30/01/2017

TOURISME DURABLE...

Sénégal : le défi du "tourisme durable"

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Avec le lancement par les Nations Unies de "2017, Année du tourisme durable et du développement", l’occasion est donnée à plusieurs pays, notamment en Afrique, d’envisager ce secteur sous un nouvel angle. Un exercice qui devrait permettre au Sénégal, qui mise désormais sur l’écotourisme de peaufiner sa stratégie.
Le tourisme est une activité contributrice du développement économique au Sénégal. Il constitue une part importante de l’économie nationale. Dans certaines localités du pays, le tourisme représente une part prépondérante voire l’unique entrée de devises et source de création d’emplois, qui pour l’essentiel contribuent au maintien du tissu-socio-économique dans de très nombreuses régions du pays.
Toutefois, cette forte activité touristique dans le pays, n’est pas sans danger, surtout dans les zones côtières, où de nombreux défi doivent être relevés. En effet, les milieux les plus riches en biodiversité, comme les régions proches de l’océan, sont aussi les plus attractives pour le tourisme et malheureusement les plus sensibles.
Ces espaces paient un lourd tribut aux activités humaines, dont le tourisme fait partie, par exemple pour la construction des hôtels sur la "petite côte". Un constat que regrette le Directeur Afrique de l’Ouest de Jumia Travel, Guillaume Pepin. « Nous avons besoin de beaux hôtels, mais nous devons également penser à préserver nos côtes, car c’est une richesse pour le secteur du tourisme, et notamment avec les enjeux environnementaux », a-t-il prononcé lors d’un point de presse.
L’essentielle préservation des espaces naturels et culturels
En effet, sans la préservation des ressources naturelles (plages, déserts, montagnes, récifs coralliens, forêts) et des richesses culturelles (traditions, us et coutumes), l’essence même du produit touristique est compromise, et les acteurs de ce secteur devraient davantage s’impliquer pour préserver ces atouts.
Une meilleure prise en compte de ces exigences, permettrait des pratiques durables pouvant donner de meilleures marges de profits, grâce à des coûts d’exploitation réduits et à un meilleur positionnement auprès des voyageurs.
Bien que la volonté des professionnels touristiques soit au rendez-vous, plusieurs d’entre eux peinent à intégrer le concept de durabilité dans cette industrie. Les autorités devraient donc davantage se pencher sur cette question et proposer des pistes durables, comme la formation des acteurs aux concepts du tourisme durable et du développement.
Une offre de plus en plus tournée vers l’écotourisme
Face au dilemme entre développement économique et protection de l’environnement, le Sénégal pourrait davantage tirer son épingle du jeu, en favorisant le développement de l’écotourisme comme alternative économique, surtout dans les zones fragiles.
Et cela passe inévitablement par la mise en place d’un environnement institutionnel, juridique et réglementaire des espaces côtiers, et de tous les espaces protégés, l’implication des populations locales dans les différents projets, afin de permettre à ces dernières de bénéficier de l’activité touristique qui en découle, l’accès au financement pour les communautés désireuses de développer les structures touristiques, le développement d’un système d’information et de collecte de données, entre autres…
Une politique de tourisme alternatif est possible, mais il faut s’en donner les moyens !
Ismael Kambell/Afrik.com

Commentaires

la "mise ne place d'un environnement institutionnel,juridique et réglementaire" ect.....
Merçi de garder vos idées de transformer quelques endroits en une réserve de touristes ,comme il en existe pour les animaux ....
Le touriste veut voir le "vrai" ,ce qui se passe en fait ,et pas un Disney land AFRICAIN avec emplacement pour les cars et boutiques de "'bignouserie"
et un "mac " à coté ...
HELP !

Écrit par : oyster | 31/01/2017

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Bien vrai oyster,on ne demande pas a etre enfermés dans des parcs!!! la petite cote aurait besoin d'un sérieux réaménagement!!!vouloir aller en bord de mer a Niakh-Niakhal est un vrai parcours du combattant,des maisons non finis depuis des années ,des mosquées,bref des encombrements de toutes sortes empechent les touristes que ce soit des étrangers ou les Dakarois qui viennent se reposer le week-end de profiter du bord de mer !!!le laxisme du gouvernement et du maire de Saly sont évident chacun a fait ce qu'il voulait ,et la petite cote n'a plus aucun charme!!!! tant par ses constructions anarchiques que par sa saleté!!!il y a du boulot ,si ils veulent vraiment faire quelque chose de durable

Écrit par : eddy | 31/01/2017

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et oui Saly trite vu trous dans le sable pour les déchets a Hotel obama B...superbe plage un peu plus propre mes des vendeurs de tout les 5 minutes !!!.???

Écrit par : jean | 31/01/2017

et oui Saly trite vu trous dans le sable pour les déchets a Hotel obama B...superbe plage un peu plus propre mes des vendeurs de tout les 5 minutes !!!.???

Écrit par : jean | 31/01/2017

Le tourisme ne reprendra vraiment que quand les plages de Saly seront reconstituées et à nouveau disponibles.
Les touristes viennent pour le soleil et l'océan. Pas de plage.... Pas de touristes...

Écrit par : Luc | 31/01/2017

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et oui triste ..

Écrit par : jean | 31/01/2017

et oui triste ..

Écrit par : jean | 31/01/2017

la petite cote est défigurée par des constructions hideuses,et surtout pas terminées!!!difficiles d'aller au bord de la plage a Niakh Niakhal de toutes façons il n'y a plus rien a cet endroit,et les autochtones se plaignent, meme si c'est eux qui ont vendus les terrains...Plus de plages ,plus de touristes et rien n'est fait!!!c'est de plus en plus sale

Écrit par : chees | 31/01/2017

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Ceux ne sont les touristes qui tuent le tourisme, la biodiversité, les espaces naturels et culturels au Sénégal. Ceux sont les sénégalais eux-mêmes qui détruisent leur pays, avec leurs déchets et leurs ordures un peu partout, sur terre et jetés dans l'océan. Ajoutés à l'incompétence des autorités et de la Sapco pour valoriser le secteur, lutter contre l'érosion côtière pour recréer des plages propres et accueillantes. La volonté programmée de détruire les derniers sites naturels comme Pointe Sarène pour faire du fric, au détriment de la biodiversité et de l'écologie car les leçons n'ont toujours pas été comprises. Une politique volontariste raciste d'accélérer la destruction et la disparition des sites historiques colonialistes de Saint Louis, de Richard Toll, de Rufisque et les maisons signares de l'Île de Gorée, à l'exception de la Maison des esclaves où l'on injecte des millions de franc cfa, dernier lieu touristique rapporteur de devises.
Toujours présents : la persistance des harcèlements et diverses arnaques des banas-banas et des antiquaires, une hypocrite téranga qui prennent les touristes pour des portefeuilles sur pattes, les rackets des policiers envers les toubabs sur les routes, la présence inexplicable des enfants talbés, petits mendiants esclaves qui vous soulèvent le cœur, des plages sales et dévastées, sans lutte contre l'érosion côtière pour sauver la face. Tous ces maux qui font fuir les derniers touristes et qui ne sont plus gérés par les autorités qui ont d'autres occupations comme le pétrole, incompatible avec les futures plages parsemées de boulettes de pétrole.
Non; ceux ne sont pas les touristes qui détruisent le Sénégal !

Écrit par : issa gibb | 31/01/2017

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Ce n'est pas le secteur geré par la Spaco le plus sale mais celui geré par la mairie

Écrit par : Didier | 31/01/2017

Le tourisme au Sénégal !!! sujet intarissable !!! Mais QUAND y aura-t-il un VERITABLE MINISTERE du TOURISME dans ce pays ? à ce jour, il existe à coup sûr des tonnes et des tonnes de notes, constats, critiques, rapports, observations, bilans, diagnostics, exposés, témoignages... sans compter les innombrables séminaires, réunions, colloques, etc... avec les professionnels du secteur... et pour quel résultat ??? de beaux discours, de beaux projets pharaoniques... Des promesses, du bla-bla-bla ! Et rien, strictement rien de concret !
Et malgré tout, quelques touristes, parfois enchantés (!) ou "sorcelisés" (selon le langage local...) mais plus souvent déçus, non seulement par l'accueil et/ou des offres restreintes et/ou un environnement lamentable, mais aussi par le coût du voyage et du séjour. Car venir au Sénégal coûte cher Mesdames et Messieurs du secteur touristique... Quand allez-vous en prendre enfin conscience ? Ah c'est vrai, ici on veut un tourisme "haut de gamme" : vous avez du pain sur la planche !!!
Le défi du "tourisme durable"... il faudrait déjà qu'il existe avant de devenir durable... Vous avez tué la poule aux oeufs d'or, à vous d'oeuvrer pour qu'elle "ponde" à nouveau des khalis à la pelle, comme avant !
Ceci bien entendu n'est que mon avis personnel...

Écrit par : Xx | 31/01/2017

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Tourisme haut de gamme,j'imagine assez mal notre jojo national venant fouler le sol Sénégalais!!!!! Je crois qu'ils sont un peu revenus sur ce genre de tourisme,sur tous les genres d'ailleurs!!! il n'y a plus que les résidents au Sénégal coincés par des maisons invendables...

Écrit par : eddy | 03/02/2017

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Je ne crois pas un seul instant au tourisme durable au Sénégal. Même ceux qui s'en réclament n'en font pas. Ceci dit, on peut faire du tourisme au Sénégal à deux conditions: avoir pas mal de fric et un bon 4x4! Après, sortir des sentiers battus est juste question d'organisation. Eviter Saly et les pompes à fric sont évidemment un préalable (et un comble, certes!) pour ne pas revenir dégoûté de son passage au Sénégal.

Écrit par : Le Poumpy | 27/02/2017

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