27/11/2016

L'ECOLE CONTRE LA VIOLENCE

Face à la montée de la violence au Sénégal, l’école montre les pistes de solutions

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Quelle réponse de l’école sénégalaise face à la recrudescence des violences physiques marquée par une série de meurtres ? Les syndicats d’enseignants s’indignent et formulent quelques recommandations pour venir à bout de ce phénomène de société.
Mamadou Dianté et ses camarades veulent plus de considérations à la fonction de l’éducation de l’école, tout en signalant que les cours d’éducation civique et de morale qui, jadis constituaient la première activité du maitre en classe, n’existent pratiquement plus dans nos programmes d’enseignement. Pour Abdou Faty, l’école doit jouer un rôle essentiel sur les séries de meurtres.
Pour ces acteurs de l’éducation, premiers acteurs de la formation de la basse couche de la société, cette recrudescence de la violence ces derniers jours relance le rôle de l’enseignant.
» Cela relance la question de la fonction éducation de l’école. Il y a 7 grandes fonctions de l’école parmi lesquelles l’éducation. Elle est laissée en rade et semble reléguée au second plan au détriment de la fonction d’enseignement « , martèle M. Dianté dans les colonnes de Sud Quotidien.
» L’école doit être le lieu de transmission des valeurs. Cette fonction n’est plus assurée par l’école », fait-il savoir d’abord avant de renchérir que » ce sont simplement des déclarations d’intention. Dans la loi d’orientation 91 22, il est déclaré en son article 6, l’éducation nationale reflète également l’appartenance du Sénégal à la communauté de culture des pays francophones… » , mais pour lui mal gré les bonnes intentions de l’Etat de vouloir faire de l’école un centre de formation citoyenne depuis le bas age ne le réussit pas.
» Il va falloir repositionner la fonction d’éducation de l’école pour apporter un remède à cette situation. Quand l’institution scolaire faillit à sa mission, il y a des répercutions, notamment des séries de meurtres « , rappellent–ils avant de conclure, devant les difficultés pour les acteurs de l’éducation de bien faire leur devoir d’éducation, » Il faudrait que les parents puissent faire des efforts, à leur tour, pour un embryonnaire d’éducation à leurs enfants. L’école complète et accompagne les parents. «
Cheikh Kandé/Senego

Commentaires

Voici ce que j'écrivais hier sur cette violence au Sénégal. Les choses pourraient changer par l'éducation, et les médias aussi pourraient s'y atteler, ce serait une opération de salut public :

La criminalité ne touche pas uniquement les "toubabs". On s'étripe volontiers également entre Sénégalais...
Il est impératif de donner des cours d'instruction civique et morale dès l'école primaire. Bien que musulman à 90 ou 95%, il est très étonnant de constater que ce pays ne semble pas vraiment respecter "la vie" (accidents de la route, agressions, vols, viols, maltraitance des femmes, des enfants, etc.), comme si la vie d'un être humain n'avait aucune valeur. Quant aux personnes qui détiennent une part d'autorité, aussi infime soit-elle, elles se doivent de montrer l'exemple par un comportement irréprochable, au lieu d'abuser... abusivement... de "leur pouvoir", comme c'est assez généralement le cas, hélas !
Citations... :
1. "Si vous voulez chasser des esprits les utopies, si vous voulez émonder les idées fausses, il faut que vous fassiez entrer dans l’esprit et dans le cœur de l’enfant des idées vraies sur la société où il doit vivre, sur les droits qu’il doit exercer, sur ses devoirs de futur citoyen. Dans quelques années, il sortira de l’école primaire -et pour un grand nombre de ces jeunes gens, c’est à l’école primaire que s’arrêtent malheureusement et se limitent tout le bagage et toutes les connaissances scientifiques."
2. "Bien compris, l’enseignement civique a un double but : l’instruction et l’éducation ; faire connaître le pays, et faire aimer la patrie."

Écrit par : Xx | 26/11/2016

Écrit par : Xx | 27/11/2016

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Je lis dans l'article :
"Face à la montée de la violence et la série de meurtres au Sénégal...les syndicats d'enseignants de l'école sénégalaise, s'indignent...en signalant que les cours d'éducation civique et de morale...n'existent pratiquement plus dans les programmes d'enseignement...".
Entre l'abandon de l'éducation des enfants par les parents, les valeurs civiques et morales qui ne sont plus enseigner à l'école sénégalaise, la volonté affichée des élites politiques et religieuses de tenir la population dans la misère et l'ignorance, des générations sacrifiés au non-accès au savoir universel, l'hypocrite apprentissage du Coran comme seule éducation, de la mendicité forcée des talibés aux vols avec violence ou avec assassinats et les autres meurtres, il n'y a qu'un pas. L'émergence en prend encore un sacré coup ! Avec un Zéro pointé, tout d'abord pour l'Education Nationale Sénégalaise et les gouvernements successifs, responsables de nous avoir mené à ces situations sociétales meurtrières par leurs laxismes et leurs incompétences.
Il est aussi très curieux qu'un peuple de 95% de musulmans ne respectent pas les valeurs de la religion musulmane, les préceptes de l'Islam, les enseignements du Coran et les recommandations du Prophète Mahomet sur le respect de la vie humaine et les règles de l'humanité. Donc, en second, les religieux trop occupés à faire du fric, même sur le dos de pauvres gosses talibés, ont failli à leurs rôles et leurs devoirs de guides religieux.
Enfin, en troisième, les parents, même s'ils se sentent miséreux, en survie, sans espoir. Ce n'est pas une excuse pour abandonner l'éducation des enfants, de ne pas leur apprendre les règles simples du vivre ensemble, de respecter l'autre et l'étranger, les lois de la république et les interdits de la vie et de la religion comme : "Tu ne voleras, tu ne convoiteras pas le bien de ton voisin, tu ne porteras pas de fausses accusations contre ton prochain et tu ne tueras pas". Même si ils sont musulmans !
La dignité humaine de faire des enfants, les nourrir et les éduquer pour en faire des hommes et des femmes honnêtes et droits, n'a pas de religion. A force d'abandon, de laxisme, d'exploitation, d'ignorance, de soumission et de misère, le peuple sénégalais glisse dans la "démergence", en plus d'une radicalisation rigoriste galopante et inquiétante pour l'avenir du pays ! Un pays anarchique de non-droits, coincé entre la corruption, l'opium religieux et la délinquance pour le bas peuple comme moyen de survie.

Écrit par : issa gibb | 27/11/2016

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Education civique a l'école c'est une très bonne initiative,mais je pense qu'il faudrait commencer par donner des cours aux personnel de l'éducation national ,car la morale vis a vis des enfants n'est pas sans faille

Écrit par : eddy | 05/12/2016

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