15/09/2016

L'APRES TABASKI...

Tabaski au Sénégal: les canalisations bouchées par les carcasses de moutons

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Si la Tabaski est une grande fête au Sénégal, elle entraîne aussi des problèmes, notamment au niveau de la gestion des carcasses de moutons. Plus de 500 000 ont été consommés et certains ne respectent pas les règles d'hygiène et de traitement élémentaires en jetant les restes directement dans la rue ou dans les réseaux d'évacuations des eaux usées.
Les spots de prévention de l'Office national de l'assainissement du Sénégal, diffusés sur les antennes télés et radios publiques, ne sont visiblement pas écoutés par tous. Quartier Grand Yoff, les techniciens de l'ONAS, tentent depuis cinq heures de déboucher une canalisation obstruée par des restes de moutons.
Mamadou Dione est directeur de l'exploitation. « C'est un quartier populaire de Dakar où le réseau d’assainissement est très sollicité et l’on voit à l’intérieur des cornes d’animaux. »
Depuis lundi 12 septembre, jour de la Tabaski, Ousmane Diallo et ses ouvriers multiplient les interventions. Malgré la puissance du camion-citerne, la canalisation reste bouchée. « Nous avons des carcasses et des peaux et il est très difficile de déboucher. Il faut beaucoup de temps. Là, nous sommes à Grand Yoff au niveau des parcelles assainies. On a ce genre de situation aussi au niveau de Pikine », explique-t-il.
Les pieds dans l'eau, Moussa Cissé, ancien du quartier est furieux de voir ces déchets de mouton dans les canalisations. « Franchement, tous ces moutons ce n’est pas normal. » Mamadou Dione rappelle que les conséquences sanitaires de ce type de comportements sont graves. « Il y a le déversement des eaux usées dans la ville et vous voyez les enfants qui y jouent, c’est un facteur de propagation de virus et toutes sortes de maladies », dit-il.
Les responsables de l'ONAS rappellent qu'il est interdit de jeter les carcasses de moutons dans les égouts, mais que malheureusement, les sanctions, notamment les amendes, sont trop rarement appliquées.
Nellie Peyton/RFI

Commentaires

vive le Sénégal émergent . Il y a encore beaucoup de choses à nous apprendre

Écrit par : jacobus | 15/09/2016

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Sur les plages aussi il y a des peaux de mouton sanguinolentes, des pattes de mouton, des têtes de mouton, et tout un tas de trucs innommables issus du mouton... Le tout accompagné d'une odeur difficilement descriptible...
C'est tellement commode de se débarrasser de tout çà sur les plages ! vu qu'elles ne servent plus aux touristes, autant en profiter ! Et puis c'est gratuit ! Les sanctions ? Quelles sanctions ?

Écrit par : Candide | 16/09/2016

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Toutes les promesses d'anticipation et de réaction gouvernementale pour le ramassage des déchets de la tabaski et la lutte contre les inondations de l'année dernière, n'ont pas été tenu. Cette année encore, parce ce qu'ils nous prennent encore et toujours pour des c... émergents en rien.

Écrit par : issa gibb | 18/09/2016

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