13/01/2017

L'AEROPORT AVANCE...

Visite de l’Aidb: Les travaux des chantiers exécutés à 94%

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Les travaux de construction de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass sont presque terminés avec un taux de réalisation de 94 %. Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj, a indiqué, hier, au cours d’une visite d’une importante délégation des députés sur le site, que le premier vol est attendu sur cet aéroport en décembre prochain.
Cette fois-ci, c’est la bonne date. L’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass sera fonctionnel en décembre 2017. Les assurances ont été données, hier, par le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodji, au cours d’une visite d’une importante délégation de parlementaires sur l’initiative de la Commission de l’urbanisme, de l’habitat, de l’équipement et du transport de l’Assemblée nationale. Après le retrait de Saudi Bin Laden group (Sbg) au profit de Summa-Limak, les travaux avancent à grands pas, après seulement quatre mois de reprise des activités (septembre-décembre). L’ancien constructeur a préféré se retirer, l’année passée, à cause des divergences financières avec l’Etat du Sénégal. Il a toutefois accepté de sous-traiter la totalité des travaux restants (15 %) avec Summa-Limak.
Selon le directeur général de l’Aibd, les 94 % des travaux sont actuellement réalisés. Les 6 % seront achevés d’ici à avril prochain, dit-il. A cette occasion, M. Mbodj est largement revenu sur les péripéties de l’érection de ce hub aérien. « Face à certaines contraintes de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor, a-t-il rappelé, il était nécessaire de le délocaliser ». « La vision a été grande avec 4.500 ha dédiés à la réalisation de l’Aibd », a-t-il reconnu. Aujourd’hui, seule la moitié de cet espace a été utilisée. Le reste est réservé aux travaux d’extension. Au démarrage, l’Aibd peut accueillir jusqu’à 3 millions de passagers par an avec une seule piste. Ce nombre peut atteindre 10 millions à l’avenir avec la réalisation d’une deuxième piste. « Nous avons un aéroport au standard international », se félicite Abdoulaye Mbodj, estimant qu’avec la nouvelle ville de Diamniadio, le centre médical city, la zone spécial économique intégrée de Dakar, etc., « l’Aibd sera le centre de gravité économique du Sénégal ». « Avec le transfert des activités déjà entamé, nous osons espérer le premier vol en décembre 2017 », a assuré M. Mbodj, qui a rendu un hommage aux députés qui ont cru au projet.
Après ce large exposé sur l’état d’exécution des travaux, les députés ont visité l’aérogare, la tour de contrôle, le bâtiment administratif, le hangar des pèlerins et le mur de clôture de l’ouvrage. A l’issue de la visite, la présidente de la commission de l’urbanisme, de l’habitat, de l’équipement et du transport de l’Assemblée nationale, Penda Seck Dieng, s’est dit satisfaite de l’état d’avancement des travaux. Ils sont, selon elle, à leur troisième visite sur le site depuis 2012. « Chaque fois, nous constatons qu’il y a un réel avancement des travaux. Nous sommes très satisfaits », a-t-elle dit. Mme Dieng demeure convaincue que le délai de livraison de l’ouvrage sera cette fois-ci respecté.
Libération des impenses : 1, 237 milliard FCfa décaissé pour les indemnisations
Dans la phase d’exécution de ce hub aéroportuaire, les volets environnemental et social occupent une place de choix. A l’occasion de cette visite, la directrice environnementale et sociale de l’Aibd, Aissatou Thioubou a indiqué que 1,237 milliard de FCfa a été dégagé au titre des indemnisations (impenses agricoles, pertes de récoltes et pertes de ressources naturelles). Selon elle, 342 logements ont été construits sur le site de recasement ainsi que des équipements socio-collectifs (des écoles, des mosquées, un poste de santé). Sur ce nombre, 308 familles ont rejoint leurs sites, soit un taux d’occupation de 71 %. Alors que 1.200 ha ont été reboisés entre 2011 et 2016 pour compenser les impacts environnementaux, liés à la réalisation de l’infrastructure. Les défis restent, à en croire Mme Thioubou, la préservation du domaine aéroportuaire, la finalisation du Schéma directeur d’aménagement urbain (Sdau) de la zone autour de l’aéroport et le Plan d’urbanisme de détail (Pud) de Diass. Le directeur technique de l’Aibd, Alassane Ndiaye, a souligné que Summa Limak a engagé 1.600 agents dont 1.200 Sénégalais sur le chantier.
Convention de concession : L’Etat se sépare à l’amiable avec Fraport
Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodji, a indiqué que Fraport a accepté de se séparer à l’amiable avec l’Etat du Sénégal pour la gestion de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Fraport, était censé, en vertu d’une concession de 22 ans, gérer le nouveau hub dont les premiers travaux avaient démarré en décembre 2007. Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj précise que cette convention de concession prévoyait 3, 2 % des frais d’assistance technique à payer à Fraport, 17% les sept premières années et 20 % de redevances de concession. Dans un contexte où la redevance par passager était passée en mai 2015 de 16.000 à 8.000 FCfa et celle de la sûreté de 4.000 à 2.000 FCfa, Fraport avait estimé que ce contrat n’était plus rentable et a décidé de se retirer en exigeant le remboursement des frais qu’il a dépensés depuis 2007. Ces frais étaient estimés à 6, 7 millions d’euros, soit 4,355 milliards de FCfa. A l’arrivée, selon M. Mbodj, Fraport a accepté de se retirer sans aucun dédommagement.
Souleymane Diam SY/Lesoleil
http://lesoleil.sn/2016-03-22-23-21-32/item/59884-visite-...

Commentaires

Décembre 2017 ? Wait and see ? De 2007 à 2017 pour construire un aéroport, çà commence à faire long. Vive le vieux, utile et productif aéroport Léopold Senghor de Dakar !

Écrit par : issa gibb | 15/01/2017

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L'aéroport L.SENGHOR est situé au bout de la ville avec la mer comme limite ,et de par ce fait la circulation n'est pas un "long fleuve tranquille" vers la capitale ....
la superficie libérée amenant de nouveaux investisseurs .
Construire un aéroport demande du temps si nous en jugeons par "Notre dame des LANDES" en BRETAGNE !

Écrit par : oyster | 18/01/2017

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pour "juger" du temps encore faudrait-il que les travaux de NDDL aient commencé.

Écrit par : galips | 18/01/2017

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