28/01/2017

DES KHALIS DE LA FRANCE

L’AFD accorde 15 millions d’euros au Sénégal

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L’Agence Française de Développement (AFD) vient d’octroyer 10,147 milliards de F CFA (soit un peu plus de 15 millions d’euros) à l’Etat du Sénégal. L’accord de financement a été paraphé jeudi 26 janvier à Dakar, en présence d’Amadou Ba, ministre de l’économie, des finances et du plan et de Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.
Le financement porte sur deux projets. Le premier est une subvention d’un montant de 9,812 milliards F CFA destinée à pérenniser les activités du programme de mise à niveau des entreprises sénégalaises initié depuis 2005 par le gouvernement du Sénégal.
Quant au second projet intitulé « appui à la gouvernance des institutions publiques nationales et locales », il bénéficie aussi d’une subvention d’un montant de 334,562 millions de FCFA.
L’objectif est de renforcer la compétitivité d’entreprises ciblées du Sénégal dans le cadre des ouvertures économiques en accroissant leur maîtrise des coûts énergétiques et de limiter leurs externalités négatives sur l’environnement naturel.
Ablaye Modou NDIAYE/Financialafrik

Commentaires

L'article est incomplet : Cette aide de l'AFD est pour le renforcement des entreprises sénégalaises, favoriser la création d'emplois pour les jeunes afin de lutter contre la migration vers l'Europe (sous entendu, la France). Mais langue de bois et ou langue diplomatique oblige !
15 millions d'€uros pour retenir tous les jeunes sénégalais qui veulent aller en France ??? Il va en falloir sûrement plus, des khalis de la France !
Mais à part de la France et de son Ambassadeur au Sénégal. D'où il vient, ce généreux fric et cette généreuse AFD ???
Octroyer, çà veut dire donner ou prêter ???

Écrit par : issa gibb | 28/01/2017

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Effectivement la FRANCE "terre d'accueil" dilapide son héritage et accroit sa dette pour les générations qui nous poussent vers le cimetière..........
Quel jugement à venir pour la génération au pouvoir actuellement : mauvais gestionnaire irresponsable ?

Écrit par : oyster | 28/01/2017

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Payer pour les empecher de venir en France,on aura tt vue dans tous les cas on met la main au porte monnaie en attendant il y en a chez nous qui meurent de faim et de froid bravo la France !!!! vous allez voir au moment des élections, on en a ras la casquette de votre gestion pourrie,arretez de dilapider l'argent des Français pour rien

Écrit par : eddy | 28/01/2017

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A Eddy
Vous préférer que ce soit nos politiques qui dilapident l'argent du peuple.

Écrit par : Reyser | 28/01/2017

C'est déjà le cas... il me semble !

Écrit par : Xx | 28/01/2017

Il me semble que bon nombre de personnes auraient besoin d'aide chez nous cet argent pourrait servir a loger ,nourrir,donner du travail aux gens,donner de l'argent au Sénégal c'est comme cracher dans l'eau ,ça sert a l'élite Sénégalaise et c'est tout ,alors a choisir je préfère que mon argent serve en France!!!!

Écrit par : eddy | 28/01/2017

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Empechez les gens de partir c'est quand meme le problème du Sénégal il me semble ,au gouvernement de faire ce qu'il faut ,mais c'est plus simple de les laissez partir,et nous sommes tellement riche en France!!!riche de conneries ça oui,mais le peuple en a marre de payer a tout va...

Écrit par : chees | 28/01/2017

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La diaspora sénégalaise (estimée à 3 millions) envoie beaucoup d'argent au pays d'origine, alors faire revenir les "expat" (clandestins ou pas) au pays...
La France "aide" l'Etat Sénégalais, certes !
Mais -sauf erreur- il faut savoir aussi que [je cite] :
1. Le franc cfa est une monnaie imprimée à Chamalières (Puy de Dôme) par la Banque de France.
2. Chaque banque centrale de la zone franc possède un compte d’opérations au Trésor public français et doit y déposer une partie de ses réserves de monnaie. Depuis 2005, 50% des réserves de change doivent être stockées sur le compte d’opérations en France (jusqu’en 2005 ce pourcentage était de 65%).
3. Il y a donc actuellement environ 8000 milliards de francs CFA venant de la BCEAO et la BEAC stockés au Trésor public français, soit plus de 12 milliards d’euros. C’est autant d’argent qui est amputé du budget des États de la zone franc.
4. La France rémunère les banques centrales africaines en intérêts, tout en se servant au passage grâce à des placements privés (des sommes dégagées au profit de la France qui se comptent en centaines de millions d’euros).
5. Pire, la part d’intérêts versée aux banques centrales est comptabilisée dans l’Aide Publique au Développement... Dépouillés de la moitié de leurs recettes, les pays africains de la zone franc se retrouvent ainsi dans une situation économique et sociale très difficile, d’autant plus que la France leur impose une rigueur budgétaire (c’est-à-dire une baisse des dépenses publiques) pour que l’approvisionnement du compte d’opérations soit garanti.

Écrit par : Xx | 28/01/2017

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Bonjour Monsieur Xx,
Votre article est très intéressant, mais compliqué pour moi, car je ne suis pas initié aux fonctionnements bancaires internationaux. J'ai le souvenir que vous avez écrit un autre article sur ce sujet sur le blog, il y a quelques temps.
Pour la diaspora sénégalaise qui envoie beaucoup d'argent au pays, c'est Ok ! Même le Président Macky Sall les a remercié pour ses vœux de 2017. Pas de retour prévu au pays.
Les billets de francs imprimés à Chamalières, on apprend toujours de nouvelles choses intéressantes sur le blog.

Ensuite, çà se complique.
En gros, les pays de la zone franc sont obligatoirement soumis à laisser 50 % de leurs réserves de change au Trésor public français ?
Cette masse d'argent (12 milliards d'€uros) est placé et rapporte des intérêts.
Les intérêts des placements sont partagés entre les banques centrales africaines de la zone franc et la France prend sa part au passage ?
La supercherie, c'est que les intérêts versés aux banques centrales sont appelées Aide Publique au Développement.
Mais ce n'est pas une Aide, puisque c'est gagné à partir du fric africain ??? Et ce n'est pas le contribuable français qui paye ???

Donc, les pays africains de la zone franc sont obligés par la France, de verser 50 % de leurs recettes, qui en plus, leur impose lune rigueur budgétaire pour garantir ces versements du 50%.
Ce qui place les états africains de la zone franc, amputés de 50 % de leurs recettes, dans une position économique et sociale faible pour la gestion de leur pays ???
Retour d'intérêts ou fausses aides au développement que les élites s'empressent en plus de se partager ou de dilapider, laissant la majorité des populations africaines dans la misère.

Le fonctionnement d'un pays africain avec le franc cfa lui impose donc des conditions drastiques : perte de 50 % de ces recettes, obligation de versements, rigueur budgétaire, gestion difficile des pays et maintien des populations africaines dans la misère contre un retour de miettes d'intérêts, transformé en fausse aide au développement ??? Cela me semble gros !

Cette situation expliquerait-elle les rumeurs au dernier sommet de la CEDEAO, que les états africains envisagent de se séparer du franc cfa et de créer une monnaie unique africaine pour reprendre leur autonomie financière ???
Monsieur Xx, merci de vos éclairages.
Cordialement votre.

Écrit par : issa gibb | 29/01/2017

C'est effectivement un dossier compliqué et "épineux"... ayant suscité et suscitant encore nombre de réactions de part et d'autre, l'arrivée de l'Euro n'ayant pas simplifié les choses... Pour tenter de comprendre, il faut chercher ! et même là, ce n'est pas vraiment simple ! Par exemple :

L'étrange zone franc : http://business-en-afrique.net/etrange-zone-cfa/

Le Fcfa freine le développement de l'Afrique : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/07/08/le-franc-cfa-freine-le-developpement-de-l-afrique_4675137_3212.html

Le Fcfa et "l'immobilisme" de l'Afrique francophone : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/30/non-le-franc-cfa-n-est-pas-responsable-de-l-immobilisme-de-l-afrique-francophone_5006248_3212.html

Regain de rébellion africaine contre la" servitude monétaire" du franc : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/30/debut-de-rebellion-africaine-contre-la-servitude-monetaire-du-franc-cfa_5006237_3212.html

Écrit par : Xx | 29/01/2017

Tiens donc des posts trés interessants ici aujourd'hui

Écrit par : Ndiaye | 30/01/2017

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Je me suis imprimé les 4 articles sur la zone franc CFA et je les ai lu plusieurs fois, pour essayer de comprendre. Dur, dur !
En 1ère lecture, on comprend qu'il y a 14 pays africains restants dans la zone FCFA. Là, où çà se complique, c'est que la zone FCFA se compose 2 banques centrales africaines différentes :
L'UEMOA avec le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, la Côte d'Ivoire, le Burkina Fasso, le Togo et le Bénin avec un le FCFA XOF.
La CEMAC avec le Tchad, la République Centre Afrique, la Guinée Equatoriale, le Cameroun, le Gabon, le Congo avec un FCFA XAF.

La Banque de France imprime les billets FCFA XOF et XAF et ouvert un compte pour les 2 banques centrales UEMOA et CEMAC, ainsi qu'un compte pour les 14 états membres de la zone FCFA. Il n'y a pas de contrôle de change entre la France et les 2 banques centrales UEMOA et CEMAC, comme il n'y en a pas entre la France et les 14 pays africains membres. De même, entre les pays d'une même zone franc, les XOF avec les XOF et les XAF avec les XAF. Par contre , il n'y a pas de convertibilité entre les zones UMEOA et CEMAC, ni entre les pays FCFA XOF et XAF.
De plus, un pays FCFA qui exporte vers un autre pays que la France, doit obligatoirement versé 50 % de ces recettes à la Banque de France comme fonds de garantie pour la convertibilité du FCFA en €uro. Il devient clair que dans ces conditions, les 14 pays africains de la zonce franc ne sont pas encore sortis des griffes de l'ex colonisateur français et qu'ils continuent à se faire baiser par la France...

Mais, il y a les détracteurs et les partisans des zones FCFA :
Les détracteurs jugent que les versements de 50% des recettes freinent la croissance de l'Afrique car cet argent coincé en France et il n'est pas utilisé sur le marché financier local et le développement des pays. D'autres parlent d'atteinte à la souveraineté nationale car constitutionnellement les pays doivent battre leurs billets et leurs monnaies. Les conditions empêchent le commerce entre les pays africains et ne sert que le commerce avec la France (60 %). L'arrimage du franc CFA à l'€uro fait subir les fluctuations des autres monnaies mondiales sur les pays FCFA qui fragilisent leurs économies faibles..Les politiques monétaires de la Banque Centrale Européenne sont déconnectées des réalités économiques et sociales des pays africains FCFA. Un bilan médiocre : 11 pays sur les 14 FCFA sont classés comme pays les moins avancés par le programme des Nations Unies...

Les partisans démontrent que le FCFA n'est pas responsable de l'immobilisme de l'Afrique francophone. Devant l'instabilité des pays africains et le manque de rigueur des dirigeants, le fonctionnement des zones FCFA est une sécurité pour les pays concernés. Les échecs des expériences de monnaies nationales de Sékou Touré en Guinée, de Modibo Keïta au Mali et la ruine de l'ex-Zaire de Mobutu rappellent les dirigeants africains à la prudence. La France reste un garde-fou en cas de crises importantes. C'est pourquoi, on assiste de plus de 20 ans aux traînements des pieds pour la création d'une monnaie commune "autonome" dans les assemblées de la CEDEAO. Mais, la sortie du FCFA exigerait des politiques "réelles" et la responsabilité des dirigeants africains avec une gouvernance monétaire irréprochable. Devant leurs reculs, l'immobilisme en Afrique a de beaux jours devant lui. De plus, la zone FCFA n'empêche pas des pays comme la Côte d'Ivoire de progresser économiquement. Pourquoi pas les autres ???

Même le Président français Hollande en octobre 2012, à Dakar, a encouragé les banques centrales africaines à utiliser les réserves de change que les états FCFA disposent au Trésor public français de façon plus active pour leurs développements. Argent africain rendu sous forme d'aide au développement français aux pays membres FCFA qui ne trompe plus personne ! Car la France a bien compris que les pays africains ont de nouveaux partenaires et alliés et qu'elle ne peut plus "punir" un pays africain FCFA comme au bon temps des colonies....

Dernières réflexions :
Je comprends la persistance du maintien des zones FCFA de la part de la France : on ne crache pas sur des milliards de francs CFA, versés à la Banque de France et qui rapportent placés en obligations. Avec ou sans zones FCFA, les relations franco-sénégalaises évolueront et perdureront, c'est évident.
Je comprends les hésitations des dirigeants africains à sortir des zones FCFA par prudence et peur de grosses crises économiques ingérables. Mais il ne peut y avoir d'intention envers la France. C'est à l'Afrique d'utiliser ce qui lui revient et ne pas attendre que la France donne l'autorisation d'agir. Il est temps que l'Afrique prenne sa totale indépendance !
Par contre, ce que je ne comprends pas : Pourquoi des pays africains qui ne font pas partie des zones FCFA et qui ont une monnaie nationale comme le Nigéria et le Ghana s'opposent aux sommets de la CEDEAO, à la création d'une monnaie commune "autonome" citée ci-dessus. En particulier, le Nigéria, le pays le plus riche d'Afrique qui dégueule de pétrole (et pays le plus pollué d'Afrique, mais c'est un autre problème). Pourquoi, le Nigéria s'oppose si fortement à cette monnaie commune "Africaine". Les exportations de pétrole et les dollars ???
Cordialement.

Écrit par : issa gibb | 06/02/2017

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Très intéressant ! merci. Je vais conserver le lien "les décodeurs", on lit tant de choses approximatives ici ou là, au gré des pro- ou des anti-... Difficile parfois de démêler le vrai du faux et de se faire une idée juste !

Écrit par : Xx | 24/02/2017

Très intéressant ! aussi et merci. J'ai imprimé et lu l'article pour mon dossier FCFA.
Ce que je retiens, c'est que la notion "Impôt colonial" est battu en brèches. Ce système FCFA est un lien monétaire unique entre la France et 14 pays africains, donc lié aussi à l'Union Européenne (l'U.E pour les intimes), à l'€uro et les fluctuations des autres monnaies dans la mondialisation. Mais un système différent qui provient d'une monnaie, le FCFA hérité d'un système colonial, seul et encore en vigueur dans le Monde. Avec deux zones distinctes UEMOA et CEMAC avec des restrictions entre elles ou des conditions à la France, comme le dépôt de 50 % des réserves de change à la Banque de France (et pas 85 % cité dans l'article) contre des contreparties de stabilité pour rassurer les investisseurs pour les uns et un manque d'argent local pour développer les pays africains, pour les autres, les détracteurs du FCFA...

Mais, il y a aussi, les indécis, comme le Président sénégalais Macky Sall qui vient d'échouer à la Présidence de l'Union Africaine (L'U.A pour les intimes) car on lui reproche d'être de ceux qui ne veulent pas sortir du système FCFA. Les expériences du Mali, de Guinée et de l'ancien Zaïre de Mobutu, en ont refroidi plus d'un et la sortie du FCFA est sur la table des discussions africaines depuis plus de 20 ans ? Donc, les pays africains sont libres de rompre ce lien monétaire avec la France, mais ils ne donnent pas l'impression de le vouloir vraiment. Ils devront battre leur monnaie, imprimée encore en France, avoir un système bancaire professionnel et honnête, une rigueur budgétaire sévère, incompatible avec la corruption et les détournements pour éviter une rapide banqueroute ...Et puis, quelle monnaie africaine, unique ou pas unique, pour qui et pas pour qui ??? Voilà, leur dilemme.

Autre rectification de l'article : "L'Etat français ne fait pas usage de ses fonds". Faux ! l'Etat français place ses fonds en obligations et les intérêts sont offerts gracieusement aux pays africains sous le nom hypocrite d' "Aides au Développement", tout en se servant au passage, des frais de fonctionnement obligent !
"Les capitaux déposés en France sont à l'entière disposition des Africains" rassure le Président Hollande en visite à Dakar en 2012. Tout comme Michel Sapin, le ministre français de l'économie et des finances devant les 14 ministres des finances de la zone FCFA : "La France garantit la stabilité du FCFA, mais sa gestion dépend de la volonté des africains". Alors, pourquoi les dirigeants africains ne servent pas des capitaux déposés en France pour développer leur pays ??? Ils ont peur de fâcher l'ancien colonisateur qui n'a plus les moyens de les sanctionner ??? Ou par sécurité, ils préfèrent rester sous la protection française pour rassurer les investisseurs et pour éviter que l'argent disparaisse en fumée, comme les aides internationales,sans pourvoir au développement du pays. (L'argument des détracteurs du FCFA qui maintient les pays africains dans la misère, est battu en brèches). Car là, c'est leur fric, pas celui des autres !
Bon week-end à tous !

Écrit par : issa gibb | 24/02/2017

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