12/11/2016

LE POISSON SE FAIT TROP RARE

L’inquiétude des pêcheurs de Soumbédioune à cause de la rareté du poisson

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La pénurie de poisson est la conversation des femmes qui fréquentent le marché. Certaines rencontrent des problèmes dans leur foyer à cause de la dépense quotidienne.D’autres même avec les moyens reviennent avec un plat du jour différent de celui qui a été prévus.
Nous sommes à Soumbédioune, village traditionnelle de Pêche dans le département de Dakar, pour rencontrer les personnes qui se lancent dans cette activité. Puis dans un marché de la place appelé Gueule Tapée pour avoir l’avis des clientes et commerçantes par rapport à cette situation qui perdure. Il est 10 H à Soumbédioune, des pécheurs étaient sur le point de débarquer les caisses de poissons. Dautres sur le quai préparent le matériel de bord pour une nouvelle aventure. Ils s’embarquent dans une pirogue traditionnelle espérant que la pêche sera bonne aujourd’hui.
« La rareté des poissons dépend des périodes. Je reviens de la pêche en haute mer, par exemple dans ma cargaison j’ai pris des poissons qui étaient rare dans la zone. En parlant de rareté les gens cibles une espèce de poissons. On ne peut pas sentir la rareté des poissons partout au Sénégal. Une espèce rare à Dakar peut se retrouver à Mbour où sur une partie du Sénégal. Je tiens à insister sur ce cas car hier j’étais à Mbour et j’ai découvert pas mal de poissons qui ont fui nos côtes. Nous avons beaucoup de variété de poisson à Soumbédioune, contrairement à Yarakh et Rufisque. Hier j’ai pris des poissons qu’on appelle « youss » et pourtant beaucoup de mes camarades le déclare comme espèce rare. En pleine mer j’ai eu la visite des controleurs maritimes. Ces derniers m’ont fait savoir que le filet de cette espèce est interdit. » S’est exprimé Babacar Niang
« Je suis natif de Soumbédioune je connais très bien ce secteur, car j’ai grandi ici dans le métier de mes ancêtres. Je déplore d’abord l’arrivée des bateaux de pêche et plongeurs. Ils nous trouvent jusqu’à nos positions à 4O Km ou 50km. Ils nous rendent la vie difficile. Alors, nous réclamons justice. Je peux dire que ces bateaux-là sont à l’origine de la situation désastreuse dans laquelle les pêcheurs se trouvent aujourd’hui», A prononcé Amadou Seck.
« Nous n’avons que cette activité pour nourrir nos familles. Il est inconcevable de laisser les bateaux de pêche nous prendre toutes nos ressources. Je demande au président de nous venir en aide. » A déclaré Baye Fall
« Il n’y a pas de poisson dans le marché, nous sommes dans une période de pénurie. Je crois que, c’est à cause des bateaux de pêche, le poisson devient de plus en plus rare. Je demande au gouvernement de mettre fin à cette pratique frauduleuse de la part des bateaux», a dénoncé Fatou Faye
« La pénurie de poisson s’est fait sentir pratiquement dans tous les marchés des régions. La période de chaleur est le moment où on constate l’abondance des poissons, mais c’est tout fait le contraire. on ne comprend pas trop,» confie Ngoné Fall
Malang Toure/Senenews

Commentaires

"Le poisson se fait rare", "Il n'y a plus de poissons sur les marchés", " Pénurie de poissons", " La période de chaleur est le moment de l'abondance des poissons, mais c'est tout à fait le contraire, on ne comprend pas trop", etc.... Vous ne comprenez pas ? ? ?
Pourtant Aly Haïdar, ex- ministre de l'écologie limogé, dénonce depuis des années, le pillage des ressources halieutiques des eaux territoriales sénégalaises par les tankers russes, puis les tankers chinois à double fonds pour ne déclarer et payer que la moitié de leurs prises à 15 €uros la tonne de poissons. Aly Haïdar a averti aussi qu'une vingtaine d'espèces de poissons avaient déjà totalement disparus au Sénégal et que la surpêche empêche les reproductions naturelles des poissons entrainant à court terme la disparition des réserves de poissons et donc la première ressource alimentaire du peuple sénégalais, ainsi que la chute de sa première activité économique.
Les appels aux contrôles de la surpêche non-écoutés, le respect des périodes de reproduction des poissons non respectées. Les pillages des tankers étrangers. Tout cela a été dénoncé depuis des années....Et la seule réponse est : "on ne comprend pas trop". C'est triste et affligeant à la fois !
Triste, car il s'agit d'un nouveau péril pour la survie alimentaire du peuple sénégalais qui est le premier à en souffrir. La raréfaction du poisson va entrainer l'augmentation des prix du poisson et débouchera sur une crise alimentaire pour le peuple déjà bien tenu dans les soucis de la misère...
Affligeant, car ce péril ne pouvait pas être méconnu des élites dirigeantes, mais le laxisme, l'hypocrisie et la corruption a fait le reste ! Merci qui !

Écrit par : issa gibb | 12/11/2016

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Les grand bateau pillage les mers d'Afrique, c'est une honte

Écrit par : gian | 12/11/2016

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Les grand bateau pillage les mers d'Afrique, c'est une honte

Écrit par : gian | 12/11/2016

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oui et les pirogues aussi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! et les dynamiteurs aussi !!!!! et les pollueurs terminent le travail !

Écrit par : olivier | 13/11/2016

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Je suis à Saly pour mes 15 jours annuels, il y a 2 jours je pêchais avec l'ami toubab à environ 40km au large, nous avons vu arriver une pirogue "anonyme", à bord 4 gaillards dont 2 en combinaison de plongée, armés de leur fusil, ils ont plongé quasiment dans nos palangrottes, plusieurs fois en remontant discrètement leurs prises. Ils vont là ou ils voient des pêcheurs, sachant qu'ils ne sont par là par hasard. C'est facile et cela doit rapporter gros, mais quand "on mange son capital" cela n'a qu"un temps. Peut-être que les hautes autorités devraient prendre ce problème au sérieux pour mettre fin à ce braconnage, pourtant connu de tous. On peut toujours l'espérer

Écrit par : ALMAX | 13/11/2016

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je pense que le problème est double sinon triple : d'abord il y ba effectivement les accords signés avec des pays prédaterus par les gouvernements . Ces pays utilisent des techniques de pêche et des bateaux très performants qui peuvent rapidement appauvrir le stock. Il y a aussi un problème avec les grandes pirogues Sénégalaises qui malheureusement depuis des années pêchent sans se soucier de la taille des poissons, combien de fois j'ai vu pris dans les filets des prises de petites tailles sinon très petites qui ne seront jamais le poisson consommable de demain ..... Enfin le Sénégal, le Mali , le Niger qui sont les clients des pêcheurs sont dans une démographie galopante et donc la demande est de plus en plus forte . La population de ces pays va encore surement doubler dans les vingt prochaines années ce qui posera un problème insoluble .....
La solution ? Surement de créer des élevages de poisson autant d'eau douce qu'en eau de mer dans les deltas . Cela évitera d'avoir un prélèvement trop important du stock au large et en plus lissera la capacité de production sur l'année

Écrit par : jean-marie dupart | 14/11/2016

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