08/09/2016

LUTTE CONTRE LA PÊCHE ILLEGALE

Une patrouille pour lutter contre la pêche illégale au large du Sénégal

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Le Kedougou, l'un des patrouilleurs de haute mer utilisés lors de la mission de surveillance de la pêche au large des côtes sénégalaises.
Lutter contre la pêche illégale. Voilà l'objectif affiché par quatre Etats d'Afrique de l'Ouest : la Guinée Conakry, la Guinée-Bissau, la Gambie et le Sénégal. Durant quatre jours, six navires militaires ont patrouillé tout le long de la façade atlantique. Plus de 80 bateaux de pêche ont été contrôlés, quinze ont été arraisonnés, notamment un chalutier battant pavillon chinois.
Fin août, les deux patrouilleurs de haute mer sénégalais, le Ferlo et le Kedougou, de 4 à et 50 mètres de long, ont gagné la haute mer de nuit avant de pénétrer dans les territoires de pêches. Notamment au large de la Guinée Conakry, car la zone était en période de repos biologique.
Deux chalutiers chinois ont été pris en pleine pêche illégale, explique le capitaine de vaisseau, Babacar Ba, chef du département surveillance à la commission sous-régionale des pêches (CSRP). « Cet arraisonnement a eu lieu la nuit, dans des conditions de mer un peu difficiles. Le patrouilleur n’a pu rattraper qu’un des navires. Ce sont des navires chinois qui pêchaient sans autorisation », détaille-t-il.
Si un bateau est en fuite, l'autre a été immobilisé au port de Conakry et des amendes ont été infligées. « Un million d’euros au navire qui est accosté au port de Conakry et le double a été infligé à celui qui a pris la fuite », précise Babacar Ba.
Cette mission de quatre jours, appuyée par l'Union européenne et la Banque mondiale, qui a coûté 200 000 euros, a également permis d'arraisonner de longues pirogues, 30 à 40 mètres. « C’est un type de pêche qui est en train de prospérer, qui a été surtout développé par les opérateurs chinois, et qui à terme aussi peut impacter négativement les ressources de la sous-région », souligne-t-il.
Cette lutte sous-régionale contre la pêche illégale va se poursuivre. Le Sénégal va recevoir en 2017 un nouveau patrouilleur de haute mer de 60 mètres de long.
RFI

Commentaires

Les amis CHINOIS du SENEGAL ?

Écrit par : oyster | 08/09/2016

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Les Chinois sont de vrais amis, qui ne sont pas intéressés du tout !!!!LOL pauvre Sénégal ...

Écrit par : eddy | 08/09/2016

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Pas de contre partie de la part des Chinois,c'est a mourir de rire!!!le pillage des poissons c'est quoi ??ils se sentent libres de piller ,ils paient assez cher !!!! et ce n'est qu'un début quand ils auront main mise,c'est des hordes de chinois qui viendront travailler et les Sénégalais n'auront plus que leurs yeux pour pleurer...

Écrit par : maie | 08/09/2016

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Il faut poursuivre la mission de ces patrouilleurs, pas de temps en temps, mais de façon systématique.
Les Chinois se croient vraiment tout permis... "Enrichissez-vous !" à dit Deng Xiaoping... Les "vrais amis" ne sont pas toujours ceux que l'on croit, la preuve en est !
Publication de septembre 2010 : "la Chine devrait représenter d’ici cinq à sept ans le premier marché mondial des PRODUITS DE LUXE, dépassant les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne, le trio actuel" / http://www.largeur.com/?p=3231

Écrit par : Candide | 08/09/2016

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Pauvres retardataires chinois, ils perdent leur temps, j’espère qu'ils trouveront des restes!

"Au Sénégal, dont l'accord de pêche avec l'Union européenne est gelé depuis 2006, la mainmise sur le poisson a pris une forme plus insidieuse. "Une trentaine de chalutiers européens pêchent au Sénégal sous pavillon national, via des sociétés mixtes opaques", estime Béatrice Gorez."
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/07/13/au-senegal-la-colere-gronde-contre-le-pillage-du-poisson-par-les-bateaux-etrangers_1548245_3244.html

Écrit par : Ndiaye | 08/09/2016

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L'article du journal Le Monde date du 13.07.2011... on ne peut donc savoir si les faits sont toujours d'actualité 5 ans après. L'article mentionne des "ventes de licences" par Khouraïchi Thiam, alimentant des "soupçons de corruption"... Ah bien sûr, ce ne sont que des soupçons... L'article fait état également de bateaux russes, chinois, japonais, coréens, européens... "Une trentaine de chalutiers européens pêchent au Sénégal sous pavillon national via des sociétés mixtes opaques" estime Béatrice Gorez qui siège (ou siégeait) à Bruxelles : ah bien sûr, ce n'est qu'une estimation... (datant de 2011)... qui n'est d'ailleurs nullement étayée de preuves concrètes... dommage !
Dès lors on peut légitimement se demander pourquoi "cette mission de quatre jours ... qui a coûté 200 000 euros" et "a également permis d'arraisonner de longues pirogues, 30 à 40 mètres" est "appuyée par l'Union européenne et la Banque mondiale"...
Surprenant tout de même... voire incohérent, incompréhensible, bizarre, stupéfiant...
Comme dit l'autre, on pourrait subodorer qu'il y a anguille sous roche... puisqu'il est question de pêche !!!

Écrit par : Candide | 09/09/2016

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