30/01/2017

BILAN DES ACCIDENTS ROUTIERS

Bilan économique des accidents routiers: Le Sénégal perd plus de 77 milliards de FCFA par an

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Chaque année, le Sénégal perd 500 personnes sur ses routes. Le dernier accident meurtrier en date s’est produit avant-hier à Kaffrine. Le ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement évalue le coût de ces accidents à plus de 77 milliards de F CFA par an, soit 1% du Produit intérieur brut (Pib).
Avant-hier, à Kaffrine, dans le département de Malème Hodar, un accident s’est produit sur la route nationale. Bilan : 16 morts et 16 blessés dont 3 graves. Ledit accident concerne un camion-citerne provenant du Mali et un minicar de 19 places immatriculé au Sénégal, qui roulait dans le sens Kaffrine-Malème Hodar. Ils sont entrés en collision à hauteur du village de Badianène.
Dépité, le ministre des Infrastructures, Mansour Elimane Kane qui était hier à Kaolack au chevet des blessés, a condamné les comportements ‘’dangereux’’ des conducteurs sur les routes. Selon lui, l’accident serait dû à un dépassement risqué, tenté par le conducteur du minicar de transport qui avait à son bord 29 passagers, au lieu des 19 autorisés, soit une surcharge de 10 personnes.
L’année dernière, au Sénégal, 606 personnes ont péri dans des accidents routiers. L’information a été livrée par le directeur des transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, lors d’une tournée de sensibilisation, à Ziguinchor, dans le cadre de la sécurité routière. En dehors du vide qu’elles créent au sein des familles touchées ou éplorées, ces pertes humaines ont aussi des conséquences économiques.
Annuellement, le ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement les évalue à plus de 1% du Produit intérieur brut (Pib), soit plus de 77 milliards de F CFA. Un coup dur. ‘’Au Sénégal, chaque année, nous perdons 500 personnes sur nos routes. (…) 43% des accidents de la route concernent le conflit entre la voiture et le piéton. 5% des causes d’accidents procèdent de l’état du véhicule. Plus de 2% sont dus à l’état de la route, les 92% sont liés au facteur humain…’’, constate Aubin Jules Marcel Sagna, secrétaire général du ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et du Désenclavement.
A ses yeux, les mauvais comportements sur les routes, la somnolence au volant, l’utilisation de substances psychotropes ‘’drogue’’, le défaut de maîtrise, ‘’l’indiscipline’’ et le manque de civisme…sont les principaux facteurs de ces dégâts humains.
‘’Près de 3 500 personnes meurent chaque jour sur les routes’’
Il faut relever qu’en décembre dernier, en deux jours, pas moins de 28 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route à travers le Sénégal. Ce qui fait redouter que 2016 batte le record des victimes des accidents de la route. Dans la nuit du 12 au 13 décembre de cette même année, à l’entrée de la commune de Koumpentoum (Tambacounda), un bus en provenance de Touba et à destination du marché de Diaobé entrait en collision avec un camion frigorifique. Bilan : 13 personnes mortes, et 84 blessés.
Les corps ne pouvant être identifiés, ont été inhumés sur ordre du procureur. Situé à 100 km de Tambacounda, le département de Koumpentoum n’abrite pas de caserne des sapeurs-pompiers. ‘’A chaque fois qu’il y a des accidents, avant l’arrivée des secouristes, les choses prennent de l’ampleur et les résultats sont catastrophiques’’, pleurait Sidy Traoré, maire de la commune.
En croisade contre l’insécurité routière, le ministère appelle les leaders d’opinions, les chefs religieux, les personnalités des arts, de la culture et du sport…à se mobiliser contre ce phénomène meurtrier. ‘’Il faut sensibiliser pour un premier moment et sanctionner par la suite’’, lance le secrétaire général dudit département.
Le président de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (Nprs) de relever quelques dysfonctionnements des usagers de la route, notamment les jeunes. Aussi, invite-t-il tout un chacun à un respect ‘’scrupuleux’’ du code de la route.
Ibrahima Guèye de faire observer : ‘’Les jeunes optent souvent pour des comportements plus risqués tels que le manque d’utilisation du clignotant. Il s’y ajoute le comportement des automobilistes qui occupent inutilement la route pour empêcher les autres de circuler librement. L’ignorance de l’utilisation du rétroviseur, le dépassement à risque ou encore les virages légèrement coupés. (…) Tous ces facteurs ont des impacts sérieux sur la bonne marche des routes…’’
Selon l’Oms, dans son étude 2015 intitulée ‘’Rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde’’, près de 3 500 personnes meurent chaque jour sur les routes. Autres conséquences : l’organisation constate que des dizaines de millions de personnes sont blessées et victimes d’incapacités. Et les enfants, piétons, cyclistes et personnes âgées sont parmi les usagers de la route les plus vulnérables.
Lequotidien

Commentaires

Vaste programme ou l'insouciance est roi dans ce pays....

Écrit par : oyster | 31/01/2017

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Ce que je déplore dans ces articles sur la sécurité routière, c'est qu'on ne s'occupe que des statistiques.
Les dénonciations des comportements, des responsabilités et les actions pour y mettre fin sont inexistantes et l'hécatombe continue avec des morts, des blessés et des mutilés à vie. J'ai connu la perte de toute une famille sénégalaise amie dans un accident de la route près de Mbour en 2013. Le papa, la maman et les 3 enfants, Fatou 20 ans et ses 2 petits frères. Souffrance et Rage.
Les policiers passent leurs temps, à glander aux bords des routes pour racketter en priorité les véhicules toubabs en règle et ils laissent repartir des voitures corbillards et les camions surchargés et dangereux contre un petit billet.
L'obtention du permis de conduire est aussi aléatoire au petit billet en plus, les conducteurs ne savent pas le code de la route et les règles de sécurité, mais ils l'obtiennent. La promesse de permis à points reste utopique, il faudra un parc informatique important dans les commissariats, les gendarmeries et dans les véhicules (des agents de l'ordre et de la sécurité publique ???) qui n'est pas pour demain. Donc enfumage gouvernemental, sans compter, les escrocs qui roulent avec des faux permis au Sénégal !
Pire, la corruption dans les contrôles techniques connue et archi-connue au Sénégal, des professionnels irresponsables qui relaissent partir des automobiles hors d'âge et dangereuses contre toujours le petit billet alors qu'ils devraient interdire la circulation de ces voitures corbillards meurtrières.
Puis, il y a comportement insouciant, anarchiste, voire pas fini des sénégalais au volant. L'ignorance du Code de la route et des règles de la sécurité routière citées au-dessus. Pris par les démons de la supériorité dès qu'ils prennent le volant, avec le presque-sexuel "je fais ce que je veux avec ma voiture". Il y a les situations irresponsables mais comiques : comme ce taximan qui a voulu passer et qui a coincé son taxi sur un passage-piétons au dessus de l'autoroute. Ou ce camion surchargé qui arrache (sans dégât humain) un passage-piétons sur la rocade car il n'a pas estimé la hauteur du pont et de son chargement.
Plus dangereux, le camion surchargé (pas arrêté par la police) qui se couche sur un minibus dans un virage avec 16 morts innocents ou les conducteurs fous capables de couper la ligne blanche en doublant en 2ème position, un autre véhicule qui double déjà un camion généralement surchargé qui va au Mali, en quittant la route goudronnée pour passer sur la bordure de terre de gauche et se retournant vers les passagers arrières pour leur dire de ne pas s'inquiéter, que çà passe alors qu'un camion tout aussi surchargé qui va à Dakar, arrive à forte allure sur la voie d'en face.
A vote avis, le camion d'en face, il va choisir quoi ? Le camion à sa gauche, la voiture qui double en face sur sa voie ou le bas côté droit avec la voiture du taré qui double en double file.
Petit exemple courant, de l'irresponsabilité routière au Sénégal, ce qu'on peut appeler franchir la ligne rouge au volant, rouge du sang et des morts à venir !
Nous savons que ceux sont les enfants, les piétons, les personnes âgés et les cyclistes qui sont les plus vulnérables. C'est la dénonciation des assassins de la route et le manque de moyens et de volonté pour y faire face et y mettre fin qui fait défaut.
Dixit un sapeur pompier de Mbour : on arrive que pour ramasser les morceaux, on a rien pour soigner, pas de brancards, pas de pansements, pas d'assistance respiratoire, pas de réserves de sang, on ramasse les morts et on regarde les blessés, mourir pendant le transport à l'hôpital.
On a bien compris que la vie humaine, surtout celle du bas peuple, n'est pas importante au Sénégal pour les autorités. Mais tous ces accidents ont un coût important et freine le développement du pays. Dans toute la pyramide de l'hécatombe des morts accidentés sur la route au Sénégal, il n'y a pas que les chauffards qui sont les assassins !

Écrit par : issa gibb | 02/02/2017

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les gendarmes et policiers qui ne font pas respecter le code de la route. pourquoi ne pas déposer une plainte contre la police et la gendarmerie pour non assistance à personne en danger

Écrit par : jacobus | 04/02/2017

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Pourquoi ne pas porter plainte ? Parce ce que les sénégalais ont peur de leurs forces de l'ordre, des personnages qui se sentent tout puissants et qui sont dangereux !
Agents de la force publique et forces de sécurité sont leurs titres et leurs métiers de fonctionnaires au service de l'Etat sénégalais et de la population.
Mais ces grands garçons en uniforme avec la possession d'une arme à feu, comme un enfant, ils se prennent pour Rambo, supérieurs aux autres, tout simplement.
Au service de la population ??? L'accueil administratif dans les commissariats et les gendarmeries est déplorable avec des attentes interminables sans explication, faute de moyens ou pas.
Tout n'est que dédain et arrogance envers les sénégalais ou les étrangers. L'appel à un meilleur service au peuple du Président Macky Sall n'a toujours pas été compris par les pandores.

Les rackets incessants sur la route, en particulier pour les toubabs, sont leurs priorités financières, au lieu de faire appliquer le code de la route et la sécurité routière.
La délinquance, les vols et les cambriolages sont en augmentation. Les patrouilles sont rares, les appels au secours inutiles la nuit. La lutte contre l'exploitation des enfants inexistante. Les trafics ne sont pas inquiétés ou parfois, ils sont partie prenante. De rares actions médiatisés à l'extrême montre aux sénégalais que leur police travaille pour la sécurité du pays, contre la délinquance ou les risque d'attentats terroristes et ils repartent glander aux bords des routes. Seule, la police touristique écarte parfois les antiquaires trop collants sur les derniers touristes au Sénégal...

Dangereux ! Interdits par les Conventions internationales, la torture et les maltraitances sont fréquentes dans les commissariats, les gendarmeries et les prisons sénégalaises en toute impunité.
Tout comme les maltraitances subies par les enfants talibés dans les daaras, sont acceptées. Les bavures, les tortures sont totalement acceptées au Sénégal, jusqu'aux meurtres ???
Comme toujours, un communiqué gouvernemental s'excuse, souhaite que çà ne se reproduise pas, déplace les meurtriers dans une autre prison et çà recommence comme avant.
Autre exemple, des étudiants à Thiès ont organisé une manifestation pacifique pour dénoncer le manque de professeurs et de moyens. La police a chargé et elle a bastonné ces pauvres jeunes gens avec une rage folle. Certains étudiants ont été arrêtés et tabassés dans les commissariats en toute légalité...
Les bavures et l'emploi de leur armes qu'ils prennent pour un jouet, s'égrainent dans les journaux bavure à Dakar, bavure à Louga, bavure à Mbour, etc...On s'excuse et çà recommence !

Dans ses conditions, il est très difficile au peuple sénégalais de faire confiance à sa police.
Arrêter sur la route, il sait qu'il doit obligatoirement payer pour repartir, racket insupportable pour des gens dans la misère, c'est la nourriture pour leurs enfants qu'on la police leur vole.
Ne pas obtempérer, il risque une bavure, ils ont la gâchette facile. Amené au commissariat, il sait qu'à la moindre révolte, il risque un tabassage en règle. Dans un interrogatoire d'enquête, la torture est employée sans aucune retenue et état d'âme. Le pistolet sur la tempe d'un talibé pour lui faire avouer des faux viols par un toubab à Mbour à défrayer la chronique. Bavures et meurtres sont connues dans les commissariats et gendarmeries sénégalaises. Ces comportement supérieurs et anormaux éloignent le citoyen sénégalais de ces lieux et de sa police....

Aussi, Amesty International dénonce de façon alarmante, les humiliations, les maltraitances, les tortures et les meurtres fréquents dans les pénitenciers sénégalais et l'impunité de gardiens sadiques et assassins de la part des autorités gouvernementales, depuis des décennies. Comme si le Sénégal pouvait tout se permettre et ne respecter aucune loi humaine !
Pays opiumisé par la religion qui le gouverne, l'exploitation d'enfants talibés, bavures policières, tortures de citoyens, matons meurtriers... Vous persistez à dire que le Sénégal est une démocratie parce ce que c'est pire ailleurs, dans les dictatures ???? Non, un peuple qui a peur de sa police ne vit pas en démocratie !

Écrit par : issa gibb | 05/02/2017

Rajout : le meurtre d'un leader de la mutinerie de Reubeuss en Novembre 2016 pour faire peur aux autres prisonniers et arrêter la mutinerie est une pratique connue et répétée par les gardiens dans les pénitenciers sénégalais. En plus de la surpopulation des prisons, les prisonniers de basse classe au Sénégal (au contraire de KW) subissent humiliations, tortures et maltraitances de tout ordre de la part de gardiens violents, sadiques et irresponsables. Encore des personnages en costumes qui se croient tout permis et qui ignorent les lois humaines comme si ils avaient été choisis pour çà. Après, ils s'étonnent que leurs vies sont en jeu avec toute cette accumulée par les prisonniers. Les organisations internationales dénoncent et s'inquiètent, les gouvernements sénégalais successifs le savent et connaissent parfaitement ces situations borde-line et rien n'est fait pour que çà change !
On est au Sénégal, c'est Dieu qui doit changer les choses. Ils vont pouvoir attendre longtemps ! Dieu, il est occupé ailleurs.

Écrit par : issa gibb | 05/02/2017

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Moi en 16 ans de Sénégal ,je n'ai jamais vu de police touristique!!!!! Ou sont-ils,?

Écrit par : eddy | 05/02/2017

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