02/08/2016

LE SENEGAL VA REHABILITER LE CHEMIN DE FER...

Le Sénégal va construire 1 500 kilomètres de lignes ferroviaires en cinq ans

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Le secrétaire d'État sénégalais au réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall annonce que la construction d'un nouveau réseau ferroviaire de 1 520 kilomètres est ainsi prévue pour les cinq prochaines années, pour un coût global d'environ 1 390 milliards de F CFA (2,12 milliard d'euros).
Jeune Afrique : le président Macky Sall a lancé plusieurs projets d'infrastructures ferroviaires : le Train express régional (TER), la relance de l'ex-Transrail (aujourd'hui Dakar-Bamako Ferroviaire -DBF), la réhabilitation de la ligne Dakar-Kidira, la construction de celle entre Dakar-Tambacounda-Kédougou-Kéniéba-Bamako... Pourquoi cette multitude de projets maintenant ?
Abdou Ndéné Sall : Le réseau de chemin de fer sénégalais est très dégradé. Durant la décennie passée, il a même été laissé quasiment à l'abandon.
Conscient du rôle majeur que doit jouer ce secteur dans l'accroissement de la compétitivité de notre économie, le président Macky Sall compte développer un réseau ferroviaire articulé autour d'un maillage du territoire, adossé à des projets miniers et agricoles porteurs ou dédiés au désenclavement des régions naturelles de la Casamance et du Sénégal oriental.
Des perspectives claires se dessinent ainsi pour le réseau ferroviaire dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE).
Après les rencontres à Pékin et à Paris lors de la réunion du Groupe consultatif en février 2014, un ambitieux programme de construction de 1 520 kilomètres de nouvelles lignes a été élaboré pour les cinq prochaines années, pour un coût global d'environ 1 390 milliards de F CFA (2,12 milliards d'euros).
Il s'agit de moderniser des infrastructures ferroviaires entre Dakar et Thiès et de construire une double-voie à écartement standard, de la desserte de l'Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) ; d'une nouvelle voie ferroviaire structurante de 1000 km à écartement standard entre Dakar-Tambacounda-Kédougou-Kéniéba-Bamako, communément appelée Dakar-Bamako par le Sud, ou encore de ligne NEPAD.
Cette dernière permettra le transport des produits des mines de fer de la Falémé au Sénégal et des mines de bauxite et de fer de Falea au Mali, ainsi que le raccordement des nouvelles lignes Matam-Tambacounda pour l'exploitation des phosphates de Matam et Ziguinchor-Tambacounda pour désenclaver les régions sud et nord du pays.
En plus, la ligne actuelle Dakar-Tambacounda-Kidira-Bamako sera entièrement réhabilitée. C'est un corridor extrêmement important pour ravitailler le Mali en produits divers à partir des opérations de transit du port de Dakar, et pour accéder au marché sous-régional de l'Uemoa.
Certains projets comme la ligne Dakar Bamako Ferroviaire (DBF) ou le TER, sont lancés. D'autres non. Disposez-vous d'un échéancier précis concernant ces derniers ?
Je voudrais d'abord faire la situation des projets déjà lancés.
Le DBF est conduit par les gouvernements malien et sénégalais depuis larésiliation définitive du contrat de concession avec l'actionnaire majoritaire Advens, le 7 mars 2016.
Elle a ouvert une perspective pour la mise en œuvre du nouveau schéma institutionnel à savoir la création de deux sociétés de patrimoine, propriété exclusive des deux États, d'une société d'exploitation commune aux deux pays, ainsi qu'une autorité de régulation.
Il convient de rappeler que, dans la réforme envisagée, seule l'exploitation sera concédée. Pour la mise en œuvre stratégique opérationnelle du processus de relance du chemin de fer, une rencontre a déjà a eu lieu entre les deux États et les partenaires techniques et financiers comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), l'Uemoa, l'Union européenne, etc.
« Nous avons signé un contrat avec le chinois CRCCI pour la réhabilitation de la ligne Dakar-Kidira pour un coût de 1,15 milliard d'euros »
La Banque mondiale a déjà effectué plusieurs missions sanctionnées par la production d'aide-mémoires et fait un suivi de l'accord-cadre signé entre les deux États et la société China Railway Construction Corporation International (CRCCI). L'institution multilatérale veut s'assurer, en temps opportun, de la disponibilité des financements nécessaires.
C'est d'ailleurs dans ce cadre que nous avons signé, en décembre dernier, un contrat commercial avec CRCCI pour la réhabilitation complète de la voie ferroviaire Dakar-Kidira pour un coût global de 754 milliards de F CFA financé par la Chine à un taux concessionnel maximum de 2 %, avec une durée de remboursement de 30 ans.
Les travaux vont durer quatre ans et la ligne va transporter annuellement 6 millions de tonnes de marchandises et 2 millions de passagers.
Nous avons introduit, dans le même contrat commercial, l'option de confier par avenant à CRCCI la construction du tronçon Tambacounda-Kédougou (310 km), destiné à l'exploitation des mines de fer de la Falémé.
Concernant le projet Dakar-Tambacounda-Kédougou-Kéniéba-Bamako, les études techniques et la mobilisation des financements pour sa réalisation devraient être achevées au plus tard en 2017.
Jeune Afrique

Commentaires

Dans un pays comme le Sénégal où l'anarchie et l'incivisme gangrènent la population, le retour du rail sera une source meurtrière de plus pour les sénégalais anarchiques, ignorants les lois, la sécurité routière et la sécurité élémentaire... Comme traverser une voie ferrée, franchir un passage à niveau fermé, sauter d'un train en marche ou s'installer sur les toits des wagons pour se faire arracher la tête...
Pourtant, dans tous les pays du monde, le train a été un facteur de développement. Au Sénégal, incapables d'entretenir leur réseau de voies ferrées, le train a été abandonné. Maintenant, ils se réveillent à nouveau, c'est un moyen sur pour le transports des marchandises, moins dangereux que les camions surchargés qui partent du port de Dakar pour le Mali ou pour la Guinée et que l'on croise en priant qu'ils ne se renversent pas sur nous. Donc, vive le rail au Sénégal ! Et tant pis pour les imbéciles irresponsables qui ne respecteront pas les lois sécuritaires ferroviaires élémentaires.

Écrit par : issa gibb | 02/08/2016

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Bref ,un gros plus pour le senegal ...

Écrit par : oyster | 02/08/2016

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le train, mais ça fait longtemps qu'ils auraient du y revenir, pourquoi pas une ligne directe jusqu'en Casamance avec un tarif moins cher que le bateau et un temps de voyage plus court.....depuis l'arret à carrabane c'est beaucoup trop long ces bateaux.......
alors l'incivisme des senegalais : quel sujet, il y a de quoi en faire un livre...... jusqu' à prendre des risques pour leurs propres vies !!!!!! il y a des spectacles effarants !!!!!!! mais de plus en plus en Europe c'est pas triste non plus !!!!!! chaque fois qu'on rentre, ns sommes sidérés de voir certaines choses......

les camions surchargés, qui continuent d'etre tolérés malgré un pont bascule avant Ziguinchor payé par l'italie, ils payent l'amende et continuent leurs routes....et passent allégrement sur le nouveau pont.....et ils vont defoncer les rues de zig et je pense que c'est pareil dans tout le senegal !!!!!

Écrit par : flopaty | 02/08/2016

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Dans ce genre de contrat, l'initiative revient aux prestataires, qui définissent le travail sans étude réelle et proposent un cahier des charges, alors que cela devrait être fait par le client et ses avocats. Les chinois vont donc faire ce qu'ils veulent avec le cahier des charges rédigé par eux...
Vous allez voir l'état des voies au bout de quelque temps...
Mais le prêt, il faudra le rembourser quand même...

Écrit par : rico | 03/08/2016

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Comment voulez vous rembourser ,lorsque vous dépensez beaucoup plus que l'argent ne rentre :il arrive un moment ou cela est impossible : la notion d'investissement n'existe plus !...

Écrit par : oyster | 03/08/2016

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