03/07/2016

OSER S'ATTAQUER A LA RACINE DU MAL

Interdire les enfants de la rue : oser aller à la racine du mal

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Comme à plusieurs reprises depuis le début de son magistère en 2012, le président Macky Sall vient encore de prendre une décision qui marque les esprits. Sauf que, cette interdiction des enfants de la rue devrait connaître une extension à son maximum possible pour régler notamment et pour de bon la lancinante question de la mendicité. Qui, en est le fondement, où à tout le moins un des piliers essentiels.
Notre conviction est d'autant plus faite à ce niveau que, la mendicité semble l'objet d'une appréciation à double logique au Sénégal. Voire de logiques paradoxales : elle est autant critiquée que sa prise en main laisse l'impression de faire peur aux autorités. Celles qui ont osé, ne serait-ce qu'évoquer l'éventualité de son interdiction, se sont retrouvées aux gémonies. Demandez au maire de la Médina Bamba Fall...
La décision du président est preuve de ce courage attendu des tenants du pouvoir. Son efficacité ne se vérifiera cependant qu'en aller jusqu’à la racine couper le mal. Au Sénégal, le phénomène des enfants de la rue, au sens de jeunes abandonnés ou fuguant, est relativement faible. Ceux qu'on qualifie généralement de « fakhmen » (littéralement fugueurs) écument des endroits bien précis et connus, comme les ruines du bâtiment central du marché Sandaga.
Les enfants dont la circulation est plus générale et choque sont communément appelés « talibés », auxquels il faudra ajouter les jeunes mendiants accompagnant leurs parents. Le système avec ces derniers est d'écumer les feux de circulation pendant que leurs parents campent quelque part. On les dit d'ailleurs pour la plupart en provenance du Mali. Les talibés eux venant en grand nombre, d'après leurs propres témoignages, de la région de Kolda et/ou de la Guinée-Bissau voisine.
Dans les deux cas, il y a un véritable business dont ces « enfants de la rue » sont à la fois les instruments et les victimes.
C'est d'ailleurs la grande différence entre ce qu'est la mendicité des enfants aujourd'hui et son rôle de toujours dans l'enseignement du Coran dans les daaras. On apprenait par ce biais la modestie et la souffrance, entre autres, pour la vie d'adulte. Le temps de ce fameux « yalwane » en wolof était congrue comparé à celui passé à maîtriser le Coran. Vous ne verrez aujourd’hui aucun « produit » du daara d’antan regretter ce passage, au rôle incommensurable dans leur devenir. La réalité est contraire de nos jours. On se demande même très souvent quand est-ce que ces enfants trouvent le temps d'étudier.
Le gros problème d'un autre côté étant la pauvreté invoquée pour exploiter ainsi des enfants et que les autorités ne peuvent pas ne pas prendre en compte dans leur volonté de juguler ce mal. C’est dire qu’il faut oser remonter à la racine, pour couper le mal.
Souleymane Thiam/Seneweb

Commentaires

Article réaliste, le niveau de compréhension du scandale des talibés évolue dans le bon sens et ce n'est pas trop tôt. De plus que les institutions internationales le dénoncent plus fréquemment.
La différenciation faite du groupe des 10% des enfants "Fugueurs" de la rue, l'autre groupe des 10% d'enfants mendiants envoyés par leurs familles démunies et le groupe majoritaire des 80% des enfants talibés, mendiants dans la rue pour leurs marabouts.
Il faut sortir en priorité, le groupe des "Fugueurs" de la rue. Livrés à eux-mêmes, ceux sont les plus vulnérables, à la délinquance, aux drogues, à la prostitution et aux recrutements islamiques. Les enfants envoyés mendier par leurs parents pauvres sont à reconduire dans les familles et faire fonctionner des services sociaux qui sont quasiment inexistants au Sénégal.
Enfin pour le groupe des 200 000 talibés dans le pays, dont 50 000 talibés rien qu'à Dakar, il faut tordre le coup à l'hypocrisie du mensonge de l'élève coranique mendiant pour apprendre l'humilité, la modestie et la souffrance pour sa vie d'adulte. Je n'ai jamais lu ces conneries dans le Coran et l'exploitation de ces contre-vérités ne trompent plus personne au XXIème siècle.
Devant toutes les dérives de ces théories inventées par des pseudo-religieux musulmans qui profitent de leurs élèves pour en faire des esclaves par la mendicité forcée, nous sommes en présence d'un business mafieux d'adultes trafiquants d'enfants, avec tous les maux et les souffrances d'une traite négrière d'enfants, de maltraitances physiques, psychologiques et sexuelles d'enfants avec des cas d'assassinats d'enfants talibés. LE SENEGAL EST DEVENU UN PAYS ESCLAVAGISTE D'ENFANTS, à cause de ces hommes, dignes pourritures irresponsables, insensibles et inhumaines pour s'en prendre aux gosses, aux plus faibles, aux plus vulnérables que pour faire du fric sur leur dos.
Le bon vieux maître coranique est mort avec ses talibés qui cultivaient ses champs pour le payer pour son enseignement. Les nouveaux maîtres bandits sont un exemple de la radicalisation islamiste de la culture sénégalaise, ils vident la tête des enfants, voilent les fillettes de 3 ans, prônent l'excision et le voile intégral, bride la jeunesse et rejette le modernisme, interdise l'instruction occidentale, surveille les libertés de la population, enseigne la haine du toubab et de l'Occident...c'est le fonctionnement du république islamique, pas celle d'une république démocratique et laïque !
Je cite le regretté Iman Hassan Cissé (1945-2008) de Kaolack , dixit :"La mendicité des enfants talibés est interdite par l'Islam". Je rejoins Abdoulaye Thiaw Laye, le khalife général des layènes, dixit "La place des enfants talibés n'est pas dans la rue à mendier, mais dans les daaras à apprendre le Coran". L'apprentissage du coran des enfants talibés dans ces conditions ne les mènent à rien. A 18 ans, ils finissent majoritairement dans la rue, sans instruction, sans métier et sans avenir. Nombreux d'entre eux, détestent et haïssent ce coran qui leur a fait tant de mal. C'est encore une hypocrisie de l'apprentissage et de la maitrise du coran par les marabouts véreux, qui envoient leurs propres enfants dans les meilleures écoles publiques "françaises" et les universités avec l'argent de la mendicité des talibés, pour faire de leurs progénitures, les futurs dirigeants du pays et continuer leur ignoble business esclavagiste d'enfants.
D'autre part, la notion même que les enfants talibés exploités ne sont pas tous sénégalais, mais des enfants maliens ou guinéens, n'est pas recevable. Cela prouve qu'il y a bien un trafic d'enfants appelée traite négrière d'enfants. Mais, un enfant qu'il soit, sénégalais, malien, guinée, noir, blanc, jaune, rouge, africain, européen, américain ou asiatique, n'a pas à être mis en esclavagiste de mendicité forcée au XXIème siècle. L'esclavage a été aboli ! Une démocratie esclavagiste, çà n'existe pas !
Avec l'annonce gouvernementale DU RETRAIT DES ENFANTS DE LA RUE, APRES LE RAMADAN ? Pour remonter à la source, il faut couper la tête à la mafia maraboutique sénégalaise, trafiquante, esclavagiste et tortionnaire des enfants talibés avec des sanctions exemplaires de 2 ans prison pour les maltraitances jusqu'à la perpétuité pour les trafiquants et les assassins d'enfants talibés. Macky Sall a eu le courage de libérer KW, aura-t-il le courage de s'en prendre à la mafia maraboutique esclavagiste d'enfants sénégalais ou autres ? Moins sur !
Autrement, ce ne serait encore qu'un effet d'annonce du Président Macky Sall continuant à être parjure à son discours du 5 mars 2013 pour l'incendie de la daara de la Médina où 9 talibés périrent brûlés. Puis, il y a eu les assassinats d'enfants talibés à Yeumbeul et à Thiès en 2015, et celui des parcelles assainies à Dakar en 2016. Et toujours ce silence assourdissant de l'Etat en faveur des enfants talibés, sans aucune volonté du gouvernement de sauver ces gosses de l'esclavage et de redonner sa dignité au pays à la face du monde. Encore une promesse sur un sujet si grave, injuste et inhumain. Ceux sont des enfants innocents, Merde !

Écrit par : issa gibb | 03/07/2016

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ce n'est que la verité, mais depuis 2012 qu'a fait le gouvernement concrètement........je ne comprend pas l'inertie des senegalais sur ce sujet !!!!

Écrit par : flopaty | 03/07/2016

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Très bon article et rès bonne analyse de Issa Gibb. Mais quel dirigeant osera affronter les instances religieuses qui, en période électorale, sont génératrices de voix et de "khaliss" pour les candidats qui soutiennent leurs trafics mafieux.

Écrit par : Yannick MICHEL | 04/07/2016

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L'exaspération du peuple sénégalais qui reste dans la misère et qui voit les marabouts s'engraisser honteusement sur le dos des pauvres gosses talibés. Et bien sur, des condamnations fermes des pays et des institutions internationales avec des sanctions morales, politiques et surtout financières tant que l'Etat sénégalais ne s'occupe pas de la situation esclavagiste des enfants talibés et des enfants mendiants des rues. Notre rôle est de dénoncer et dénoncer encore, ce scandale d'enfants esclaves de la mendicité forcée jusqu'à son éradication au nom des Droits et de la Justice Humaine, ces valeurs dignes d'une République démocratique et laïque. Une démocratie esclavagiste, çà n'existe pas !
Le retrait de 150 enfants mendiants de la rue par la Ministre de la Famille, Madame Sarr avec des militaires en civil est un premier acte positif contre la mafia maraboutique esclavagiste d'enfants et cela semble être pris très favorablement par la population de Dakar. La notion d'humilité pseudo-religio-culturelle de la mendicité des enfants ne trompe plus personne au XXIème siècle. L'appât du fric et l'enrichissement personnel sur le dos des gosses sont les seules volontés des marabouts pervertis dans un islam dévoyé et sali par leurs comportements inhumains. Mais, la population sénégalaise considère que c'est de la responsabilité de L'Etat, de sortir les enfants mendiants de la rue. Les sénégalais sont d'accord majoritairement pour la disparition des talibés de la rue et ils suivront le gouvernement dans cette action humaine et républicaine. Les marabouts se trouveront de plus en plus coincés à envoyer les enfants talibés, mendier dans la rue, sans se dénoncer eux-mêmes. Les ordres au Préfets des régions sont partis pour créer des comités de ramassage et organiser les identifications des enfants mendiants et des enfants maltraités dans tout le pays. Donc, par effet boomerang, les marabouts vont être listés et informatisés. Pas bon pour eux, qui refusent le modernisme et le savoir universel au peuple pour mieux le soumettre, le tenir dans l'ignorance et la misère. Mais les nouvelles générations-internet arrivent, lassés de toutes leurs interdictions par la vision du monde avec l'informatique et les médias.
L'erreur gouvernementale commise dans ce premier ramassage est que sur 150 enfants ramassés, seulement 34 ont été remis à leurs familles avec avertissement de sanctions si on retrouve les enfants dans la rue. Les autres ont été remis à leurs marabouts tuteurs et exploiteurs, responsables de leur envoi dans la rue pour la mendicité forcée. Remettre les enfants talibés à leurs bourreaux ne sert à rien, çà coûte cher pour rien et on tourne en rond. Seule consolation, la réaction favorable de la population sénégalaise au retrait des enfants de la rue. Les marabouts esclavagistes d'enfants vont être coincés de plus en plus pour mettre les enfants en mendicité forcée dans la rue. Les mentalités évoluent, ce système honteux doit disparaître pour le bien et l'avenir du Sénégal. Le combat continue ! Un combat républicain et moderne contre l'obscurantisme et l'esclavage d'enfants innocents. Cela doit devenir une Grande Cause Nationale pour retrouver notre cohésion, notre honneur et notre dignité à la face du monde.

Écrit par : issa gibb | 04/07/2016

Le ramassage des enfants c'est superbe,mais il faut des sanctions contre les familles et surtout sanctionner sévèrement les dits marabouts et les imams,fermer leur daaras,autrement ils continuerons...

Écrit par : eddy | 05/07/2016

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