30/11/2016

CALME EN CASAMANCE

Les rebelles de la Casamance veulent un maintien de l'accalmie et autorisent la construction de pistes de production pour commencer
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Au Sénégal les choses ne pouvaient pas mieux aller quant au retour définitive de la paix en Casamance en rebellion depuis plus de trente ans. En effet après plusieurs autres groupes de combattants, ceux de la «zone des palmiers» qui ont toujours refusé d’accueillir des projets de l’Etat dans les villages, semblent être sur une dynamique d’amorcer une politique de désenclavement de la zone.
Les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc Rechercher Mfdc) ont finalement accepté la main tendue du président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance( Grpc) , à l’issue d’une rencontre tenue ce dimanche à Birkamading dans le département de Bignona.
le coordonnateur du groupe de réflexion pour la paix en Casamance (GRPC), Robert Sagna qui a présidé, dimanche, à Birkamanding dans la commune de Djinaky (département de Bignona), une rencontre «inédite» avec plusieurs combattants du MFDC, les populations de la zone des palmiers et d’autres acteurs concernés a fait savoir que le Mfdc qui avait refusé la réalisation de certains projets de l’Etat du Sénégal dans les localités qu’il contrôle, a accepté la construction des pistes de production.
« Les combattants ont finalement accepté l’ouverture et la construction de pistes de production dans les localités de la zone des palmiers pour l’écoulement de leurs productions vers les grands marchés de la région », a déclaré l’ex maire de Ziguinchor.
Poursuivant, Robert Sagna note que « les éléments du Mouvement des forces démocratiques ont pris l’engagement de tout faire pour que l’accalmie soit maintenue, mais ont dit qu’ils n’accepteront pas de provocation d’où qu’elle vienne ».
Pour mémoire le conflit en Casamance constitue l'un des épisodes marquants de l'histoire du Sénégal indépendant, touchant également le pays limitrophe comme la Guinée-Bissau et le Gambie.
À partir du début des années 1980 et jusqu'en 2005, après le cessez-le-feu, il a opposé les forces rebelles indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance et les forces gouvernementales, causant la mort de plusieurs centaines de personnes pendant les affrontements.
Le Mouvement des forces démocratiques de Casamance, créé en 1947, a d'abord été un parti politique, avant de devenir, à partir des années 1980, un mouvement ethnique essentiellement Diolas et indépendantiste de Casamance. Son leader charismatique était l’ abbé Augustin Diamacoune Senghor , décédé en 2007.
Sidy Djimby Ndao/Kaoci

Commentaires

Bonjour,
Enfin nous allons peut etre proche pouvoir venir en CASAMANCE ...........

Écrit par : oyster | 01/12/2016

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Cela fait 20 ans que je viens en Basse Casamance.J'ai souvent entendu la réflexion, à savoir:"oui mais, il y a toujours des problèmes en Casamance!!"Il faut dire aussi que notre ministère des affaires etrangeres deconseillait cette destination,ce qui n'est plus le cas depuis quelques mois!C'est pays merveilleux habite par des gens adorables et tolérants qui se protègent seuls des tentatives extrémistes et au contact desquels nous avons beaucoup à apprendre ou à réapprendre. ....Allez en Casamance sans préjugés les yeux et les oreilles grandes ouvertes.

Écrit par : Mielle Jean Pierre | 02/12/2016

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