19/12/2016

LE FUTUR MUSEE DES CIVILISATIONS NOIRES DE DAKAR

le Musée des civilisations noires de Dakar, un écrin en quête de contenu

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Imaginé par Senghor et relancé sous Wade, le Musée des civilisations noires (MCN) devrait ouvrir ses portes au premier semestre de 2017. Reste à trouver de quoi remplir ses immenses salles.
L’édifice est imposant. Autant, si ce n’est plus, que le Grand Théâtre national auquel il fait face, au Plateau, dans le centre de Dakar. Un immense bâtiment circulaire planté au-dessus du port, à l’architecture inspirée du patrimoine local : une forme ronde reprenant celle des cases traditionnelles avec, au dernier étage, un puits de lumière rappelant les impluviums de l’habitat coutumier de Casamance.
Une idée lancée par le président Senghor
Après plusieurs décennies d’attente, le Musée des civilisations noires (MCN) est enfin sorti de terre. Lancée par l’ancien président Léopold Sédar Senghor, après la réussite du Festival mondial des arts nègres organisé dans la capitale sénégalaise en 1966, l’idée d’un vaste établissement dédié aux cultures africaines était peu à peu tombée dans l’oubli. C’est Abdoulaye Wade qui la réactive dans les années 2000. Il confie la réalisation du projet à l’entreprise chinoise Shanghai Construction Group et pose la première pierre en décembre 2011. Mais, en raison de l’alternance, les travaux ne démarreront véritablement que sous son successeur, Macky Sall, en décembre 2013. Ils dureront deux ans.
Désormais en phase de finition, ce musée moderne, d’une superficie totale de 15 000 m² sur 4 niveaux – dont près de 5 000 m² de surface d’exposition – a déjà coûté 20 millions de dollars (environ 18,5 millions d’euros). L’ambition affichée par les autorités est claire : devenir « le » plus grand musée du continent consacré aux civilisations africaines. « Nous n’allons pas en faire un lieu nostalgique et ethnographique, qui serait une sorte d’avatar des expositions coloniales du début du XXe siècle, mais plutôt un musée contemporain et dynamique, en mouvement permanent », explique, le ton enjoué, le Pr Hamady Bocoum, directeur général du futur établissement.
Benjamin Roger/Jeune Afrique

Commentaires

C'est vraiment beau. Nous l'attendons depuis.nous artistes contemporains d'Afrique en sommes tres fiers. Merci a tous ceux qui y ont contribue.

Écrit par : Edorh Sokey | 20/12/2016

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Aucun souci à se faire pour combler l'espace de ce musée car l'Afrique noire est un puits de talents artistiques de tous genres vivement la 1ère expo

Écrit par : Aminata CISSÉ REZKI | 20/12/2016

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SENGHOR fit l'admiration de tous FRANCAIS ,comme SENEGALAIS.............

Écrit par : oyster | 20/12/2016

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Léopold Senghor et Aimé Césaire sont des dignitaires de la culture universelle.
Une musée est un endroit de culture universelle, loin de la politique et de la religion.
Attention, aux tentations de certains, d'en faire un lieu de propagande ou d'islamiser ce nouveau espace culturel.

Écrit par : issa gibb | 20/12/2016

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