11/03/2017

PÊCHE AU SENEGAL

Pêche au Sénégal : Près de 400.000 tonnes de poissons débarquées par an

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Le ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime, Oumar Gueye, qui présidait tout récemment un atelier à Mbour, sur la méthodologie de transposition des directives de l’Uemoa, a noté qu’au Sénégal, la production annuelle avoisine 400.000 tonnes de poissons
« Au Sénégal, la production annuelle avoisine 400.000 tonnes. Cela signifie que le Sénégal produit la moitié de toute la production de l’Uemoa, avec une consommation moyenne, en poisson, de 29 kilogrammes par habitant et par an », a déclaré le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, qui présidait tout récemment, à Saly (Mbour), un séminaire sur la méthodologie de transposition des directives de l’Uemoa en matière de pêche.
Ces performances font, selon lui, que la pêche occupe le premier poste d’exportation du Sénégal avec 194 milliards de FCfa en 2015 et 204 milliards de FCfa en 2016, soit 14,63 % des recettes d’exportations. « Dans l’espace communautaire, la production halieutique annuelle tourne, en moyenne, autour de 800.000 tonnes, dont 77 % environ destinés à la consommation des populations locales », a-t-il noté.
« Le Sénégal est le premier de la classe, car ayant transposé une quarantaine sur 60 directives », a souligné M. Diarra qui a rappelé l’importance de l’obligation de transposition. « Elle est essentielle en ce sens que la construction du marché commun repose sur la confiance partagée des États membres », a expliqué le ministre de la Pêche, ajoutant que la mise en œuvre de ce programme a permis de renforcer la collecte des données et d’améliorer la qualité des statistiques par les enquêtes-cadres dans les États membres. Elle a, selon lui, permis aussi de réaliser l’évaluation des stocks halieutiques dans les États côtiers de l’Union. Le secteur de la pêche, a-t-il indiqué, occupe une place de choix dans les politiques de développement économique respectives des États membres de l’Uemoa et contribue, de manière significative, à la croissance économique, à la sécurité alimentaire et à la nutrition.
Pour le Représentant-résident de l’Uemoa, Dossolo Diarra, il a été constaté une faible transposition par les États membres des directives avec un taux de 27 % en 2012. D’où donc l’opportunité, pour la Commission, à travers cette rencontre, d’apporter un appui technique sur les méthodes et les modalités de transposition des directives afin d’assurer la transposition correcte des directives. « La transposition constitue une obligation communautaire dont le respect implique une transparence fidèle, complète et ponctuelle ». Cette action d’assistance, a-t-il noté, a permis d’améliorer la performance de certains États comme le Sénégal qui se trouve en bonne place avec un taux de transposition qui est passé de 64 % en 2014 à 70 % lors de la dernière revue en 2015.
Cette rencontre avait pour objectif d’aider les acteurs à mieux cerner les contours du processus de transposition et d’approfondir toutes les pistes de réflexion pour une meilleure mise en œuvre, par les États membres, de leurs obligations communautaires.
Samba Oumar FALL/Lesoleil

Commentaires

L'exportation des produits de la pêche a aussi pour conséquence la rarefaction des belles pièces sur le marché local ainsi qu'une forte augmentation des prix. dommage

Écrit par : michoulou | 11/03/2017

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La baisse des prises vient de l'exploitation par des navires qui viennent de CHINE,de RUSSIE ect et qui traitent le poisson dans le bateau usine...
En ce qui concerne les licences ou la quantité des prises ................

Écrit par : oyster | 12/03/2017

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Non messieurs, la baisse des prises vient de la surexploitation depuis des décennies de l'union europeenne à travers des contrats léoniens signés par nos "consciencieux" dirigeants qui ont bradés nos énormes ressources halieutiques pour des pécadilles..
Les retardaires chinois, russes etc.. ne font que racler le reste de la marmitte.

Écrit par : Ndiaye | 12/03/2017

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Vrai mais ne pas oublier les dégats causés par non respect des règles par la peche artisanale tout aussi responsable .... un exemple vécu par moi meme depuis 4 ans : le massacre des juvéniles en plein jour sur la plage que je fréquente chaque jour ,par 2 familles, pechant sans relache avec sène de plage à petites mailles (dans espoir de prendre ainsi de temps en temps des crevettes..).;maintenant ine prennent presque plus rien car ont détruit toute vie animale et végetale et meme ont contribués à créer couche de vase au bord de mer là où se baigne les touristes ... ..les règlements existent mais ne sont appliqués que si on veut et aucune autorité compétente n'ose intervenir.

Écrit par : naudin | 13/03/2017

Constaté la même chose que toi, naudin.
Ils pechent parfois contre "eux - mêmes", triste...

Écrit par : richard | 14/03/2017

Effectivement on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre ,il appartenait à un pays indépendant depuis 62 de prendre les mesures pour exploiter ses richesses d'une façon plus productive financièrement parlant ...
Cependant la triche au niveau des prises de certain pays est fortement préjudiciable pour la reproduction des espèces ,et l'urgence de sanctions par des confiscations des bateaux usines qui dépassent le quota reste une solution énergique pour sauver la péche au SENEGAL !

Écrit par : oyster | 13/03/2017

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