25/10/2016

9 MILLIONS DE MOUSTIQUAIRES DISTRIBUEES

Lutte contre le paludisme : Près de 9 millions de moustiquaires distribuées aux ménages

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Pour maintenir la tendance à la baisse continue de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme et atteindre la pré-élimination du paludisme au Sénégal, le ministère de la Santé a organisé, dans le courant de l’année 2016, une campagne nationale de distribution gratuite de Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda). Au terme de cette campagne, plus de 8 millions de moustiquaires ont été mises à la disposition des familles.
Démarrée en février dernier, la campagne nationale de distribution gratuite de Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) a été clôturée, le 21 octobre 2016, à Saint-Louis, par le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Faisant le bilan, le Pr Awa Marie Coll Seck a annoncé que 8.838.450 Milda ont été distribuées sur l’ensemble du territoire national en l’espace de 6 mois.
« Le bilan de cette campagne est satisfaisant, car notre pays a atteint une couverture universelle, parce que chaque moustiquaire est utilisée par au moins deux personnes », a-t-elle indiqué. Selon le ministre de la Santé, plus de 14 milliards de FCfa ont été mobilisés par le gouvernement et les partenaires pour l’achat de ces moustiquaires et l’organisation de cette campagne de distribution dans toutes les régions.
« C’est la première fois au Sénégal, en un temps record (environ 6 mois), que l’on distribue autant de moustiquaires pour protéger les populations du paludisme », s’est félicitée le Pr Seck, rappelant que l’objectif de l’Etat est d’amener au moins 80 % de la population à dormir sous Milda afin d’éradiquer le paludisme dans notre pays.
Accueilli à son arrivée par le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, le gouverneur de la région de Saint-Louis et le médecin-chef de région, Mme Seck a fait le tour de plusieurs quartiers de la ville où elle a distribué les dernières moustiquaires aux populations. Elle a rappelé que la moustiquaire imprégnée est un outil de prévention. Une région comme Saint-Louis, entourée de cours d’eau, a besoin de cet outil pour mieux prévenir des maladies comme le paludisme.
Awa Marie Coll Seck s’est aussi félicitée de l’engagement de la communauté, notamment des autorités locales, soulignant qu’en matière de lutte contre le paludisme, les collectivités locales et les autres partenaires du ministère de la Santé ont pris des dispositions pour aider à éradiquer le paludisme. « Ils interviennent dans plusieurs domaines, en particulier l’assainissement et l’hygiène », a-t-elle reconnu.
Baisse du nombre de cas de paludisme
D’ailleurs, elle a invité les populations à respecter les consignes en matière d’hygiène, en évitant de cohabiter avec les eaux stagnantes qui sont des nids de moustiques.
Le ministre de la Santé a précisé que, depuis des années, le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), avec le concours financier des partenaires, utilise plusieurs méthodes de prévention, telles que la pulvérisation intra-domiciliaire, pour neutraliser les moustiques. « C’est ce qui est à l’origine de la baisse du paludisme dans certaines régions comme Saint-Louis où l’on parle de plus en plus de pré-élimination », a déclaré le Pr Seck.
Au Sénégal, selon le rapport du Pnlp, le nombre de cas de paludisme a baissé de plus de 65 %. Les décès liés à cette maladie ont aussi chuté de plus de 70 %. Cependant, la maladie continue de faire des dégâts dans la partie Sud du pays. Ce qui fait dire au ministre de la Santé que rien n’est encore gagné. C’est pourquoi Awa Marie Coll Seck a exhorté les populations à utiliser les moustiquaires mises à leur disposition. L’objectif du ministère de la Santé est d’amener au moins 80 % de la population à dormir sous Milda.
Les populations satisfaites de la campagne de distribution des Milda
Les responsables de famille Awa Coly et Marième Thiam, habitant le quartier « Eaux Claires » de Saint-Louis, ont le visage radieux ce 21 octobre 2016.
Elles viennent d’accueillir l’une des personnalités les plus importantes du gouvernement en la personne du ministre de la Santé et de l’Action sociale. Après les salutations, ces deux femmes se sont félicitées des moyens de prévention contre le paludisme mis à leur disposition. « Toute la communauté apprécie votre travail. Nous sommes satisfaits de la campagne de distribution gratuite des moustiquaires », a lancé l’une d’elles. Faisant le tour de ce quartier, le ministre de la Santé et sa délégation ont reçu les félicitations des populations. Auparavant, le Pr Awa Marie Coll Seck a été reçue par les autorités du Prytanée militaire de Saint-Louis (Pms) où elle a procédé à la distribution de moustiquaires aux élèves et aux militaires de la zone.
La visite du ministre de la Santé a pris fin au quartier Darou où l’autorité et ses collaborateurs ont été accueillis par le chérif.
Mansour Faye, maire de Saint-Louis : « Amener les populations à adhérer à une dynamique de prévention du paludisme »
Mansour Faye maire de Saint LouisLe maire de Saint-Louis, Mansour Faye, est aussi satisfait de la campagne de distribution gratuite des Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda). Selon lui, ces dernières ont permis de protéger les populations du paludisme, mais aussi à la région de Saint-Louis de poursuivre sa marche vers l’éradication de cette maladie.
« Nous sommes déjà dans une phase de pré-élimination et nous voulons mettre fin à cette maladie dans notre région », a indiqué le maire de Saint-Louis, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Mansour Faye a promis de soutenir le ministère de la Santé à mettre fin au paludisme dans les autres régions du Sénégal. Des actions dans l’assainissement seront menées dans ce sens.
Saint-Louis est une ville d’eau qui constitue un terreau pour le développement des moustiques et des maladies comme le paludisme. « Nous allons mettre les moyens à notre disposition pour prévenir les populations de cette maladie », a assuré M. Faye qui a reconnu que les communes sont confrontées à des questions d’assainissement, parce que tout simplement la gestion des déchets solides pose problème.
« Nous essayons de travailler avec le ministère de la Santé et des collectivités locales pour épargner les populations des maladies liées à l’hygiène », a souligné le maire de Saint-Louis, se félicitant du choix porté sur cette ville pour clôturer la campagne de distribution gratuite de Milda. Selon lui, la commune de Saint-Louis va soutenir les relais communautaires dans sa mission de sensibilisation, en vue de pousser les populations à dormir sous moustiquaire.
« Notre rôle en tant que maire est d’appuyer des actions de prévention. Nous allons travailler à mener les populations à adhérer à la dynamique de prévention du paludisme », a-t-il souligné.
Eugène KALY et Amadou Maguette NDAW/Lesoleil

Prévention du paludisme, des maladies diarrhéiques : La deuxième phase de l’opération « Fagarou » lancée
La deuxième phase de l’opération « Fagarou » relative à la prévention du paludisme, des maladies diarrhéiques et de la fièvre à virus Ebola a été lancée, hier, devant les locaux de la Brigade régionale d’hygiène, sous la présence du préfet du département de Dakar, Serigne Babacar Kane.
« Brigade d’hygiène rassemblée pour l’opération « Karangué ». Sur ces mots est lancée la deuxième phase de l’opération « Fagarou » relative à la prévention du paludisme, des maladies diarrhéiques et de la maladie à virus Ebola.
Cette nouvelle stratégie globale vise à éradiquer les microbes et vecteurs transmettant le paludisme, au-delà, la dengue et la fièvre jaune. Une opération qui, à terme, devra éradiquer 80 % des moustiques dans les zones traitées.
En effet, 33 agents dotés de 15 appareils pulvérisateurs ont été déployés sur le terrain.
Avec comme cibles les zones très exposées aux moustiques comme Hann Maristes, Gueule-Tapée, Grand Yoff, Zone de captage, Patte d’oie, Cambérène, Ngor, etc. « Ces zones, après l’hivernage, sont impactées par les inondations avec des eaux stagnantes à la surface desquelles des morves se développent.
D’où le développement des maladies d’hivernage comme le paludisme », a soutenu l’adjudant Alla Ngom, chef de la Brigade départementale d’hygiène de Dakar. Il a renseigné que l’objectif de cette opération est d’éradiquer 80 % des moustiques. Intitulée l’opération « Eclair », elle durera deux jours pour couvrir toutes les zones à risque.
Le maire de Fass-Colobane, Ousmane Ndoye, prenant part à cette rencontre, a appelé les maires des localités concernées à joindre leurs efforts à ceux de la Brigade régionale d’hygiène. « Notre commune est la plus polluée. Nous avons le canal 4 et celui de Point E à ciel ouvert qui sont très infectés.
Des opérations pareilles, c’est nous qui devrions les faire. Si on voit des gens qui viennent nous soutenir, nous ne pouvons que leur apporter notre soutien matériel », a-t-il déduit.
Marame Coumba SEC/Lesoleil

Commentaires

Cet article annonce clairement que 8 millions 838 450 moustiquaires ont été distribuées dans les ménages au Sénégal.
Le Sénégal compte 13 millions d'habitants avec une moyenne de 5 membres par familles (le père, la mère et 3 enfants = une moyenne de 5 membres par famille).
On calcule que 13 millions d'habitants divisés par 5 membres par famille donne une moyenne de 2 600 000 familles au Sénégal. Arrondi largement à 3 millions de familles au Sénégal.
Donc, à la lecture de cet article, 9 millions de moustiquaires ont été distribué à 3 millions de ménages. Cela fait 9 divisé par 3 = 3 moustiquaires par famille dans tout le Sénégal ???

Première question : Combien de familles ont réellement reçu 3 moustiquaires au Sénégal ???
Deuxième question : Combien de foyers ont reçu que 2 moustiquaires au Sénégal ???
Troisième question : Combien de ménages ont reçu qu'une seule moustiquaire au Sénégal ???
Quatrième question : Combien de familles n'ont toujours pas reçu de moustiquaires au Sénégal ???
Cinquième question : Est ce encore un gros mensonge étatique, un enfumage supplémentaire du peuple avec des chiffres gonflés, incontrôlés et incontrôlables par la société civile, les associations libres ou les journalistes professionnels. De simples enquêtes sur la réalité de la lutte contre le paludisme de l'Etat sénégalais et ses fameuses distributions de moustiquaires sembleraient intéressantes, rassurantes ou simplement décevantes et numériquement mensongères ???
Dernière question : Des moustiquaires ont-elles été livré dans les daaras sénégalaises pour protéger les enfants talibés du paludisme ou les talibés n'ont pas le droit non plus à être protéger contre le paludisme, tout comme ils n'ont pas droit à la protection de leurs droits par l'Etat sénégalais, toujours à l'heure actuelle en octobre 2016 ???

Écrit par : issa gibb | 25/10/2016

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