcement de nos capacités productives et l’accès universel à l’électricité, notamment pour les zones rurales», a indiqué le porte-parole du gouvernement .
Selon Seydou Guèye, conformément au système des Nations Unies qui a déclaré cet objectif de développement durable à l’horizon 2030, le Sénégal a fait l’option d’y arriver en 2025 avec un objectif intermédiaire en 2017 d’arriver à un taux de couverture de 60%. Dans le cadre du Programme d’Urgence d’électrification rurale, des efforts et des performances ont été faits. «En 2012 nous avions 1648 villages électrifiés, en 2015, nous en sommes à 2840. Donc une progression de 72%, en valeur relative est de 1192 villages supplémentaires. Globalement, le taux d’électrification rurale en 2012 était de 24%, actuellement nous sommes à 35,5% avec un objectif de 60% en 2017», explique le responsable Apr.
Au sortir du conseil interministériel sur l’électrification rurale, des recommandations ont été adressées au ministre l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall. Après analyse du secteur, l’une des recommandations les plus importantes porte sur la stratégie, en plus du plan de production, et la mise en place d’un plan de transport en cohérence avec le système d’exploitation du gaz.
Saly Sagne/Leral.net

21/06/2016

POLLUTION SUR SAINT-LOUIS

Comment les Chinois ont dupé les autorités ?

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Notre enquête sur le processus d’implantation de l’Usine chinoise à Keur Barka, dans la commune de GANDIOL, fait d’état de graves irrégularités.
D’abord, les Chinois avaient déclaré au départ, comme activité principale, la conservation et la transformation de produits halieutiques. Aujourd’hui, ils s’activent dans la fabrication intense de farine poisson.
Pire, aucune étude environnementale n’a été faite avant le démarrage de l’exploitation. D’ailleurs, un audit sera lancé conformément à la nouvelle activité industrielle à laquelle ils se livrent.
L’on s’interroge sur la nature de l’autorisation qu’ils auraient reçue pour pouvoir s’installer dans un domaine national.
En tout cas, depuis le démarrage de l’usine de graves dégâts sur l’environnement sont enregistrés. La souffrance des populations forcées de supporter ses nuisances, s’empire de jour en jour.
En dehors de la pollution atmosphérique qu’elle génère au moyen d’une courte cheminée qui envoie des odeurs nauséabondes dans plusieurs localités voisines, des infections olfactives terrorisent les personnes souffrants de rhumatisme. Le déversement de déchets liquides dans le fleuve tue la biosphère fluviale.
Des répercussions sur la santé des habitants qui transpirent la fumée peuvent surgir dans les années à venir.
Des poissons morts sont constamment retrouvés autour du canal. Des pécheurs véreux les récoltent et les vendent dans le marché.
NDARINFO.COM

ARRETER CE BOIS TRAFIQUE

Importante saisie de trafic de bois au Sénégal

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Plus d’une dizaine de camions et de grues gambiens, des centaines de charrettes et de plusieurs milliers de troncs d’arbres, de vène, de thaly ou de tek, ont été saisis et immobilisés dans plusieurs postes militaires de la région de Ziguinchor, a appris l’Agence de presse sénégalaise, samedi, auprès du commandement militaire de la zone Sud.
La lutte contre le trafic de bois dans la forêt de la Casamance, dernier poumon vert du pays, commence "à porter ses fruits" compte tenu de l’importance de la saisie ces derniers mois, a souligné le commandant Serge Boissy du poste militaire de Diouloulou, dans le département de Bignona.
Pour faire le point de la lutte contre le trafic de bois, trois ministres Augustin Tine (Forces armées), Abdoulaye Daouda Diallo (Intérieur et Sécurité publique) et Abdoulaye Baldé (Environnement et Développement durable) se sont rendus sur place.
Commodafrica

EVACUER LES ORDURES!

Sénégal-Propreté: 900 millions Ffa pour la gestion des déchets dans 6 communes selon le ministre Abdoulaye Diouf Sarr

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Le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire prévoit 900 millions de Francs CFA pour la mise en place ‘’d’un service pérenne’’ de collecte et de traitement des ordures dans les communes de Darou Mousty, Matam, Podor, Dagana, Louga, Richard Toll,a annoncé Abdoulaye Diouf Sarr, lundi.
‘’Un appui financier aux 6 communes est prévu dans le Budget communal d’investissement 2016 de mon département pour la mise en place d’un service pérenne de collecte et de traitement des déchets ménagers d’environ 900 millions de F CFA’’, a-t-il dit.
Le ministre de la gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire a précisé que cet appui sera transféré par voie de convention qui sera signée entre son département et chaque collectivité locale.
Abdoulaye Diouf Sarr s’exprimait lors de la cérémonie de remise de six véhicules pick-up double cabine et autant de motos à ces communes destinés ‘’à appuyer les services techniques communaux et les agents du service d’hygiène dans l’exercice de leur mission pour l’atteinte de la salubrité universelle’’.
Cet appui d’un montant de 1,1 milliard de F CFA s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui au développement territorial, à la décentralisation et à la bonne Gouvernance ‘’SEN/029 ‘’ mis en œuvre par le Sénégal et le Luxembourg.
Selon Abdoulaye Diouf Sarr, ‘’ce projet va renforcer de manière durable les capacités des acteurs, de consolider le système de collectes, d’évacuation et de traitement des ordures ménagères dans les 6 communes et aura un impact significatif aux plans économique, social et environnemental’’.
‘’L’Etat du Sénégal, à travers le Programme national de gestion des déchets solides, a décidé de faire profiter aux collectivités locales d’une période d’incubation afin de les aider à relever leur mission de salubrité publique’’, a-t-il fait savoir.
‘’ Durant cette période, on vise un certain nombre d’objectifs. Il faudra que les infrastructures nécessaires à la gestion des déchets soient réalisées, les dépenses d’exploitations sur une durée de 4 ans doivent être subventionnées en partie et de manière dégressives’’, a plaidé M.Sarr.
De même que ‘’les outils de financement doivent être adaptés à l’objectif visé et les capacités techniques financières et administratives doivent être renforcées, a-t-il expliqué, signalant que cet appui s’inscrit dans le volet gestion des ordures ménagères du même programme
Sénégal-Propreté: 900 millions Ffa pour la gestion des déchets dans 6 communes selon le ministre Abdoulaye Diouf Sarr
Abdoul Aziz DIOP/senxibar

20/06/2016

EROSION CÔTIERE

Le Sénégal cherche les moyens de lutter contre le phénomène

senegal

Le président de la République avait émis, lors du dernier conseil des ministres, le souhait de mettre en oeuvre une stratégie nationale de lutte contre l'érosion côtière. Le ministère de l'Environnement et du Développement durable entend mener ce projet, même s'il demande des investissements coûteux.
La question de l'érosion côtière était hier, au coeur des débats, lors de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la désertification. En effet, lors du dernier conseil des ministres, le chef de l'Etat a donné des instructions pour l'élaboration d'un programme national de lutte contre ce phénomène inquiétant. Selon le Directeur de cabinet du ministre de l'Environnement et du Développement durable, leur département travaille à financer ce projet qui va constituer une rupture dans la démarche. Toutefois, il nécessite des investissements coûteux. "Jusqu'à présent, la démarche c'était de voir la zone la plus affectée et essayer d'engager un projet pour sa restauration. Ce qui est en train d'être fait dans la Petite-côte. Le Président a estimé que cette stratégie n'est pas cohérente. La plus homogène, c'est de définir une stratégie nationale globale'', dit-il.
Ils sont donc en train de définir une stratégie, pour ensuite voir comment la mettre en oeuvre. "Le gouvernement a pris en charge la question, sur instruction du chef de l'Etat. Nous sommes en train de travailler pour voir comment nous pourrons faire financer l'élaboration du programme par le Fonds vert climat, à travers toutes les agences accréditées'', fait savoir Souleymane Diallo. Il sera opportun de saisir un partenaire pour l'élaboration du programme national, ajoute-t-il. L'érosion côtière étant un phénomène mondiale, il urge, selon lui, d'agir vite, avant qu'il ne soit trop tard.
"Le Sénégal fait face à la désertification''
Concernant la désertification, le Directeur de cabinet renseigne que le Sénégal fait face au problème. 169 pays sur 196 dans le monde sont concernés par ce phénomène. Un fléau international à la limite. "Dans la partie septentrionale du pays, dit-il, il y a l'avancée massive du désert. L'initiative nationale africaine est la grande muraille verte pour pouvoir juguler ce fléau''. L'autre sujet de préoccupation, c'est la dégradation des terres. D'ailleurs, le thème de cette année est: "Protégeons la planète, restaurons les terres dégradées''. Selon Souleymane Diallo, plusieurs facteurs tels que la salinisation, l'avancée de la mer, l'érosion hydrique expliquent ce nombre important de terres dégradées.
Il faut aussi compter avec le changement climatique qui constitue une véritable menace.
AIDA DIENE/Sen360

19/06/2016

ON VA VOIR DE QUEL BOIS...

Le Sénégal va lutter contre la coupe abusive de bois en Casamance

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Le gouvernement sénégalais va prendre des « mesures fortes » contre la coupe abusive de bois en Casamance, dans le sud du pays, a affirmé le ministre des Forces armées, après l’avertissement d’une ONG sur la disparition des forêts dans cette région d’ici deux ans.
« La décision est prise de faire arrêter la coupe abusive de bois dans nos forêts. Il faut que les gens qui s’adonnent à cette pratique le comprennent. Je crois fortement que cette pratique va cesser d’ici quelques jours », a déclaré vendredi soir à la presse le ministre Augustin Tine, sans annoncer de mesures précises.
Il s’exprimait dans la ville de Kolda, en Casamance, en présence des ministres de l’Intérieur et de l’Environnement, Abdoulaye Daouda Diallo et Abdoulaye Baldé, à l’issue d’une visite dans cette zone frontalière de la Gambie, la plus boisée du Sénégal.
« C’est effarant ce que nous avons vu. Des gens inconscients détruisent notre environnement, l’économie de notre pays et l’avenir de nos enfants. C’est inadmissible. L’Etat va agir avec des mesures fortes pour mettre fin à (cette) situation », a ajouté M. Tine.
Ces mesures sont annoncées après l’avertissement lancé le 26 mai par le militant écologiste et ancien ministre sénégalais de l’Environnement Haidar El Ali, mettant en cause le trafic de bois vers la Chine à partir de la Gambie voisine.
Le pillage de la forêt en Casamance « a atteint un seuil de non-retour et d’ici deux ans, ce sera trop tard. Nous tirons la sonnette d’alarme », avait déclaré M. El Ali, qui dirige l’Océanium, à la fois centre de plongée et association de protection de l’environnement.
« Le Sénégal a perdu plus d’un million d’arbres depuis 2010 tandis que les exploitants basés en Gambie ont empoché près de 140 milliards de francs CFA (plus de 213 millions d’euros) en exportant ce bois vers la Chine où la demande de meubles a explosé ces dernières années », avait-il ajouté.
En avril, une équipe du ministère sénégalais de l’Environnement qui réalisait une étude sur les ressources naturelles en Casamance avait été arrêtée en Gambie en train de prendre des images de bois coupé et entreposé, pour être relâchée au bout de 48 heures.
La Casamance est confrontée depuis 1982 à une rébellion armée menée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
Maliactu

LA 4G AU SENEGAL

Avec la 4 G, qu'est ce qui va changer pour le consommateur ?

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Après un feuilleton qui aura duré plusieurs mois, impliquant les différents opérateurs de téléphonie et l’Etat sénégalais, c’est finalement la Sonatel qui obtient le Sésame, la « fameuse 4G en contrepartie d’un chèque de 100 milliards de nos francs.
4G, DE QUOI S’AGIT-IL ?
Le Sénégal a enfin sa 4G, succédant à la 2G et à la 3G, le groupe Orange, actionnaire majoritaire de l’opérateur historique des télécommunications Sonatel, a réussi à décrocher le Sésame pour la somme de 100 milliards Fcfa. Pour dire plus simple, grâce à cette technologie dite de quatrième génération, les sénégalais vont désormais accéder à Internet à partir d'une tablette, d'un Smartphone, ou mieux d'un ordinateur portable avec un confort et des débits bien supérieurs à ceux de la 2G, de la 3G ou de l'ADSL. Les consommateurs pourront télécharger plus rapidement des données avec une navigation Internet plus fluide et avec moins d'attente, de nouveaux services tels que la vidéo haute définition, la vidéo à la demande, la musique en streaming ou des jeux en réseau avec des temps de réponse plus courts que ceux qu’on a connu jusqu’ici.
COMBIEN CELA COUTERA AU CONSOMMATEUR ?
S’il est vrai que la 4G améliorera l'expérience des utilisateurs de l'Internet mobile au Sénégal, les inquiétudes sont nombreuses… Le montant de l’acquisition de la licence, 100 milliards de Francs CFA, est un gros investissement qu’il va falloir rentabiliser avant qu’on nous annonce dans 2 à 3 ans la 5G. Il faudra faire vite, c’est évident !!! De ce fait le coût à l’accès à cette technologie par le consommateur est à « craindre ». Déjà pointé du doigt par de nombreux consommateurs sénégalais qui jugent trop coûteux les services de l’opérateur Orange au Sénégal, on se rappelle des journées boycott de ces derniers mois, on craint que la 4G soit un produit de « luxe » qui coûtera au consommateur « la peau des fesses ». Certains pays comme le Gabon s’y sont lancés avant le Sénégal, et la 4G est loin d’emballée les consommateurs car elle reste trop chère. Qu’elle stratégie pour le Sénégal ? Doit-on s’attendre à une baisse des tarifs de la part d’Orange ou d’une augmentation de ceux-ci ? « Aujourd’hui nous saluons l’arrivée de la 4G au Sénégal, en tant qu’acteur du numérique cela permettra aux utilisateurs de nos plate-forme une meilleure navigation. Mais comme vous le savez, c’est un gros investissement, nous espérons que l’Etat du Sénégal en signant ce contrat a mis des closes pour rendre la 4G accessible à tous et à inférieur à ceux jugés trop chère par les consommateurs », argumente Ismaël Cabral Kambell de la plate-forme Jovago. C’est donc une grosse bataille qui s’annonce entre Orange et les consommateurs qui formulent de nombreuses craintes.
Depuis 2015, de nombreux pays africains ont emboité le pas. A l’heure actuelle 26 pays africains ont lancé la technologie 4G et d’autres sont en phase de le faire.
Cheikh. F. Ndiaye/Sudonline

18/06/2016

SOUVENEZ-VOUS DU JOOLA

Naufrage du «Joola»: non-lieu confirmé par la justice française

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Le « Joola » assurait la navette entre Dakar et Ziguinchor. Il a sombré le 26 septembre 2002 au large de la Gambie, constituant l'un des naufrages les plus tragiques au monde..
Le 26 septembre 2002, le Joola chavirait au large de la Gambie alors qu'il reliait Ziguinchor, au sud du Sénégal, à Dakar. La catastrophe avait fait 1 863 morts et disparus selon le bilan officiel, plus de 2 000 selon les associations de familles de victimes. Seules 65 personnes avaient survécu. Mardi dernier, on vient seulement de l'apprendre par un des avocats des victimes, la cour d'appel de Paris a confirmé le non-lieu que la justice française avait rendu en première instance, en 2014. Une bataille de plus perdue pour les familles.
Au Sénégal, la procédure est enterrée depuis 2003, moment où la justice sénégalaise a conclu à la seule responsabilité du commandant de bord, disparu dans le naufrage.
Les familles des victimes s'étaient alors tournées vers la justice française puisque dix-huit Français font partie des victimes. En août 2003, une information judiciaire est ouverte, en France, pour homicides involontaires. Le navire transportait 1 928 personnes, alors que la capacité d'embarquement était limitée à 536 passagers. Le ferry n'était pas en état de prendre la mer, les secours avaient tardé à arriver.
Il s’agit cependant de la première bataille perdue pour les familles. La justice française écarte, en effet, de la procédure, deux anciens ministres, protégés par leur immunité.
En octobre 2014, deuxième bataille perdue avec la justice française qui rend une ordonnance de non-lieu, au nom d'une jurisprudence. Les avocats font appel et c'est cet appel qui vient d'être rejeté.
« Nous irons jusqu'au bout »
Vendredi, les familles ont déposé un pourvoi devant la Cour de cassation.
« Nous poursuivrons la France devant la Cour européenne des droits de l'homme s'il le faut », affirme leur avocat.
« Nous irons jusqu’au bout. On ne peut pas rester dans une impunité pour des motifs d’immunité de juridiction. C’est une addition de manquements graves. Il y a des normes internationales en matière de navigation. Ils ne peuvent pas rester impunis. On ne pas considérer qu’on peut armer un bateau en multipliant par dix sa capacité ; ne pas respecter la moindre des réglementations internationales en matière de sécurité et dire ensuite : eh bien, écoutez, c’est la faute à pas de chance. Ce n’est admissible », a déclaré, à RFI, Maître Etienne Rosenthal, avocat de l'Association des familles des victimes.
Il ajoute, par ailleurs, que pour qu’il y ait, un jour, un procès, il faudrait que la Cour de cassation revoie sa jurisprudence et « casse l’arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel » qui a été rendu la semaine dernière. Si la Cour de cassation confirme cet arrêt, le seul procès qu’il y aura « ce sera à Strasbourg » et « ce sera contre la France », a-t-il précisé.
De son côté, Nassardine Aïdara, un des représentants des familles regrette que le chemin soit si long.
« Dans un drame où il y a autant de victimes, j'ai honte que justice ne puisse pas être rendue soit pour des questions de procédure, soit par absence de volonté politique », a-t-il déclaré à RFI.
RFI