29/07/2016

POURSUIVRE LES EXPLOITEURS D'ENFANTS

Le Sénégal doit poursuivre ceux qui exploitent les enfants des rues

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Le retrait des rues des enfants mendiants, initié par le Sénégal, est "une étape importante" dans la lutte contre l'exploitation de ces mineurs, ont estimé jeudi plusieurs organisations de défense des droits humains, qui exhortent également Dakar à des poursuites judiciaires contre leurs auteurs.
Le retrait de la rue des enfants, "y compris ceux qui sont forcés de mendier par leurs maîtres coraniques, constitue une étape importante" dans la lutte contre ce "système d'exploitation", affirment Human Rights Watch (HRW) et la Plate-forme pour la promotion et la protection des droits de l'homme (PPDH), un collectif de 40 ONG locales, dans un communiqué.
Ces ONG "exhortent" également le gouvernement sénégalais "à maintenir l'élan de ce mouvement en ouvrant des enquêtes et en engageant des poursuites judiciaires à l'encontre des maîtres coraniques" et les autres auteurs des "violations" des droits de l'enfant.
Le Sénégal mène depuis fin juin une opération de retrait des enfants des rues, dont des "talibés", des disciples d'écoles coraniques, pour éliminer la mendicité.
Plusieurs centaines d'enfants ont depuis lors été retirés des rues de la capitale Dakar, placés dans un centre d'accueil puis remis à leurs parents ou tuteurs dont des maîtres coraniques.
Les "récentes mesures prises par le gouvernement" sont "louables", mais ce retrait "ne conduira pas à des changements sur le long terme si les écoles coraniques ne sont pas réglementées et si les maîtres qui ont commis des abus ne sont pas amenés à rendre des comptes", déclare dans le communiqué une responsable de HRW, Corinne Dufka.
Les "meurtres et autres sévices et actes de maltraitance sur des enfants sont les conséquences de la non poursuite judiciaire des auteurs et des faibles sanctions pénales prises à l'encontre des auteurs", ajoute Mamadou Wane, coordinateur de la PPDH.
Plusieurs cas de maltraitances sur des "talibés", dont certaines fatales, ont été recensés en 2016, selon HRW. Elle cite le cas d'"un talibé de 9 ans battu à mort par son maître coranique" à Louga (nord) en février.
Une loi sénégalaise contre la mendicité des enfants, datant de 2005, prévoit deux à cinq ans de prison et une amende allant de 500.000 FCFA à 2.000.000 FCFA (762 à 3.050 euros) mais elle est rarement appliquée.
La région de Dakar compte 1.006 "daaras" (écoles coraniques) avec 54.837 "talibés", dont plus de 30.000 pratiquent la mendicité, selon une enquête officielle datant de 2014.
afp.com - SEYLLOU

Commentaires

L'action républicaine et humanitaire du retrait des enfants mendiants de la rue par l'Etat sénégalais, était louable et salutaire. Il y a 200 000 enfants talibés livrés à la mendicité forcée à travers tout le Sénégal. Il y a 1006 daaras dont une majorité, illégales et sans contrôle de l'Etat, 30 000 à 50 000 élèves talibés livrés à la mendicité forcée, rien qu'à Dakar. Une situation qui était devenue exaspérante et alarmiste pour la population sénégalaise et les institutions internationales de la Protection de l'Enfance. Le Sénégal a été, encore une fois de plus, rappelé à l'ordre pour la traite des personnes humaines par l'ONU dont il est membre. Depuis le 30 juin 2016, la brigade de retrait a ramassé 371 enfants, rien que sur Dakar. A Thiès, Mbour et Kaolack, la police ne sait pas où mettre les enfants ramassés, c'est un échec. Plus 8 adultes handicapés mendiants guinéens et 9 talibés guinéens qui ont été reconduit dans leur pays qui s'inquiète du retour de ce genre de ressortissants ??? Un petit bilan positif pour une si grande cause humaine, pleine de dignité et d'honneur retrouvés pour le Sénégal.
Après leurs fatwas contre le gouvernement, leurs sittings d'intimidation devant les commissariats de police, leurs accusations d'attaques de l'Islam et celles de trahison des Khalifes confrériques par leur silence et leurs menaces de manifestations pour sauvegarder leurs privilèges d'exploiter, de maltraiter, de frapper, de violer et de tuer des enfants pauvres, innocents et vulnérables ??? Le Premier Ministre a reçu la Fédération Nationale des Associations des Maîtres des Ecoles Coraniques du Sénégal, pour leur lire la Constitution sénégalaise au sujet du devoir de protection de l'Etat pour tous ses citoyens, en particulier, un groupe vulnérable. UNE VASTE HYPOCRISIE, lire la Constitution à des pseudo-enseignants religieux qui se sentent supérieurs par leur religion et qui n'ont jamais appliqué les lois, c'est comme pisser dans un violon. Ces exploiteurs, tortionnaires et esclavagistes d'enfants sont les mêmes qui jettent leurs élèves talibés dans les dangers de la rue, pour s'enrichir honteusement sur leurs dos, depuis des décennies. L'Etat reçoit les bourreaux des enfants, au lieu de les arrêter, les emprisonner ou les fusiller pour ne pas respecter les lois et pour avoir menacé l'Etat, le Président et le gouvernement. Et les interdire de mosquées pour avoir insulter les plus grands guides religieux du pays, avec des daaras qui n'envoient pas les élèves talibés, mendier dans les rue. C'est l'armée qui aurait du les recevoir et les mettre aux pas, une fois pour toutes, ces esclavagistes arriérés !
Avec 371 enfants sortis de l'Enfer à Dakar, tout le monde se félicite. Mais il y a encore 200 000 - 371 = 199 629 enfants talibés esclaves dans tout le pays. Le comble du désenchantement est le recul du gouvernement à s'occuper que du retrait des enfants sur Dakar. Décision faite aux bourreaux pour les autres enfants talibés esclaves dans le reste du pays. Les pauvres gossesne sont plus concernés par leur retrait de la rue. Les pourritures maraboutiques peuvent continuer à les exploiter en toute impunité, avec la bénédiction de l'Etat, sauf à Dakar ???
Encore un recul minable du gouvernement face à la mafia maraboutique. Avec de telles décisions politiques discriminatoires et totalement injustes, ceux ne sont pas que les marabouts-bourreaux esclavagistes d'enfants qui sont des suppôts de Satan et de l'argent facile. Nos lâches et irresponsables dirigeants restent leurs complices dans l'ignominie faite aux enfants de Dieu.

Écrit par : issa gibb | 29/07/2016

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Et voilà,on retire quelques enfants de la rue dans la capitale,on touche le pactole et aussitot on oubli c'est beaucoup plus facile que de s'en prendre a ses déchets humains que sont certains imams dans leur daaras,ou ils ont tout pouvoir,une fois de plus le Sénégal recule face a la religion...Le monde moderne n'est pas fait pour vous!!!!votre mentalité ne s'y pretera jamais

Écrit par : eddy | 30/07/2016

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Tout le problème est bien dans "votre mentalité ne s'y pretera jamais" ...
et pourtant combien ceci est intolérable!

Écrit par : oyster | 30/07/2016

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Triste a dire,mais il leur faudrait un dictateur pour les remettre sur les rails, quelqu'un qui ne s'incline pas devant tous ses marabouts et imams de pacotille,qui se servent de la religion comme paravent ,uniquement pour leur bien etre a eux seulement!!!!!!

Écrit par : chees | 01/08/2016

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Ce sont les Sénégalais qui doivent règler cette horreur ! Sénégalais : osez dire non, soyez courageux et humains arrêtez de vous défiler quant quelque chose n'est pas normal c'est votre pays, votre image, votre présent et votre futur !!!!

Écrit par : olivier | 01/08/2016

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Le Sénégalais se fou de demain , il vit au jour le jour!!!et après il s'étonne de ne plus rien avoir,l'anticipation n'est pas dans leur gene

Écrit par : eddy | 01/08/2016

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