02/11/2016

165000 GROSSESSES NON DESIREES ET 400 DECES EVITES AU SENEGAL

RAPPORT MONDIAL SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE
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215 000 nouvelles utilisatrices de contraceptifs modernes ont été dénombrées depuis 2012 au Sénégal. Et dans la seule année de 2016, un total de 165 000 grossesses non désirés et 400 décès maternels ont été évités grâce à l’utilisation de ces produits. Mieux, le taux de prévalence contraceptive moderne pour les femmes est passé de 11,7% en 2012 à 16,7%. Ces avancées enregistrées par notre pays ont été révélées par le rapport de progrès annuel émis par le Partenariat Mondial sur la planification familiale FP2020. C’était hier, mardi 1er novembre, à la veille d’une téléconférence organisée par FP2020.
Au Sénégal, l‘utilisation de contraceptifs modernes chez les femmes est de plus en plus fréquente et la demande en matière de planification familiale est croissante. Ce constat a été mentionné dans le nouveau rapport sur la stratégie mondiale de la planification familiale FP 2020 rendu public à la veille d’une téléconférence organisée hier, par les initiateurs de cette stratégie mondiale pour la santé de femme, de l’enfant et de l’adolescent.
Les résultats du Sénégal ont totalisé depuis 2012, un rajout de 215 000 nouvelles utilisatrices de méthodes contraceptives modernes. Le rapport d’indiquer également qu’en 2016, 165 000 grossesses non désirées et 400 morts en maternité ont été évités grâce à l’utilisation des méthodes modernes de contraception au cours de l’année passée. Le taux de prévalence des contraceptifs modernes pour les femmes est passé de 11,7% en 2012 à 16,1% actuellement.
Les mêmes progrès ont également été enregistrés sur l’augmentation de l’utilisation des méthodes de longue durée d’action (Mda). Sur cette question, la prévalence des contraceptifs réversibles à action prolongée (LARC), y compris les DIU et les implants, chez les femmes célibataires sexuellement actives a augmenté de 11 points en pourcentage entre 2012 et 2014. «C’est la plus forte croissance de la prévalence des méthodes LARC parmi 33 pays détenant des données récentes sur les tendances», a noté le rapport.
Ces performances enregistrées montrent que le Sénégal en leadership sous régional est en train d’atteindre les engagements pris lors du Sommet de Londres en 2012. Un Sommet où les dirigeants du monde entier se sont fixés un objectif ambitieux pour que d’ici 2020, 120 millions de nouvelles femmes et filles aient accès à des moyens de contraception et à des informations pertinentes concernant l’utilisation de la planification familiale. Le rapport de rappeler ensuite que le Sénégal s’était engagé à atteindre le taux de 27 % dans l’utilisation des moyens contraceptifs modernes et la réduction à 50 % des besoins non satisfaits d’ici 2015. Le pays s’était aussi engagé à augmenter de 200 % le budget alloué au programme de planning familial. Mieux, les dirigeants Sénégalais s’étaient lancés dans la garantie d‘égalité d’accès aux services de maternité et de santé des nouveau-nés et des enfants. Ces services devant être de bonne qualité et à un prix abordable, y compris les centres de planning familial.
Les progrès à l’échelle régionale
Le rapport a également constaté des progrès dans l’accès à la planification familiale dans la région africaine tout en révélant que l’Afrique australe et orientale ont connu la croissance la plus rapide dans l’utilisation des méthodes modernes et la plus forte baisse des besoins non satisfaits. Pour la première fois, plus de 30 % des femmes y utilisent une méthode moderne de contraception.
En Afrique de l’Ouest, où l’utilisation de contraceptifs a été toujours faible, plusieurs pays ont renforcé leurs programmes de planification familiale et commencent à voir le taux de prévalence contraceptive augmenter. Les neuf pays du Partenariat Ouagadougou ont atteint un premier palier collectif avec 1,2 million d’utilisatrices supplémentaires entre 2011 et 2015, et visent maintenant l’objectif plus ambitieux de 2,2 millions de nouvelles utilisatrices à l’horizon 2020.
Cheikh Tidiane MBENGUE/Sudonline

Commentaires

Enfin une bonne publicité visuelle. Mais la bonne action serait que les préservatifs soient gratuits pour protéger les jeunes et que la pilule soit gratuite pour que les femmes sénégalaises puissent être maîtres de leurs corps et des naissances voulues. C'est çà la bonne politique de planification familiale, supérieure à la publicité. Un geste de gratuité efficace pour contrer les mâles queutards rétrogrades et l'obscurantisme religieux qui rabaissent les femmes qu'à des ventres soumis et qui ne protègent pas ses enfants et la jeunesse en général. Nous sommes au XXIème siècle !

Écrit par : issa gibb | 07/11/2016

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Meme gratuite la majorité des femmes ne prendront pas la pilule!!!!les hommes ne veulent pas, les enfants sont leur assurance vieillesse,enfin l'étaient jusqu'a aujourd'hui...A ce niveau malgrès tout ,cela change heureusement,et bien des jeunes filles font ce qu'elles veulent et c'est tant mieux

Écrit par : eddy | 11/11/2016

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