11/01/2017

LE NUMERO QUI TUE

Cybercriminalité au Sénégal: Un numéro qui “tue” sème la panique sur les réseaux sociaux

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Depuis quelques temps, au Sénégal, un numéro dénommée ”le Numéro de la mort” sème le désordre virtuel dans les terminaux des internautes. Le numéro en question a installé une peur bleue chez les sénégalais qui n’osent même plus décrocher un appel venant de l’extérieur et commençant avec le chiffre +231… de peur d’être la victime d’une malédiction passant par une voix mystique qui crève les fils des téléphones portables des internautes avant d’entrer dans leur tête.
Cette peur psycholo-virtuo-intelligente a connu une ascension grandissante à cause des vidéos des “victimes de ce numéro” qui circulent à la vitesse d’une flèche sur whatshapp ou sur facebook ou le débat sur l’origine de ce numéro fait rage.
Qu’en est-il de ce numéro de la mort ?
La qualité d’une société dépend surtout du degré de maturité et de sagesse de ses membres. C’est à se demander pourquoi les sénégalais sont devenus si hérétiques. Et le plus inquiétant parfois est que ce sont des sénégalais d’un certain niveau «intellectuel» qui nourrissent certaines rumeurs folles sur des numéros de téléphones supposés appartenant au Libéria, au Togo, Nigéria au Bénin etc. .
Croire que des esprits maléfiques ou des prêtres spécialistes du vodou et malintentionnés peuvent nuire est juste plus que drôle. C’est frivolement triste. Il n’en est absolument rien.
La réalité est qu’au Sénégal, un peu comme dans certains pays de la sous-région, la cybercriminalité et le banditisme informatique transnational gagnent de plus en plus de terrain.
Ce que font ces gens, c’est tout un réseau bien huilé assez souvent. Ils ont leurs moyens, leurs modems, leurs serveurs, leurs smartphones, tous les équipements nécessaires pour commettre leurs crimes de hacking.
Ils sont assis devant leurs ordinateurs du matin au soir, et grâce à leurs équipements, ils peuvent «appeler» les gens, en faisant croire qu’ils appellent d’un pays voisin. Il n’en est rien, non plus. Ils n’ont pas bougé d’un iota, mais leurs capacités informatiques leur permettent de faire ces « miracles ».
Si vous tombez dans leurs pièges, ce sont des données personnelles qui vous sont soutirées suivies de chantage surtout quand ils retrouvent des choses intimes dans vos données. Sinon, ils vous miroitent des programmes de bourses ou de voyages touristiques ou en tout cas des trucs de grosses sommes d’argent que vous aurez gagné.
Parfois cela leur réussit. Ces appels anonymes si vous les décrochez, vous n’en mourez pas (seul Dieu connaît l’Heure). Mais vous pouvez tout de même mordre dans l’hameçon. Donc vous êtes avertis : tout ce qui brille n’est pas de l’or.
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Commentaires

Le pompom des croyances sénégalaises ! Dans un pays à 90 % Croyants, voici qu'ils croient à un numéro de la mort sur les réseaux téléphoniques et internautes.
Il est connu qu'une population qui n'a rien à foutre toute la journée et sans but d'avenir, tombe facilement dans les superstitions.
D'ici là, qu'un marabout nous annonce qu'Allah ou Satan se sont transformés en puce électronique, il n'y a plus qu'un pas.
Maturité et Sagesse sont bien les mots pour expliquer ce qui manque dans les neurones du Sénégal.
Les boulets de l'ignorance et de la superstition ne feront pas l'émergence.

Écrit par : issa gibb | 11/01/2017

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Ignorance, superstition, maraboutage, sorcellerie, mauvais oeil, fatalisme... Paradoxalement, tout en étant retors, le peuple sénégalais dans son ensemble est également très naïf...
Quand, lors d'un micro-trottoir, on demande aux passants ce qu'ils pensent de la construction, sur... Mars, et pour des millions de Fcfa, d'une villa pour le Président de la République du Sénégal, ils sont vraiment très très très fâchés !!!
A part çà, bizarrement, ils savent tout sur tout... (en tout cas ils veulent vous en persuader), et ne se privent pas pour vous donner des leçons... Moi çà me fait rigoler !
Heureusement, il y a encore des sages, mais eux parlent peu, ou ne sont pas écoutés.

Écrit par : Xx | 11/01/2017

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Les vieux sages en majorité disent unanimement que c'était mieux au temps des coloniaux, qu'il y avait du travail et les familles sénégalaises pouvaient faire leurs 3 repas par jour.
Sauf les religieux et les mourides qui enseignent le contraire et la haine des colonialistes, des toubabs et des valeurs occidentales en général. Tout en profitant de toutes nos avancées technologiques, mais pas toujours en les contrôlant, comme cette histoire de "numéro de la mort", la réparation d'une centrale électrique ou une usine de distribution d'eau, construire un aéroport dans les temps, ou gérer une compagnie aérienne, etc ... Il parait que le dernier khalife mouride décédé en 2010, Amin Bara Falilou Mbacké priait en consultant ses 3 iphones à la fois...
C'est aussi une manière plus moderne pour prier...

Écrit par : issa gibb | 12/01/2017

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