06/02/2017

LUTTE CONTRE L'EXCISION

Lutte contre l’excision: la place qu’occupe le Sénégal en Afrique

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Ce 07 février 2017, le monde célèbre la journée internationale de lutte contre l’excision. Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies, 20 millions de femmes sont victimes de l’excision à travers le monde.
Les mutilations sont pratiquées dans 30 pays en Afrique et en Moyen-Orient. Le rapport de 2014 montre que plus 70 millions de filles ont été victimes d’excision. Sur un classement mondial, les pays à taux relevé sont la Somalie avec 98% suivie de la Guinée avec 97%, le Djibouti (93%), de l’Egypte (91%), de l’Érythrée (89%), du Mali 93%, de la Gambie 56% et de la Mauritanie ont 54 % . Pour ce qui concerne le Sénégal, nous avons un taux de 20 à 49%.
Les révélations de l’instance internationale montrent que 92 millions de jeunes filles âgées de 10 ans et plus ont subi des mutilations génitales. Un nombre de 44 millions de jeunes filles âgées de moins de 14 ans sont victimes de ces pratiques.
Pour les pays comme l’Egypte, la République Centrafricaine, la Somalie et le Tchad 80% des filles sont excisées entre 5 et 14 ans. Dans le monde plus de 3 millions de filles sont excisées chaque année.
Un phénomène qui a tendance à se multiplier dans les autres pays du continent africain. Pour le continent européen, 500.000 femmes excisées et au Royaume Uni on y note un peu plus de 170.000 victimes.
Les organisations de défense des droits de la femme et l’ONU luttent d’arrache pied pour faire disparaître cette pratique avant 2030.
Malang Toure/Senenews

Commentaires

La journée internationale de lutte contre l'excision, comme la journée contre la tuberculose ou la journée des talibés. Hypocrisies !
Des nantis, à l'autre bout du monde, aux Nations Unies, font des réunions qui coutent un fric fou, pour faire des discours, généralement basés sur des statistiques connues et rabâchées depuis des décennies, sans résultats concrets. Puis, ils vont se bâfrer dans des repas somptueux et onéreux pendant que les petites filles africaines continuent à se faire exciser jusqu'en 2030 selon leurs probabilités ??? çà recule, l'année dernière, c'était jusqu'en 2025...
L'excision, acte de mutilation par ablation du clitoris et parfois des petites lèvres de l'appareil génital sur des petites filles, est reconnue dangereuse médicalement et elle interdite par la loi. Elle a été décrété par les instances internationales comme une crime à l'intégrité physique des femmes (filles).
L'Association Toscan fait un travail magnifique dans une quinzaine de pays africains pour lutter contre l'excision des fillettes africaines. Cette association a compris qu'elle devait s'appuyer sur les femmes : créer des micro-métiers pour l'indépendance des femmes, des revenus de remplacement pour les vieilles mères exciseuses dont l'excision est la seule ressource financière, des ateliers-réunions de discussion et de santé sont mis en place, en contrepartie de l'arrêt de la pratique de l'excision sur les fillettes. Tout cela coûte très cher !
Aussitôt l'Association partie des villages, les imams ou des marabouts rétrogrades reviennent exiger l'excision des petites filles, rituel culturel et religieux obligatoire pour de bonnes récoltes ou pour éviter la colère de Dieu (qui a bon dos) sur le village. Dans la peur et la superstition, les mutilations des fillettes reprennent et c'est un puits sans fond pour les associations qui luttent contre l'excision à travers le monde...
A cause de la misère, les populations se déplacent vers les grandes villes au Sénégal. Un article annonçait que les excisions ont augmenté de 8% à Dakar en 2015. Nous ne sommes plus dans des villages perdus dans la brousse, mais à Dakar, la capitale du pays avec les organismes gouvernementaux sociaux, de santé, la police et la justice, toujours incapables de faire appliquer la loi contre l'excision et protéger les fillettes de ces ignobles mutilations, comme pour protéger les talibés exploités plus voyants...
Pire, des nantis justifient cette pratique infâme parce qu'il y a une possibilité de chirurgie réparatrice (pour faire du fric dans leurs hôpitaux privés en Occident) comme si les mères africaines avaient des repentances d'avoir mutilé leurs enfants et qu'elles avaient les moyens financiers que se payer le voyage et la chirurgie réparatrice des clitoris. Foutaise et pompes à fric...
La lutte contre l'excision des fillettes africaines n'est pas un combat d'une journée par an, mais un combat quotidien incessant vers les femmes africaines, contre des religieux et des escrocs rétrogrades et l'hypocrisie des états qui ne font pas appliquer leurs propres lois de protection de l'Enfance par des sanctions internationales...
Qui sont les principales instances internationales : Les Nations Unies et leur seule journée de lutte contre l'excision. Le cercle est bouclé et on comprend pourquoi l'excision continue à augmenter dans les monde... Un autre enfumage !

Écrit par : issa gibb | 07/02/2017

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Tant que la mentalité des Musulmans vis a vis des femmes ne change pas , l'excision perdurera,le pouvoir des hommes sur les femmes étant ce qu'il est actuellement,le renforcement religieux les y aidant cette pratique n'est pas pret d'etre abolie!!!!!

Écrit par : eddy | 11/02/2017

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