31/10/2016

TROIS LANGUES VONT DISPARAÎTRE...

l'allemand, le russe, l'italien supprimés au collège

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Trois langues vont progressivement disparaître des collèges sénégalais: l'allemand, le russe et l'italien.
Au Sénégal, les professeurs d'allemand sont en colère. Le ministère de l'Education nationale a annoncé la suppression progressive dans les collèges de l'enseignement de la langue allemande, mais aussi du russe et de l'italien. Une mesure qui vise en fait à promouvoir l'enseignement des sciences en fermant certaines classes de langues peu étudiées.
Depuis la rentrée, l'allemand, le russe et l'italien ne sont plus une option en classe de 4e, réforme qui s'appliquera dès l'année prochaine aux classes de 3e. Le Sénégal a besoin d'ingénieurs, de mathématiciens, explique-t-on au ministère de l'Education nationale. Ces trois langues seront donc remplacées par des cours obligatoires de physique ou chimie.
« L'Allemagne, première puissance en Europe »
Mais pour les professeurs sénégalais d'allemand, la promotion des sciences ne devrait pas empêcher d'enseigner les langues. Oumou Khairy Diallo enseigne l'allemand à Dakar depuis 24 ans : « Je ne comprends pas, d’autant plus qu’on a quand même plus de 140 établissements dans lesquels l’allemand est enseigné, on a pratiquement 200 professeurs d’allemands. Culturellement, l’Allemagne compte beaucoup aussi. Economiquement l’Allemagne est la première puissance en Europe, si je ne me trompe. Je trouve que c’est extrêmement important. »
Concertation
Les associations craignent aussi que l'Allemagne ne soutienne plus l'enseignement de cette langue dans le pays. Saliou Mbaye, professeur d'allemand à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar : « Cette coopération matérialisée par la présence de pas mal d’entreprises et pas mal de fondations allemandes ici au Sénégal, existe déjà. Les Allemands peuvent dire : s’ils ne s’intéressent pas à nous, pourquoi nous devons nous intéresser à eux ? ». Les associations de professeurs sont en pleine concertation. Elles espèrent encore pouvoir faire revenir les autorités sénégalaises sur leur décision.
RFI/AFP/SEYLLOU

FACEBOOK AU SENEGAL

Le Sénégal compte plus de 2.300.000 utilisateurs de Facebook

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Le Sénégal est désormais un des plus grands utilisateurs de Facebook en Afrique francophone. Selon les derniers statistiques publiées dans un rapport de Internetworldstats: le Sénégal compte plus de 2.300.000 utilisateurs ( inscrits) sur Facebook à la période du 30 juin 2016 ( tous les comptes confondus) . Un chiffre qui en dit long sur l’utilisation d’internet dans un petit pays de 14.320. 055 d’habitants.
Apercu sur le nombre de sénégalais inscrits sur Facebook
Apercu sur le nombre de sénégalais inscrits sur Facebook
Autrement, c’est plus de 16 % de la population qui utilisent le réseau social le plus célèbre au monde. Et ce nombre est composé, principalement, de jeunes. Ainsi, faudra aussi comprendre qu’ils font partie de ces personnes qui passent, en moyenne, 46 minutes par jour sur le réseau social de Mark Zuckerberg.
Le Sénégal est loin derrière l’Egypte, le Maroc, l’Algerie, le Maroc et l’Afrique du Sud, leaders en Afrique . Consulter le tableau ici
Facebook : une opportunité pour les entreprises et startups
Avec cette forte utilisation du réseau social, Facebook devient une vraie opportunité pour les entreprises, institutions, artistes et toute personne ayant des services à proposer.
Facebook permettra surtout aux PME de mieux montrer leurs produits et services, d’atteindre plus vite leurs potentiels clients et ainsi échanger avec eux en recevant des retours d’expériences utilisateurs, des suggestions, etc.
En conséquence, nous notons ici, une très grande différence avec ce qui se passe dans les médias classiques comme à la télévision, la radio ou dans un journal.
Différence entre média classique et réseau social
Quand une entreprise passe une pub dans ces canaux, elle n’aura pas de retour, ni la possibilité de dialoguer avec les clients. Donc, aucun contact avec l’utilisateur du service ou du produit. En plus, aucune possibilité dans le choix des cibles. Contrairement au réseau social de Mark qui vous permet de cibler des personnes selon leur âge, leur région, leur nationalité…
Avec ces médias classiques, vous n’êtes pas certain d’avoir atteint vos cibles. Facebook vous dit par exemple pour atteindre tant de personnes, il faudra payer tel montant.
Sur ce réseau social, à chaque fois que vous arrivez à atteindre un de vos clients ou un potentiel client, rassurez- vous qu’il sera comme un agent commercial auprès de ses amis facebookers. En effet, ils partageront vos publications, les commenteront, ainsi, leurs amis verront cela et essayeront de lire ou partager. Cette promotion virale n’existe pas à la télé, la radio ou dans le journal.
Désormais, les entreprises sénégalaises doivent savoir qu’elles disposent d’un marché de plus de deux millions de personnes. Cela, pour celles qui ont des activités limitées au niveau local. Pour les autres c’est plus d’un milliard de personnes à travers le monde.
Alors plus besoin d’attendre à avoir un gros budget pour lancer une campagne de communication. Plus besoin de se focaliser seulement sur les médias classiques pour vendre son produit ou pour se faire connaitre. Facebook est là, c’est gratuit, les utilisateurs augmentent de jour en jour.
Cependant, il faut savoir l’utiliser afin d’atteindre certains objectifs.
Seydou Badiane/Socialnetlink

LE SENEGAL CORROMPU MAIS MOINS...

La corruption est un phénomène endémique qui limite les économies africaines.

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Elle se propage dans le monde et fait perdre aux pays une manne financière importante. L’organisation non gouvernemental (ONG) Transparency International a publié le classement des pays africains les plus corrompus en 2016. Le Sénégal est bien visible dans la liste.
Transparency note les pays sur une échelle allant de 0 point qui concerne les pays très corrompus à 100 points les pays non corrompus.
Quelques pays ont mené une politique de transparence ce qui a valu à ses pays d’occuper des places de choix dans le classement. Parmi ces pays on retrouve le Sénégal +8, la Namibie +10 et le Rwanda +11.
L’étude montre aussi des pays qui traînent les pieds dans le cadre de la lutte contre la corruption. Entre autres pays on peut citer le Maroc 80e place en 2014 et se retrouve à la 88e place en 2015.
À travers l’indice de perception de la corruption, l’ONG mesure les politiques de la bonne gouvernance qu’effectuent les gouvernements. Plus de 167 pays sont passés au crible pour mesurer le degré de la bonne gouvernance.
Selon le rapport, des avancées significatives ont été notées cette année. Le Seychelles occupe la 40e place.
Le Rwanda est à la 44e place, le Sénégal vient occuper la 61e place avec l’Afrique du sud. La Somalie ferme la marche en occupant la 167e place.
En Europe le Danemark affiche une transparence totale dans les affaires avec un score de 91 points sur 100.
Intelligence-Affaire

LE TRIANGLE DES ORDURES

Un architecte sénégalais invente une corbeille triangulaire de conditionnement des déchets

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Au Sénégal, les industriels et les services n’accordent pas encore une attention aux innovations et inventions de leurs compatriotes. La corbeille triangulaire indéformable de l’architecte Babacar Thiam risque de tomber dans l’oubli. Pourtant, cette création a obtenu un brevet de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). Plus adaptée au milieu urbain, elle est segmentée en trois compartiments servant à conditionner plusieurs types de déchets.
La frontière est ténue entre l’architecture et l’invention. Et lorsqu’on est architecte, on peut facilement franchir cette ligne. L’architecture est l’un des métiers où le rêve est une règle. Cette attitude professionnelle mène souvent à la création d’œuvres qui sortent de l’ordinaire. L’architecte Babacar Thiam n’a pas prouvé le contraire.
Dans son atelier, sis à la Cité Karack, sa corbeille triangulaire compartimentée, une création brevetée, est bien visible. Elle a trois parties et peut facilement être accrochée aux angles sans être déformée. Elle est aussi munie d’un tiroir que l’usager coulisse pour la vider. Les trois flancs latéraux ne sont pas des grilles. Les couleurs et la forme valorisent cette corbeille qui s’intègre parfaitement dans le milieu urbain. « C’est une corbeille adaptée en ville parce qu’on peut facilement l’utiliser.
En outre, elle ne prend pas de l’espace. L’usager n’a pas besoin d’effort pour la vider, il suffit juste de retirer le tiroir pour évacuer les déchets », vante Babacar Thiam. L’originalité de cette corbeille a été attestée par l’Organisation africaine pour la propriété industrielle (Oapi). En dépit de ce certificat, cette création est encore à l’échelle de prototype. L’architecte s’est pourtant donné du temps pour la présenter aux autorités et aux services impliqués dans la gestion des déchets. Aujourd’hui, la probabilité que cette innovation tombe dans l’oubli est plus que réelle. « Nous avons vu récemment qu’on a importé des corbeilles de l’étranger.
Or, nous avions fait le tour de quelques services pour présenter cette corbeille. Nous ne comprenons pas certains responsables de services. Il est temps que les Sénégalais fassent confiance à leurs compatriotes qui sont dans l’innovation et l’invention », défend l’architecte. Cette poubelle a été fabriquée avec des matériaux locaux. L’expérience a démontré que les formes des poubelles et des corbeilles peuvent pousser à un usage détourné par les usagers. Les poubelles en plastique servent de fûts dans beaucoup de ménages. Celle de l’architecte, avec ses aérations, offre une marge réduite à d’autres finalités que le conditionnement des déchets.
Franchir les obstacles
Mais les autorités ne sont pas les seuls responsables des contraintes dans l’univers de la créativité au Sénégal. L’architecte met au banc des accusés les inventeurs qui ne se font pas souvent confiance et les Sénégalais qui ne cultivent pas le consommer local. « L’absence de moyens financiers ne doit pas être un obstacle à l’innovation, à l’invention. Je pense que tout innovateur, inventeur doit se battre pour fabriquer le premier prototype », note Babacar Thiam.
Ces obstacles à la créativité ont poussé l’architecte à agir en faveur des innovateurs et des inventeurs. M. Thiam est l’un des rares mécènes ayant investi le secteur des innovations. Son coup de pouce a aidé des inventeurs à concrétiser leurs idées. L’architecte porte plusieurs projets. Parfois, il assiste les porteurs de projet du début de la conception du prototype à la vulgarisation. « Dans leur tête, leurs idées sont claires. Maintenant il reste à les concrétiser. Certains ne peuvent pas aller sans ce coup de pouce », estime-t-il.
L’innovation, l’invention est une activité secondaire pour Babacar Thiam. Son terrain de prédilection, c’est l’architecture. Il ne se contente pas de faire des designs en se servant des technologies plus à la mode comme l’impression 3D. Il enseigne cette discipline dans des écoles de la place. « Ma formation de base, c’est l’architecture. C’est un métier qui oblige à toucher à tout », brosse l’architecte qui est aussi à ses heures perdues urbaniste, designer, infographe, maquettiste et analyste. Il a été formé à l’Ecole d’architecture de Versailles, à Paris, avant de passer dans des cabinets de renom comme Renaissance et Jean-Luc Martin.
L’auteur de l’ouvrage « Index du Coran » aime le jazz et adore jouer au piano. C’est aussi un passionné des sciences, de la mécanique, de l’informatique, de l’électronique et de la peinture.
Diéry DIALLO/Senego

DETTE D'ETAT

Plus de 3 milliards FCFA de dettes à payer par l’Etat sénégalais le 25 novembre 2016

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L’Etat du Sénégal procédera le 25 novembre 2016 au paiement des intérêts semestriels de son emprunt obligataire dénommé Etat du Sénégal 6,30% 2015-2025 pour un montant global net d’impôt de 3,173 milliards FCFA (environ 5,395 millions de dollars), a appris samedi au APA auprès du ministère de l’économie, des finances et du plan.
L’Etat du Sénégal avait lancé le 30 octobre 2015, un emprunt obligataire par appel public à l’épargne sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) portant sur un montant de 50 milliards de FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). Ce montant levé était destinés au financement partiel du budget de 2015.
L’émetteur s’était engagé à offrir aux souscripteurs un taux d’intérêt de 6,30% (net de tout impôt pour les résidents au Sénégal) sur une durée de 10 ans avec un an de différé pour le remboursement du capital. Les échéances étaient semestrielles.
Depuis la fin des avances statutaires de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et qui permettait à l’institut d’émission de consentir des avances à 12 mois à chaque Etat membre à concurrence de 20% du montant des recettes fiscales du dernier exercice connu, le Sénégal, à l'instar des autres pays de l'UEMOA, est un habitué du marché financier de cette zone où il a eu à lever avec succès plusieurs emprunts obligataires. Les remboursements de ces emprunts n'ont jamais fait défaut.
Apa/Leral

30/10/2016

CONTRACEPTION AU SENEGAL

Taux de contraception: le Sénégal a atteint 21% en 2015

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Le taux de prévalence contraceptive au Sénégal a atteint 21%. Selon le directeur de la structure sociale Marie Stopes, Anne Lancelot, il y a une vraie demande de la population sur les méthodes contraceptives.
L’entreprise sociale Marie Stops International Sénégal a livré hier ses statistiques sur le taux de prévalence contraceptive. D’après l’étude qui date de l’année dernière, près de 21% des femmes ne souhaitent pas avoir d’enfants dans les deux prochaines années. « Le Sénégal a progressé si vite, car le taux est passé de 12 à presque 21%, en moins de 5 ans », constate Anne Lancelot. Elle affirme, en effet, qu’il y a un fort taux non couvert et une vraie demande par la population, en ce qui concerne l’utilisation des méthodes contraceptive.
Enquête/Senenews

MOINS DE BOIS BRACONNE

Aly aidar note une "nette diminution " du trafic de bois en Casamance

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Le trafic du bois en Casamance est en "nette diminution", a soutenu, samedi à Dakar, l’écologiste sénégalais Aly Haïdar. M. Haïdar a tenu ces propos devant le Premier ministre Mahammed Dionne qui présidait la cérémonie de graduation de l’Institut africain de management (IAM). Ancien ministre de l’environnement, Aly Haïdar a été le premier à sonner, au mois de mai dernier, l’alerte sur la coupe abusive de bois et son trafic vers la Gambie. Le directeur de l’Oceanium avait, au cours d’une conférence de presse, affirmé que le Sénégal a "perdu plus d’un million d’arbres depuis 2010 et la Gambie a réussi à empocher près de 140 milliards de francs CFA". Il a salué la présence fréquente des ministre des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Environnement dans les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. Lors d’un déplacement, en juin en Casamance, le ministre des Forces armées, Augustin Tine avait déclaré que le gouvernement sénégalais va prendre des "mesures fortes" contre la coupe abusive de bois en Casamance. "La décision est prise de faire arrêter la coupe abusive de bois dans nos forêts. Il faut que les gens qui s’adonnent à cette pratique le comprennent. Je crois fortement que cette pratique va cesser d’ici quelques jours", avait-il dit. Jeudi, au passage du gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé avait soutenu que le gouvernement a pris "à bras le corps la lutte contre le trafic illicite du bois et poursuit la riposte avec des ratissages le long des frontières". "Plus de 30 délinquants croupissent dans les prisons. C’est pour vous dire que le gouvernement prend à bras le corps la lutte contre le trafic illicite du bois. Nous sommes en train de continuer la riposte" avait-il notamment dit. "Nous voulons internationaliser le combat dans la lutte contre l’exploitation illicite du bois" avait-il relevé, soulignant que les forces de sécurité et de défense ont mené "un ratissage" le long des frontières avec certains pays limitrophes du Sénégal. "Effectivement, le trafic illicite de bois est un problème et actuellement, le gouvernement apporte une réponse. Les forces de défense et de sécurité mènent une lutte intensive contre le trafic illicite de bois", a ajouté M. Baldé.
APS/Sentbusinet

29/10/2016

PRES DE 10000 PRISONNIERS

le Sénégal compte 9.422 prisonniers

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Les 37 prisons sénégalaises comptent au total 9.422 détenus, a révélé vendredi le ministre de la Justice, Maître Sidiki Kaba.
” A la date d’aujourd’hui, il y a 9.422 détenus. Ce sont les chiffres de l’Administration pénitentiaire “, a-t-il dit lors du vote de la loi modifiant le Code pénal et celle du Code de procédure pénale.
Selon Me Kaba, 4.081 d’entre eux sont des détenus provisoires, contre 5.039 condamnés. Le ministre de la Justice indique que les femmes représentent 2,92 % pour cent de l’effectif des prisonniers et les mineurs, 2,04%.
Il précise que 58,32 % des détenus sont condamnés pour des peines comprises entre 15 jours et deux ans, 17, 82% entre deux ans et cinq ans, 23% écopant de plus de cinq ans et 63,75 % entre un jour et six mois.
Sur le nombre de personnes incarcérées, 67,15 % le sont pour des faits liés à la consommation et au trafic de drogue.
Cheikh Kandé/Senego

PAS D'ARMISTICE POUR ORANGE...

Pour inciter les consommateurs à agir, boycott d’Orange Sénégal ce 11 novembre

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Après avoir mené «plusieurs actions de terrain précédemment et dans sa logique visant à défendre les droits des consommateurs et clients abusés par le 1er opérateur en télécommunications (Orange Sénégal)», le groupe d'initiative du forum "Si Toi Aussi, Tu Te Sens Arnaqué Par Orange" (STTSAPO) porte à l'attention du peuple sénégalais et plus particulièrement les consommateurs et membres de ce forum que la date du 11 novembre 2016 a été retenue pour une nouvelle campagne de Boycott contre l'opérateur Orange Sénégal par la Team Boycott.
Cette démarche est à nouveau initiée suite à «l'invitation de l'opérateur à ses clients et utilisateurs de ses produits et services à donner leur avis sur leur page Facebook Orange Sénégal et la campagne d'identification des numéros de téléphone des consommateurs qui détiennent des puces actives de l'opérateur Orange Sénégal», lit-on dans le communiqué parvenu à Pressafrik.com.
Selon ladite partie, «ces 2 initiatives de l'opérateur ont révélé un fort état de mécontentement des consommateurs réguliers, non réguliers et des simples utilisateurs de puces Orange (comme répondeurs ou pour envoi de SMS)».
«Le forum STTPAO a pu analyser, mesurer et enregistrer le niveau de mécontentement des clients qui ont accordé une moyenne de ~2/5 (étoiles) aux services globaux apportés par Orange Sénégal à sa clientèle sur un total de près de 8500 avis. En un week-end, cette note a basculé de 4 à 2/5 avec plus de 4600 clients ayant donné la note de 1/5 étoiles dont une majorité qui trouvaient dommage qu'il n'existe pas la note 0*», le collectif du TEAM BOYCOTT.
Et d’indiquer: «La campagne d'identification des numéros s'est aussi traduite par plusieurs dénonciations des consommateurs sur le forum STTSAPO suite à de suspensions abusives et injustifiées de numéros dont plusieurs avaient déjà été identifiés récemment dans le passé ou lors de leur achat. La remarque particulière faite là-dessus est qu’Orange Sénégal n'a pas respecté une obligation de l'ARTP à l'endroit des opérateurs de téléphonie de tenir à jour, au niveau de ses agences, une base de données sur les puces identifiées et leur affectation informatique à leurs utilisateurs. Les concurrents d’Orange Sénégal respectaient déjà cette obligation contrairement à l'opérateur historique du Sénégal. Alors que ce dernier continue à écouler des puces par l'intermédiaire de revendeurs en détails (boutiquiers, marchands ambulants, etc.) qui ne sont point disposés à identifier les puces Orange qu'ils vendent aux consommateurs».
«L'association Osiris nous apprend dans un article que Orange a toujours trainé les pieds pour se conformer à cette obligation vis à vis de l'ARTP, en mettant place des dispositifs permettant aux clients d'identifier leurs numéros par SMS, par appel téléphonique ou par internet.
Dénonçant «une attitude expressément commerciale puisque cela permet à Orange de vendre n'importe où et n'importe comment des puces sans identification, ce qui fait de leurs puces des produits illégaux et non conformes à l'aspect sécurité de la chose ainsi vis à vis de la loi », le collectif soutient qu’une «pétition a ainsi été spontanément initiée par un client membre du forum STTPAO». Intitulée "Consommateurs: Pour que Orange nous respecte enfin", la pétition une fois signée, sera ultérieurement adressée aux associations des consommateurs, à l'état, ARTP et Orange.
Pressafrik

28/10/2016

ON NE TOUCHE PAS AUX MOURIDES

Un homme condamné pour avoir offensé les Mourides

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Au Sénégal, on ne critique pas la puissante confrérie mouride. Cheikh Mbacke Sakho, membre de cette communauté, vient d'être condamné à six mois de prison avec sursis. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, ce jeune homme avait accusé les responsables de cette confrérie de faire du «business» avec la religion, de «tromper» les fidèles. Il a donc été condamné, mais pour les associations mourides le verdict est trop clément.
Si les membres de la communauté mouride sont venus en nombre assister au jugement, le principal intéressé, qui a failli se faire lyncher dans ce même tribunal il y a dix jours, n’est pas venu.
Dans son verdict, le président de la cour a suivi, en partie, le réquisitoire du parquet. Cheikh Mbacke Sakho est reconnu coupable des faits reprochés, injures à l’encontre de la communauté mouride, et condamné à six mois de sursis. L’amende d’un million de francs CFA n’a par contre pas été retenue.
Pour Serigne Fallou Fall Mbaor, représentant de la confrérie, la peine infligée est trop clémente. « Nous sommes vraiment surpris par le verdict, qui est vraiment pour nous, une insulte, juge-t-il. Il a été condamné avec sursis, c’est une peine légère, parce que c’est un insolent, un gars qui nous a insultés. Au lieu de l’emmener ici, nous aurions dû le maltraiter, mais nous ne l’avons pas fait parce que nous sommes légalistes. »
Maître Thiam, avocat de Cheikh Mbacke Sakho, reconnaît que ce dossier est sensible. Lui aurait conseillé à son client de ne pas formuler de critiques à l’encontre de la confrérie mouride. « Il ne s’attendait pas peut-être à de telles conséquences. Ce qui est fait est fait. Moi je lui aurais conseillé de ne pas se lancer dans des critiques pareilles parce que c’est un terrain très glissant », explique-t-il.
Partie civile dans cette affaire, les associations mourides ont récemment sollicité de nouveaux avocats. Ils sont désormais trois et ont annoncé qu’ils comptaient faire appel. Leur souhait : que Cheikh Mbacke Sakho soit condamné à de la prison ferme.
AFP/SEYLLOU/RFI

SAUVER LA PLUS GRANDE RICHESSE DU SENEGAL

Au Sénégal, préserver la mangrove est une question de survie

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Des troncs de palétuviers desséchés gisent sur la berge du fleuve près de Joal, dans l’ouest du Sénégal, où des habitants luttent pied à pied contre la disparition de la mangrove et de l’incroyable richesse biologique qu’elle abrite.
La mangrove, une végétation se développant dans l’eau douce ou salée, constitue l’un des écosystèmes les plus riches au monde, à la fois zone de reproduction, refuge et vivier pour de très nombreuses espèces. Sa dégradation est l’une des causes de la chute des populations de vertébrés, selon le rapport bisannuel « Planète vivante » publié jeudi par le Fonds mondial de la nature (WWF)
Une vaste étendue de plage dénudée, parsemée par endroits de souches de mangrove, fait face au fleuve, devenu salé après une intrusion de l’océan.
« Les espaces vides sont des zones où la mangrove a disparu », indique Abdoulaye Sagna, un responsable de l’aire marine protégée (AMP) de Joal, de 174 km2, délimitée par l’Etat pour protéger la faune et la flore marines.
La pirogue en fibre de verre glisse sur l’eau, longeant la côte sur laquelle on aperçoit des huîtres et des arches, des coquillages accrochés aux racines en échasse des palétuviers, arbres rois de la mangrove. Des crabes se faufilent à travers les trous qu’ils ont creusés dans la terre boueuse.
La végétation, touffue par endroits, fait le bonheur des pélicans, sternes et hérons entre autres oiseaux qui viennent se nicher sur les arbres ou se mettre à l’eau. L’espace abrite aussi des populations de hyènes et de singes.
« Toutes ces espèces sont victimes de la disparition de la mangrove, d’où elles tirent leur nourriture » et qui leur sert de gîte, remarque M. Sagna.
– Reboisements –
Cette érosion résulte d’une multitude de facteurs selon les spécialistes: changement climatique, coupes abusives pour le bois de chauffe ou de construction, récolte d’huîtres et d’arches, sécheresse, salinisation, travaux publics, etc.
« Il n’y avait rien ici, pas de mangrove, mais à partir de 2009, nous avons fait des reboisements » pour la replanter, affirme Abdou Karim Sall, membre du comité de gestion de l’AMP.
« Dans les villages non couverts par l’AMP, la mangrove est plus dégradée. On craint sa disparition dans certaines zones où ce sont des hectares entiers qui sont coupés », ajoute-t-il.
« Le Sénégal a perdu 40% de ses superficies de mangrove depuis les années 1970 », affirme l’écologiste Haïdar El Ali, ancien ministre de l’Environnement, citant des statistiques de l’ONU.
Selon Marie-Madeleine Diouf, responsable d’un groupement de commerçantes des produits de mer à Joal, « auparavant, il suffisait de faire dix mètres dans le fleuve pour avoir des huîtres et des arches mais maintenant, il faut aller beaucoup plus loin ».
« Nous n’obtenons pas la quantité voulue alors que la demande est plus forte » qu’autrefois, ajoute t-elle.
– Génie ancestral protecteur –
Face à cette pénurie, un parc à huîtres a été construit à Joal pour augmenter la production.
Muni d’un couteau, Léopold Ndong, un ostréiculteur, décolle les huîtres des racines des palétuviers avant de les « semer » dans la boue. « Ce sont des naissains, des bébés huîtres, qui vont se fixer sur les guirlandes. Au bout de douze mois, ils sont à maturité », explique-t-il.
A marée basse, des femmes, courbées dans l’eau, ramassent des coquillages à hauteur de Fadiouth, île voisine de Joal, une zone où le commerce des produits comme l’huître, l’arche, le cymbium et le murex (des mollusques) est une des principales sources de revenu.
Joal, ville natale de l’homme d’Etat et poète sénégalais Léopold Sédar Senghor, est aussi un des premiers ports de pêche artisanale du pays et attire de nombreuses populations.
« Le génie ancestral de Joal, Mama Ngueth, protecteur de la ville, interdisait de couper la mangrove. Tout le monde respectait cet interdit et la croyance en ce génie était un facteur de conservation de la mangrove », dit M. Sall.
« Maintenant il y a à Joal beaucoup de migrants qui s’en fichent de ce génie et de la conservation de la mangrove », ajoute-t-il.
Mais la disparition de la mangrove n’est pas une fatalité et les efforts pour la conjurer en valent la peine, assure Marie-Madeleine Diouf.
« Il faut replanter tous les jours, parce que les gens continuent de couper », dit-elle. « Les gens continuent de couper, et nous, on va continuer de replanter ».
Maliactu

SAUVER LE TRAIN DAKAR-BAMAKO

Opération de sauvetage de DBF : Le Sénégal et le Mali injectent 7,5 milliards FCFA

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Le Sénégal et le Mali veulent sauver la société Dakar-Bamako-Ferroviaire (DBF). C’est dans ce sens que les deux Etat ont décidé d’injecter la rondelette somme de 7,5 milliards FCFA en guise de reliquat pour assurer une transition sans heurts.
La société Dakar-Bamako-Ferroviaire (DBF) va enfin pouvoir voir venir. Longtemps obnubilée par le retard noté dans le versement du reliquat, cette menace qui planait sur sa tête a été finalement écartée grâce aux deux Etats partie qui ont décidé de lui verser la somme de 7,5milliards FCFA.
Cette mesure, informe nos confrères de l’As, intervient après la sortie du secrétaire général de la Cnts/Fc, Cheikh Diop, interloqué par le silence des autorités des deux Etats alors que la DBF était à genou.
Le journal d’informer que les autorités ont donné l’ordre de virer le reliquat de 4 milliards FCFA pour mettre fin aux difficultés de la société. S’agissant des 7 milliards prévus pour la période de transition, les deux Etats n’avaient versé que 3 milliards FCFA».
N’empêche, le leader syndical a déploré le temps mis pour prendre cette décision, faisant savoir que : «si la subvention de 7,5 milliards était versée à temps, la transition aurait dû prendre en charge le fonctionnement de la société et il n’y aurait pas de difficultés pour amorcer la phase de la formalisation de la société. Mais la transition n’a pas joué pleinement son rôle, faute d’argent».
Ousmane Demba Kane/Pressafrik

27/10/2016

LES CROISIERES REPRENNENT

C'est reparti pour le Bou el Mogdad

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Les croisières redémarrent pour une nouvelle saison sur ce bateau mythique.
Croisière sur le fleuve Sénégal avec le Bou el Mogdad, bateau mythique, de Saint-Louis à Podor.
Le Bou El Mogdad propose une navigation touristique entre Saint-Louis et Podor, permettant de découvrir les villages de brousse, les cités et leurs anciens forts et comptoirs disséminés entre l’océan et les portes du Sahara.
Quelques nouvelles de ce vieux bateau
La Compagnie du Fleuve accueille ses voyageurs pour une lente remontée vers Podor. La cabine de pilotage avait pris feu, un soudeur avait malencontreusement en réparant cette vieille dame mis le feu à la cabine de pilotage. Aujourd’hui, elle a été refaite à l’identique, et nous avons pu tester suite à la visite de contrôle de la Marine Marchande, son bon fonctionnement.
En novembre, une association de médecins belges, et l’association des pharmaciens de Saint-Louis vont pour la deuxième fois du 12 novembre au 18 novembre soigner des personnes sur le fleuve. L’année dernière 1 800 visites avaient été effectuées.
En décembre avec Sokhna Mbenga , nous organisons du 3 décembre au 10 décembre les croisières littéraires. « Les rencontres du Fleuve ». Cette amoureuse des lettres permet à des jeunes des écoles du fleuve de rencontrer des écrivains sénégalais et étrangers et profite de cette occasion pour offrir des livres et du matériel médical. Lesrencontressurlefleuve@yahoo.fr
En février, la styliste Claire Kane, organise le 3 février un superbe défilé de mode, avec des stylistes internationaux. Elle transforme durant une nuit le bateau en un bateau des mille et une nuits. www.Voyagessurlefleuve.com.
Rue Blaise Diagne, Saint-Louis
Tél. : (221) 33 961 56 89
http://www.au-senegal.com/compagnie-du-fleuve,1718.html

FIASCO DE L'OPERATION TALIBE

L’opération de retrait des enfants des rues piétine

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Sur 30 160 enfants ciblés, 1083 ont été retirés des rues depuis le déclenchement de l’opération au mois de juin dernier. Au total, 53 sorties ont été effectuées.
Ce faible résultat ne surprend pas le directeur de la protection des droits des enfants et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf. Il dit : « Quand on a commencé les opérations, on s’est rendu compte qu’on ne peut pas trouver 30 000 enfants dans la rue, ce n’est pas possible. Beaucoup de familles ont retiré leurs enfants. »
Malheureusement, ce n’est pas un retrait définitif. Ce qui fait que malgré l’entrée en vigueur de la mesure et les rondes de la Brigade spéciale des mineurs de la police, des enfants mendiants sont toujours visibles dans les rues de Dakar.
« C’est des jeux de cache-cache, souffle Niokhobaye Diouf. Certains de ces cas n’ont aucune source de revenu à part la mendicité. Ce qui fait qu’ils sortent très tard ou en milieu de journée et ces enfants sont conseillés de cacher lorsqu’ils voient les véhicules. » (Source : Le Populaire)
Seneweb News

IDENTIFIEZ-VOUS VITE!

Identifier les abonnés mobiles pour lutter contre le terrorisme

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Les utilisateurs mobiles au Sénégal ont jusqu’au 10 novembre pour faire identifier leur carte SIM.
Les Sénégalais et les étrangers résidant au Sénégal ont jusqu’au 10 novembre pour faire identifier leur carte SIM, une mesure prise par l’Etat pour des raisons de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Toutes les cartes SIM attribuées à des abonnés non identifiés seront résiliées dès le 11 novembre.
Les abonnés n’ont plus que deux semaines pour présenter la preuve de leur identité et éviter ainsi une suspension de ligne. En voulant associer systématiquement un numéro de téléphone au nom de son propriétaire, l’Etat sénégalais veut renforcer la sécurité dans le pays.
« Dans la mesure où le terrorisme se passe un peu partout, notamment au nord du Mali, il faut que les gens soient identifiés : qui fait quoi et qui est qui ? C’est important », admet Alou Djabi, un Malien installé au Sénégal.
De son côté, Moussa vient de réussir à se faire identifier en agence. Pour ce Sénégalais dont l’identification via SMS a échoué à deux reprises, la sécurité est primordiale. Ainsi, l’Etat doit aussi assurer la protection des données personnelles. « Il faut que ce ne soit pas mis à disposition de n’importe quelle compagnie privée qui pourrait les utiliser et envoyer des messages à tout bout de champ pour proposer des produits dont personne n’a besoin », explique-t-il.
Plus de difficultés pour les étrangers
Les abonnés étrangers qui vivent au Sénégal doivent obligatoirement se rendre en boutique et présenter leur passeport. Si Yacouba est d’accord avec la volonté de l’Etat sénégalais d’accentuer les contrôles, le jeune homme originaire du Burkina Faso se retrouve actuellement sans ligne téléphonique. Et pour cause : son passeport a expiré. « Malheureusement le système me semble un peu caduc. Plus de quatre ans que je suis à Dakar et aujourd’hui, on me fait savoir que je ne pourrais pas m’identifier parce que mon passeport à expiré. Je suis en train de le renouveler. »
A 15 jours de l’échéance, les abonnés sont de plus en plus nombreux à s’être identifiés, mais pour les habitants dont les papiers ne sont pas à jour, arriver à garder sa ligne active risque d’être particulièrement compliqué.
AFP/ISSOUF SANOGO/RFI

DOING BUSINESS RATE POUR LE SENEGAL

Doing business 2017 : Le Sénégal rate son pari

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Les réformes entreprises par l’Administration sénégalaise continuent de produire des résultats. Trois années de suite, le Sénégal améliore son positionnement dans le rapport Doing Business de la Banque mondiale et passe sous la barre des 150. Il occupe cette année la 147e position sur 190 pays et engrange une progression de 6 places par rapport à son classement de l’année dernière, mais ne figure pas dans le Top 10, ni le Top 100 comme prévu par le gouvernement de Macky Sall.
Le Sénégal rate son pari. Entrevoyant l’avenir en grand, le gouvernement avait pour ambition, non seulement de rester dans le Top 10 des meilleurs réformateurs du rapport Doing Business de la Banque mondiale de cette année, mais également figurer dans le Top 100. Mais les réformes entreprises par l’Administration ne lui ont pas permis de relever ce défi. En effet, dans le rapport Doing Business 2017 publié hier, le Sénégal occupe la 147e place sur 190 pays. Soit une progression de 6 places par rapport à son classement de l’année dernière où le pays était 153e avec un gain de trois points. Suite à l’inclusion de la Somalie, le rapport de cette année couvre 190 économies, alors que celui de l’année passée avait couvert 189 économies.
Contrairement aux deux précédentes années consécutives, le Sénégal se retrouve ainsi hors du peloton des dix pays qui ont le plus entrepris des réformes pour améliorer leur environnement des affaires.
L’essentiel, précise Mamadou Lamine Bâ, directeur de l’Environnement des affaires à l’Apix, le Sénégal est resté dans un cycle de trois ans où il a enregistré des progrès. Avant, le Sénégal n’avait pas la moyenne, mais aujourd’hui, non seulement il a la moyenne, mais est sous la barre des 150 dans le classement mondial. «On a maintenu la cadence. C’est ce qui est important», estime M. Bâ joint par téléphone.
En termes de réformes, le rapport Doing Business 2017 de la Banque mondiale révèle qu’un nombre de 4 ont été mises en œuvre l’année dernière. Et ces réformes portent notamment sur la «facilitation de l’enregistrement des titres de propriété plus facile, grâce à une augmentation de la transparence du registre et du cadastre», «l’amélioration de l’accès à l’information sur le crédit avec l’opérationnalisation d’un nouveau bureau de crédit». Elles concernent également la «réduction des coûts relatifs au paiement des impôts avec la réduction du plafond maximal de l’impôt sur le revenu des sociétés et de la mise en œuvre des systèmes de comptabilité et de gestion administrative plus efficaces», «l’amélioration des procédures collectives d’apurement du passif facilitée par l’introduction d’une nouvelle procédure de conciliation pour les entreprises en difficultés financières et une procédure de règlement préventif simplifié pour les petites entreprises».
Au niveau de la «distance à la frontière», mentionne le document de la Banque mondiale, le Sénégal améliore son score en passant de 49.85 à 50.68. Cela signifie que le Sénégal a amélioré son climat des affaires par rapport aux meilleures pratiques mondiales, appelées «frontière réglementaire».
Le rapport de la Banque mondiale souligne que parmi les pays membres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada), seul le Kenya fait partie de la liste du Top 10 des réformateurs. Il se retrouve aux côtés des pays comme Brunei Darussalam, le Kazakhstan, la Biélorussie, l’Indonésie, la Serbie, la Géorgie, le Pakistan, les Emirats arabes unis (Eau) et le Bahreïn. «C’est le retour des pays asiatiques dans le groupe», constate Mamadou Lamine Ba.
Pour que le Sénégal puisse regagner le peloton des meilleurs réformateurs, l’Administration devrait encore faire «les plus grands bonds» lors des années prochaines, comme l’avait promis Mme Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’Etat, l’année dernière.
dialigue/lequotidien.sn

26/10/2016

YOU PRESIDENT?

Youssou Ndour met fin à sa carrière musicale

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“Africa Rekk”, qui sort le 04 Novembre prochain, sera le dernier album international du “Roi du Mbalax”. Selon des sources proches du lead-vocal du “Super Etoile”, à travers cet album de 13 titres,plébiscité par bon nombre d’experts de la World Musique comme l’un des meilleurs de sa longue et riche carrière, Youssou Ndour met fin à sa carrière musicale.
Est-ce un canular pour mieux vendre l'album “Africa Rekk”?
En tout cas, un proche de Youssou Ndour contacté au téléphone par Seneweb confirme et soutient que “la meilleure voix du monde”, selon le New York Times, veut se lancer dans d'autres chantiers.
“A près de 60 ans, Youssou Ndour prend de l'âge et devra se consacrer à autre chose. Il a un rôle à jouer sur le plan africain. Et la musique devra désormais être derrière lui”, nous souffle ce proche du promoteur du Groupe Futurs Médias
seneweb news

NOS AMIS CHINOIS...

Les échanges entre la Chine et le Sénégal ont atteint 1, 7 milliard de dollar en 2016

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Les échanges entre la Chine et le Sénégal dans divers domaines ont atteint cette année 1, 7 milliard de dollars, soit une hausse de 14 % par rapport à 2015, a indiqué l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Zhang Xun.
‘’En huit mois pour l’année 2016, la Chine et le Sénégal ont échangé 1, 7 milliard de dollars, soit une hausse de 14 % comparé à l’année 2015. Les échanges sont économiques, sociaux et culturels’’, a précisé l’ambassadeur de la Chine.
Zhang Xun s’exprimait lors d’une réception qu’il a offerte, à l’occasion de la célébration du 67ème anniversaire de la République populaire de Chine. Cette réception, marquée par une exposition de photos sur la Chine et l’amitié sino-sénégalaise, a vu la présence de représentant du Gouvernement sénégalais et du corps diplomatique accrédité à Dakar, ainsi que d’autres personnalités de différents milieux.
‘’Les échanges entre les deux pays sont riches et variés. Ensemble, nous avons essayé de relever plusieurs défis pour propulser le développement du Sénégal’’, a expliqué Zhang Xun.
Il a à cet égard cité la prolongation de l’autoroute Diamnadio-Aéroport Blaise Diagne de Diass, le don de matériels de sport et de loisirs implantés sur la corniche ouest de Dakar, entre autres.
L’ambassadeur de la République populaire de Chine, a également fait part de sa volonté de son pays d’intensifier les échanges avec le Sénégal, en mettant en œuvre toutes les synergies nécessaires pour accroître le développement durable.
Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, venu représenter le gouvernement sénégalais, a magnifié l’engagement de la Chine dans sa dynamique d’accompagner l’Etat du Sénégal à réussir le Plan Sénégal émergent (PSE).
‘’L’Etat du Sénégal s’est engagé dans plusieurs chantiers pour améliorer le bien-être de ses populations, et la République de Chine, donne tous les moyens, financiers comme sociaux pour accompagner notre pays’’, a salué M. Sarr.
Outre les actions sociales, a-t-il poursuivi, “nous pouvons noter un accroissement des investissements chinois au Sénégal”. “Il s’agit de la réfection des stades régionaux, de la construction de plusieurs édifices”, a-t-il énuméré.
Senego

CHERES FRAUDES...

Fraude sur les exonérations fiscales et douanières : Le Sénégal perd 500 milliards de FCFA par an

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L’Etat veut mettre un terme aux exonérations fiscales et douanières qui lui coûtent 500 milliards de FCFA de pertes annuelles au sein des entreprises bénéficiaires. Ces titres d’exonérations sont délivrés par l’Agence pour la promotion des investissements (APIX, le ministère de l’économie, des finances et du plan, le ministère des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et la direction générale des douanes selon L’Obs, dans sa parution du jour.
Par ailleurs, la loi de finances initiale (LFI) 2017 prevoit des recettes fiscales d’un montant de 1985,7 milliards de FCFA contre 1721 en 2016, soit une hausse de 15,38%. Par contre les exonérations fiscales connaissent une baisse de 4,79.
Juniorauthor/Ferloo

25/10/2016

9 MILLIONS DE MOUSTIQUAIRES DISTRIBUEES

Lutte contre le paludisme : Près de 9 millions de moustiquaires distribuées aux ménages

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Pour maintenir la tendance à la baisse continue de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme et atteindre la pré-élimination du paludisme au Sénégal, le ministère de la Santé a organisé, dans le courant de l’année 2016, une campagne nationale de distribution gratuite de Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda). Au terme de cette campagne, plus de 8 millions de moustiquaires ont été mises à la disposition des familles.
Démarrée en février dernier, la campagne nationale de distribution gratuite de Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) a été clôturée, le 21 octobre 2016, à Saint-Louis, par le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Faisant le bilan, le Pr Awa Marie Coll Seck a annoncé que 8.838.450 Milda ont été distribuées sur l’ensemble du territoire national en l’espace de 6 mois.
« Le bilan de cette campagne est satisfaisant, car notre pays a atteint une couverture universelle, parce que chaque moustiquaire est utilisée par au moins deux personnes », a-t-elle indiqué. Selon le ministre de la Santé, plus de 14 milliards de FCfa ont été mobilisés par le gouvernement et les partenaires pour l’achat de ces moustiquaires et l’organisation de cette campagne de distribution dans toutes les régions.
« C’est la première fois au Sénégal, en un temps record (environ 6 mois), que l’on distribue autant de moustiquaires pour protéger les populations du paludisme », s’est félicitée le Pr Seck, rappelant que l’objectif de l’Etat est d’amener au moins 80 % de la population à dormir sous Milda afin d’éradiquer le paludisme dans notre pays.
Accueilli à son arrivée par le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, le gouverneur de la région de Saint-Louis et le médecin-chef de région, Mme Seck a fait le tour de plusieurs quartiers de la ville où elle a distribué les dernières moustiquaires aux populations. Elle a rappelé que la moustiquaire imprégnée est un outil de prévention. Une région comme Saint-Louis, entourée de cours d’eau, a besoin de cet outil pour mieux prévenir des maladies comme le paludisme.
Awa Marie Coll Seck s’est aussi félicitée de l’engagement de la communauté, notamment des autorités locales, soulignant qu’en matière de lutte contre le paludisme, les collectivités locales et les autres partenaires du ministère de la Santé ont pris des dispositions pour aider à éradiquer le paludisme. « Ils interviennent dans plusieurs domaines, en particulier l’assainissement et l’hygiène », a-t-elle reconnu.
Baisse du nombre de cas de paludisme
D’ailleurs, elle a invité les populations à respecter les consignes en matière d’hygiène, en évitant de cohabiter avec les eaux stagnantes qui sont des nids de moustiques.
Le ministre de la Santé a précisé que, depuis des années, le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), avec le concours financier des partenaires, utilise plusieurs méthodes de prévention, telles que la pulvérisation intra-domiciliaire, pour neutraliser les moustiques. « C’est ce qui est à l’origine de la baisse du paludisme dans certaines régions comme Saint-Louis où l’on parle de plus en plus de pré-élimination », a déclaré le Pr Seck.
Au Sénégal, selon le rapport du Pnlp, le nombre de cas de paludisme a baissé de plus de 65 %. Les décès liés à cette maladie ont aussi chuté de plus de 70 %. Cependant, la maladie continue de faire des dégâts dans la partie Sud du pays. Ce qui fait dire au ministre de la Santé que rien n’est encore gagné. C’est pourquoi Awa Marie Coll Seck a exhorté les populations à utiliser les moustiquaires mises à leur disposition. L’objectif du ministère de la Santé est d’amener au moins 80 % de la population à dormir sous Milda.
Les populations satisfaites de la campagne de distribution des Milda
Les responsables de famille Awa Coly et Marième Thiam, habitant le quartier « Eaux Claires » de Saint-Louis, ont le visage radieux ce 21 octobre 2016.
Elles viennent d’accueillir l’une des personnalités les plus importantes du gouvernement en la personne du ministre de la Santé et de l’Action sociale. Après les salutations, ces deux femmes se sont félicitées des moyens de prévention contre le paludisme mis à leur disposition. « Toute la communauté apprécie votre travail. Nous sommes satisfaits de la campagne de distribution gratuite des moustiquaires », a lancé l’une d’elles. Faisant le tour de ce quartier, le ministre de la Santé et sa délégation ont reçu les félicitations des populations. Auparavant, le Pr Awa Marie Coll Seck a été reçue par les autorités du Prytanée militaire de Saint-Louis (Pms) où elle a procédé à la distribution de moustiquaires aux élèves et aux militaires de la zone.
La visite du ministre de la Santé a pris fin au quartier Darou où l’autorité et ses collaborateurs ont été accueillis par le chérif.
Mansour Faye, maire de Saint-Louis : « Amener les populations à adhérer à une dynamique de prévention du paludisme »
Mansour Faye maire de Saint LouisLe maire de Saint-Louis, Mansour Faye, est aussi satisfait de la campagne de distribution gratuite des Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda). Selon lui, ces dernières ont permis de protéger les populations du paludisme, mais aussi à la région de Saint-Louis de poursuivre sa marche vers l’éradication de cette maladie.
« Nous sommes déjà dans une phase de pré-élimination et nous voulons mettre fin à cette maladie dans notre région », a indiqué le maire de Saint-Louis, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Mansour Faye a promis de soutenir le ministère de la Santé à mettre fin au paludisme dans les autres régions du Sénégal. Des actions dans l’assainissement seront menées dans ce sens.
Saint-Louis est une ville d’eau qui constitue un terreau pour le développement des moustiques et des maladies comme le paludisme. « Nous allons mettre les moyens à notre disposition pour prévenir les populations de cette maladie », a assuré M. Faye qui a reconnu que les communes sont confrontées à des questions d’assainissement, parce que tout simplement la gestion des déchets solides pose problème.
« Nous essayons de travailler avec le ministère de la Santé et des collectivités locales pour épargner les populations des maladies liées à l’hygiène », a souligné le maire de Saint-Louis, se félicitant du choix porté sur cette ville pour clôturer la campagne de distribution gratuite de Milda. Selon lui, la commune de Saint-Louis va soutenir les relais communautaires dans sa mission de sensibilisation, en vue de pousser les populations à dormir sous moustiquaire.
« Notre rôle en tant que maire est d’appuyer des actions de prévention. Nous allons travailler à mener les populations à adhérer à la dynamique de prévention du paludisme », a-t-il souligné.
Eugène KALY et Amadou Maguette NDAW/Lesoleil

Prévention du paludisme, des maladies diarrhéiques : La deuxième phase de l’opération « Fagarou » lancée
La deuxième phase de l’opération « Fagarou » relative à la prévention du paludisme, des maladies diarrhéiques et de la fièvre à virus Ebola a été lancée, hier, devant les locaux de la Brigade régionale d’hygiène, sous la présence du préfet du département de Dakar, Serigne Babacar Kane.
« Brigade d’hygiène rassemblée pour l’opération « Karangué ». Sur ces mots est lancée la deuxième phase de l’opération « Fagarou » relative à la prévention du paludisme, des maladies diarrhéiques et de la maladie à virus Ebola.
Cette nouvelle stratégie globale vise à éradiquer les microbes et vecteurs transmettant le paludisme, au-delà, la dengue et la fièvre jaune. Une opération qui, à terme, devra éradiquer 80 % des moustiques dans les zones traitées.
En effet, 33 agents dotés de 15 appareils pulvérisateurs ont été déployés sur le terrain.
Avec comme cibles les zones très exposées aux moustiques comme Hann Maristes, Gueule-Tapée, Grand Yoff, Zone de captage, Patte d’oie, Cambérène, Ngor, etc. « Ces zones, après l’hivernage, sont impactées par les inondations avec des eaux stagnantes à la surface desquelles des morves se développent.
D’où le développement des maladies d’hivernage comme le paludisme », a soutenu l’adjudant Alla Ngom, chef de la Brigade départementale d’hygiène de Dakar. Il a renseigné que l’objectif de cette opération est d’éradiquer 80 % des moustiques. Intitulée l’opération « Eclair », elle durera deux jours pour couvrir toutes les zones à risque.
Le maire de Fass-Colobane, Ousmane Ndoye, prenant part à cette rencontre, a appelé les maires des localités concernées à joindre leurs efforts à ceux de la Brigade régionale d’hygiène. « Notre commune est la plus polluée. Nous avons le canal 4 et celui de Point E à ciel ouvert qui sont très infectés.
Des opérations pareilles, c’est nous qui devrions les faire. Si on voit des gens qui viennent nous soutenir, nous ne pouvons que leur apporter notre soutien matériel », a-t-il déduit.
Marame Coumba SEC/Lesoleil

L'AUTOROUTE AIBD EST OUVERTE

Macky Sall à l'inauguration de l’autoroute Diamniadio-Aibd-Sindia : « Un jalon de notre marche résolue vers le Sénégal émergent »

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Le tronçon de l’autoroute entre Diamniadio et Sindia via Aibd (36 Km) a été ouvert, hier, à la circulation par le président de la République. Rappelant l’importance de l’énergie et des infrastructures autoroutières dans l’émergence, Macky Sall soutient que notre pays est sur la bonne voie.
Le président de la République a inauguré, hier, le tronçon de l’autoroute à péage Diamniadio-Aibd, long de 16,5 Km et celui entre Aibd et Sindia de 19 Km réalisé respectivement par Eiffage et Ageroute avec une entreprise chinoise. Après avoir coupé le ruban près du Centre international de conférences Abdou Diouf, il a pris le volant de sa voiture jusqu’à la gare de péage de Toglou pour payer le ticket.
Il marque ainsi la mise en service de cette infrastructure qui permet de rallier, en un temps court, Dakar et le département de Mbour. Avant d’aller jusqu’à Sindia, le président Macky Sall a eu droit à une présentation du tronçon Diamniadio-Aibd par Mountaga Sy, directeur général de l’Apix. Ensuite, il a visité le tronçon Diamniadio-Aibd-Sindia. Au retour, il s’est arrêté à l’échangeur de Thiambokh où il a eu une séance d’explication sur le tronçon Aibd-Sindia-Mbour et Aibd-Thiès par Ageroute. Le tronçon Diamniadio-Aibd réalisé en 29 mois, est en 2X2 voies avec trois diffuseurs : Cicad, Rn2 et Aibd.
Il comprend 14 ouvrages d’art courants, 40 ouvrages hydrauliques, trois gares de péage et 17 Km de fibre optique. Il a été réalisé selon le schéma de partenariat Public-privé pour un coût total de 92,2 milliards de FCfa dont 69,2 milliards par l’Etat et 23 milliards FCfa apportés par Senac Sa. Quant à l’axe Aibd-Sindia, d’un coût de 70 milliards de FCfa, il a été réalisé dans le projet global Aibd-Mbour et Aibd-Thiès et a reçu un financement d’Eximbank Chine et l’Etat du Sénégal.
A Sébikotane où s’est déroulé la cérémonie d’inauguration, le président de la République a remercié les populations locales, les élus, les responsables politiques, les autorités territoriales pour l’accueil chaleureux. Il a rappelé son déplacement samedi dernier à Bokhol pour l’inauguration de la centrale solaire, une première dans l’histoire du Sénégal, marquant l’ère des énergies propres. «Voila la voie du progrès et du développement dont les énergies et les infrastructures constituent la force motrice », a déclaré Macky Sall. Selon lui, il n’y a point de développement sans infrastructures. Il soutient que ces routes et aux autoroutes permettront d’aller facilement d’un point du Sénégal à un autre, d’assurer la circulation des personnes et le transport des marchandises, consolider l’intégration nationale, promouvoir le développement des terroirs et faciliter l’accès des produits locaux aux marchés. «Voilà tout le sens et la pertinence de notre programme d’infrastructures.
Et nous sommes sur une bonne dynamique», a-t-il dit.
Réalisation d’infrastructures : L’apport de la France et de la Chine salué
Inauguration autoroute aibd Apport FR CHNLe partenariat entre le Sénégal et la France d’une part et entre le Sénégal et la Chine d’autre part dans la réalisation des infrastructures autoroutières a été magnifié, hier, par le président de la République. Macky Sall a tenu à remercier le gouvernement français dans la mobilisation financière pour la réalisation de l’autoroute Dakar-Diamniadio-Aibd.
« Entre la France et le Sénégal, ce sont 350 ans d’histoire. Ce n’est pas 350 jours. Je salue le pont de l’amitié franco-sino-sénégalaise. Nous sommes interdépendants et inter liés », a déclaré Macky Sall. Il soutient que l’apport de la France a été décisif dans le bouclage du financement du Train express régional Dakar-Aibd. Concernant la Chine, il a souligné que ce pays est, depuis près de trois ans, un des premiers partenaires du Sénégal dans le domaine des infrastructures. Macky Sall a magnifié aussi le soutien de ce pays dans le financement du programme de réalisation de forages multi-villages par le Programme d’urgence de développement communautaire et du pont de Foundiougne dont les travaux vont démarrer en début 2017.
Il s’est félicité aussi de la contribution d’autres partenaires comme la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque islamique de développement (Bid).
Respect des règles de sécurité
Le président de la République a appelé, une nouvelle fois, au respect des règles de sécurité et de sûreté routières. «Nos routes font trop de morts, souvent par la faute d’usagers imprudents », a regretté Macky Sall. S’il le faut, il pense que nous devons envisager la réforme de la législation pour rendre plus dissuasives les sanctions appliquées à certaines infractions routières.
Engagement et compétence
Mountaga Sy et Ibrahima Ndiaye donnés en exemple
Les directeurs généraux de l’Apix et de Ageroute ont été donnés en exemple par le président Sall. Selon lui, Mountaga Sy (Apix) et Ibrahima Ndiaye (Ageroute), sont des modèles d’engagement et de compétence dans la réalisation, dans les délais, des missions qui leur sont confiées. Il a remercié également le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne ainsi que le ministre des Infrastructures Mansour Elimane Kane. Le ministre de l’Economie a été également félicité pour son «efficacité et sa participation parfois discrète » dans la réalisation des projets du Pse.
36 Km d’autoroute en 4 ans
Inauguration autoroute aibd PanneauLe chef de l’Etat a indiqué que de l’indépendance à 2012, le réseau autoroutier du Sénégal était de 35 Km. Il s’est félicité des efforts de son gouvernement qui, en quatre ans, en a ajouté 36 Km (17 Km entre Diamniadio et Aibd et 19 Km entre Aibd-Sindia). Macky Sall annonce d’autres projets. Il s’agit du tronçon Aibd-Thiès, Ila Touba sur 113 Km (en cours de réalisation) et Thiès-Thiénaba-Tivaouane. Au total, note le président Sall, le réseau autoroutier comptera 221 Km en 2019. Il a affirmé que son ambition est de doter notre pays d’un réseau routier et autoroutier moderne, répondant aux meilleurs standard pour faciliter les liaisons entre les villes et rendre les campagnes plus accessibles, « en voyageant plus vite et dans de meilleures conditions de sécurité ». Pour cela, son objectif est de réaliser, au moins, 50 Km d’autoroute par an. Il a saisi cette occasion pour annoncer les projets d’autoroute entre Mbour-Fatick et Kaolack et la dorsale côtière qui va relier Dakar à Saint-Louis. « Sur la route du progrès, poursuit-il, nous ne devons pas restreindre nos ambitions ni dans la vision de ce que nous voulons faire, ni dans la mobilisation des moyens pour la réalisation de nos projets. »
L’engagement de Eiffage et Senac Sa magnifié
L’ouverture de l’autoroute à péage Diamniadio-Sindia a servi de cadre, au chef de l’Etat, pour se féliciter de l’engagement de Eiffage et Senac Sa. Il a salué l’engagement de Gérard Senac aux côtés du Sénégal pour un partenariat qu’il veut « stratégique, durable et mutuellement bénéfique ». Il n’a pas manqué de féliciter cette entreprise pour la qualité de l’infrastructure et la rapidité dans la livraison de l’ouvrage. Selon Macky Sall, ce sont près de 1750 emplois qui ont été créés lors de l’exécution des projets dont l’exploitation mobilisera 100 employés permanents.
Train express régional : Démarrage des travaux avant fin 2016
Les travaux de réalisation du Train express régional Dakar-Aibd (Ter) vont démarrer avant fin 2016. L’annonce a été faite, hier, par le président Macky sall. Il a souligné que la connexion avec le nouvel aéroport international Blaise Diagne sera renforcée par le Ter (…) ; dont le montage technique et financier est bouclé.
Infrastructure routière : Le Sénégal entre dans l’ère des autoroutes modernes
Inauguration autoroute moderne aibdHier, des foules immenses sont venues fêter, avec le chef de l’Etat, Macky Sall, la réception de l’autoroute à péage Diamniadio-AIBD qui ouvre une nouvelle page de la politique infrastructurelle. Le passage obligé pour l’essor socioéconomique du Sénégal.
L’effervescence règne au bord de la route à quelques jets de pierre de l’échangeur à mi-chemin entre Sébikhotane et Diamniadio. Des femmes, des jeunes filles et garçons, certains, vêtus de T-shirt, chantent et dansent. Le temps n’est pas suspendu au-dessus de l’autoroute. Un nouveau tronçon vient ouvrir une nouvelle ère : celle des autoroutes. On comprend alors l’allégresse de la foule. L’autoroute, avec ses lignes de rives, ses ornements et ses guichets de péage, véhicule les lignes d’une œuvre d’art. Malgré le chaud soleil, des Sénégalais de Rufisque, de Sébikhotane, de Diamniadio, de Sangalkam affluaient vers le site où le président de la République devait prononcer son discours. Ils avaient pris rendez-vous avec l’histoire. La mobilité entre la capitale et les autres villes comme Mbour sera améliorée. « L’autoroute nous aidera à se déplacer facilement. Chacun sait que les embouteillages nous font perdre beaucoup de temps », déclare Aby Pouye, originaire de Rufisque. Le Sénégal a amorcé un nouveau virage avec cette infrastructure sur sa route menant vers son émergence. Sur le linéaire de 16,50 km en 2 x 2 voies, on dénombre 3 diffuseurs, 3 gares de péage en système ouvert équipées de 18 voies de péage, 14 ouvrages d’arts (3 passages supérieurs, 7 passages inférieurs, 4 passerelles), 40 ouvrages hydrauliques, 17 km de fibre optique. Les pays qui veulent sortir du sous-développement doivent impérativement se mettre à la construction des routes et des autoroutes répondant aux standard internationaux. C’est le passage obligé. « J’ai subi les conséquences des embouteillages depuis 2003.
J’emprunte régulièrement cette voie. Cette route ne va pas seulement contribuer à la croissance économique, elle va participer à l’aménagement du territoire, mais aussi au développement humaine », indique, le maire de Sébikhotane, Abdoulaye Lô. Cette marche a un visage humain pour emprunter l’expression du célèbre écrivain Edgar Morain. La preuve, les déplacés ont bénéficié d’un taux d’indemnisation qui les a permis d’avoir des maisons modernes dans un environnement plus urbanisé. L’entreprise Eiffage a laissé en cours de route, les zones de maraîchage bio mises à la disposition des femmes habitant à proximité de l’autoroute à péage Diamniadio-Aibd.
La contribution des citoyens
L’entreprise a construit l’école de Yam qui avait été délocalisée. On peut aussi verser dans le compte des réalisations des ouvrages hydrauliques, la création, depuis 2009, d’un Observatoire socioéconomique et environnemental en collaboration avec de nombreuses universités du pays, des dons de médicaments pour 14 postes de santé répartis entre les collectivités locales traversées par l’autoroute à péage. L’infrastructure est une concrétisation du Plan Sénégal émergent (Pse). « C’est une grande cérémonie qui nous réunit, aujourd’hui, dans les réalisations du Pse. Un proverbe chinois dit : celui qui veut s’enrichir doit d’abord construire des routes », cite l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun.
Inauguration autoroute aibd Chine
La Chine a joué sa partition. Elle a réalisé une partie de l’autoroute inaugurée hier par le chef de l’Etat. La promesse de respecter le reste du cahier des charges a été renouvelée hier devant une foule immense pris à témoin.
« Les ingénieurs chinois sont restés attentifs durant tous les travaux. Ils ont déployé leur énergie pour construire une infrastructure qui répond aux normes de qualité. Le reste sera achevé à la fin de 2020. Cette infrastructures apportera une contribution à l’essor socioéconomique du Sénégal », a déclaré l’ambassadeur de Chine au Sénégal. Le président de la République ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Les routes de qualité seront construites à l’intérieur du pays. C’est une question d’équité, a-t-il dit. Mais c’est aussi un impératif pour fouetter les activités économiques en facilitant l’évacuation des produits agricoles. « Nous avons d’autres projets de construction de routes Sédhiou-Marsassoum, Kédougou-Salémata, Bambey-Babagarage, Dabo-Médina Yoro-Foulah », a rappelé le président de la République, Macky Sall. Ces lourds investissements en valent la chandelle. Les Sénégalais doivent être prêts à supporter les coûts des infrastructures. « Sur la route du progrès, nous ne devons jamais restreindre la mobilisation des moyens. Les Sénégalais doivent être fiers de participer au financement de ces autoroutes ainsi, nous limiterons les endettements. Soyons fiers de payer pour nous les coûts des routes », a lancé, le président Macky Sall. La construction des autoroutes va se poursuivre. Elle pourrait s’accélérer dans les mois, dans les années à venir.
Zhang Xun, Ambassadeur de Chine : « Les deux pays ont posé un nouveau jalon de coopération »
Les relations entre le Sénégal et la Chine sont entrées dans une nouvelle ère. C’est ce qui transparaît dans le discours de l’ambassadeur de Chine au Sénégal, lors de l’inauguration de l’autoroute à péage Diamniadio-Aibd. « La coopération entre le Sénégal et la Chine s’est accélérée au cours de ces dernières années. La Chine est engagée dans la construction des autoroutes, des forages multi-villages, entre autres. Nos deux chefs d’Etat ont convenu d’élever le niveau de coopération. Les deux pays ont posé un nouveau jalon de coopération », a indiqué l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun.
Christophe Bigot, Ambassadeur de France : « Plus qu’une autoroute, c’est une révolution pour l’aménagement urbain »
Inauguration autoroute aibd FranceL’inauguration de l’autoroute, hier, a été une occasion, pour l’ambassadeur de France au Sénégal, de louer des efforts de modernisation entrepris par les nouvelles autorités. Il voit, à travers cet ouvrage, une nouvelle matérialisation des projets du Plan Sénégal émergent (Pse). « Je suis fier. C’est un moment historique. Cette autoroute est un projet phare pour l’émergence du Sénégal. Elle va changer la vie des milliers de Sénégalais. Elle donne les moyens à Dakar d’être un hub régional », a affirmé l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot. Pour le diplomate, l’infrastructure va ouvrir de belles perspectives pour divers secteurs de la vie économique du Sénégal. « Plus qu’une autoroute, c’est une révolution pour l’aménagement urbain. Ce projet va provoquer des bouleversements qui seront les bienvenus. Elle va décongestionner Dakar », a soutenu le diplomate.
« C’est une infrastructure emblématique dans les relations entre nos deux pays », a-t-il ajouté. L’ambassadeur est aussi revenu sur la contribution financière de son pays pour l’amélioration du cadre de vie dans le Grand-Dakar. Pour l’autoroute, l’Aibd, le Ter, la France, à travers l’Agence française de développement, (Afd), les investissements se chiffrent à plusieurs centaines de milliards de FCfa. « Les projets français pour l’amélioration du Grand-Dakar sont aujourd’hui évalués à plus de 400 milliards de FCfa et concernent, entre autres, l’autoroute, Aibd, le Ter », a avancé l’ambassadeur qui a aussi cité la réalisation de l’Unité de production de vaccins avec l’Institut Pasteur, le centre numérique pour l’ensemble de l’Afrique avec l’entreprises Atos. La liste n’est pas exhaustive.
Aliou KANDE et Idrissa SANE (Textes),Assane SOW et la Présidence (Photos)/Lesoleil

MERCI l'UE

Sénégal-Ue : Signature de deux conventions de financement, mardi

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Le Sénégal et l’Union européenne (Ue) vont signer mardi deux conventions de financement relatives aux projets « Appui à l’Etat de droit » et « Beydaaré, appui à l’amélioration de la compétitivité des filières agricoles et de la sécurité alimentaire dans les tiers-sud du Sénégal ».
Les documents seront paraphés par Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, et Neven Mimica, membre de la Commission européenne en charge de la Coopération Internationale, indique le communiqué reçu à l’Aps.
La cérémonie de signature est prévue à 16 heures, à la salle de conférence du 6ème étage du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.
D’un montant de 10 millions d’euros, le projet « Appui à l’Etat de droit » vise à « contribuer au renforcement de la résilience des populations rurales des régions de Kolda et Tambacounda ».
Le projet « Beydaaré, appui à l’amélioration de la compétitivité des filières agricoles et de la sécurité alimentaire dans les tiers-sud du Sénégal », d’un montant de 20 millions d’euros, a pour objectif de « contribuer au renforcement de l’Etat de Droit à travers l’amélioration de l’administration de la justice, la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et le respect des droits de l’homme ».
La cérémonie sera aussi marquée par la signature de deux protocoles de partenariat relatifs à deux projets du fonds fiduciaire d’urgence, financé par l’Union européenne.
Le communiqué cite le Projet « Développer l’emploi au Sénégal : renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ » pour un montant de 40 millions d’euros.
Il y a aussi le Projet d’Appui à la réduction de la migration à travers la création d’emplois ruraux au Sénégal, par la mise en place de fermes agricoles villageoises et individuelles (fermes Natangués) dans les régions à haute potentialité migratoire pour un montant de 20 millions d’euros.
Cette cérémonie de signature permettra à l’Etat du Sénégal de bénéficier d’un appui de l’Union européenne d’un montant global de 90 millions d’euro, selon le communiqué.
APS/Lesoleil

24/10/2016

AUTOROUTE: C'EST CE LUNDI ET C'EST 1600cfa

Autoroute : un tarif de 1600 francs CFA sur le tronçon Diamniadio-AIBD

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Un tarif de 1600 francs Cfa sera appliqué sur le tronçon de l’Autoroute Diamniadio-AIBD, selon le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, estimant que ‘’ce prix est tout à fait acceptable et correspond à ce qui se fait dans d’autres pays’’.
’’Aujourd’hui, le tarif qui sera pratiqué de 1.600 FCfa entre Diamniadio et Aibd permettra d’aller jusqu’à Sindia et, plus tard, jusqu’à Mbour, sans supplément de tarif. Ce prix est tout à fait acceptable et correspond à ce qui se fait dans d’autres pays’’, a dit le ministre dans un entretien paru samedi dans le quotidien Le Soleil.
Le prolongement de l’autoroute Dakar – AIBD – Sindia sera inauguré lundi à 16h par le chef de l’Etat, annonce l’APIX dans un communiqué reçu à l’APS.
Parlant de l’exploitation Aibd-Mbour, Mansour Elimane Kane a souligné que le gouvernement ‘’a fait le choix de mettre toutes les autoroutes à péage’’, ajoutant que le produit tiré de la commercialisation de la route (péage) ‘’permettra de rembourser les prêts et couvrir tout ou partie des coûts de financement, d’exploitation et de maintenance’’.
‘’Ainsi, les financements contractés auprès d’Eximbank Chine auront tous peu d’impact sur le budget de l’Etat’’, a dit le ministre qui insisté ‘’sur l’implication forte du président de la République pour arriver à des tarifs acceptables pour les usagers, sans que cela n’affecte l’économie de l’autoroute à péage concédée à Senac Sa’’.
Selon lui, ‘’ces négociations ont été faites dans un esprit d’ouverture pour arriver à des tarifs consensuels avec la pleine coopération de la société Senac Sa’’.
’’Suivant les instructions du président de la République, nous avons pu aboutir à une diminution du prix du péage pour faire bénéficier aux usagers un bonus de 800 FCfa. En effet, le tarif normal qui devait être appliqué était de 2.400 FCfa pour un Véhicule Léger (1600+800) sur le tronçon Diamniadio-Aibd-Sindia, avant le renoncement partiel de Senac Sa’’, a-t-il souiligné.
L’Etat, a-t-il indiqué, ‘’va recourir à un partenaire stratégique pour l’exploitation des autoroutes à côté du secteur privé sénégalais’’. ‘’Ce partenaire va travailler avec les services compétents de notre administration pour assurer une valorisation du patrimoine autoroutier de l’Etat’’.
’’La Senac Sa, vu son expertise, sera un des partenaires privilégiés de l’Etat. La fonction principale de développement de futurs tronçons sous maîtrise d’ouvrage publique restera au sein du département des infrastructures’’, a dit Mansour Elimane Kane.
Au sujet du retard dans l’ouverture de l’autoroute prévue initialement le 19 août 2016, le ministre a déclaré : ‘’Malheureusement, elle n’a pas pu se faire à cette date en raison de ce que je viens d’évoquer (les discussions avec Senac Sa +NDLA)’’.
’’En effet, le président de la République, toujours soucieux du pouvoir d’achat de ses compatriotes, avait instruit mon collègue chargé des Finances et moi-même de discuter avec la société Senac Sa, sous la supervision du Premier ministre, pour arriver à des tarifs acceptables pour les usagers. A la date du 19 août, ces discussions n’étaient pas terminées, c’est ce qui justifie le report de la date d’ouverture’’, a-t-il expliqué.
Dakaractu

ELECTRIFICATION RURALE

Electrification rurale : le Sénégal vise un taux de 60% dès 2017.

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Le président de la République attache une importance capitale à l’objectif d’atteindre un taux d’électrification rurale de 60% en 2017. Macky Sall l’a redit, samedi, en marge de l’inauguration de la centrale solaire de Bokhom (département de Dagana).
“Je voudrais surtout redire ici, solennellement et avec insistance, toute l’importance que j’accorde à l’objectif d’atteindre un taux d’électrification rurale de 60% dès 2017. C’est la priorité des priorités ; parce que le développement inclusif me tient à cœur. Il me tient à cœur parce que je trouve injuste que les populations laborieuses du monde rural restent les éternelles oubliées du développement”, a déclaré Macky Sall selon qui, sur le chemin du développement, “le monde rural reste au cœur de mes préoccupations”.
En conséquence, le Chef de l’Etat invite les partenaires qui veulent “accompagner le Sénégal dans le développement des énergies alternatives : le meilleur soutien qu’on peut nous apporter dans ce domaine, c’est d’appuyer directement les projets en cours ou à venir par des subventions qui rendront compétitifs les coûts de production pour baisser à terme le prix de l’électricité vendue aux consommateurs, car c’est cela notre objectif ultime”.
Parmi ces projets, les centrales de Malicounda, de Santhiou Mékhé (29,5MW), de Mérina Dakhar (29MW), de Kahone (20MW), de Diass (15MW) ainsi que celles des Iles du Saloum à savoir Djirnda, Bassoul/Bassar, Bettenty et Dionewar/Niodior. A cela s’ajoute les centrales hybrides solaires de Kidira, Goudiry et Médina Gounass
Papa Sambou NIANG/Senego

LA DOUANE MISE SUR 1000 MILLIARDS...

La douane sénégalaise veut atteindre 1.000 milliards de recettes

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Le gouvernement de Macky Sall a fixé un nouvel objectif aux services des douanes du Sénégal. Il s’agit d’atteindre la barre des 1.000 milliards d’ici quelques années. Actuellement oscillant entre 625 et 650 milliards, les recettes douanières ne cadreraient pas avec les ambitions budgétaires du pays. Un plan a été établi pour remplir l’objectif.
Avec des recettes actuelles estimées entre 625 et 650 milliards de FCFA, le Sénégal compte atteindre 1000 milliards dans les cinq années à venir. En effet, les autorités sénégalaises dans leur quête de financement de projets vient d’assigner un nouveau défi à la douane sénégalaise. Cette dernière doit atteindre la somme de 1000 milliards de recettes. Aux grandes ambitions, les grands moyens, dit-on. Pour atteindre son cap des 1.000 milliards, le Sénégal a misé gros. «Afin d’assurer une parfaite coordination des activités des services douaniers, le gouvernement s’est pourvu du système Gaindé. Il permet une meilleure informatisation, gage d’une rentabilité maximale et d’une sécurité adéquate », a confié le ministre de l’économie du Sénégal, Amadou Ba.
A en croire le ministre de l’économie, pour ce faire le Sénégal devra prendre contrôle des services douaniers et s’assurer de leur intégrations aux plans économiques du pays.
C’est dans cette perspective que les douanes rejoignent ainsi les impôts. Un second système dénommé Orbus est aussi utilisé pour télécharger le manifeste électronique dans le réseau avant l’arrivée des navires, « ceci permet de gagner en temps et en efficacité pour assurer le plus grand nombre de services vite faits, bien faits », commente Pape Ousmane, le directeur des douanes qui explique que « les services travaillent sur un système qui permettrait d’améliorer le travail interne pour que chacun puisse payer les montants dus à la douane ».
Pour Aboubacar Diouf, un fonctionnaire des douanes à Dakar, « de 500 milliards en 2012 les recettes ont grimpé à 650 milliards. « On est d’accord qu’on ne peut pas atteindre les 1.000 milliards cette année. Nous visons 750 milliards les deux prochaines années et d’ici les cinq ans les 1.000 milliards ».
1.000 milliards, le défi d’une souveraineté budgétaire
Depuis quelques temps avec les réformes institutionnelles que le pays a connues, les services des douanes ont pu augmenter leurs recettes. A peine franchi le cap des 3.000 milliards pour sa loi des finances, le Sénégal devra faire face à un budget de 3.200 milliards pour l’année 2017. Avec sa conquête de la souveraineté budgétaire, pour reprendre les mots du premier ministre Seydou Guèye, le pays a plus que jamais besoin d’une plus grande performance de ses régies financières. « Les dépenses d’investissement sont faites à partir de ressources internes, réduisant par la même occasion la dépendance vis-à-vis de l’étranger. Inutile de préciser d’où viennent les ressources internes », a précisé M. Mangara devant les parlementaires en début d’année 2016.
Avec un budget en cours de 3.022 milliards et un taux de croissance de 6,6% pour 2016, le Sénégal est plus que jamais un pays en pleine émergence économique. Mais son salut passe aussi par sa « souveraineté budgétaire ». Les services des douanes, tout autant que les impôts, par exemple sont appelés à soutenir le plan de décollage économique.
Emmanuel Atcha/La Tribune.fr/Abdou TIMERA/Ferloo

22/10/2016

ENFIN UN PONT A FOUNDIOUGNE!

Pont de Ndakhonga-Foundiougne : Les travaux démarrent en janvier 2017

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Les travaux de construction du pont à péage de Ndakhonga-Foundiougne vont démarrer en janvier 2017. Long de 1,350 km, il va coûter 34 milliards de FCfa. Ce projet entre dans le programme zéro bac du ministère des Infrastructures.
Le chef de la division d’ouvrages d’art à l’Ageroute, Cheikh Tidiane Thiam, a indiqué que les fonds qui seront générés par ce pont serviront à son entretien pour la durabilité de l’infrastructure. Lors de la réunion du Comité régional de développement (Crd) consacrée à la préparation du démarrage des travaux hier, à Foundiougne, et présidée par le gouverneur Souleymane Ciss, M. Thiam a indiqué que ce pont sera construit sur financement d’Eximbank-Chine dans un Partenariat public-privé (Ppp) pour un coût de 34 milliards de FCfa. Selon lui, les travaux vont durer 34 mois. Mais, l’entreprise chinoise fera le maximum pour raccourcir les délais, soulignant qu’il y a des préalables notamment la libération des emprises et des sites d’installation pour l’entrepreneur. Selon M. Thiam, le pont sera long de 1,350 km et aura deux voies.
Il prendra en compte la navigabilité des bateaux. D’ailleurs, il a indiqué que l’Anam va procéder au dragage du fleuve pour renforcer les tirants d’eau qui seront de 10 m. Le projet entre dans le programme zéro bac du ministère chargé des infrastructures. Le maire de la commune de Foundiougne, Babacar Diamé, a mis l’accent sur l’importance de ce pont qui va désenclaver le département de Foundiougne et favoriser les échanges. L’édile espère que sa ville bénéficiera de mesures d’accompagnement comme la réalisation de routes à travers la commune. A noter qu'il y a eu une visite des sites devant abriter la base-vie et les installations de l'entreprise chinoise.
O. N. BA/Lesoleil

RESERVES ENORMES DE PETROLE

Les réserves du premier gisement pétrolier du Sénégal évalués à au moins 450 millions de barils

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Le premier gisement de pétrole découvert au Sénégal en 2014, dont les réserves sont estimées “à 450 millions voire 500 millions de barils“, devrait commencer à être exploité être exploité entre 2020 et 2023, a annoncé le directeur général de Petrosen, Mamadou Faye.
“Depuis 2014, nous avons eu deux découvertes” de pétrole, dont une première “significative (.) dans la partie maritime profonde. Elle a fait l’objet d’évaluation qui a commencé en 2015. Nous venons de terminer et à mi-chemin, les réserves sont estimées à 450 millions voire 500 millions“, a-t-il dit.
Il s’exprimait lors d’une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères et le corps diplomatique accrédité à Dakar, au cours de laquelle Mankeur Ndiaye a présenté le programme provisoire de la présidence sénégalaise du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, informe l’agence de presse sénégalaise.
Selon le directeur général de Petrosen, “d’autres perforations sont prévues avant la fin de l’année pour 2016 et 2017 et vont permettre de statuer définitivement sur les réserves en place et le taux de récupération attendu“.
“Nous pensons que le gisement sera économique et exploitable. Les études d’ingénierie vont suivre et seront terminées vers 2018 ou 2019 et nous pensons qu’à l’issue de ces études, nous pourront commencer l’exploitation entre 2020 et 2023“, a-t-il dit.
“La deuxième découverte, c’est du gaz au niveau de la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie. Depuis janviers 2016, a poursuivi M. Faye, nous travaillons avec l’équipe mauritanienne dans le cadre d’une exploitation commune et nous sommes à un niveau très avancé sur le plan technique“.
Il précise que Kosmos Energy, Petrosen et Timis Corporation sont les détenteurs de ce gisement découvert sur le fleuve entre les deux pays du côté du Sénégal. De l’autre côté du fleuve, Kosmos détient 90% et la société nationale mauritanienne 10%, a-t-il relevé.
“Les travaux d’exploitation commune de ces gisements sont prévus vers 2020-2021. Les investissements nécessaires pour l’exploitation de ce gaz sont estimés à 7 milliards de dollars“, a-t-il expliqué.
Le DG de Petrosen signale par ailleurs que le Sénégal et la Mauritanie continuent l’exploration de cette zone, dans l’espoir de découvrir d’autres gisements.
Couly CASSE/Senego

CENTRALE SOLAIRE A BOKHOL

Centrale solaire à Bokhol au Sénégal : une grande première en Afrique de l’ouest

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Bokhol, situé dans département de Dagana (Nord du pays) se distingue de par l’intensité de ses raillons solaires. Ce qui justifie le choix de ce village pour y implanter la première centrale solaire du Sénégal mais aussi de toute l’Afrique de l’Ouest.
Ce programme qui sera piloté par Senergy 2 est le fruit d’une collaboration entre le Société Nationale d’Electricité du Sénégal (Senelec) et GreenWish Partners, une société française de développement et d’investissement spécialisée dans les infrastructures d’énergies renouvelables.
Cette centrale d’une puissance de 20 mégawatts va fournir de l’électricité à 180.000 personnes. Par comparaison, la nouvelle centrale marocaine Noor 1, inaugurée en février par Mohamed VI, a une puissance de 160 MW.
Le projet a été lancé ce lundi 17 octobre à Bokhol pour être inauguré par le Président Macky Sall le samedi 22 octobre prochain.
A noter que la station solaire Senergy 2 devrait apporter à partir de ce mois d’octobre de l’électricité à 160 000 personnes dans le nord du pays.
Le directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, s’était félicité du projet à son lancement en déclarant qu’il créera 150 emplois directs et indirects.
A terme, expliquait-t-il, 25 emplois locaux seront créés. Cette installation, qui s’étend sur 50 hectares (ha), doit permettre également d’éviter 25 000 tonnes d’émission de CO2 chaque année. M. Cissé percevait à travers ce projet une traduction des engagements pris lors de la COP21 qui s’est tenue à Paris en décembre 2015 avec le désir d’accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique.
Fatou Sakho /Senenews

21/10/2016

ELECTRICITE MOINS CHERE...

le prix du courant pourrait baisser d’ici à 12 mois

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Les Sénégalais peuvent s’attendre à une bonne nouvelle, de la part de la Senelec, d’ici à peu de temps. D’après les prévisions, révèle Abdoulaye Dia, secrétaire général de ladite société, le prix du courant doit obligatoirement baisser d’ici à 12 mois et même et peut être même avant cette date. Selon M. Dia, l’Etat est en train de développer de grands projets pour arriver à moins de 80 heures de coupures par an. «Au grand bonheur des population sénégalaises.»
Senenews/L’Observateur

RENTREE SCOLAIRE...

Une rentrée scolaire compromise pour de nombreux établissements vétustes

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Au Sénégal, pour la rentrée des classes, les autorités ont tenté d'inciter la population à envoyer leurs enfants à l'école dès le premier jour, en offrant notamment la possibilité d'échelonner le paiement des frais de scolarité pour le collège et le lycée. Suite à la campagne « On démarre les cours le jour de la rentrée » (« Ubi Tey Jang Tey »), les retardataires ont été cette année moins nombreux, mais nombre d'élèves se sont quand même vus renvoyés chez eux en raison de l'état vétuste de certaines écoles et des inondations.
Dans la cour de l'école Thiaroye 2, des élèves armés de pelles et de brouettes s'affairent à combler une infiltration d'eau avec du sable. L'école a suivi les directives de l'Etat en ouvrant dès le premier jour des classes bien que certaines de ses salles étaient encore inondées. « Si on perd du temps pour la rentrée, ça risque d’impacter le programme. Donc c’est fondamental d’ouvrir très tôt et de commencer très tôt », explique le directeur Mr Ndiaye.
Avec ses salles inondées, l'école de Thiaroye n'a pas pu assurer la tenue des cours dès la rentrée pour l'ensemble des élèves. Certains ont été renvoyés chez eux. « Pratiquement tout était inondé, raconte Babacar Traoré de l’association des parents d'élève. Il y a quand même des classes qui ont commencé les cours le jour de la rentrée, notamment les classes d’examen. Mais beaucoup sont venus et n’ont pas eu classe. »
Chaque année au Sénégal, certains enfants et adolescents ne retournent à l'école que plusieurs jours voire plusieurs semaines après la rentrée officielle. Mais pour certaines écoles dont les locaux se sont dégradés durant l'hivernage, difficile de toute façon de respecter les directives de l'Etat.
« Vous avez vu, dans la banlieue dakaroise, beaucoup d’établissements sont inondés. A l’intérieur du pays aussi. Il va falloir reconstituer tout cela pour permettre aux enseignements et aux apprentissages de démarrer », confirme Saourou Sène, le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire.
Cette année, les parents ont été plus nombreux à envoyer leurs enfants à l'école le jour J. Reste à régler le problème des conditions d'accueil, qui a de nouveau retardé la rentrée dans certains établissements.
RFI