13/09/2016

CHANGEMENTS CLIMATIQUES AU SAHEL

Le réchauffement pourrait amener plus de pluies au Sahel

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Les conséquences du réchauffement climatique sont assez variables de parts et d’autres du globe. Les quantités de précipitations annuelles devraient par exemple diminuer dans la région des Alpes et sur le pourtour méditerranéen. Une récente étude menée par le Max Plank Institut de Hambourg montre cependant que le régime des pluies pourrait augmenter dans les régions du Sahel. Le réchauffement des eaux de la Méditerranée serait à l’origine du phénomène...
Située entre la mer Rouge et le Sénégal, la bande du Sahel se caractérise par l’un des climats les plus variables du monde, partagé entre la mousson ouest-africaine - qui conditionne le régime des pluies de juin à septembre -, et la sécheresse qui domine le reste de l’année.
A l’image de ce qui se passe en Inde, la mousson africaine se forme en raison de l’échauffement des continents en période estivale. Lequel provoque la formation d’un flux chargé en air humide depuis les zones maritimes vers l’intérieur des terres. En Afrique, ce flux remonte vers le Nord et se transforme en systèmes orageux, appelés lignes de grain. Ces dernières se déplacent d’Ouest en Est, arrosant les régions du Sahel avant d’arriver sur le Sénégal et les îles du Cap Vert. Elles sont parfois à l’origine des cyclones qui se forment sur l’Atlantique
Impact déterminant des eaux méditerranéennes
Le régime de mousson dépend en grande partie de la température de surface des mers: lorsque cette dernière est élevée, l’évaporation est plus importante ce qui permet à de plus grandes quantités d’humidité de circuler dans la ceinture du Sahel.
Or, l’intensité des la mousson a beaucoup varié au cours des dernières décennies. Le Sahel a ainsi connu plusieurs périodes de sécheresses notamment dans les années 80, où plus de 100'000 victimes ont été recensées. Mais étonnament, le régime des précipitations a augmenté par la suite.
«Nous sommes en mesure de démontrer que le réchauffement observé ces dernières années en Méditerranée - dû en grande partie aux activités humaine - est un facteur déterminant pour la mousson en Afrique» affirment Jong-Yeon Park, Jürgen Bader et Daniela Matei de l'Institut Max Planck de météorologie de Hambourg.
Pour comprendre l’impact des différentes régions du globe sur la mousson, l’équipe de chercheurs a utilisé la dernière version du modèle MPI-ESM de l’Institut Max Plank: «Nous avons remarqué que lorsque les températures de la Méditerranée restent constantes, les quantités de précipitations ne varient pas beaucoup dans le Sahel», explique Jong-Yeon Park . «A l’inverse, les pluies augmentent lorsque les températures méditerranéennes sont à la hausse. Et ce, quelles que soient les variations observées sur l’Arctique, l’Atlantique Nord ou le Pacifique Nord».
Selon l’étude, le phénomène s’explique par l’allure générale des courants sur cette région du globe, qui fait transiter l’air humide situé sur le versant oriental de la Méditerranée vers Sahel, en passant par l’Egypte. La présence de plus grandes quantités d’humidité dans l’atmosphère contribue également une augmentation de l’activité orageuse sur cette région du globe.
Mais comme le notent les chercheurs dans leur rapport, l’augmentation des quantités de précipitations sur le Sahel va dépendre à l’avenir de la faculté des eaux méditerranéennes à se réchauffer à un rythme plus rapide que celui des océans tropicaux. Des recherches approfondies sont encore nécessaires dans ce domaine, pour comprendre les futures tendances.
Philippe Jeanneret/Max Plank Institut/RTS

Commentaires

Le "réchauffement pourrait" amener plus de pluies au sahel .....
En milieu "autorisé" on se plait à dire que tout est possible ,et rien de certain ....
Donc il est urgent de ne rien dire ,puisque dans tous les cas on ne sait rien ,sauf faire un "papier" pour ne rien dire !...........

Écrit par : oyster | 13/09/2016

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L'humoriste Coluche a traité ce problème des articles journalistiques inutiles par des pseudo -journalistes incompétents ou sensationnalistes dans un de ses sketchs :
" Le Président a descendu 3 marches pour accueillir et serrer la main de son homologue étranger. La poignée de mains a été longue et vigoureuse. Les conversations ont été chaudes et chaleureuses, mais elles sont restés secrètes, aucun élément n'a filtré. Mais on s'autorise à penser dans les milieux autorisés que les sujets abordés ont été de très haut niveau et que des accords secrets pourraient être signés entre les 2 pays."
Fin du sketch de Coluche : "Quand on est journaliste et que l'on a pas d'informations véridiques et intéressantes à dire et qu'on n'en sait pas plus que cela, il vaut mieux fermer sa gueule !".
Pour hommage à tous les apprentis journalistes qui nous enfument avec des articles imprécis, mensongers, affabulés, inventés, faux et d'intox, rien que pour faire du papier.
Il y a assez de problèmes au Sahel, en Afrique et dans la monde, pour venir en inventer pour rien !

Écrit par : issa gibb | 13/09/2016

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L'Institut Max Planck est une référence scientifique en Allemagne. Il est financé par l'Etat fédéral et les Länder et publie des études de qualité. Malgré tous les modèles climatiques du monde, nous ne disposons d'aucun résultat absolu quant au climat à venir. C'est bien pour cela qu'il est difficile d'évaluer les conséquences du réchauffement climatique. Les chercheurs de l'Institut Max Planck nous indiquent justement que les conséquences pour la zone sahélienne pourraient être inattendues. Je ne vois pas où réside le mal là-dedans.

Mais à tout critiquer on en devient ridicule...

Écrit par : Dedale | 14/09/2016

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Encore un qui ne sait pas de quoi on parle. Enfin!!!!!

Écrit par : Lola diolla | 14/09/2016

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Quant on ne sait rien ,il est urgent de ne rien dire .........
le ridicule est bien là !...................................................

Écrit par : oyster | 14/09/2016

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C'est cela, je ne vois vraiment pas de quoi vous parlez. Pour une fois, évitez de blâmer les journalistes sénégalais inutilement. Cet article n'est qu'un copier-coller de ce qui est dit dans l'article publié par l'Institut Max Planck. Oui, quant il s'agit de modélisation scientifique, on emploie souvent le conditionnel. Et cela n'a rien de pompeux, cela n'a rien de précieux, ce n'est qu'une affaire de probabilité. C'est que vous devez être plus calés que les docteurs en météorologie de l'Institut Max Planck pour afficher tant de certitude.

https://www.mpg.de/10631374/sahel-zone-niederschlag-mittelmeer

Écrit par : Dedale | 14/09/2016

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Ce pourrait être bénéfique, finalement, pour le Sahel. Si Dieu le veut.

Écrit par : Candide | 14/09/2016

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