08/11/2016

MOHAMMED VI BIENFAITEUR DE SENEGAL

Visite de Mohammed VI à Dakar

e20101d24bea82a718105b0b66cd5940_L.jpg

Une convention de partenariat pour la mise en place d’un dispositif de financement de la petite agriculture en milieu rural et un mémorandum d’entente pour la mise en œuvre d’un plan d’aménagement de la pêche au poulpe ont été signés, hier, entre le gouvernement du Sénégal et celui du Royaume du Maroc.
C’était lors d’une cérémonie qui a eu lieu au Palais de la République en présence du chef de l’Etat, Macky Sall et de son hôte, Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc. Ainsi, plus de 2,6 milliards de FCfa seront mobilisés pour financer 7.000 petits agriculteurs à travers cette entente qui regroupe l’Etat du Sénégal, le ministère marocain de l’Agriculture et du Tourisme, le Crédit agricole marocain, le groupe de la Banque populaire et la Fondation Mohammed VI pour le développement durable.
Le gouvernement de la République du Sénégal et celui du Royaume du Maroc ont signé, hier, une convention de partenariat pour la mise en œuvre d’un dispositif de financement de la petite agriculture en milieu rural. 4 millions d’euros seront mobilisés grâce au partenariat qui regroupera le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, le Crédit agricole marocain, la Banque centrale populaire marocaine et la Fondation Mohammed VI pour le développement durable.
La signature a eu lieu en présence du président de la République, Macky Sall et de sa Majesté Mohammed VI. Elle a été précédée par un tête-à-tête d’une quarantaine de minutes entre le chef de l’Etat et son hôte.
Selon le ministre marocain de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, ce dispositif permettra de toucher près de 7.000 agriculteurs. D’ici à 5 ans, plus de 70.000 agriculteurs cumulés seront concernés. « Ce partenariat s’inscrit dans une coopération agricole déjà très active entre le Maroc et le Sénégal, l’expérience déjà acquise et les nombreux échanges existants », a souligné le ministre marocain.
Selon le ministre marocain, la Fondation Mohammed VI pour le développement durable apportera son expertise en développement social solidaire ainsi qu’un apport financier de plus d’un million d’euros sous forme de don pour la création d’un fonds de garantie avec le soutien du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal. Ce fonds de garantie est dédié aux prêts qui seront accordés aux petits exploitants agricoles. Le Crédit agricole apportera son expertise en ingénierie financière tout en ayant une contribution financière directe à hauteur de 1,5 million d’euros.Le groupe Banque centrale populaire, via l’Amifa, déjà implantée au Sénégal, apportera une contribution financière additionnelle de 1,5 million d’euros, en plus de l’accès à ses réseaux et l’utilisation de son back office.
Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime apportera aussi son expérience issue du projet Maroc Vert, selon le ministre marocain. Les 4 millions d’euros adossés au dispositif financé par la Fondation Mohammed VI pour le développement durable aura un effet de levier pour une disponibilité de 10 millions d’euros de crédit à distribuer, selon le ministre. « Avec les 4 millions d’apport initial, ce dispositif va faciliter l’accès au crédit aux petits agriculteurs pour leur permettre de développer leurs activités. Il constitue une ambition forte vers un développement agricole durable qui bénéficiera aux communautés rurales au de-là même des clients directs », a déclaré le ministre.
Pape Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture : « Un instrument majeur de lutte contre la pauvreté en milieu rural »
« Cet accord est extrêmement important. Il s’adresse à des exploitations familiales. Nous espérons qu’avec ce crédit, les populations vont améliorer les conditions de leurs exploitations agricoles, mais aussi leurs conditions de vie et d’existence », a déclaré Pape Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, après la signature de l’accord de partenariat entre le Sénégal et le Maroc pour le financement des petits agriculteurs.
« C’est un instrument majeur de lutte contre la pauvreté surtout en milieu rural et de dopage de la production grâce à la contribution venant des exploitations familiales », a ajouté le ministre. Selon Dr Pape Abdoulaye Seck, « le gouvernement du Sénégal pense qu’il faut tenir compte des différents types d’exploitations agricoles si le pays veut construire une agriculture forte ». « Nous avons beaucoup d’exploitations familiales. Nous avons aussi l’agro business, mais cet accord va s’adresser aux exploitations familiales. Celles-ci ont besoin de se moderniser. Se moderniser, c’est s’approprier les innovations », a souligné le ministre. « C’est grâce au crédit que les exploitations vont suivre les recommandations de la recherche, disposer des semences de qualité, d’engrais pour augmenter la productivité, améliorer la qualité, mais aussi pour étaler la production dans le temps et dans l’espace », a ajouté le ministre.
Un accord pour la construction d’un plan d’aménagement de pêche du poulpe signé
L’Etat du Sénégal et le Royaume du Maroc ont signé, hier, un mémorandum pour la construction d’un plan d’aménagement de la pêche du poulpe. Selon le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime du Maroc, les équipes des deux pays vont travailler pour mieux connaître le milieu marin afin de dégager des cartes et des observations pour réglementer la pêche. Selon le ministre, les textes doivent aussi être actualisés.
Le ministre a souligné que le Royaume du Maroc a mis en place une stratégie, il y a une dizaine d’années de cela, qui a permis de mieux sauvegarder la ressource. « Grâce au plan d’aménagement que nous avons mis en œuvre, nous avons pu reconstruire la ressource. La pêche du poulpe est très rentable. Elle peut amener des ressources pour les petits pêcheurs », a dit le ministre.
Coopération maritime : Le Maroc offre 12 zodiacs de surveillance…
Le quai de la Base navale « Amiral Faye Gassama » a servi de cadre, hier, à la cérémonie de réception solennelle des douze embarcations pneumatiques ou zodiacs offertes par le Royaume du Maroc au Sénégal. La cérémonie a été rehaussée par la présence de Sa Majesté, le Roi Mohammed VI et du président Macky Sall.
PR et MVI ZodiacssSelon le capitaine de Vaisseau Mamadou Ndiaye, Directeur de la protection et de la surveillance de la pêche (Dpsp), ces embarcations vont aider à renforcer les stations côtières de la Dpsp, à lutter contre la pêche illicite dans la zone côtière et à renforcer la sécurité des pêcheurs artisanaux. Equipées de gilets de sauvetage, de bottes, de moteurs hors-bords et de pagaies, elles viennent ainsi renforcer, de manière très forte, la flottille de la Dpsp. « On avait deux embarcations avec des coques rigides, c’est-à-dire en bois ou en fer. Les embarcations qu’on nous a offertes sont pratiquement de la même capacité mais elles peuvent être utilisées d’une autre façon. C’est des embarcations qui sont gonflées et qui peuvent se percer, donc il faut être prudent dans leur utilisation », a-t-il ajouté. Pour le Secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, Tické Ndiaye Diop, « ces zodiacs sont venus au moment opportun », dans un contexte où la question de la pêche illicite et des mesures de sauvegarde des côtes constitue une préoccupation majeure des gouvernants. Elle est d’avis que ces embarcations motorisées et très rapides vont permettre des surveillances plus efficaces.
…Et appuie un projet de gestion de la pêcherie poulpière
Après la réception des zodiacs, les deux chefs d’Etat ont eu droit à une séance d’explication du projet d’évaluation scientifique pour la mise en place d’un plan d’aménagement du poulpe au profit du Sénégal. Celui-ci va bénéficier de l’appui du Maroc, qui a déjà une grande expérience dans ce type d’aménagement, à travers l’Institut national de recherche halieutique (Inrh) dirigé par le Dr Abdelmalek Faraj. « Nous allons faire des réunions de travail pour préparer le protocole d’échantillonnage puis effectuer des missions en mer avec deux navires de nos deux pays. Il est prévu de faire deux sorties par an : une en été, une en hiver. Cela va nous permettre d’avoir toutes les données biologiques du poulpe, ensuite nous allons procéder à des travaux de statistiques et de géostatistiques afin d’identifier les zones de concentration et surtout pour évaluer les biomasses. Et si nous avons toutes ces informations, nous allons évaluer le potentiel exploitable sachant qu’il y a une forte variabilité, le poulpe subit énormément les conditions environnementales », a-t-il expliqué au président Macky Sall et son hôte, Sa Majesté Mohammed VI.
M. Faraj de rappeler que son pays, en 2003, a vu s’effondrer son stock de poulpe et qu’il a fallu beaucoup investir dans la recherche afin de développer les plans d’aménagement pour booster, à nouveau, la filière du poulpe dont le kilo peut atteindre dix dollars à l’export. « Nous avons pu redresser le stock et grâce au suivi scientifique étroit, nous arrivons à stabiliser la production et surtout à maximiser les rendements. Le plus important, au final, c’est de définir les bonnes saisons de pêche et d’avoir des productions suffisantes pour accéder aux marchés au meilleur prix. L’objectif n’est donc pas seulement de produire beaucoup mais de vendre le plus cher à l’export et pour cela, il faut avoir une bonne stratégie d’exploitation et d’aménagement », a-t-il ajouté.
Le Sénégal a déjà élaboré son plan d’aménagement du poulpe, a fait savoir Tické Ndiaye Diop. Mais, pour sa mise en œuvre, il a besoin d’un accompagnement par la recherche scientifique. D’où la pertinence de l’appui du Maroc. « Il est heureux que le Maroc ait décidé d’accompagner le Sénégal pour mettre en œuvre ce volet qui est très important car tout le monde connaît la valeur marchande du poulpe. Mais il faut conserver le poulpe pour en faire une exploitation durable. L’option, aujourd’hui, c’est de pêcher moins et de gagner plus, mais dans la durabilité », a déclaré la Secrétaire générale du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.
Partenariat Ram-Air Sénégal S.A : Dakar et Rabat veulent accélérer les discussions
PR MVI DiscuteLe Sénégal et le Maroc vont accélérer les discussions pour sceller un partenariat entre la Royal Air Maroc et la compagnie Air Sénégal Sa. « Conformément aux hautes orientations de sa Majesté le Roi Mohammed VI et du président Macky Sall, pour favoriser des partenariats stratégiques sectorielles entre opérateurs marocains et sénégalais, il a été convenu de poursuivre et d’accélérer les discussions en vue d’un partenariat entre la Royal Air Maroc et Air Sénégal S.A au bénéfice des deux compagnies », a déclaré Maïmouna Ndoye Seck, ministre du Tourisme et des Transports aériens qui a lu la déclaration impliquant les deux délégations, en marge de la cérémonie de signature d’accords économiques. La collaboration entre les deux compagnies devrait être « une nouvelle manifestation du modèle pionnier de coopération sud-sud entre le Maroc et le Sénégal ». « Elle devrait tenir compte des intérêts réciproques, en capitalisant les expériences antérieures et en en tirant les enseignements », ont dit les deux délégations.
Dans ce cadre, a poursuivi Maïmouna Ndoye Seck, « il a été convenu de mobiliser les deux compagnies pour coopérer afin de mettre en place un partenariat mutuellement bénéfique dans divers domaines opérationnels et techniques, notamment à travers la mise en place d’accords commerciaux ». « Cette nouvelle collaboration permettrait, à terme, d’accompagner le lancement effectif d’Air Sénégal S.a, un des piliers du projet phare du Plan Sénégal émergent « Hub aérien sous régional » qui a pour ambition de faire du Sénégal un hub aérien et de services de la sous-région », a indiqué le ministre.
Babacar DIONE/Elhadji/Ibrahima THIAM/B. DIONE et Elh. I. THIAM/Lesoleil

Commentaires

J'espère que durant ces différents entretiens, il a été abordé la situation déplorable des Sénégalais au Maroc et des différentes maltraitances verbales et physiques que subissent nos "frères et soeurs" au Maroc.

Écrit par : ADAMA | 08/11/2016

Répondre à ce commentaire

Et que sa Majesté M6 du Maroc, Commandeur des Croyants s'émeuve et dénonce la situation inhumaine et intolérable des enfants talibés au Sénégal !

Écrit par : issa gibb | 08/11/2016

Répondre à ce commentaire

Euh ! En fait, on parle "business", gros sous, tout ça, voyez ?
Imaginez-vous des gens qui voyagent en business class, déja, la piétaille en classe éco, on cotoie pas.
Alors, des dirigeants de pays, dont un roitelet, qui voyagent en avion privé, qui n'ont aucune idée des conditions des uns et des autres qui constituent le peuple...

Écrit par : rico | 08/11/2016

Répondre à ce commentaire

Le "roitelet" pour reprendre votre expression ...tient bien ses gens ,et, par ce fait gage de stabilité économique pour ce pays .
Maintenant tout est possible ,et rien n''est parfait bien sur !...

Écrit par : oyster | 09/11/2016

Répondre à ce commentaire

Avec un peu de chance le Sénégal va prendre les conseils du Maroc vis a vis du tourisme,et surtout les appliquer car au Maroc nous sommes bien accueillis,et l'on peut s'adresser a la police en cas de problèmes pas comme au Sénégal,ou ils nous traitent comme des chiens!!!!!

Écrit par : eddy | 10/11/2016

Répondre à ce commentaire

comme je suis d'accord avec vous !!!!!

Écrit par : flopaty | 11/11/2016

C'est vrai police touristique efficace au Maroc, et ce, depuis au moins 30 ans !!! Parce qu'ils ont réfléchi quand il y a eu des pb et des plaintes. Ici...comme disent les gens nés ici, I.C.I., 3 lettres mais quel contenu !!!

Écrit par : rico | 10/11/2016

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.