19/01/2017

LA GAMBIE ET LE SENEGAL RESPIRENT

Jour nouveau sur la Gambie : Yahya Jammeh a capitulé, Adama Barrow prêtera serment à Banjul

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Fin de partie pour « le dictateur du développement ». Après 22 ans de règne, le Babiili Mansa a concédé à quitter le pouvoir cette nuit. Il l’a confirmé au président mauritanien, Abdoul Aziz, qui est venu lui arracher cet engagement de dernière minute contre un asile doré dans les dunes de Chinguiti.
Comme nous l’avions répété à de nombreuses reprises, les liens entre la Mauritanie et la Gambie sont si fortes que seul le président Abdel Aziz pouvait faire plier le dictateur de Banjul. Sans connaitre les détails des exigences de Yahya Jammeh. Il n’y a aura pas de guerre en Gambie.
Conséquence directe de cette capitulation, les forces de la CEDEAO peuvent se replier; la Gambie ne va pas leur servir de camp d’entrainement.
Vu l’ambiance qui règne dans ce salon d’honneur, tout porte à croire qu’aucun coup de feu ne sera tiré sur Banjul ni sur kanilaï et l’équipe du président Barrow se prépare déjà à retourner à Banjul pour les besoins de la prestation de serment. De sources bien introduites dans cette réunion confidentielle -qui se déroule sous haute sécurité-, la présentation de serment du président Adama Barrow est prévue à 16 heures à Banjul.
Contrairement à une rumeur en circulation sur Wathsapp, Yahya Jammeh est toujours à Banjul et se prépare, avec ses proches, à quitter le State House. Le médiateur mauritanien, Abdoul Aziz, est toujours en réunion avec les présidents sénégalais et gambien au salon d’honneur du pavillon spécial de l’aéroport de Dakar pour s’entendre sur le modalités de départ du Babiili Mansa comme de ses droits en tant que ancien chef d’Etat de gambie. (Avec Kewoulo)
Fatima Diop/Senenews

Commentaires

Attendre et voir venir....
Dans tous les cas de figures ,il devait partir ou ne plus obtenir de soutiens .....

Écrit par : oyster | 19/01/2017

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En tous cas , il aura foutu la trouille a tout le monde , cet abruti ! C ' est ça , son baroud d ' honneur ? Il n ' entrera jamais dans l ' histoire propre du continent africain !

Écrit par : Annie Magniez | 19/01/2017

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Serment à l'ambassade de Gambie à Dakar à 16 heure dixit France 24 (17h heure Banjul)

La Gambie toujours dans l’incertitude, le président élu Barrow prêtera serment à Dakar

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© Seyllou, AFP | Le président élu de Gambie Adama Barrow, entouré de ses soutiens, le 13 décembre 2016, dans un hôtel de Banjul, en Gambie.
Texte par FRANCE 24
Dernière modification : 19/01/2017
La Gambie est toujours dans une situation incertaine jeudi alors que le président élu Adama Barrow doit être investi ce jour. La cérémonie aura lieu à l'ambassade de Gambie, à Dakar, au Sénégal.

"J’aimerais vous annoncer que la cérémonie d’investiture se tiendra à l’ambassade de Gambie, à Dakar, au Sénégal". Sur son compte Twitter, jeudi 19 janvier, le président élu de Gambie, Adama Barrow, ne le cache pas : la situation en dans le pays ne permet pas que la cérémonie de son investiture s’y tienne.


Son porte-parole a confirmé quelques instants plus tard que la cérémonie se tiendrait à 16 heures GMT (17 heures, heure française) à l'ambassade gambienne de Dakar.

Yahya Jammeh n’avait toujours pas quitté le pouvoir jeudi malgré la fin officielle de son mandat. Une intervention de troupes ouest-africaines, après d'ultimes efforts de médiation de la Mauritanie aux résultats encore incertains, semblait imminente.

Jeudi matin, le calme semblait prévaloir à Banjul, malgré les survols d'hélicoptères et les patrouilles de la police dans les rues de la capitale gambienne.

Abandonné par plusieurs de ses ministres et son vice-président, Isatou Njie Saidy, Yahya Jammeh a décrété mardi, pour quatre-vingt-dix jours, l'état d'urgence avec l'approbation de l'Assemblée nationale, dominée par son parti.

Yahya Jammeh, arrivé au pouvoir à 29 ans en 1994, conteste la victoire d'Adama Barrow à l'élection présidentielle du 1er décembre – après l'avoir dans un premier temps reconnue – et soutient qu'il demeurera en place tant que la justice n'aura pas statué sur ses recours déposés depuis décembre.

>> À lire sur France 24 : "Gambie : Yahya Jammeh, dictateur et fier de l’être"

Il est demeuré sourd à la pression de plusieurs pays, institutions et organisations dont la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Négociations mauritaniennes

Mercredi, le président mauritanien Mohamed Abdel Aziz a fait une irruption surprise dans le dossier gambien avec une proposition de sortie de crise, dont on ignore les détails. Il s'est rendu à Banjul, où il a rencontré "en tête à tête" Yahya Jammeh puis Ousainou Darboe, chef historique de l'opposition à Yahya Jammeh. Puis il a gagné Dakar, où il s'est entretenu avec le président sénégalais Macky Sall, mais aussi Adama Barrow, avant de retourner en Mauritanie.

Le président Aziz "est moins pessimiste à l'issue de ses contacts à Banjul et à Dakar, [il] va continuer jeudi ses contacts avec ses interlocuteurs", a indiqué à l'AFP à Nouakchott une source officielle proche du dossier. "Il a réussi pour le moment à obtenir un apaisement au plan militaire", a-t-elle ajouté, sans plus de détails.

Des troupes de plusieurs pays membres de la Cédéao – dont le Sénégal, unique voisin terrestre de la Gambie, et le Nigeria, poids lourd régional – se tenaient prêtes à intervenir en Gambie à partir du Sénégal et cette éventualité demeurait d'actualité, a indiqué jeudi à l'AFP une source militaire sénégalaise.

Le Conseil de sécurité de l'ONU va voter jeudi sur un projet de résolution en faveur d'une intervention militaire de la Cédéao en Gambie pour y assurer la passation de pouvoir, selon des diplomates.

Tard, mercredi soir, le chef de l'armée gambienne, le général Ousman Badjie, a déclaré à des ressortissants étrangers dans un secteur touristique près de Banjul, que ses hommes ne se battraient pas si les troupes africaines intervenaient dans son pays.

"Nous n'allons pas nous impliquer militairement. Ceci est une dispute politique, a-t-il déclaré, je ne vais pas impliquer mes soldats dans un combat stupide. J'aime mes hommes".

Avec AFP et Reuters

Écrit par : luc | 19/01/2017

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Attention!, on nous observe..

"Les premières informations qui ont filtré à la suite de cette médiation sont rapportées par le site Belge connu pour son sérieux en matière de communication : yveslebelge.skynetblogs.be qui écrit :
Jour nouveau sur la Gambie : Yahya Jammeh a capitulé, Adama Barrow prêtera serment à Banjul"

http://taqadoum.mr/fr/2017/01/19/urgent-gambie-le-president-ould-abdel-aziz-a-reussi-la-ou-dautres-ont-echoue/

Écrit par : Ndiaye | 19/01/2017

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Donc lâché par sa petite armée, et ayant-si on lit entre les lignes-habilement obtenu l'impunité des crimes passés, à condition d'aller se terrer dans les dunes de Chinguetti, Yaya Jammeh irait finir ses jours dans le desert, tranquille avec la CPI.
Comme son illustre prédécesseur Idi AmineDada, il y a quelques temps!
C'est ce que je crois qu'il faut comprendre, il a bien joué, en attendant, sur ce coup là!

Écrit par : richard | 19/01/2017

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Les infos ne sont pas les mêmes partout apparemment...

Le Figaro :

Gambie: la guerre des deux présidents

Par Lisa Hanoun Publié le 19/01/2017 à 18:28

Alors qu'Adama Barrow, président élu en Gambie le 1er décembre, a prêté serment ce jeudi après-midi, le président sortant, Yahya Jammeh, refuse toujours de céder sa place. Les pays voisins menacent d'une intervention militaire.

Ce jeudi, le président élu, en Gambie, Adama Barrow a prêté serment. La cérémonie d'investiture, qui devait initialement se tenir dans un stade de football de Banjul, s'est tenue à l'ambassade de Gambie à Dakar (Sénégal), en présence de responsables d'organisations internationales et régionales. Le président sortant, Yahya Jammeh, refuse toujours de céder sa place, malgré les pressions des pays voisins. Depuis le 15 janvier, Adama Barrow est, de son côté, accueilli par son homologue sénégalais à Dakar.

Un important dispositif de sécurité a été déployé cette après-midi à Dakar. L'événement s'est déroulé dans une petite pièce ne pouvant pas accueillir plus de 20 personnes, mais a été diffusée en direct sur des écrans géants à l' extérieur. «C'est très important pour nous qu'il puisse prêter serment aujourd'hui. Nous pourrons ensuite envisager son retour en Gambie», a déclaré Isatou Toure, un fidèle soutien d'Adama Barrow.

Ce jeudi, le conseil de l'ONU devrait parallèlement se prononcer sur un projet de résolution présenté par le Sénégal, pour soutenir une éventuelle intervention militaire des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao ), les pays de la région. Depuis sa défaite à la présidentielle le 1er décembre dernier, certains pays, dont le Sénégal, unique voisin terrestre de la Gambie, et le Nigeria, tentent de persuader M. Jammeh de quitter le pouvoir et ont menacé d'intervenir militairement si le président sortant n'acceptait pas de quitter ses fonctions. Selon Halifa Sallah, un soutien proche de M. Barrow, une confrontation militaire ne peut pas être écartée si M. Jammeh campe sur ses positions.

Le Sénégal a déployé des centaines de soldats à ses frontières avec la Gambie. Le Nigéria a positionné des avions et hélicoptères au-dessus de la capitale Banjul et a envoyé des navires dans la région. Le Ghana a également préparé ses troupes.

Cependant, beaucoup espèrent que le conflit se réglera pacifiquement. «Nous n'allons pas nous impliquer militairement. Ceci est une dispute politique», a déclaré le chef d'état-major gambien, Oussman Badjie, à des ressortissants étrangers.

Mercredi, Mohamed Abdel Aziz, le président de la Mauritanie, qui n'est pas membre de la Cédéao, s'est rendu à Banjul pour rencontrer le président gambien ainsi que le chef de l'opposition Ousainou Darboe pour faire une «proposition de paix». Il s'est ensuite rendu à Dakar, où il s'est entendu avec Adama Traoré en compagnie du président sénégalais. Selon des proches du dossier, Mohamed Abdel Aziz «est moins pessimiste à l'issue de ses contacts à Banjul et à Dakar».
Conserver le pouvoir à tout prix

A Banjul, la vie est plutôt calme est silencieuse. Les magasins, les banques et même les marchés sont restés fermés ce jeudi matin. Des patrouilles de police circulaient dans les rues et des points de contrôle militaire ont été installés dans certains quartiers.

M. Jammeh doit faire face à une isolation diplomatique quasi-totale et un gouvernement qui s'effondre. Mercredi, le vice-président, Isatou Njie Saidy, a décidé de quitter le gouvernement, selon plusieurs sources citées par l'agence Reuters. C'est le plus haut diplomate à abandonner le camp Jammeh depuis le début de son affrontement avec le président élu Barrow.

Yahya Jammeh avait, dans un premier temps, reconnu sa - surprenante - défaite électorale, le 1er décembre dernier, mais il s'est rétracté une semaine plus tard. Depuis sa défaite, il multiplie les injonctions pour empêcher M. Barrow de prendre le pouvoir. Plusieurs officiers de l'armée, considérés comme «déloyaux», ont été arrêtés, et des radios de l'opposition ont été fermées.

Yahya Jammeh a pris le pouvoir lors d'un coup d'État en 1994. Depuis, il s'est comporté en maître autoritaire, son administration contrôlant entièrement le processus électoral. Aujourd'hui, il reste sourd aux pressions exercées par ses voisins de la Cédéao, et a affirmé qu'il ne quitterait pas le pouvoir tant que la Justice n'aurait pas statué sur ses recours déposés depuis décembre. Il a également refusé l'asile politique que lui a proposé le président du Nigéria Muhummadu Buhari.

Mardi, il a déclaré l'État d'urgence pour une durée de 90 jours, peut-être son ultime tentative pour conserver le pouvoir.

Les membres de la Cédéao ainsi que de l'Union africaine ont annoncé qu'à partir de jeudi ils ne reconnaîtront plus comme président de la Gambie Yahya Jammeh, mais nouvel élu Adama Barrow.

Écrit par : Marizette | 19/01/2017

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Il semblerait que l'ex chef de l'état ne soit pas en phase avec les déclarations qui vont dans le sens d'un apaisement ....
et qu'il ne devrait pas partir sans l'assurance d'une bonne retraite !..........
L'armée ne bouge pas pour l'instant.....

Écrit par : oyster | 19/01/2017

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Pour l'instant malgré l'investiture de Barrow, jammeh est toujours dans le palais présidentiel,les infos se contredisent,il ne lachera pas ,c un dictateur,il faudra le déloger...

Écrit par : eddy | 19/01/2017

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