31/08/2016

DES BUS DAKAR-ST LOUIS

NOUVEAUX BUS : Sénégal Dem Dikk va desservir Saint-Louis.

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C’est avec une forte délégation que le Directeur général de Dakar Dem Dikk a rendu visite au Khalife général de la famille Omarienne, Thierno Madani Tall, dans son domicile sis à la Médina pour lui présenter le nouveau projet dénommé Sénégal Dem Dikk.
Selon Me Moussa Diop, ce programme va assurer le déplacement des Sénégalais à l’intérieur du pays. Le démarrage, prévu dans un mois et demi, est précédé d’inspections techniques de ces véhicules. Il annonce que la première étape concerne six destinations : Kaolack, Saint-Louis, Tambacounda, Thiès, Podor et Touba.
Il s’agira durant la deuxième étape de compléter le schéma avec d’autres destinations-tests qui sont en cours pour que le rêve des Sénégalais devienne une réalité. Car, d’après lui, le plus dur – l’arrivée des bus à Dakar – est derrière eux.
«Depuis que le Sénégal a acquis sa souveraineté, il n’a jamais été question de bus climatisés dédiés au public et c’est la première fois. Mais également des bus qui partent à l’heure et reviennent à l’heure», se glorifie-t-il avant d’assurer que les bus vont respecter tous les critères de la sécurité routière notamment ceux qui vont faire l’axe Aéroport International Blaise Diagne (AIBD).
NDARINFO

VIVE LE CANADA!

Le Canada versera 112 millions $ pour le développement du Sénégal

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Le gouvernement fédéral dépensera 112,6 millions $ sur cinq ans pour quatre initiatives de développement au Sénégal, a annoncé la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, lors de son voyage en Afrique de l’Ouest.
La part du lion, 70 millions $, revient au gouvernement du Sénégal pour son Plan Sénégal Émergent, qui lui permettra notamment de mieux gérer les finances publiques et la gouvernance dans des secteurs comme l’agriculture et la nutrition.
Près de 20 millions $ seront aussi consacrés pour aider l’Institut africain des sciences mathématiques.
«Les projets dans les domaines de l’éducation et de la santé, ainsi que ceux pour appuyer le gouvernement sénégalais dans la réalisation de son plan national de développement sont un investissement direct dans l’avenir du pays. Ils visent tous à soutenir la création d’emplois au bénéfice des femmes et des jeunes du Sénégal», a déclaré la ministre par communiqué.
Agence QMI
Le Canada soutient les efforts de développement au Sénégal
Ottawa vient de décider de l’octroi de 112, 6 millions de dollars pour soutenir les projets qui permettront au Sénégal d’améliorer sa croissance économique, mais aussi d’assurer le bien-être social de sa population à travers la mise à sa disposition d’infrastructures de base améliorées, notamment dans le domaine de la santé et de l’éducation.
C’est ainsi que près de 20 millions de dollars ont été orientés vers l’éducation dans huit régions du pays pour permettre d’assurer une meilleure protection de près de 750 000 enfants âgés de 3 à 18 ans, qui pourront étudier dans un environnement plus sécuritaire, ce qui augmentera leurs chances de réussite.
L'avenir des jeunes sénégalais non scolarisés a été pris en compte dans les financement du gouvernement du Canada au Sénégal
L’avenir des jeunes sénégalais non scolarisés a été pris en compte dans les financement du gouvernement du Canada au Sénégal © Finbarr O’Reilly / Reuters
Ce sont au total près de 1 700 structures scolaires publiques et environ 10 000 jeunes déscolarisés ou non scolarisés de 14 à 18 ans qui pourront également tirer avantage de ce financement.
Une partie de ce financement est destiné au renforcement des capacités de jeunes sénégalais en ce qui concerne la récupération et la réparation de manuels scolaires.
Un volet important avec comme retombées immédiates, des économies substantielles pour le gouvernement sénégalais qui pourra économiser plus d’un million de dollars par an, en ce qui concerne les dépenses reliées aux fournitures.
La réparation et la conservation de stocks de manuels scolaires pourra être bénéfique à près de 400 000 enfants dans 1500 écoles
La réparation et la conservation de stocks de manuels scolaires pourra être bénéfique à près de 400 000 enfants dans 1500 écoles © IS/iStock
Sénégal Émergent pour une croissance forte et inclusive
Le gouvernement fédéral a prévu de donner près de 19, 26 millions de dollars sur cinq au Centre de recherche pour le développement international pour soutenir les travaux de l’Institut africain des sciences mathématiques.
Il s’agit d’un réseau panafricain de centres d’excellence qui offrent des formations de qualité en mathématiques à des étudiants africains aux cycles supérieurs.
Ce centre sera ainsi doté de moyens pour lutter contre les changements climatiques
70 millions de dollars vont aussi être octroyés sur cinq ans pour soutenir le Plan Sénégal Émergent pour une croissance forte et inclusive.
Ce plan intègre plusieurs volets, dont l’amélioration des finances publiques et de la gouvernance dans les secteurs clés que sont la santé, la nutrition, les infrastructures, entre autres.
Différents ministères pourront acquérir de nouveaux outils susceptibles de les aider à mieux gérer les fonds publics et à améliorer la qualité des services publics à la population.
Alice Chantal Tchandem Kamgang/Radio Canada International

30/08/2016

L'AUTOROUTE DE LA COMPLICATION...

Autoroute Aibd-Mbour-Thiès : Un marché de gré à gré de 3 milliards signé

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Y aura-t-il donc que des gré à gré dans la procédure de passation du marché de construction de l'autoroute Aibd-Mbour-Thiès? Au départ, une entente directe polémique de plus de 470 millions de dollars (environ 235 milliards de Cfa), la construction de l’autoroute Aibd-Mbour-Thiès, sur financement d’Exim Bank, a été confié au Groupe China International Water & Electric Corp, par l’Etat du Sénégal.
Aujourd’hui, un autre gré à gré, vient s’ajouter à cette grosse entente directe. En effet, l’Ageroute vient d’obtenir l’aval de l’autorité de régulation des marchés publics pour signer un contrat par entente directe avec le groupement Louis Berger/Sc Afrique/Gic qui devrait couter plus de 3 milliards de Cfa.
La Dcmp refuse, l’Armp autorise
En effet, l’Agence, dans son argumentaire, explique qu’elle veut recourir à l’Assistance à la maitrise d’ouvrage (Amo) pour la bonne réussite du projet. Une assistance qu’elle veut confier au groupement Louis Berger/Sc Afrique/Gic, qui était titulaire du contrat initial de supervision des travaux de construction de l’Autoroute Aibd-MbourThiès. L’Ageroute soutient que le choix de Louis Berger/Sc Afrique/Gic permet de respecter les délais contractuels dans l’accord avec Exim Bank China en capitalisant la durée nécessaire au processus de sélection d’un Amo. De plus, argumente l’agence, une mise en concurrence normale arrêterait les travaux pendant tout le processus de passation du marché. Ce qui, selon elle, engendrerait des coûts supplémentaires à la charge de l’Etat. «En ce qui concerne le lien entre le contrat initial de supervision des travaux et celui envisagé sous forme d’Amo, Ageroute estime ne pouvoir signer un avenant ou un marché complémentaire compte tenu, d’une part, du taux d’exécution du contrat initial, estimé à 80%, et d’autre part, de la valeur des prestations attendues dans le cadre de l’Amo, estimée à plus de 3 milliards de francs Cfa», ajoute Ageroute dans son argumentaire.
La Direction centrale des marchés publics, consultée en premier par Ageroute, avait refusé de donner son aval, faisant observer que les motifs invoqués par Ageroute n’entrent pas dans le champ d’application de l’article 76 du code des marchés publics. L’Armp elle, a béni la signature dudit contrat par entente directe. Elle estime avoir constaté le lien entre les prestations initiales de supervision et celles d’Amo ainsi que l’urgence qui s’attache au projet et les risques encourus en cas de lancement d’une nouvelle procédure de consultation.
Youssoupha Sane - Seneweb.com

29/08/2016

L'ÎLE MAURICE SERAIT UN BON PROF POUR LE SENEGAL

Vers une collaboration dans le domaine touristique entre Maurice et le Sénégal

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L’île Maurice va aider le Sénégal à développer son industrie touristique. C’est une des retombées de la visite officielle qu’entame au Sénégal le Premier Ministre Adjoint et ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval. "Nous pensons que le Sénégal a tous les atouts voulus pour attirer des touristes de qualité, surtout dans un contexte international marqué par l’insécurité dans plusieurs pays du monde", a-t-il déclaré à l’agence l’Agence de Presse Sénégalaise (APS) à l’issue d’une visite aux stations touristiques de Saly-Portudal et à Pointe-Sarène.
« Ce sera avec un grand plaisir que le gouvernement mauricien va collaborer avec celui du Sénégal pour améliorer l’attractivité de ses sites touristiques et, en même temps, l’aider à trouver des investisseurs qui vont venir construire des hôtels et améliorer les sites touristiques de grande qualité. Nous sommes à la disposition du Sénégal...", a indiqué M. Duval, informant que le ministre sénégalais du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck effectuera chez lui dans les prochaines semaines une visite de travail sur un schéma de développement.??Toutefois, M. Duval est d’avis que "même si l’Ile Maurice est disposée à soutenir le Sénégal surtout dans le domaine du tourisme, il faut mettre en place des infrastructures de base qui vont pouvoir attirer les investisseurs".??"Nous sommes dans le domaine du tourisme de qualité, qui coûte cher. Les infrastructures aussi coûtent chères, mais elles doivent être d’un niveau apte à pouvoir attirer des touristes modernes qui veulent venir dans le confort, la paix et la sécurité et pouvoir aussi profiter d’un environnement propre et sain. Nous allons y travailler ensemble pour que ça puisse se faire dans les meilleures conditions", a-t-il indiqué.
Selon lui, "pour accompagner le Sénégal à développer son tourisme, il faut d’abord améliorer la zone touristique de Saly-Portudal à la Somone où il y a, certes, beaucoup d’investissements mais que d’autres choses sont à faire pour qu’elle soit encore meilleure et beaucoup plus attractive pour les touristes".
"L’autre chose à faire c’est de trouver les fonds nécessaires. Ces fonds existent à travers le monde, mais il suffit tout simplement de créer les conditions, qu’elles soient fiscales, juridiques et autres qui permettent à un investisseur de retrouver son capital et de faire un profit correct", a souligné le Premier ministre adjoint mauricien.
APS

L'AUTOROUTE DE LA DISCORDE...

Prix proposés pour le prolongement de l’autoroute à péage : Senac, le scandale de trop

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Le président de la République devait présider le 19 Août prochain le prolongement de l’Autoroute qui va de Diamniadio à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), à Diass.
Mais, Macky Sall a refusé de présider cette cérémonie en ordonnant à Senac Sa, le concessionnaire, de baisser les prix proposés aux futurs usagers. C’est en droite ligne de cette position présidentielle que l’APIX a écrit à Senac Sa pour repousser la date de l’inauguration, le temps qu’une solution soit trouvée.
Libération a pris connaissance des prix proposés par Senac et qui ont heurté la première autorité du pays. Après avoir donné le nom du directeur général à la société de l’Autoroute, le groupe Eiffage dirigé par Gérard Senac, a encore montré qu’il n’en avait cure des préoccupations des Sénégalais. En effet, Senac voulait que les camions payent 5 800 F Cfa, les autocars 3 000 F Cfa, les particuliers 1 800 F Cfa et les motos 800 F Cfa.
Des prix qui ont scandalisé le Chef de l’Etat pour plusieurs raisons. D’abord, il est manifeste que ces barèmes sont excessivement élevés. Ensuite, Macky Sall est d’autant plus outré que sur le tronçon qui va jusqu’à Diamniadio, l’entreprise gagne plus de 20% de ses prévisions initiales. «Normalement, Senac devrait donc répercuter cette marge sur ses nouveaux prix, mais non ! » confie une source officielle qui ne manque de signaler que le tronçon Aibd-Sindia a été construit par l’AGEROUTE qui avait fait appel à une société chinoise. «Senac doit prendre en compte tous ces éléments», ajoute la même source.
A vrai dire, Senac est un scandale continu. Il est juste dommage que l’enquête ordonnée par le Procureur spécial autour de cette entité à la suite de l’élection de Macky Sall n’ait pas connu de suite. N’empêche, Libération reviendra amplement sur tous les marchés de gré à gré et autres contrats suspects dont a bénéficié Eiffage lors des années Wade et… Viviane.
Yaye Awa Kébé/Senenews/DakarActu

28/08/2016

SEMAINE DU MARATHON

Marathon international du Sénégal : Mbour à l’honneur du 20 au 27 novembre

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La Petite Côte accueille, du 20 au 27 novembre, un événement sportif de dimension internationale, avec la semaine du Marathon international du Sénégal. Une organisation en trois volets selon les organisateurs qui annoncent un aspect « sportif avec un Marathon officialisé par la Fédération de 42,200 km ainsi qu’un semi-marathon de 21 km, une course de 10 km et une autre de 2 km pour les enfants », un volet « social avec une journée tee break dédiée aux enfants sénégalais qui seront encadrés par les grands champions, avec des dons en fin de journée » et enfin, un aspect « touristique puisque les étrangers seront invités à découvrir les richesses multiples du pays de la Téranga ».
Pour eux, l’idée est bien de « frapper fort » lors de cet événement grâce à « une organisation professionnelle sans faille, la dimension « exotique » et lumineuse de l’Afrique (notamment pour les nombreux européens qui vont venir pour la première fois au Sénégal pour cet événement) ».
Au-delà de sa tenue en novembre prochain, les organisateurs ambitionnent de faire de cet événement, dans trois ans, « un événement touristique et sportif majeur d’Afrique en termes de notoriété et valeurs ».
O. POUYE/Lesoleil
http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-49-47/item/54443-mar...

DEMARRAGE DES DEUX NOUVELLES STATIONS TOURISTIQUES

Vers la création de nouvelles stations touristiques

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Le directeur général de la Société d'aménagement et de promotion des zones et côtes touristiques du Sénégal (SAPCO), Bocar Ly a annoncé, samedi à Saly-Portudal (Mbour), la réalisation en vue de nouvelles infrastructures hôtelières dans certains pôles touristiques du pays.
Bocar Lya indiqué que la Petite Côte sera dotée de nouvelles infrastructures touristiques et hôtelières d'une capacité de 7850 chambres.
Le DG de la SAPCO était en séance de travail avec le Premier ministre adjoint et ministre du Tourisme et des Communications extérieures de l'Ile Maurice, Charles Gaëtan Xavier-Luc Duval, en visite dans les stations touristiques de Saly-Portudal et de Pointe Sarène.
Les réalisations prévues dans la Petite Côte nécessiteront un financement de 25 milliards de frs CFA pour les travaux de viabilisation et de 326 milliards de frs CFA en investissements hôteliers, a soutenu M.Ly.
Pour la zone nord, des infrastructures d'une capacité d'accueil de 1500 chambres sont prévues, pour 15 milliards de francs CFA pour les travaux de viabilisation et42 milliards de francs CFA en investissements hôteliers, a-t-il dit.
Dans le Sine Saloum, il sera réalisé des infrastructures d'une capacité d'accueil de 3900 chambres qui nécessitent un financement global destiné à 285 milliards de francs CFA.
Pourles zones sud et est, les études de faisabilité vont être faites, a précisé le DG de la SAPCO.
Le conseiller technique du ministre sénégalais de l'Economie, des Finances et du Plan, Papa Amadou Sarra informé que des ressources sont disponibles, mais il faut qu'il y ait de la "transparence dans le projet".
ADE/PON/APS

MAUVAISE NOUVELLE POUR LES POISSONS

Hausse de 16% des débarquements de la pêche au premier semestre 2016

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Les débarquements de la pêche durant le premier semestre 2016 au Sénégal ont enregistré une hausse de 16% comparé à la même période de l’année 2015, a appris samedi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Ces débarquements sont passés de 260.955 tonnes durant les six premiers mois de 2015 à 302.598 tonnes un an plus tard, soit une augmentation de 41.643 tonnes.
Cette évolution positive est le fait principalement de la pêche industrielle qui progresse de 34,1% à 56.071 tonnes contre 41.798 tonnes à fin juin 2015.
Quant à la pêche artisanale, sa progression a été moindre, se situant à 12,5%, passant de 219.157 tonnes durant les six premiers mois de 2015 à 246.527 tonnes un an plus tard.
apanews/SenewebNews/RP

GRAIN DE SEL DU JAPON...

Le Japon promet 134 milliards FCFA au Sénégal pour le dessalement de l’eau de mer

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Le Sénégal va recevoir du Japon un prêt concessionnel de 229 millions de dollars soit 134 milliards de FCFA pour la mise en oeuvre du Projet de dessalement de l’eau de mer, informe l’agence de presse sénégalaise qui cite une source officielle.
Cette annonce fait suite à un entretien entre le Président Macky Sall et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, en marge de la cérémonie d’ouverture de la 6-eme Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI).
Selon la source, “le Premier ministre Shinzo Abe a exprimé, en réponse à la requête du Président Sall, l’intention d’octroyer au Sénégal, un prêt concessionnel d’un montant de 229 millions de dollars (134 milliards de frs CFA) pour la réalisation d’un projet de dessalement de l’eau de mer à Dakar, sur le site des Mamelles“.
“Ce projet contribuera à un meilleur accès à l’eau potable pour le peuple sénégalais qui lui permettra d’améliorer ses conditions de vie par le renforcement de son système d’alimentation en eau“, a indiqué la source.
La source a conclu que “le Président Sall a exprimé, à son tour au Premier ministre Abe, ses remerciements pour cette importante annonce, en soutien au programme hydraulique de son gouvernement“.
La TICAD VI qui se déroule pour la première fois en Afrique se poursuit jusqu’à dimanche avec la présence de plus d’une vingtaine de chef d’Etat africains dont le Président Macky Sall venu assister à cet évènement en sa qualité du Président du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).
Couly CASSE/Senego

27/08/2016

105 MILLIARDS CONTRE LES INONDATIONS

Gestion des inondations : Deux programmes de 105 milliards de FCfa annoncés pour renforcer le dispositif

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Gestion des inondations : Deux programmes de 105 milliards de FCfa annoncés pour renforcer le dispositif Deux programmes de 105 milliards pour renforcer le dispositif de lutte contre les inondations.
Le ministre Mansour Faye a visité hier, en compagnie de son homologue Diène Farba Sarr, les ouvrages mis en place à Mbour, Kaolack et Diourbel pour soulager les populations. Il a profité de cette occasion pour annoncer la mise en œuvre d’un programme déjà en cours de 60 milliards de FCfa financé par la Boad et un autre d’un montant de 45 milliards de FCfa financé par l’Union européenne à travers le Fonds européen de développement (Fed) pour renforcer les ouvrages à réaliser dans ce cadre-là.
Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, accompagné du ministre du Renouveau urbain, Diène Farba Sarr, a bouclé hier une tournée à Mbour, Kaolack et Diourbel pour voir l’état d’exécution des ouvrages et équipements mis en place dans le cadre de la lutte contre les inondations. A Mbour et à Diourbel, il a été respectivement installé une station de pompage d’un débit de 2 x 500 mètres cubes et une autre d’un débit de 2 x 250 mètres cubes, tandis que Kaolack a bénéficié d’une électropompe d’une capacité de 1.700 mètres cubes. Selon Mansour Faye, ces trois ouvrages d’un coût de 400 millions de FCfa rentrent dans la dynamique de lutter contre les inondations et font suite aux recommandations déclinées dans le rapport présenté par le ministre Diène Farba Sarr qui a fait le tour des localités confrontées à des problèmes d’inondations.
Le ministre de l’Hydraulique s’est félicité du vaste programme de lutte contre les inondations d’un coût de 700 milliards de FCfa mis en place par le président de la République. « Au total, ce sont 112 milliards de FCfa qui ont déjà été injectés. Il y a un programme déjà en cours de 60 milliards de FCfa financé par la Boad qui va contribuer à renforcer les ouvrages à réaliser dans ce cadre-là. Un autre programme est en cours. Il sera déroulé d’ici un an et est financé par l’Union européenne à travers le Fonds européen de développement (Fed) pour un montant de 45 milliards de FCfa », a-t-il fait savoir.
Soulager les populations, seule préoccupation
Selon lui, le président Macky Sall a pris le taureau par les cornes pour régler cette problématique des inondations. « Le ministère de l’Hydraulique, à travers l’assainissement, va dérouler les programmes appropriés pour soulager les populations, car ce qui est important c’est de faire en sorte que quand les populations sont confrontées à des difficultés, des solutions soient apportées », a fait savoir le ministre. Selon Mansour Faye, les préoccupations des populations sont celles du gouvernement.
Le ministre Diène Farba Sarr, coordonnateur du comité national de gestion des inondations, a salué tous les efforts consentis par Mansour Faye et son département pour soulager les populations. Il s’est également félicité que leurs départements travaillent en synergie. « Le président Macky Sall est en train de faire de belles choses dans ce pays. Sur les 112 milliards de FCfa déjà injectés pour lutter contre les inondations, 7 milliards ont été financés à Touba, 2 milliards à Bambey et le reste dans la banlieue de Dakar et l’ensemble des régions du Sénégal.
Nous avons accompagné ce plan décennal avec la matrice d’actions prioritaires pour un montant total de 12 milliards, à raison de 3 milliards par an pendant 4 ans », a-t-il soutenu. « D’ici 30 ans, il n’y aura plus de matrices prioritaires et 4 ans sont déjà écoulés. Et là on pourra dire que les populations sénégalaises sont extirpées des inondations qui constituent un fléau qui existe partout dans le monde », a-t-il indiqué.
Samba Oumar FALL/Lesoleil
http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-37-00/item/54380-gestion-des-inondations-deux-programmes-de-105-milliards-de-fcfa-annonces-pour-renforcer-le-dispositif.html#sthash.aEn61G7m.dpuf

DEVELOPPER LE TOURISME...

Développement du Tourisme : L’Etat mise sur la qualité de la formation pour booster la compétitivité

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Dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration, la formation, l’expérience terrain sont essentielles et permettent de gravir progressivement les échelons. L’État qui veut hisser le tourisme au rang de deuxième secteur prioritaire après l’agriculture, a pris plusieurs initiatives avec notamment le Projet formation pour l’emploi et la compétitivité (Fpec) et le projet Cluster Tourisme-Hôtellerie, financé à hauteur de 37 milliards de FCfa pour revaloriser les métiers et les professions du secteur de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme.
Le tourisme représente un enjeu important en développement économique. L’État qui l'a si bien compris entend mettre l’accent sur la promotion de l’image du Sénégal, tout en encourageant les structures locales à s’améliorer afin d’attirer encore plus de touristes. Lors du lancement de la saison touristique à Saly, le 29 novembre 2013, le président Macky Sall avait promis d’apporter du sang neuf au secteur avec des infrastructures qui vont permettre au Sénégal d’être parmi les cinq premiers pays africains en tourisme. Le Projet de Mbodiène, Pointe Sarène, Joal et Saly Futur, les Programmes touristique identifiés à Saint-Louis, dans le Delta du Saloum, sur la Grande côte et en Basse Casamance et au Sénégal oriental participent tous à créer des milliers d’emplois dans leur phase investissement et fonctionnement, mais aussi à accroître, de façon significative, les capacités d’accueil et à diversifier l’offre touristique. Mais jusque-là, peu d’efforts avaient été mis sur le développement des ressources humaines dans le très dynamique secteur de l’hôtellerie et de la restauration, aujourd’hui, en constante évolution. Avec ce renouveau du secteur, la qualité du personnel est devenue un avantage concurrentiel de taille et des compétences nouvelles sont très attendues. L’un des défis est de revaloriser les métiers et les professions du secteur à travers une formation de qualité. L’État compte bien le relever avec le Projet formation pour l’emploi et la compétitivité (Fpac) et le projet Cluster Tourisme/Hôtellerie.
Un Cluster Tourisme/Hôtellerie d’un coût global de 37 milliards de F Cfa
La formation qui, dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, offre un large choix d’opportunités de carrière, constitue une préoccupation pour l’État. Sachant que les ressources humaines sont au cœur de la qualité. Le projet Cluster Tourisme/Hôtellerie, d’une durée de quatre ans, est financé par la Banque mondiale, l’Agence française de développement et l’État du Sénégal pour un coût global de 37 milliards de FCfa.
Selon la coordonnatrice du projet, le Cluster a mandat de réformer, de construire des centres, de dérouler la formation, mais aussi d’harmoniser les programmes. « II ne faut plus avoir 50.000 écoles privées qui forment des serveuses qui ne sont pas utilisables à la fin. Il faudrait que le Cluster puisse intégrer toutes les écoles de formation pour harmoniser des programmes nationaux », a dit Diariétou Guèye. Elle déplore que de nombreux métiers soient exercés dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration sans une formation adéquate. «Un bagagiste ou un plongeur n’est formé nulle part et pourtant ce sont des métiers très importants. La formation permet de valoriser la personne qui exerce ce métier et de lui donner la chance de prétendre à un plan de carrière », a-t-elle indiqué.
Un centre de référence à Diamniadio
Plusieurs métiers ont été identifiés pour le démarrage du projet. Mais, a-t-elle précisé, une implication des hôteliers est attendue dans la conception des programmes de formation et un investissement dans la formation des jeunes. «Il est prévu de prendre des professionnels formateurs disponibles pour accompagner le cluster. Ils pourront délivrer la formation et juger de la qualité et de la pertinence des formations tout en valorisant le produit qui sortira des différents centres », a-t-elle déclaré. Les formations, a-t-elle précisé, seront initiales, diplômantes et se dérouleront en alternance. «L’apprenant aura 50 % de cours théoriques et 50% de cours pratiques et en fin d’année, il sera placé dans les entreprises », a indiqué Diariétou Guèye qui a invité les professionnels à s’approprier ce projet et à permettre à ces jeunes d’avoir 50% de leur formation en entreprise. « Les deux 50% combinés vont faire sa moyenne pour avoir le diplôme. On ne va pas faire son diplôme à l’école pour ensuite chercher un stage pour le valider. La partie pratique est dans la formation ». Tous les centres de formation aux métiers du tourisme et l’hôtellerie peuvent adhérer au cluster et ils seront des centres affiliés qui vont garder leur autonomie, mais ils pourront bénéficier des programmes rénovés du cluster et des formateurs ainsi que des équipements.
Pour assurer le volet formation, des centres sont prévus. Le premier centre de formation qui sera implanté à Diamniadio est totalement financé par l’Afd pour un coût global de 4 milliards de FCfa. Ce centre de référence sera doté d’un hôtel d’application pour assurer la formation continue. « Il s’agit d’un hôtel 4 étoiles minimum que nous allons construire et équiper de sorte que tous les hôteliers, restaurateurs et agents de voyage qui voudront améliorer ou capaciter leurs employés, puissent venir dans ce centre se faire former aux normes internationales et relever le niveau de la qualité de service de leurs entreprises », a-t-elle souligné. Un centre satellite sera également construit à Ziguinchor, précisément à Cap Skiring, pour répondre aux besoins spécifiques de cette zone. «On a remarqué qu’on avait beaucoup de campements dans cette zone. C’est pourquoi, les formations seront plus accentuées sur la gestion de ces campements et sur le guidage touristique », a-t-elle fait savoir. Il en sera de même pour le centre de Saint-Louis. « On a prévu, surtout pour les certificats de spécialité, de créer des passerelles pour tous les étudiants qui ont échoué en langues (espagnol, anglais, italiens, etc.) et qui veulent se reconvertir en guides ornithologues, culturels, spécialisés, qu’on puisse leur donner la possibilité de se reconvertir en très peu de temps », a laissé entendre la coordonnatrice du Cluster Tourisme/Hôtellerie. Ces deux centres, a-t-elle précisé, seront sous la tutelle de celui de Diamniadio qui va recevoir 250 apprenants d’ici à 2019. Pour Saint-Louis, il est prévu 170 apprenants et autant pour Ziguinchor tandis que l’École nationale de formation hôtelière formera 255 apprenants.
En attendant l’achèvement des travaux du centre de Diamniadio, les formations en Cap et en certificat de spécialité ont démarré à l’École nationale de formation hôtelière qui a été réhabilitée et rééquipée pour l’occasion et au lycée technique de Thiès.
Samba Oumar FALL/Lesoleil
http://lesoleil.sn/2016-03-22-23-21-32/item/54408-develop...

PLUS DE MOUTONS!

Le Sénégal peut être autosuffisant en moutons de Tabaski d'ici trois ans

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La ministre de l'Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye estime que le Sénégal peut atteindre l'autosuffisance en moutons de Tabaski, d'ici trois ans, en raison des potentialités disponibles dans le pays.
« Avec ce que nous avons pu voir, nous sommes sûrs que d'ici trois ans, on peut atteindre l'autosuffisance en moutons », a déclaré Aminata Mbengue Ndiaye après la tournée qu'elle mène à travers le pays, afin de se rendre compte du stock de moutons disponible à l'approche de la fête de Tabaski.
Ainsi, elle dit avoir rencontré des acteurs très positifs qui peuvent atteindre l'objectif qu'ils se sont eux-mêmes fixés comme défi s'ils sont appuyés dans la vaccination, le foncier pour la culture de fourrage, etc.
La ministre signale avoir vu, lors de sa tournée dans certaines localités des régions de Saint-Louis et Louga, des éleveurs propriétaires de milliers d'animaux dans des conditions où l'approvisionnement en eau n'est pas des meilleures.
A Dialali, où il y a environ 10.000 moutons, de l'élevage du vieux Mamadou Bâ comme principal propriétaire, il n'y a qu'un mini-forage, a-t-elle dit.
« Nous avons un disponible assez important au niveau de notre pays, mais comme nous avons une demande très forte, 750.000 moutons, il nous faut faire appel aux autres pays », a dit Aminata Mbengue Ndiaye.
La seule région de Dakar consomme les 360.000 moutons. Elle a noté que près de 350.000 moutons, soit près de la moitié des besoins nationaux proviennent chaque année du Mali et de la Mauritanie.
Chaque année, "près d'un million de petits ruminants" sont décimés par la peste des petits ruminants, a signalé toutefois la responsable du département de l'Elevage, non sans souligner que si le pays arrivait à réaliser les 80% de vaccination recommandés par l'OMS, cela permettrait sauver une bonne partie du bétail.
AND/www.rts.sn avec Aps

PRE-SCOLARISATION FAIBLE AU SENEGAL

Taux brut de préscolarisation estimé à 22 % en Afrique : Le Sénégal affiche 16,8%

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Taux brut de préscolarisation estimé à 22 % en Afrique Le Sénégal affiche 16,8% Le Sénégal affiche un taux brut de préscolarisation de 16,8%. Il est jugé faible pour le Réseau national des acteurs pour le développement de la petite enfance (Renadpe). Les membres du Renad­pe demandent à Macky Sall de prendre les mesures idoines pour généraliser la prise en charge de la petite enfance pour booster le taux et permettre à tous les enfants un accès aux services de qualité de la petite enfance.
Le Sénégal est très en retard en ce qui concerne l'accès des enfants à la préscolaire. «Le taux brut de préscolarisation (Tbps) est seulement de 16,8% alors que la moyenne africaine est de 22%», rapporte Ndahirou Mbaye, président du Réseau national des acteurs pour le développement de la petite enfance. Suffisant pour que le Renadpe lance un appel «pressant» au président de la République pour que des mesures plus hardies soient prises en vue de la matérialisation des décisions issues du Conseil présidentiel sur les conclusions des Assises de l'éducation et de la formation. Le Renadpe, qui faisait une évaluation sur la situation du développement de la petite enfance, a surtout insisté sur la décision n°2 qui porte sur la généralisation de la prise en charge de la petite enfance, qui selon les acteurs, constitue une avancée. Citant le rapport annuel 2015 de la Direction de la planification et de la réforme de l'éducation (Dpre), M. Mbaye indique que la demande potentielle d'éducation préscolaire constituée par les enfants âgés de 3 à 5 ans est estimée à 1239925 enfants en 2015, avec une légère domination des filles (51,5%). En termes d'offres, seuls 269370 enfants sont dans les structures recensées. «Ce qui laisse voir un gap de 10784 structures à combler si l'on veut faire justice à ces tout-petits», raconte Ndahirou Mbaye. Pourtant, notent les acteurs, les données de la neuroscience attestent que les 6 premières années de la vie, particulièrement les 3 premières sont primordiales pour la formation de l'intelligence, de la personnalité du comportement en société. «Il est donc plus efficace et moins coûteux d'assurer des conditions favorables au développement des jeunes enfants que de tenter de remédier aux conséquences qui découlent d'une enfance difficile», estime le président du Renadpe. Sur 1239925 enfants seuls 269370 fréque­ntent la préscolaire Revenant sur les prévisions de l'Etat en matière de prise en charge de la petite enfance, le Renadpe trouve peu ambitieux les objectifs contenus dans le Programme d'amélioration de la qualité, de l'équité et de la transparence dans le secteur de l'éducation et de la formation qui voudrait avoir un taux brut de préscolarisation (Tbps) de 50% en 2025 au moment où note le président du Renadpe, des pays de l'Afrique de l'Ouest ont atteint 85% voire 100%. Il n'y a pas que cela. Les membres du Renadpe ont souhaité voir le budget alloué à la petite enfance (Ndlr: moins de 1%) porté à la hausse. «On a l'impression que les pouvoirs publics n'ont pas pris l'exacte mesure de la situation et n'apportent pas les solutions idoines», souligne M. Mbaye. Or, rappelle-t-il, «les investissements sur la petite enfance ont un taux de retour beaucoup plus élevé que chez les adultes.» A ces problèmes, il faut ajouter le manque de formation. «L'es­sentiel des acteurs communautaires demeure sans formation adéquate», note l'activiste. Revenant sur les crèches qui pullulent à Dakar, les membres de la société civile dénoncent l'absence d'un cadre réglementaire. Ils invitent l'Etat à regarder de près ce qui se passe dans ces crèches.«Il est important dans la mesure où dans ces crèches, nous avons des enfants de moins de 3 ans qui sont extrêmement vulnérables. Il faudrait qu'on sache les compétences dont dispose le personnel et l'environnement dans lequel ces enfants évoluent et de leur faire éviter des carences affectives qui peuvent avoir dans le long terme des conséquences fâcheuses pour ces enfants», prévient l'activiste.
Lequotidien

CLANDOTER SENEGALAISEMENT...

Clandoter, ou l’hospitalité à la sénégalaise

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On n’ignore pas les conditions précaires dans lesquelles sont parfois contraints de vivre les étudiants des universités africaines. C’est pourquoi certains d’entre eux doivent se résoudre à clandoter . Le clandotage est une pratique, connue notamment au Sénégal, qui consiste à se faire héberger chez une connaissance, le plus souvent en catimini. Les clandoteurs sont des cokoteurs illégaux, en quelque sorte.
Les familiers de cette chronique estivale s’attendent peut-être à ce que clandoter et ses dérivés trouvent leur origine dans l’une des langues africaines du cru. Il n’en est rien : c’est la forme française clando , variante familière de clandestin , qui a provigné avec une belle vigueur en Afrique de l’Ouest. En toute légalité, cela va sans dire…
Postscriptum 1
Le Sénégal, dont la population est estimée à quelque 15 millions de personnes, est connu comme l’un des pays phares de la francophonie africaine. Il doit largement ce statut à la personnalité emblématique de son premier président lors de la proclamation de l’indépendance en 1960 : Léopold Sédar Senghor. Celui-ci, premier Africain à siéger à l’Académie française, est également connu pour sa production poétique et sa réflexion sur l’identité culturelle du monde noir. Le concept de négritude, qu’il a popularisé à la suite d’Aimé Césaire, reflète sa vision conciliatrice vis-à-vis de l’héritage français dont il était lui-même profondément imprégné.
Les relations entre la France et le Sénégal ont débuté au 17e siècle, avec la fondation de Saint-Louis. Après avoir pris l’ascendant sur les autres pays européens qui possédaient des comptoirs commerciaux dans la région, la France entreprend au milieu du 19e siècle la conquête de l’ensemble du Sénégal actuel. Un statut particulier – conférant la citoyenneté française – est accordé aux habitants de certaines grandes villes : Dakar, Saint-Louis, Gorée et Rufisque. Cela explique la présence de députés sénégalais – dont Léopold Sédar Senghor – au Parlement français. Ceux-ci seront des acteurs essentiels de l’accession du pays à l’indépendance en 1960.
La longue tradition de francophilie des élites a créé un terrain favorable au développement du français, qui bénéficie au Sénégal du statut de langue officielle. 27 autres langues y sont reconnues comme « langues nationales », parmi lesquelles le wolof, parlé par quelque 70 % de la population, le sérère, le peul, le mandingue, le soninké, le diola (à ne pas confondre avec le dioula, évoqué dans ma chronique du 7 août dernier, etc. Comme ailleurs en Afrique, des métissages se produisent : dans la région de Dakar, ils ont donné naissance au francolof , mélange de français et de wolof, à l’instar du camfranglais (voir ma chronique du 23 juillet dernier ) au Cameroun et du nouchi (voir ma chronique du 7 août dernier ) en Côte d’Ivoire.
Ce n’est pas au francolof qu’il convient d’associer le verbe clandoter et ses dérivés : sa base est une forme bien française, clando . Celle-ci est une réduction de clandestin , avec l’ajout d’une finale -o que l’on retrouve dans des mots argotiques, populaires ou familiers ( apéro, prolo, intello , etc.). La finale verbale -er est précédée d’un -t- qui évite l’hiatus.
Le verbe clandoter désigne une pratique illicite : celle de se faire héberger en douce dans un endroit déjà occupé, en toute légalité, par un proche, par une connaissance. Le même verbe connaît un emploi transitif : on peut clandoter une amie, un copain, les héberger sans qu’ils soient codifiés , c’est-à-dire inscrits officiellement. Très usité, pour les raisons évoquées plus haut, dans les milieux universitaires, clandoter déborde parfois de ceux-ci : il peut être employé pour des personnes en quête d’un logement provisoire, ou même, par métaphore, pour des associations. Un exemple : le journal (en ligne) Allafrica du 11 novembre 2003 rapporte que le Cercle des jeunes cadres du Parti socialiste, organisateur d’une marche de protestation, a appelé la société civile à ne pas « clandoter des formations politiques qui risquent de polluer l’atmosphère de la marche».
Clandoter se retrouve au Tchad (Base de données lexicographiques panfrancophone) et au Niger, avec les mêmes extensions de sens. Ainsi, le site Niger Inter du 5 mai 2015 évoque, pour un leader politique déchu, la possibilité d’aller « clandoter chez Seini Oumarou [ancien Premier ministre nigérien], pour parler en termes estudiantins.»
La fortune africaine de clando ne se limite pas au verbe clandoter . De celui-ci dérivent – pour le Sénégal – des formes comme clandotage «action de clandoter » et clandoteur «celui qui se fait héberger illégalement» (dans Les mots du patrimoine : le Sénégal , rédigé par l’Équipe IFA-Sénégal, sous la direction de Geneviève N’Diaye-Corréard, Paris, 2006). En outre, le simple clando est employé avec des acceptions en rapport direct avec son équivalent français. Au Sénégal, il peut désigner un travailleur non déclaré, un bar clandestin ou une voiture utilisée indûment comme taxi. Au Tchad, il s’agit plus modestement d’une moto, tout aussi peu autorisée.
Le clando du français de France paraît bien corseté par rapport à son cousin africain. Parce que le français en Afrique est à l’image des sociétés qui le pratiquent : tout ce qui n’est pas interdit… est permis !
Michel Francard/Le Soir

26/08/2016

AUTOSUFFISANCE EN RIZ...

Le Sénégal veut devenir autosuffisant en riz d'ici 2017

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Au Sénégal, bonne nouvelle pour l'économie : la totalité de la production nationale en riz blanc a été écoulée, d'après les acteurs de la filière. Le pays importe massivement cette denrée de l'étranger, alors que le riz est l'aliment le plus consommé du Sénégal. Les autorités veulent donc mettre fin à cette dépendance et tablent sur l'autosuffisance en riz d'ici 2017. Alors, les consommateurs ont-ils réellement changé leurs habitudes ? Les autorités l'affirment.
« Nourrir le Sénégal par le Sénégal ». Dans la vallée du fleuve, où se concentre une large partie de la production nationale de riz, ce slogan s'est concrétisé par des investissements publics importants.
Résultat : plus de riz produit et une production mieux vendue, selon le ministre du Commerce, Alioune Sarr. Pourtant dans les points de vente de Dakar, pas de changements spectaculaires. Au marché Tilène, le grossiste Oumar Touré importe et vend toujours du riz majoritairement étranger. « Moi, je vends le riz importé et en même temps, le riz sénégalais. Le riz local représente à peu près 5%. Ce n’est pas beaucoup ! On n’a pas encore la meilleure qualité qu’on veut, et puis les Sénégalais préférent toujours le riz importé pour l’instant au riz local », estime-t-il.
90 kg de riz par habitant chaque année
Les Sénégalais sont de grands consommateurs de riz. Chaque habitant en mange en moyenne 90 kilos par an, dont une majorité est importée de pays comme la Thaïlande ou la Chine, alors que le Sénégal présente tous les atouts pour produire son propre riz en quantité.
Cliente du marché de la Gueule-Tapée, Sophie Diallo s'est mise au riz sénégalais, un peu à contrecœur. « C’est le riz étranger qui est meilleur. Si on avait de l’argent, c’est ça qu’on va acheter tout le temps pour manger. Parfois, le riz de la vallée, il y a des pierres. Parfois, tu manges ça et ça fait clac sous la dent. Comment faire ? », ironise-t-elle.
Il existe aujourd'hui une plateforme de commercialisation du riz sénégalais regroupant les riziers, les importateurs, mais aussi l'Etat et certaines banques. Cette semaine, ces acteurs de la filière se sont réunis pour faire le point et ont tous reconnu qu'il leur fallait encore trouver de nouvelles manières de promouvoir la production nationale et d'inciter les Sénégalais à manger le riz de leur pays.
Christian Aslund/RFI

LE GAZ EN 2020

Le Sénégal, exportateur de gaz en 2020

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Dans 4 ans, le Sénégal exportera du gaz. C’est une révélation faite ce 24 août par le Directeur général de Kosmos Energy, Andrew Inglis, en marge d’une audience au palais présidentiel. Il a aussi précisé à cette occasion que le marché local sera correctement approvisionné avec une production optimale de gaz.
Andrew Inglis a indiqué que les différentes découvertes de gaz faites dans les eaux sénégalaises devraient se traduire par la « hausse de la croissance économique et l’approvisionnement correct du marché local avec une production optimale de gaz », sans davantage de précisions. Ceci en plus de la création de nouveaux emplois.
Pour rappel, Kosmos Energy avait annoncé en mai 2016 une nouvelle découverte de gisement de gaz naturel, situé à 65 kilomètres au nord-ouest de Dakar. Pour ce puits, les premières évaluations des réserves sont estimées à environ 140 milliards de mètres cubes.
Deux autres gisements de gaz ont été découverts aux larges des côtes Sénégalaises par les sociétés Cairn Energy et Kosmos énergy.
Ablaye Modou NDIAYE/Financialafrik

25/08/2016

BONNE NOUVELLE POUR LES DESCENDEURS

Rabat goudronne une route reliant Guergarat au Nord de la Mauritanie

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Rabat est décidée à mettre fin aux opérations de contrebande dans la zone séparant le Maroc de la Mauritanie. Le Maroc compte ainsi goudronner une route reliant les deux pays et envisage même d’y installer des caméras. Le Polisario s'agite.
Le Polisario est mauvais perdant. Suite aux opérations d’assainissement récemment entreprises par les services de la douane marocaine, à Guergarat, zone située près des frontières maroco-mauritaniennes, le Polisario menace de recourir à des «mesures musclées», fait savoir le quotidien Al Massae dans son édition de ce mardi 23 août.
Si Ghali et les siens s'agitent, c'est bien parce que le Maroc a entamé le projet de goudronnage d’une route reliant le Maroc à la Mauritanie, allant jusqu’à la doter de caméras à même de rendre compte des activités contrebandières, les trafiquants étant très actifs dans cette zone, rapporte le journal.
Bien que les relations diplomatiques entre Rabat et Nouakchott passent par des moments difficiles, le Maroc a pris la décision de goudronner ce tronçon reliant la zone de Guergarat au point frontalier de la Mauritanie, resté longtemps impraticable, ajoute Al Massae qui précise que cette route sera entourée d’un grillage et dotée de caméras de surveillance.
Ce projet, qui a démarré par des opérations de balisage du tronçon, se fait en parfaite coordination avec les Nations Unies et la Mauritanie, d'autant que cette zone est devenue un fief de truands et, probablement, d’activités terroristes, note le journal.
Face à la propagande menée par le Polisario quant à ces opérations d’assainissement, les Nations Unies ont réfuté les informations selon lesquelles Rabat aurait violé les conventions signées dans le cadre du cesser-le-feu entre les parties, soulignant qu’il n’existe aucune activité militaire douteuse et susceptible d’affecter la convention en question.
Mustapha Nouri/DR/Kiosque360

MARATHON INTERNATIONAL DE LA PETITE CÔTE

Ce marathon va couvrir 3 volets: sportif, promotion du tourisme sénégalais et solidarité pour les enfants.

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A travers la qualité de l'organisation, montrer au monde entier que le Sénégal, n'est pas seulement un Pays aux multiples attraits touristiques ( temps vol – climat – paysages – stabilité – sécurité…) mais aussi un Art de recevoir TERANGA et professionnalisme et maîtrise de l'organisation.
Nous financerons à l'issue de cette semaine un projet pour les enfants avec terrains port, salle multi médias, infirmerie, potager … à NIANING.
L'idée est bien de "frapper fort" grâce à une organisation professionnelle sans faille, la dimension "exotique" et lumineuse de l'Afrique (notamment pour les nombreux européens qui vont venir pour la première fois au Sénégal) et une aura internationale grâce notamment à la présence de grandes personnalités de renom (qui sont mes amis depuis 20 ans) et un relais MEDIA TRES fort dont en premier chef la TFM.
L'objectif étant de devenir en 3 ans le "PREMIER MARATHON d'AFRIQUE" en terme de notoriété, de nombre de participants et de valeur.
UNE SEMAINE ENTIERE de "TOURISME et DECOUVERTESl" car les étrangers arrivent dès le 20 Novembre!
Avec l'aide et la participation de Dom CHAUVELIER triple champion de France (qui offrira des entraînements GRATUITS quotidiens), du parrain de la manifestation, Mamadou Diagna Ndiaye du CIO et bien d'autres surprises...
Retransmissions de directs avec les TV présentes toute la semaine consacrée au Marathon de la Petite Côte.
Veronique Chaplin/http://www.marathondusenegal.com

LE TRAIN SERA EN RETARD...

Train express : Les Turcs et l'Armp stoppent Eiffage

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Le chef de l’État Macky Sall risque d’attendre un peu plus longtemps avant de voir la construction et la réalisation du chemin de fer Electrique à écartement standard devant accueillir le train Express régional Dakar-Aibd, débuter véritablement.
En effet, après le lot 2 dudit marché lancé par l’Apix, c’est au tour du lot 1 de faire l’objet d’une suspension de son attribution provisoire. En effet, l’entreprise turque Yenigun E+M a saisi l’Apix pour contester l’attribution provisoire de ce lot dudit marché confié provisoirement au groupement Eiffage Gc/Eiffage Sénégal/Eiffage Rail/yapi Merkezi/Cse. Groupement qui avait soumissionné pour près de 330 milliards de CFA.
Non satisfaite de la réponse de l’Apix, elle a introduit un recours contentieux auprès du comité de règlement des différends de l’Armp qui, par sa décision 228/16/Armp/Crd du 3 aout 2016 parcourue par Seneweb, a suspendu l’attribution provisoire dudit marché. Ce, en attendant d’y voir plus clair. Aujourd’hui donc, le Groupement dirigé par Eiffage devra s’armer de patience et attendre l’avis du Crd de l’Autorité de régulation des marchés publics, qui sera crucial pour ce marché tant convoité.
Seneweb

24/08/2016

KhAKHOUM (KAOLACK) CITE DE LA PLUIE

À la découverte de Khakhoum, la cité hantée par les eaux

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Enclavé au milieu des quartiers Touba Ndorong, Ngane et Sam, Khakhoum pour les uns ou Khakhout pour les autres, est devenu le quartier le plus tristement célèbre de la capitale du Saloum.
«Vivre dans l’eau est difficile. Actuellement, comme il y a une accalmie du ciel, on respire. Mais une fois qu’il pleut encore, les inondations vont recommencer», nous confie cette jeune dame qui a préféré garder l’anonymat.
Aperçu de loin, en train de patauger dans l’eau, le pantalon retroussé jusqu’aux genoux, Serigne Dione avoue: «Entre Khakhoum et l’eau, c’est une longue histoire. Mais avec l’urbanisation galopante, le problème s’aggrave. L’eau envahit même nos chambres, on est obligé de poser nos lits sur des briques pour dormir la nuit. Tous ceux qui restent ici n’ont pas de moyens sinon ils allaient déménager».
Depuis des jours, le ciel semble vouloir donner du répit aux braves populations de Khakhoum. Et celà se fait sentir dans les étroites ruelles de la cité hantée où des nuées d’enfants s’adonnent au football sur un sol verdâtre, témoin des trombes d’eau qui ont arrosé les lieux, les semaines passées.
Khakhoum est un vrai casse-tête chinois pour les autorités municipales. Même si, d’une part, les riverains agréent la rapidité manifestée cette année dans le pompage des eaux stagnantes; d’autre part, ils tempèrent. Pour Mamadou Diop, notable du quartier: «Pomper les eaux, c’est bien. Mais instaurer des solutions structurelles, c’est mieux. Malgré le pompage, nous sommes plus de 100 familles à quitter nos maisons pour occuper les écoles comme abris provisoires».
Le déguerpissement définitif, une épée de Damoclès
«Si c’est la seule solution pérenne, nous sommes prêts à quitter nos maisons», assure le vieux Diop. Mais il rappelle qu’ils ont emménagé dans un quartier urbanisé et loti avec des infrastructures adéquates. Raison suffisante, ajoute-t-il, pour qu’on ne les déplace pas comme des réfugiés.
Malgré le ballet incessant des autorités, à savoir le premier ministre et son gouvernement, les députés, les sénateurs et même les conseillers économiques sociaux et environnementaux, Khakhoum est toujours hanté par les eaux de pluie.
C’est pourquoi là-bas, les populations ironisent les visiteurs nombreux et variés :»Le quartier est devenu le premier lieu de pèlerinage incontournable des autorités politiques du pays, du pouvoir et même de l’opposition».
Rappelons que le ministre, Diène Farba Sarr, lors de son déplacement à Kaolack cette année, a assuré que l’Etat a mobilisé un fonds de 700 milliards de Francs CFA pour un plan décennal. Ce plan devrait prendre Khakhoum en compte. En attendant, les populations prennent leur mal en patience et prient le ciel qu’il ne pleuve pas.
Babou Touré/Senenews

500.000 TONNES DE MANIOC

Plus de 500.000 tonnes de manioc attendues en 2016

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Selon un communiqué du service de communication du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural publié le 21 août, les acteurs de la filière manioc attendent une production record de plus de 500.000 tonnes pour la campagne 2016.
Pour atteindre cet objectif, ces acteurs se sont engagés à emblaver 13.000 ha en 2016. En 2015, la production de manioc tournait autour de 439.871 tonnes pour 7500 ha exploités. Cette production record a été possible grâce à l’appui du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, note le communiqué de presse.
Malgré les performances de la filière manioc ces dernières années, la culture n’a pas encore sa place dans le système agricole au Sénégal.
Les difficultés de la filière manioc se situent au niveau de la formation des acteurs et de la formulation pour la mise en œuvre d’un plan d’actions national, en vue de trouver des solutions durables pour une percée de ce produit à travers une vaste commercialisation.
Ablaye Modou NDIAYE/Financialafrik

25000km DE FIBRES OPTIQUES

Large bande Sénégal : Le projet d’installation de 25000 km de fibre optique est en bonne voie

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Au Sénégal, le projet « large bande » qui consiste à déployer la fibre optique dans plusieurs villes est en bonne marche. Cela a été constaté à travers une tournée d’inspection de l’Agence de l’informatique de l’Etat (ADIE), la semaine dernière, en Casamance.
Le projet « large bande Sénégal » prévoit l’installation de fibre qui reliera les villes de Ziguinchor, Kaolack, Fatick, Sédhiou, Tambacounda et Kolda, à l’administration centrale à Dakar. Les différents tronçons s’établissent comme suit : Zinguichor – Oussouye (41km) ; Oussouye – Kabrousse (29km) ; Zimguichor – Goudomp (55km) ; et Goudom-Tanaf (70km) et sont toujours en cours de construction. Selon Cheikh Bakhoum, directeur général de l’ADIE, les travaux avancent et tiennent dans le délai :
« L’essentiel des travaux est achevé entre Zinguichor et Oussouye ainsi qu’entre Zinguichor et Goudomp. Il ne reste pratiquement que le raccordement. Dans les deux autres sections, les travaux avancent à un rythme normal et assez satisfaisant », a-t-il déclaré.
En termes d’objectifs, ces installations permettront de réduire le coût des communications et d’accroitre la qualité des services :
« En plus de permettre le déploiement de près de 2 500 km supplémentaires de fibre optique pour consacrer un désenclavement numérique intégral du Sénégal, ce projet permettra d’améliorer la prise en charge des besoins en connectivité de l’administration sénégalaise avec l’interconnexion de plus de 300 bâtiments administratifs, la construction d’un nouveau datacenter de grande capacité sans oublier le transport du signal de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) ».
De plus, ce sont de nouveaux services numériques qui seront désormais à la portée des populations, afin de les rapprocher des services de l’État.
Rappelons que les travaux réalisés par la société Protec devraient s’achever en fin 2016.
Stéphane Agnini/Regionale.info

23/08/2016

SUITE-INFO DE L'ENORME PANNE D'ELECTRICITE

Trois blessés dans l’incendie de la centrale de Thiès

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Une nuit de galère à Dakar et dans plusieurs localités du pays. L’incendie qui s’est déclarée dans la centrale électrique de la Senelec de Thiès, qui a plongé une bonne partie du pays dans le noir, a causé trois blessés, selon la RFM. Les victimes ont été évacuées à l’hôpital Amadou Sakhir Dieguène de Thiès. Outre, les maisons aux alentours ont été endommagées.
La thèse d’un sabotage n’est pas écartée. Acte malveillant ou simple incident technique Le Directeur général de la Senelec, Mamadou Makhtar Cissé, qui a présenté ses excuses sur la RFM n’exclut pas des sanctions. Et promet de sévir pour les désagréments causés.
seyelatyr/seneweb

ATTIRER LES QUEBEQUOIS AU SENEGAL...

Le Sénégal cherche à séduire les Québécois

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Attirer les voyageurs québécois ; voilà l'objectif que s'est fixé l'Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT), qui a notamment dépêché ses représentants ici afin de séduire les agences de voyages. Si ce pays d'Afrique présente des atouts qui plairont à certains, il peut toutefois en déstabiliser - voire en rebuter - plusieurs.
Le mélange des cultures arabe et africaine donne lieu à de belles découvertes à Dakar.
L'ouverture d'un bureau du Québec à Dakar, le fait français et l'omniprésence du soleil font partie des arguments qui devraient convaincre les habitants de la Belle Province de s'envoler pour ce pays d'Afrique de l'Ouest, affirme d'un ton convaincu Zaccaria Coulibaly, chef du bureau économique à l'ambassade du Sénégal au Canada. Il a d'ailleurs participé en juillet à Montréal à des rencontres entre l'ASPT et des spécialistes du voyage. Il s'agissait d'une première visite au Canada pour ces représentants sénégalais.
« Nous avons une clientèle traditionnellement française », indique M. Coulibaly. Le pays souhaite maintenant s'ouvrir à d'autres marchés. Or, au cours d'un entretien téléphonique avec La Presse, il a été incapable de nommer - en dehors des plages - des attractions ou des lieux susceptibles de convaincre les Québécois de boucler leur valise pour se rendre en terre sénégalaise.
Folklore et nature
« Ça ne deviendra jamais une destination de masse, constate pour sa part Patrice Malacort, directeur vente et marketing de Brussels Airlines et président d'Aviatour, société qui représente des compagnies aériennes et des offices de tourisme. Mais j'y crois. C'est un pays francophone, stable, il fait beau. Il y a déjà une structure organisationnelle [pour recevoir les touristes]. »
M. Malacort croit que le Sénégal pourrait intéresser les voyageurs qui souhaitent faire du tourisme humanitaire. Selon lui, la culture, le folklore et les parcs nationaux risquent aussi de plaire à de nombreux Québécois. La notoriété de l'humoriste-conteur Boucar Diouf, originaire de ce pays, peut également contribuer à rendre l'endroit attrayant, ajoute-t-il. « Le problème, c'est que le Sénégal n'est pas connu, même si Boucar Diouf l'est », admet M. Malacourt.
Certaines agences, comme Exotik Tours, n'ont pas caché leur intérêt pour le Sénégal.
Pour le moment, en revanche, tous ne sont toutefois pas convaincus que la destination peut intéresser un grand nombre de voyageurs d'ici. Germain Bélanger, conseiller en voyages pour l'agence Esprit d'Aventure, a vécu trois ans au Sénégal. Il ne tarit pas d'éloges à l'endroit de ce pays et de ses habitants, qu'il adore. Malgré tout, M. Bélanger doute que les Québécois aient le même coup de coeur que lui. L'agence pour laquelle il travaille offre déjà des circuits pour se rendre là-bas. Or, très peu de ses clients semblent s'y intéresser. « Dans l'esprit des Québécois, l'Afrique rime avec safari. Or, au Sénégal, on trouve à peine quelques girafes importées d'Afrique du Sud et des phacochères. »
Il souligne également que pour plusieurs, le choc, une fois arrivé à la capitale Dakar, est énorme. « C'est une cacophonie de bruits, d'odeurs et de couleurs. »
Même si la destination offre une panoplie de belles plages, le conseiller en voyages doute fort que les Québécois atterrissent aussi loin qu'au Sénégal avec comme premier objectif de se mettre les pieds dans le sable, alors que les Caraïbes ne sont qu'à quelques heures de vol de la métropole.
Pour qui ?
Pour les voyageurs aventuriers et ceux qui ne craignent pas de sortir de leur zone de confort.
Pourquoi y aller ?
Le pays compte de nombreux parcs nationaux, dont ceux des oiseaux du Djoudj et du delta du Saloum, où il est possible d'observer de nombreuses espèces d'oiseaux. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'île de Saint-Louis, avec son architecture coloniale, fait également partie des incontournables. Le mélange des cultures arabe et africaine donnerait également lieu à de belles découvertes, tout comme les différentes mosquées et lieux de pèlerinage.
Les moins bons côtés ?
Le choc culturel et la désorganisation qui règnent à Dakar peuvent en rebuter plus d'un. De plus, nous ne sommes pas ici au pays des safaris. Amateurs d'animaux, tenez-vous-le pour dit. Pour le moment, il n'existe pas de liaison aérienne directe entre Montréal et Dakar.
A-t-on besoin de vaccins ?
Le site de la Clinique du voyageur du Grand Montréal en recommande un bon nombre : fièvre typhoïde, hépatites A et B, tétanos, poliomyélite, rougeole-rubéole-oreillons, méningite, rage, choléra, fièvre jaune.
Le pays est-il sûr ?
Le ministère des Affaires étrangères n'a lancé aucun avertissement pour l'ensemble du Sénégal. On invite toutefois les voyageurs à faire preuve d'une grande prudence. En revanche, le Ministère conseille d'éviter tout voyage non essentiel dans la région de la Casamance, dans le sud du pays, pour des raisons de sécurité.
Comment s'y rendre ?
De nombreuses compagnies aériennes telles qu'Air Canada, Brussels Airlines, Royal Air Maroc, Air France, United, Delta et KLM offrent des liaisons - avec escales - entre la métropole québécoise et Dakar.
Combien ça coûte ?
Au moment d'écrire ces lignes, le prix du billet aller-retour le moins cher que nous ayons trouvé, pour un voyage du 22 août au 5 septembre, coûtait 1574,46 $, sur les ailes de Royal Air Maroc.
La Presse.ca/Nathaëlle Morissette

GROSSE PANNE DE COURANT

Une gigantesque panne de courant touche le Sénégal

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Dakar et plusieurs grandes villes du Sénégal ont été plongées dans un black-out total cette nuit. Sur les raisons de cet incident, la Senelec évoque un incendie du poste transformateur de Thiès. La situation commençait à revenir progressivement à la normale vers 7h30.
Le Sénégal a connu une gigantesque panne de courant cette nuit. Selon la Senelec, cette coupure est intervenue à 3h14mn exactement. Seule la centrale de Kahone (centre) continuait à fonctionner. Ce qui avait plongé pratiquement tout le pays dans le noir.
Sur les raisons de cet incident, la Senelec évoque un incendie au niveau du poste transformateur de Thiès et la perte de tous les groupes de Manantali Sénégal, Mali et Mauritanie. Il s’agirait donc d’un incident général qui a eu un impact dans les trois pays.
Si on ne connaît pas encore comment un incident d’une telle ampleur a pu survenir, la Senelec indexe d'ores et déjà la fragilité du réseau. «Dans un réseau électrique ce sont des incidents qui peuvent survenir. Maintenant, il faudra bien analyser ce qui s’est passé pour comprendre pourquoi tout le réseau s’est écroulé», explique Idrissa Traoré, chef du dispatching de la Senelec sur les ondes de la RFM, ce matin.
«Les agents sont en train de redémarrer les groupes. A l’heure actuelle, la majorité des postes sont déjà réalimentés et les clients sont en train d’être remis un à un», ajoute Traoré. Le courant est effectivement revenu dans certains quartiers à Dakar aux environs de 7h30mn.
Ibrahima Diallo /Le360afrique.com

21/08/2016

LES LIBANAIS DU SENEGAL

La fabuleuse histoire de la communauté libanaise au Sénégal

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Tout le monde connait l’écologiste Ali Haïdar, le colonel Antoine Wardini ou encore Robert et Albert Bourgi. Mais qui sont vraiment les Libanais au Sénégal ? Quelle est leur histoire ? Enquête sur les Libanais du Sénégal depuis près de deux siècles devenus maîtres de pans entiers de l’économie.
Dans un article du «Soleil» du 14 mars 2013, Abou Karroun, alors représentant des opérateurs économiques libanais au Sénégal, expliquait que les Libanais au Sénégal et leurs descendants ont marqué positivement, depuis des décennies, leur présence au pays de la «Téranga», en contribuant au développement économique et social de leur pays d’adoption et réussi leur intégration dans la société sénégalaise. Vraiment ?
Grands négociants devant l’Eternel, ils ont incontestablement réussi dans les affaires et contrôlent effectivement des pans entiers de l’économie sénégalaise. A l’image de Adnan Houdrouge, homme d’affaires sénégalais d’origine libanaise et propriétaire du Groupe Mercure international basé à Monaco, leader dans la grande distribution au Sénégal à travers les magasins Score. «J’investis au Sénégal par amour et patriotisme. J’ai vu le jour ici, j’y ai fait mes études primaires et secondaires, je suis un Sénégalais de cœur et de nationalité», déclarait l’homme d’affaires, dont la famille est installée au Sénégal depuis 1904, dans un entretien accordé à «Sud Quotidien» en mai 2007. Si Houdrouge a «émigré», en 1986, en France, précisément à Monaco, c’est «comme beaucoup de Sénégalais, simplement pour réussir».
Une communauté estimée à environ 25.000 membres
S’il est difficile aujourd’hui de connaître son nombre exact, la communauté libanaise au Sénégal étant estimée à 25.000 membres en 2001, dont 12.000 avaient la nationalité sénégalaise. Les maronites (entre 800 et 1.000 membres en 2000) sont réputés être plus discrets.
L’arrivée des premiers migrants libanais au Sénégal remonte à l’année 1897. Ils étaient une douzaine à l’époque. On en dénombrait 40 en 1900, puis 500 entre 1914-18. Mais c’est l’intervention française, après la Première mondiale (en 1919) dans ce qui était alors une province de l’Empire ottoman qui a donné un coup d’accélérateur au mouvement d’émigration des Libanais en Afrique. A l’époque, c’était la misère au Liban. En 1930, ils étaient 2.000 au Sénégal, puis 15.000 en 1960, avant d’atteindre un pic de 30.000 en 1980. Mais après la faillite de la culture de l’arachide consécutive à la grande sécheresse des années 1970-1980, beaucoup d’entre eux – qui étaient des intermédiaires entre les maisons de commerces françaises et le paysannat local – ont migré en Côte d’Ivoire.
Une histoire de famille
La plupart d’entre eux viennent du Sud Liban. Ainsi, les villes de Tyr et de Nabatyé ont fourni le gros du contingent libanais au Sénégal, mais aussi de la Côte d’Ivoire. L’émigration ayant souvent été une affaire de famille, c’est d’abord un membre de la famille qui embarque à bord d’un bateau, souvent vers une destination «inconnue» pour débarquer… au Sénégal. Ce fut le cas des parents de cette Sénégalo-libanaise dont les parents ont été «abandonnés» sur les côtes dakaroises par un bateau français qui leur avait pourtant promis de les amener au Etats-Unis. Depuis lors, sa famille a gardé une haine séculaire contre la France.
Une fois installé, le migrant fait venir d’autres membres de sa famille, imité en cela par d’autres habitants du village, pour ne plus jamais repartir. La plupart des exilés «africains» rentrés au Liban à la fin des années 1990, après la guerre, sont restés nostalgiques de l’Afrique.
A leur arrivée au Sénégal, les Libanais n’ont pas hésité à pénétrer à l’intérieur du pays, parfois loin de Dakar. Il y a ainsi une présence historique de cette communauté dans des villes comme Diourbel ou Kaolack, au cœur du bassin arachidier.
Certains ont connu un véritable «rêve sénégalais» qui n’a rien à envier à celui américain,tant leur réussite fut grande. C’est le cas de Nadra Filfili qui, lorsqu’il quittait son Liban natal, au début du siècle dernier, n’avait que 19 ans et 2.000 francs en poche. Installé à Guinguinnéo (non loin de Kaolack), une petite ville traversée par le chemin de fer Dakar-Bamako, il investit dans la boulangerie avant de faire fortune dans l’agro-industrie. Avant sa mort, dans les années 1980, il était à la tête d’une florissante industrie avec un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards de FCFA (avant dévaluation).
La saga des Bourgi
La «saga» des Bourgi a aussi débuté au siècle dernier. Abdou Karim, le fondateur, a été le premier Libanais à devenir Sénégalais après l’indépendance. En effet, c’est par décret du Conseil des ministres du 21 septembre 1961 (le Sénégal a obtenu son indépendance en 1960) que le président Senghor lui accorde la nationalité sénégalaise «pour services exceptionnels rendus à la nation sénégalaise».
Pour la petite histoire, pendant la colonisation, Bourgi avait soutenu le parti de Senghor tout en développant ses activités économiques dans le transport, le commerce et les salles de cinéma. Sa mort avait revêtu des allures de deuil national. Une rue porte même son nom à Dakar. Une autre rue de la capitale sénégalaise, la rue Tolbiac, a aussi été rebaptisée «rue Liban» en 2004.
S’ils sont généralement solidaires, les Libanais peuvent aussi se livrer à une lutte féroce entre eux. On raconte ainsi l’histoire de ce «Crésus libanais au destin d’Icare», Adel Korban, richissime hommes d’affaires surnommé «le roi du beurre et des eaux minérales» qui pesait, un moment donné, 21 milliards de FCFA et est mort misérable. En effet, refusant de partager son juteux marché avec ses compatriotes, ces derniers lui auraient mené la guerre sans merci jusqu’à sa chute, retournant un à un ses protecteurs dans l’administration sénégalaise.
Une apparente intégration
Aujourd’hui, on en est à la troisième génération «100% sénégalaise». Des sénégalais qui ne sont blancs que par leur peau et ne souhaitent plus se voir constamment coller l’étiquette de «libano-syriens», mais simplement appelés «Sénégalais». De fait, si les vieilles générations s’efforçaient de perpétuer les traditions libanaises, l’actuelle génération qui «ne connaît que l’Afrique» semble être plus intégrée. La plupart d’entre eux parlent à peine l’arabe, mais s’expriment dans un wolof châtié. Cependant, sont-ils réellement intégrés dans la société sénégalaise ? Difficile d’être catégorique.
En effet, malgré l’apparente histoire d’amour, il existe un contentieux historique entre la communauté libanaise et les autochtones. Un contentieux qui remonte à l’époque coloniale. D’après certains historiens sénégalais, le colonisateur français avait fait la part belle à la communauté libanaise pour le commerce de l’arachide, au détriment de la bourgeoisie sénégalaise. En contrepartie, les Libanais n’avaient pas le droit de fréquenter les mosquées des indigènes, de faire de la politique ou d’être syndiqués. Interdiction qui ne sera levée qu’en 1976. Ce qui fait que jusqu’à présent leur puissance économique ne s’est pas traduite au plan politique contrairement à d’autres pays. Donc, même la religion musulmane n’a pas suffi pour faire des Libanais ou Sénégalo-libanais des membres à part entière de la société sénégalaise.
Une communauté victime de préjugés
«Trop riches», «racistes», n’exercent «que des professions libérales», «ne se marient qu’entre eux», vivent «en cercle fermé», etc.
Voilà, en résumé, ce que reprochent certains Sénégalais à la communauté libanaise. Bref, les mêmes préjugés que l’on collait aux juifs en Europe avant la Guerre. Des «préjugés» que rejettent les membres de la communauté libanaise qui aiment à rappeler que certains d’entre eux –rares, il est vrai– sont mariés à des Sénégalais. Un fait divers –le meurtre d’une domestique chez un sénégalo-libanais– avait particulièrement joué dans la prise de conscience du fossé silencieux qui séparait la communauté libanaise du reste de la société. Surtout que la «Téranga» ne fonctionne pas forcément dans l’autre sens.
En effet, des Sénégalais installés au Liban sont loin de connaître la même réussite et sont souvent victimes de discrimination. Pour dénoncer leurs conditions dans ce pays où, contrairement à leurs «compatriotes» à peau blanche installés au Sénégal, ils «ne sont maîtres de rien du tout», le président de l’Union des ressortissants sénégalais au Liban (URSL) avait, en 2002, adressé une correspondance au président Abdoulaye Wade.
Après les réactions «peu orthodoxes» (pour ne pas dire xénophobes) ayant suivi le meurtre de la domestique, pour sortir de l’isolement dans lequel ils restaient confinés depuis des générations, des membres influents de la communauté libanaise ont mis en place, en 1996, une association dénommée «Alliance» pour briser les ponts et les tabous.
La politique comme accélérateur de l’intégration
Certains ont aussi décidé de s’engager davantage dans la politique. La nomination de l’écologiste Ali El Haïdar comme ministre dans le gouvernement d’Abdoul Mbaye, le 3 avril 2012, après l’accession de Macky Sall au pouvoir, a été le couronnement de cet engagement politique des Sénégalo-libanais. Mais avant Haïdar, Samir Abourizk (décédé en octobre 2013) a été le premier sénégalo-libanais à créer un parti politique, «Démocratie citoyenne», après avoir milité pendant longtemps au Parti socialiste (PS).
En 2001, le Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade avait pour la première fois investi un Sénégalo-libanais sur sa liste pour les élections législatives.
La communauté libanaise a aussi évolué dans les affaires. Après l’agriculture et le monde rural durant la colonisation, le commerce et les transports pendant les premières années d’indépendance, elle a progressivement investi le secteur de l’industrie. La jeune génération (dont beaucoup ont la triple nationalité libanaise, sénégalaise et française) a déserté les boutiques chatouillantes de papa pour se replier dans des domaines à très grande valeur ajoutée comme, nous l’avons dit, l’industrie et les professions libérales, consciente qu’il faut «céder» le commerce aux nationaux. Le Libanais et son négoce de tissu: un cliché qui tend à disparaître ?
Dans son film documentaire «Nar bi/Loin du Liban» (1993), Laurence Gavron a montré que les différences entre Sénégalo-libanais et le reste de leurs compatriotes se pose plus en termes de classe sociale que de groupes ethniques. En définitive, l’intégration des Libanais au Sénégal n’est «ni un mythe, ni tout à fait une réalité mais, un besoin impérieux», comme le reconnaissait le psychologue sénégalais Mamadou Mbodj lors d’un diner-débat organisé par «Alliance» sur la question.
Ibrahima Diallo/Le360afrique.com/http://afrique.le360.ma/senegal/societe/2016/08/20/4968-l...

20/08/2016

L'OR NOIR DU SENEGAL

PÉTROLE : LE SÉNÉGAL EMPOCHERA 1 723 MILLIARDS A PARTIR DE 2023

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Pour la première fois depuis qu'on parle du pétrole sénégalais, un ingénieur géologue, Fary Ndao, explique dans les détails ce que notre pays va gagner dans cette nouvelle aventure pétrolifère.
Un document didactique et riche en informations...
"L'opérateur écossais Cairn qui a découvert du pétrole, en association avec Petrosen, Far et Conocco Phillips (dont les parts ont récemment été rachetées par l'australien Woodside), au large de Sangomar à la fin de l'année 2014, a publié hier Mardi 16 Août, son rapport du 1er semestre. Cairn avait découvert deux gisements, SNE et FAN. Il est indiqué dans ce rapport que suite aux forages d'évaluation (qui servent à préciser la taille du gisement de pétrole) qui ont été réalisés durant l'année 2015 et début 2016, les réserves récupérables (appelées "réserves 2C") pour le gisement SNE s'élèvent à 473 Millions de barils de pétrole. Ce qui correspondrait, d'après un calcul basique, sur une période de 20 ans, à environ 65000 barils de pétrole / jour soit environ l'équivalent de l'actuel production journalière d'un pays comme le Cameroun, 12eme producteur africain de pétrole.
Ces réserves récupérables ne sont en réalité qu'une partie (environ 40 %) du pétrole qui se trouve sous terre, car Dame Nature est comme ça : malgré toute la technologie du monde, elle ne vous donne pas tout et il devient, à un moment donné de la vie du gisement, trop coûteux de sortir le pétrole du gisement. D'où la notion de "réserves récupérables". Une nouvelle phase de forages d'évaluation pour préciser la taille des réserves récupérables est prévue par Cairn, elle débutera fin 2016 / début 2017 et devrait aboutir probablement à une augmentation du volume des réserves récupérables. Peut-être arriverons-nous à un total de 500 à 550 millions de barils pour SNE. Je ne traiterai pas ici le gisement FAN qui n'a pas encore été évalué de manière précise, même si ses réserves 2C tourneraient environ à 900 millions de barils, soit deux fois la taille de SNE.
La question clé : que gagnera le Sénégal ?
Il s'agit là d'une évaluation que je tente. Et elle comporte beaucoup de conditions et sera sans doute fausse car je ne connais pas le futur, notamment le prix du baril qui change sans cesse, ni les changements fiscaux, ni le contenu détaillé du contrat entre Cairn, ses partenaires et l'Etat etc. Mais cette évaluation peut donner une idée et un ordre de grandeur plus ou moins fiable car je m'appuie sur des contrats pétroliers existants, des lectures spécialisées, une observation de ce qui se fait en général dans le monde pétrolier, les dispositions du code pétrolier sénégalais et les lectures de tous les rapports publiés par Cairn depuis fin 2014. Voici donc les conditions en question :
* Si on part de réserves récupérables de 550 millions de barils, avec une production qui débutera en 2022. Cairn, dans un document officiel, pense commencer la production entre 2021 et 2023.
* Si la production s'étale sur 20 ans, soit 75 000 barils jours. (Cairn prévoit pour l'instant, dans un document officiel) entre 50 000 et 100 000 barils / jours)
* Si le prix moyen du baril oscille autour 70 dollars (USD) à partir de 2022 et durant toute la période de production.
* Si Petrosen (la société nationale des pétroles du Sénégal) augmente sa part du capital dans son association avec les autres compagnies pour passer de 10 % à l'heure actuelle à 20 % comme le lui permet le code pétrolier. Cela l'obligera d'une part à participer à hauteur de 20% des investissements pour les opérations pétrolières (exploration + production) et lui permettra d'autre part de toucher 20 % des bénéfices nets, comme n'importe quel actionnaire d'une société où il y'a des associés.
* Si l'association des compagnies qui va exploiter le gisement se rembourse les frais d'exploration qui ont été investis de 2014 à 2022 (début de la production) + les coûts de production après 2022 en prenant pour elle environ 55 % de la production comme pourrait le prévoir le contrat pétrolier entre l'Etat et l'association des compagnies. On appelle "Cost Oil" cet argent destiné à rembourser les opérations pétrolières. Ce chiffre de 55% est une estimation de ma part basée sur les taux du cost oil fixés par le code pétrolier.
* Si la part du pétrole autre que le "Cost Oil", part que l'on appelle le "profit oil" et qui correspond aux 40 % restants hors remboursement, est partagé 50 / 50 entre l'Etat et l'association des compagnies. Généralement quand la production tourne autour de 75000 barils/jours, c'est ce ratio de 50 /50 qui est appliqué sur le profit oil pour le "partage de production" entre l'Etat et l'association de compagnies.
* Si l'Etat du Sénégal touche, dans le meilleur des cas prévus par le code pétrolier, environ 8 % de royalties (redevances), c'est à dire 8 % du montant de la production totale de pétrole.
* Si l'Etat touche 30% des bénéfices réalisés par l'association de compagnies. Ces 30 % correspondent à l'impôt sur les sociétés (IS) que toute société doit payer à l'Etat.
Je néglige volontairement d'autres postes de recettes comme la subvention à la formation (environ 200 000 dollars par an versés à Petrosen), ou encore le volet RSE (environ 150 000 dollars par an) destiné aux populations ou encore la location du périmètre pétrolier (15 dollars/km²/an sur le permis pétrolier). Ces rentrées sont importantes dans le rôle qu'elles jouent (formation, RSE) mais demeurent négligeables sur le long terme vu les volumes en question.
Ce qui donne, de manière très simplifiée :
Chiffre d'affaire/jour = 75 000 barils x 70 dollars = 5.25 Millions USD
Chiffre d'affaire/année = 5.25 millions x 365 = 1916 millions de dollars
Cost Oil/jour = 5.25 millions x 55 % = 2.88 millions USD
Profit Oil total/jour = 5.25 millions - 2.88 millions = 2.37 millions USD
Profil Oil de l'association des compagnies/jour = 2.37 millions x 50 % = 1.185 millions USD
Profit Oil de l'association des compagnies/année = 1.185 millions x 365 = 432,5 millions USD
Profit Oil de l'Etat/jour = 1.185 millions USD
Profit Oil de l'Etat/année = 1.185 millions x 365 = 432.5 millions USD
Royalties (redevances) de l'Etat /jour = 5.25 millions x 8% = 0.42 Millions USD
Royalties de l'Etat /année = 0.42 millions x 365 = 153.3 millions USD
Impôt sur les sociétés (IS) gagné par l'Etat sur le profit Oil annuel de l'association des compagnies = 432.5 millions x 30 % = 129.75 millions USD
Bénéfice net annuel de l'association de compagnies = Profit oil annuel - IS = 432.5 - 129.75 = 302.75 millions USD
Part annuelle de Petrosen (donc indirectement de l'Etat) dans le Cost Oil = 2.88 millions x 20 % x 365 = 210.24 millions USD
Dividendes annuels de Petrosen (donc indirectement de l'Etat) dans le bénéfice net = 302.75 millions x 20% = 60.55 millions USD
Dividendes annuels des autres compagnies (Cairn, Woodside, FAR) dans le bénéfice net = 302.75 - 60.55 = 242.2 millions USD
Total part annuelle de l'Etat = Royalties annuel + Profit oil annuel + Impôt sur les sociétés + Part de Petrosen dans le cost oil + Dividendes de Petrosen = 153.3 + 432.5 + 129.75 + 210.24 + 60.55 = 986.34 millions de dollars par an.
Ces 986.34 millions de dollars sont l'équivalent de 51 % du montant total du Pétrole qui sera produit. Cela revient à dire, si on part sur mes estimations, qu'environ 51 % du pétrole sous terre, découvert par Cairn, iront sous forme d'argent dans les caisses de l'Etat et 49 % dans les caisses des compagnies étrangères. Dans un pays comme l'Indonésie, la part finale qui revient à l'Etat est d'environ 75 %, 25 % pour les compagnies étrangères. Cette différence est due à l'expertise indonésienne, la qualité de leurs ressources humaines et de leur savoir faire financier, technique qui leur a permis progressivement d'augmenter la part totale revenant à l'Etat au cours des années. Le Sénégal doit donc à mon avis anticiper, renforcer Petrosen qui sera notre bras armé technique et financier dans l'association des compagnies, former des ingénieurs, des économistes de l'énergie, rapatrier les ressources humaines sénégalaises de qualité dans ce domaine où qu'elles soient dans le monde et surtout avoir une société civile vigilante qui veillera sur l'utilisation de l'argent qui sera ramené par le Pétrole. Car 986,34 millions de dollars c'est environ 573 milliards de FCFA. Si l'on rajoute au gisement de SNE, celui de FAN, découvert aussi par Cairn et qui semble être deux fois plus gros en taille, et que l'on repart sur la même hypothèse de calcul simplifié, on peut penser que FAN rapportera autour de 1150 milliards de FCFA soit un total FAN + SNE de 1723 milliards. Cela représente plus la moitié de l'actuel budget du Sénégal. Avec tout cet argent, nous pourrions réinvestir dans les énergies renouvelables qui sont la seule voie de salut écologique et économique sur le long terme, améliorer l'accès à la santé ( le budget du Ministère de la Santé est actuellement de 150 milliards), créer de nouvelles universités, faire moins d'importations et soutenir l'agriculture et la petite industrie/artisanerie locale, créer un fonds bloqué pour les générations futures, améliorer nos villes, promouvoir et financer la culture etc.
Le pétrole ne sera une malédiction que si nous en décidons ainsi. Il peut être une formidable opportunité pour les sénégalais d'aujourd'hui et de demain. Les dirigeants sénégalais actuels et futurs, ainsi que le peuple, ont le devoir de ne pas dilapider ce trésor géologique que la nature a mis des millions d'années à créer."
Fary Ndao/Ingénieur géologue/Dakaractu

19/08/2016

OFFRES D'EMPLOI SUR SALY

Un Hotel 5 Etoiles à Saly recrute 4 profils

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Hôtel 5 étoiles Saly recherche :
1 technicien spécialisé en froid et climatisation
1 technicien spécialisé en équipements chauds de -cuisine professionnelle
1 animatrice de club enfant, expérience obligatoire à un poste similaire serait un plus
1 décorateur de buffets, sculpture de légumes
Envoyer CV lettre de motivation + photos et recommandations par mail à Fabienne par mail à : fabienne.davidboblique@yahoo.fr
Date de publication de l’Offre : 17/08/2016

PROGRES DU BUSINESS

Climat des affaires au Sénégal : Vers des Progrès salués par la banque mondiale

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Au Sénégal, l’année 2015 a permis d’amorcer des réformes structurelles dans plusieurs domaines. On note le foncier, l’emploi, l’énergie, le tourisme, la fiscalité, le commerce transfrontalier et la dématérialisation des procédures.
La nouvelle loi sur le partenariat public-privé ainsi que les dispositions pour assurer, d’ici à 2018, une compétitivité de l’électricité au Sénégal sont également à mettre dans la liste des réformes prioritaires conduites par le gouvernement pour faire émerger le pays.
« Le seul moyen d’accroître les revenus et les opportunités de création de richesses dans tout le territoire national, c’est de permettre au secteur privé de se déployer », indique Mountaga Sy, le DG de l’APIX. Or, le relèvement de la compétitivité des entreprises et du taux de croissance du Sénégal passe « par une amélioration de la qualité des prestations de notre administration conformément aux exigences de l’économie mondiale. C’est ce qui explique « les nombreuses réformes engagées dans l’optique de l’assainissement de l’environnement des affaires », fait rappeler Mountaga Sy.
A cet effet, le Sénégal entend rester parmi les pays les plus réformateurs en Afrique. Déjà, ses progrès en termes de climat des affaires sont salués par les agences de notation et la banque mondiale. « Le Sénégal est devenu une plateforme d’affaires attractive permettant au privé national et international de mieux saisir les opportunités d’affaires et d’investissement », a déclaré Mr Sy.
Reste maintenant à recevoir les convives pour qu’ils libèrent le flot d’investissements privés et notamment étrangers, puisque le Sénégal est encore très en déca de la moyenne, en Afrique Subsaharienne.
Pour la BAD, il faut améliorer le climat des affaires et invite le gouvernement sénégalais à travailler sur la voie de l’émergence en s’appuyant sur le secteur privé comme moteur de la croissance. Ce qui implique la mise en œuvre de réformes majeures qui vont concrétiser le projet de transformation économique et social qui sous-tend le plan Sénégal émergent.
Lazard Obiang/Africtelegraph.com

18/08/2016

475 NOUVEAUX BUS A DAKAR

Dakar Dem Dikk réceptionne ses 475 nouveaux bus

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Les longues attentes au niveau des arrêts bus Dakar Dem Dikk seront bientôt un mauvais souvenir. En effet, les 475 véhicules du projet de renforcement du parc automobile de Ddd, société de transport public au Sénégal, sont arrivés à Dakar.
Sous peu les sénégalais verront un changement dans la mobilité urbaine à Dakar, dans sa banlieue et dans les régions. Des lignes seront renforcées et d’autres verront le jour. Les régions ne resteront pas en rade. Une trentaine de bus appelés «Sénégal Dem Dikk» feront la navette entre Dakar et les régions.
Metrodakar