11/11/2016

A FOND LE SOLAIRE!

le solaire se lève

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Le pays veut lancer pas moins de 17 centrales solaires de taille industrielle pour atteindre 20 % d'énergie renouvelable d'ici 2020.
Publié le 10/11/2016 à 17:20 - Modifié le 10/11/2016 à 19:03 | Le Point Afrique
La centrale Senergy 2, située à Bokhol, dans le nord du pays, près de la frontière mauritanienne, d'un coût de 25 millions d'euros, doit fournir de l'électricité à 160 000 personnes. © http://senegal7.com/les-images-de-la-centrale-solaire-de-20-megawatts-construite-a-bokhol-dagana/
Bokhol, bourgade du nord du Sénégal située à plus d'une centaine de kilomètres de la célèbre ville de Saint-Louis, et à 5 km de la frontière mauritanienne, une zone qui affiche le plus haut taux d'ensoleillement de la région, s'est fait une place, le 22 octobre dernier, sur la carte des pays producteurs de solaire avec l'inauguration en grande pompe de la station Senergy. La première centrale sénégalaise, implantée sur un site de 50 hectares avec une capacité de 20 MW, doit alimenter le nord du pays, soit 180 000 personnes... avant de produire pour toute la sous-région. C'est le dessein affiché par le chef de l'État, Macky Sall.
La plus grande centrale solaire d'Afrique de l'Ouest
Même si l'urgence, elle, concerne l'approvisionnement du pays alors que près de 50 % de la population n'a pas encore accès à l'électricité. Avec ce projet entre autres, initié en 2012 mais lancé en mars dernier, qui a nécessité un investissement de 25 milliards d'euros, porté par des financements locaux et étrangers, selon un montage assuré par la Banque africaine de développement (BAD), fruit d'un partenariat entre GreenWish Partners, une société française qui monte des projets dans les ENR et la Société nationale d'électricité du Sénégal (Senelec). La construction et la gestion, elles, ont été confiées à Vinci Energies. Raccordé au réseau de la Senelec, Senergy 2 participe à la fois à la baisse du prix de l'électricité de même que des émissions de CO2 ainsi que l'expliquait son directeur général, Mamadou Saliou Sow, lors de l'inauguration. « Le kilowattheure sera vendu à 40 % du prix moyen du mix énergétique sénégalais. Un prix qui devrait rester fixe pour la durée de vie de cette centrale qui est d'au moins 25 ans. » Soit une économie de 3 milliards de francs CFA par an (4,5 millions d'euros), et 58 milliards (88 millions d'euros) sur vingt ans, la durée du contrat d'achat d'électricité établi avec la Senelec. Au passage, une réduction d'émission de 23 000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère. « C'est dire si le Sénégal entre de plain-pied dans l'heure des énergies propres, s'est réjouit Macky Sall lors de son discours d'inauguration. Bokhol doit être fière de nous avoir mis dans le bon sens de l'histoire et de l'actualité à quelques semaines de la COP22 à Marrakech ».
La centrale de Bokhol est constituée de 77.000 panneaux solaires et les tables de panneaux représentent une longueur cumulée de 20 km. © DR
Une locomotive énergétique verte régionale
Alors qu'il inaugurait, le 3 novembre dernier, une nouvelle centrale de 20 Mw à Malicounda dans le département de Mbour, le président sénégalais marque ainsi l'entrée du pays « parmi les nations leaders en Afrique en matière d'énergie propre ». Sachant que le Sénégal s'est engagé à 20 % d'énergie renouvelable d'ici 2017 dans le cadre du plan Sénégal émergent (PSE). « De 573 mw en 2011-2012, la puissance totale de notre parc énergétique a aujourd'hui atteint une puissance de 821 mw. Notre objectif est d'atteindre 1264 MW en 2019 , indique le chef de l'État. Les découvertes de pétrole et de gaz vont apporter une dimension nouvelle dans le mix énergétique en plus de l'énergie renouvelable de notre parc de production. Nous allons donc atteindre l'objectif de diversification des sources de production d'électricité. Ce mix énergétique garantira au Sénégal une sécurité et une meilleure disponibilité dans l'approvisionnement en énergie.» Avec le pari de se positionner comme la locomotive énergétique verte de la sous-région. À travers un mix énergétique, solaire, plus éolien. Le pays, qui a actuellement une capacité électrique installée d'environ 900 MW, s'est, en effet, engagé avec le groupe de la Banque mondiale dans le lancement d'un appel d'offres relatif à la construction de centrales solaires d'une capacité globale de 350 MW. Dans la feuille de route sénégalaise, deux autres centrales solaires de 29 mw chacune, d'ici début 2017, ainsi qu'un parc éolien à Taïba Ndiaye de 150 mw. Le défi, renforcer la couverture électrique du pays, réduire à court terme la facture d'électricité, et produire pour la sous-région.
En attendant, Senergy 2, c'est également 150 emplois directs et indirects.
Dounia Ben Mohamed (avec ANA)/Lepoint

Commentaires

Il faut profiter vite de cette énergie... Le soleil est censé mourir dans... 5 milliards d'années...

Écrit par : Xx | 11/11/2016

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17 centrales solaires et avec quel argent????? et avant de faire de l'electricite il faudrait peut etre remettre le reseau en etat

Écrit par : flopaty | 11/11/2016

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