21/10/2016

RENTREE SCOLAIRE...

Une rentrée scolaire compromise pour de nombreux établissements vétustes

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Au Sénégal, pour la rentrée des classes, les autorités ont tenté d'inciter la population à envoyer leurs enfants à l'école dès le premier jour, en offrant notamment la possibilité d'échelonner le paiement des frais de scolarité pour le collège et le lycée. Suite à la campagne « On démarre les cours le jour de la rentrée » (« Ubi Tey Jang Tey »), les retardataires ont été cette année moins nombreux, mais nombre d'élèves se sont quand même vus renvoyés chez eux en raison de l'état vétuste de certaines écoles et des inondations.
Dans la cour de l'école Thiaroye 2, des élèves armés de pelles et de brouettes s'affairent à combler une infiltration d'eau avec du sable. L'école a suivi les directives de l'Etat en ouvrant dès le premier jour des classes bien que certaines de ses salles étaient encore inondées. « Si on perd du temps pour la rentrée, ça risque d’impacter le programme. Donc c’est fondamental d’ouvrir très tôt et de commencer très tôt », explique le directeur Mr Ndiaye.
Avec ses salles inondées, l'école de Thiaroye n'a pas pu assurer la tenue des cours dès la rentrée pour l'ensemble des élèves. Certains ont été renvoyés chez eux. « Pratiquement tout était inondé, raconte Babacar Traoré de l’association des parents d'élève. Il y a quand même des classes qui ont commencé les cours le jour de la rentrée, notamment les classes d’examen. Mais beaucoup sont venus et n’ont pas eu classe. »
Chaque année au Sénégal, certains enfants et adolescents ne retournent à l'école que plusieurs jours voire plusieurs semaines après la rentrée officielle. Mais pour certaines écoles dont les locaux se sont dégradés durant l'hivernage, difficile de toute façon de respecter les directives de l'Etat.
« Vous avez vu, dans la banlieue dakaroise, beaucoup d’établissements sont inondés. A l’intérieur du pays aussi. Il va falloir reconstituer tout cela pour permettre aux enseignements et aux apprentissages de démarrer », confirme Saourou Sène, le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire.
Cette année, les parents ont été plus nombreux à envoyer leurs enfants à l'école le jour J. Reste à régler le problème des conditions d'accueil, qui a de nouveau retardé la rentrée dans certains établissements.
RFI

Commentaires

On finit par se noyer dans tous ces problèmes récurrents ! Chaque année c'est le même tam-tam... pourtant chacun sait que chaque année il pleut à la saison des pluies ! Ce laxisme devient lassant, et pendant ce temps-là, les élèves ne peuvent fréquenter les écoles.

Écrit par : Candide | 21/10/2016

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"Avant" une semaine avant, enseignants, directeur et élèves étaient là pour nettoyer l'établissement.
Mais ça c'était avant.
Tout à l'envers.

Écrit par : Lola diolla | 21/10/2016

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Une preuve supplémentaire que l'Etat sénégalais se fout de l'éducation nationale : laisser les enfants du peuple dans l'ignorance est politiquement volontaire de la part des élus, pour mieux gouverner et nous enfumer. Le Sénégal n'a aucun respect pour ses enfants et pour l'avenir des générations futures. La gouvernance de l'éducation nationale est minable et irresponsable. Cela perdure depuis des décennies, avec des locaux délabrés et inondés, des grèves à répétition, et aucun budget pour faire changer tout çà. Chaque année, la même rengaine et les mêmes maux reviennent et aucun changement et évolution sont en vue ! Même les éthiopiens ou les rwandais sont mieux lotis que les écoles sénégalaises.
C'est une honte qui s'ajoute à toutes les dérives sur les droits des enfants au Sénégal ! Protection et Education = Zéro pointé !

Écrit par : issa gibb | 23/10/2016

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