27/11/2016

TAUX DE CRMINALITE EN HAUSSE VERTIGINEUSE

Taux de criminalité au Sénégal, les chiffres qui inquiètent…

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On ne parle plus que de ça. Meurtres, viols, braquages, vol à main armée… A croire que le crime est devenu une mode chez certains Sénégalais. Ces derniers temps, on ne peut se réveiller sans que les médias ne fassent état d’un mort. Dakar reflète une image de « ville cruelle » à cause de ce phénomène qui commence à prendre de l’ampleur. Occasion saisie par nos confrères du journal l’Enquête pour révéler des statistiques, certes disparates, mais qui montrent que ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui.
Arme à feu, couteau, strangulation, autant de canaux utilisés pour de commettre des meurtres ignobles. Dakar est sur le qui-vive depuis un certain temps. Les populations ne se sentent plus en sécurité. A cette occasion, le chef de l’Etat s’est d’ailleurs exprimé sur le phénomène en promettant d’y remédier.
Cependant, revenant sur les statistiques, le rapport annuel 2016 de la police montre que 49 951 individus dont 387 étrangers ont été interpellés, seulement, cette année. Des chiffres qui inquiètent. En 2015, ils étaient 36 357 dont 449 étrangers. En 2014, ils étaient au nombre de 36 017 à être arrêtés. A croire que le taux de criminalité augmente chaque année. De leurs côtés, les hommes du directeur général de la police, Oumar Fall, considèrent que le sentiment d’insécurité des Sénégalais a fortement baissé. Et ce, grâce à cette synergie des services dans les zones criminogènes.
« Les dispositifs dont les noms de code ‘Karangue’ et ‘Sentinelle’, visibles à travers les artères des capitales régionales, particulièrement à Dakar, ont contribué à faire baisser le sentiment d’insécurité« , se félicitent-ils.
Cependant, il est bon de savoir qu’en 2016, 11 061 personnes ont été appréhendées et déférées au parquet contre, respectivement 998 et 8 440 en 2015 et 2014. Les motifs de ces arrestations, au-cour de cette année, sont multiples, selon la police. Vol à main armée avec violence, cambriolage, meurtre, vol de véhicule, atteinte aux mœurs, viol sur mineurs de moins de 13 ans, entre autres crimes.
Et le plus inquiétant est que rien n’a changé depuis l’année dernière. Par exemple, en 2015, 34 meurtriers ont été appréhendés contre 40 cambrioleurs et 195 autres spécialisées dans les vols à mains armées avec violence.
Les crimes ne datent pas d’aujourd’hui. Au Sénégal, on tue, selon nos confrères. En 2004, 126 personnes ont été victimes d’une « main cruelle ». En 2005, 334 crimes ont été signalés. Cette année était d’ailleurs considérée comme « la pointe la plus élevée de l’insécurité au Sénégal« . Et durant les années suivants, la courbe aurait baissé. 77 crimes en 2008. Mais 12 mois plus tard, les chiffres augmentent. 160 vies ont été ôtées.
Les faits ne mentent pas. Dakar pourrait être considérée comme une « ville cruelle » à cause des crimes qui n’y cessent de prendre de l’ampleur. Dakar est en alerte. Les autorités sont interpellées afin de trouver des solutions idoines aux maux qui gangrènent la quiétude des populations.
Khalil Kamara/Senego

Commentaires

Je n'aime pas le sensationnalisme journaliste ou l'étalage de statistiques d'années en années pour expliquer un sujet aussi grave que la hausse de la criminalité au Sénégal. Des meurtres ou des crimes de sang en augmentation doivent immédiatement alerter toutes les couches sociétales que le Sénégal sombre dans l'anarchie, le non-droit, l'insécurité et la barbarie humaine, signes d'une dérive dangereuse du pays, voire de désespérance.
En moins grave, le vol par un jeune sénégalais, des billets CFA de dons des fidèles au Magal de Touba autour de la tombe de Ahmadou Bamba, Serigne Touba. Les vols, incivismes, agressions et les assassinats en hausse montrent que des sénégalais, oublient ou s'éloignent des valeurs religieuses, des lois républicaines et des simples préceptes du respect de la vie humaine. De la déliquescence humaine et morale.
En présence de ce nouveau fléau : Quelles sont les actions pour y mettre rapidement fin ou du moins, quelles actions rapides sont effectivement mises en place pour faire reculer ce nouveau fléau ? Combien de policiers, de gendarmes d'enquêteurs, de juges, d'avocats, de campagnes de sensibilisation dans les rues, à l'école, à la radio et à la télévision pour lutter contre l'augmentation des crimes.
Ignorance, Misère, Education, Civisme, Morale, Respect ! Si il y a que des mots, des annonces, des palabres et des statistiques comme seules actions, comme pour l'enfumage du retrait des enfants mendiants et talibés de la rue, on va malheureusement continuer à compter les morts sur le carreaux de la rue, au Sénégal...
Sans oublier, que les enfants talibés sont encore en première ligne dans la rue, vulnérables à être tués pour leur voler leur maigre aumône qu'ils doivent ramener à leur pourri marabout exploiteur. A part que les meurtres d'enfants talibés, on s'en foutent aussi, au Sénégal !
Je finis en rappelant qu'un des meurtres commis, l'a été pour voler seulement 2 000 francs CFA. Détruire une vie et faire le malheur d'une famille pour 2 000 francs CFA ? ? ? On n'est pas dans l'émergence, ce coup là ! çà fait réfléchir ?

Écrit par : issa gibb | 27/11/2016

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calmos les gars, on en est pas encore à marseille, ni dans le bronx .. y a de la marge avant que les kalach ne se pointent sur la Vdn ou à sandaga

Écrit par : Ndiaye | 27/11/2016

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Si seulement gendarmes et policiers faisaient leur boulot correctement ça irait surement mieux,qu'attends Mr Macky Sall pour faire du ménage...

Écrit par : eddy | 02/12/2016

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