09/08/2016

SAUVER LE PATRIMOINE FORESTIER

DES MESURES DRACONIENNES DE L’ETAT POUR SAUVER LE PATRIMOINE FORESTIER DES ZONES FRONTALIERES

trafic_bois_pr.jpg

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable qui présidait hier, à Keur Mbouki (environs 25 Kms à l’Est de Kaolack), la 33ème édition de la Journée nationale de l’environnement, a annoncé la décision de l’Etat du Sénégal de renforcer les mesures répressives contre l’exploitation illicite des forêts sénégalaises jouxtant la frontière avec la Gambie.
Pour Abdoulaye Bibi Baldé, «il n’y aura jamais de répit tant que le trafic n’aura pas cessé. La traque contre ces bandes organisées se poursuivra encore, mais de manière plus draconienne et l’Etat du Sénégal multipliera ses activités de destruction massive des appareils et autres engins utilisés par les contrebandiers dans leurs opérations illicites de coupe du bois dans nos forêts», a fait apprendre hier, le ministre Abdoulaye Bibi Baldé.
Ces mesures seront également poursuivie au sein de l’administration de l’environnement au Sénégal, avec le recrutement cette année d’un effectif de 400 nouveaux agents des Eaux et Forêts pour renforcer les équipes en opérations sur le terrain et doter en équipements et logistiques les unités environnementales en service dans le secteur décentralisé, notamment dans les zones menacées. Ces nouvelles dispositions seront toutefois soutenues par la saisine de la Convention sur le commerce des espèces de faunes et de flores sauvages menacées d’extinction (CITES) afin de dissuader ce commerce international et décourager les entreprises qui achètent, par rapport au caractère illicite du produit vendu.
Apparemment, l’Etat du Sénégal n’est pas seul dans ce combat car, il sera également soutenu par l’Union des coopératives et exploitants forestiers du Sénégal (UCEFS). Son président, Abdoulaye Sow, qui s’adressait hier à une foule immense, a fait part de l’engagement de son organisation d’aller en croisade contre ce qu’il appelle aujourd’hui une agression contre notre Sénégal.
Outre les commissions d’alerte, de sensibilisation et de dénonciation que l’UCEFS compte mettre sur pieds pour acculer les contrebandiers, le président Abdoulaye Sow a toutefois exhorté l’Etat à mettre en opération une force mixte d’intervention réunissant les services des Eaux et Forêts, l’Armée, la Gendarmerie nationale et toutes les autres forces de défense et définir une politique de mise en défens de l’ensemble des forêts souffrant d’une exploitation illicite ou abusive. Une politique que le président de l’UCEFS propose de renforcer dans les villages, en développant l’emploi vert et en offrant le statut de défenseurs des forêts toutes les personnes en résidence dans les villages.
Abdoulaye FALL/Sudonline

Commentaires

Wait and see...

Écrit par : rico | 09/08/2016

Répondre à ce commentaire

encore faudra t il que les agents des eux et forets ne soient pas corrumpus.....en Casamance tout le monde attend de voir les résultats car il y a peril dans la foret ou du moins le peu qu'il en reste.....

Écrit par : flopaty | 10/08/2016

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.