07/10/2016

QUEL AVENIR POUR L'HÔTEL PALM BEACH DE SALY

L’avenir des travailleurs se joue à Toulouse

saly,senegal
Leur entreprise en faillite et placée sous administration judiciaire, l'avenir de 188 salariés de l'hôtel Palm Beach de Saly Portudal, géré par Framhotels Sénégal, ex-filiale de FRAM, se joue au Tribunal de commerce de Toulouse, en France.
Créée par quelques amis à Toulouse en 1949, Fram a traversé des années noires avec un enchaînement de pertes et la vente d'une partie de ses actifs pour tenir vaille que vaille. Surveillé de longue date par un mandataire ad hoc et par le Ministère français de l’Economie, Fram n’a pas réussi pour autant à surmonter ses difficultés. Car non seulement le chiffre d'affaires ne tournait pas rond dans les pays d’accueil comme au Sénégal où la station Balnéaire de Saly n'attire plus comme avant, mais Fram a aussi souffert de la mésentente entre ses actionnaires, à savoir les deux branches de la famille qui détiennent chacune 40% du capital. Et même si Georges Colson, un des membres de la famille, voulait à tout prix l'éviter, le retrait, il y a un an, de la seule offre de rachat présentée dans ce cadre a changé la donne.
Un candidat luxembourgeois HNA Group Europe, un temps présenté comme chinois, ayant renoncé à reprendre Fram avec son partenaire français Selectour Afat, la société a fait faillite. Pour le Sénégal, la page s’est définitivement tournée le 27 août dernier au Framissima Palm Beach de Saly quand Nicolas Froger, Directeur général de l’établissement depuis dix ans, a quitté ses fonctions pour rejoindre la Côte d’Ivoire.
Aujourd'hui, la reprise de Framhotels Sénégal, la filiale hôtelière créée par FRAM en 1989 pour assurer l'exploitation de l'hôtel Palm Beach de Saly (Sénégal), se joue actuellement sous l’œil d’un administrateur judiciaire dans l'attente d'un rachat. Il s’agit de l'avocat Me Caviglioli, ancien mandataire ad hoc puis administrateur de FRAM et qui a aussi géré la liquidation d'Air Méditerranée. Il a ainsi convoqué les candidats il y a une semaine, devant le Tribunal de commerce de Toulouse pour une audience avec le juge-commissaire Antoine Blatche qui suit le dossier. La peur au ventre, ne sachant pas ce que l’avenir leur réserve, les salariés de l'hôtel Palm Beach de Saly Portudal croisent les doigts et espèrent que le prochain repreneur tiendra compte de la longue expérience de leur équipe pour relever les prochains défis.
EnQuête a appris de sources sûres qu’au sortir de cette audience, il y a désormais 4 offres sur la table. Les candidats sont Mamadou Sow, président de Sénégal Découvertes Touristiques, autre filiale de FRAM, Luis Roll, président de Flagworld, groupe hôtelier portugais, un homme d'affaires libanais installé à Dakar, et Bernard Bensaïd, PDG de DocteGestio, qui s'était déjà porté candidat pour reprendre FRAM à la barre en octobre 2015
Mame Talla Diaw/EnquêtePlus

Commentaires

Croisons les doigts pour toutes ces personnes qui travaillent au sein de cet hôtel, sinon ce sera bien triste. Saly se meurt d'années en années. Plus de Savant, plus d'espion etc etc ...

Écrit par : Claverie danielle | 07/10/2016

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Croisons les doigts pour toutes ces personnes qui travaillent au sein de cet hôtel, sinon ce sera bien triste. Saly se meurt d'années en années. Plus de Savana plus d'Espadon etc etc ...

Écrit par : Claverie danielle | 07/10/2016

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Effectivement prévisible pour beaucoup de raisons depuis dix ans !
avec regrets .....

Écrit par : oyster | 08/10/2016

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le gros problème du Sénégal, c'est le manque d'ordre et de discipline, cette éducation commence chez les jeunes enfants par les parents et l'école et comme le code de la route à tous les ages y compris les adultes qui conduisent depuis des années sans respect du code

Écrit par : jacobus | 08/10/2016

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il est vrai que les plaques de circulation sont extrêmement rares et non respectées et les lignes blanches jamais repeintes et non respectées aussi.

Écrit par : jacobus | 08/10/2016

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Le Palm Beach en faillite, ce n'est pas une nouvelle, puisqu'il subit la crise moribonde du tourisme au Sénégal depuis des années, comme tous ses autres partenaires.
Crise bien orchestrée par Viviane Wade en son temps, puis par le visa imbécile de Youssou et ses acolytes gouvernementaux avec un turn-over de ministres du tourisme incapables sous Macky. S'ajoutent l'éternel enfumage de la Sapco et l'omni-absence de politique touristique volontaire, professionnelle et efficace. Perdus ou endormis, dans des réunions, des séminaires, des colloques, des assemblées et des soirées du tourisme, avec l'argent du contribuable ou des aides internationales, tous ces responsables du tourisme, partisans du palabre inutile ont laissé mourir le secteur touristique, 2° pilier de l'économie nationale et pourvoyeur d'emplois au Sénégal, par leurs incompétences ou leurs laxismes.
Ils ont surtout été incapables de soutenir les derniers remparts touristiques en activité, comme le Framissima Palm Beach. Aucune politique touristique, aucune publicité et aucun avantage pour la destination. Mais, aussi aucune aide contre l'érosion côtière et la sauvegarde des plages, des digues imaginaires toujours attendues, un aéroport qui n'arrête pas de se construire, tout comme l'autoroute toujours pas arrivée à Mbour... Tous ces retards, ces insuffisances, ces incompétences ont fini par aboutir à la mort annoncée du tourisme et de la station balnéaire.
Le départ d'un professionnel comme Nicolas Froger, directeur général du Palm Beach pour la Côte d'Ivoire ne présage rien de bon pour le Palm Beach. Quelque soit, le nouveau propriétaire, il y aura une restructuration au dépend des 188 salariés et certains resteront sur le carreaux comme des milliers de travailleurs hôteliers l'ont déjà subi à Saly. "Money is Money" ou la loi de la rentabilité pour satisfaire les actionnaires sur le dos des travailleurs salariés....L'hémorragie continue donc, par la faute aux gouvernances successives incapables de soutenir les tour-opérateurs professionnels du tourisme qui ont toujours fait leurs preuves en créant des milliers d'emplois, aujourd'hui disparus. Disparus, pas par leurs fautes, mais celui des gouvernants sénégalais incompétents et/ou irresponsables.
Le club Med, nouvelle bouée du tourisme au Sénégal est étroitement liée à l'ouverture de l'aéroport AIBD ? Vu le comportement des turcs et les nouveaux retards annoncés, c'est mal barré !
Le pétrole, le prochain sauveur de la nation qui doit couler à flots, malgré les rumeurs de scandales de non-transparence ? Ce pétrole a tout pour faire fuir les touristes avec ses boulettes sur les plages. Finalement, c'est à croire que quand on parle du tourisme au Sénégal, on a de la m.... dans les yeux et les oreilles.

Écrit par : issa gibb | 08/10/2016

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