03/04/2017

PROTEGER L'ENVIRONNEMENT

La protection de l’environnement ne doit plus être seulement une affaire des forces de défense et de sécurité

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La protection de l’environnement ne doit plus être seulement une affaire des Forces de défense et de sécurité, mais "un combat citoyen" qui implique la participation de toute la population, a indiqué le préfet du département de Mbour,Saër Ndao.
Le thème "Force de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement" choisi pour le 57-e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale doit être un prétexte pour sensibiliser les populations sur le fait que "la dégradation de l’environnement va, peut-être, entraîner la dégradation de notre vie", a averti M. Ndao.
Selon le préfet de Mbour, qui s’entretenait avec l’APS, "la pertinence d’un tel thème se justifie par un contexte national marqué par la dégradation de l’environnement, surtout dans la partie méridionale du pays". Laquelle partie est confrontée à "une forte exploitation, de façon drastique du bois, ce qui contribue à l’apprauvrissement du couvert végétal et de la dégradation de l’écosystème".
"C’est quand on a mis à contribution toutes les forces de défense et de sécurité qu’on a pu stopper ce sinistre environnemental", a souligné Saër Ndao, expliquant que c’est pour permettre à toutes les forces de défense et de sécurité de se sentir concernées dans cette lutte contre la dégradation des ressources naturelles en général.
Le chef de l’exécutif départemental a en outre invité "toutes les forces vives de la nation sénégalaise à se ceindre les reins, se donner la main pour combattre ce fléau, surtout dans la Petite Côte qui est confrontée à un véritable problème d’érosion côtière, d’extraction frauduleuse du sable marin, entre autres pratiques qui portent atteinte à l’environnement".
Longue d’environ 100 kilomètres, la Petite Côte qui s’étend de Rufisque à Joal-Fadiouth est composée de plusieurs villages et autres centres urbains, y compris des centres de vacances. Mais ici, l’activité touristique est aujourd’hui fortement perturbée du fait des effets négatifs de l’érosion côtière.
Le constat est fait qu’au niveau de la station balnéaire de Saly-Portudal, les plages de nombreux hôtels dont celle du réceptif qui servait de séances de décrassage aux Lions du football en préparation à des compétitions internationales, ont été englouties par la mer.
Nombre de tenants d’hôtels souhaitent la réalisation d’une digue notamment sur la partie nord de la station balnéaire et estiment que le déficit sédimentaire provoqué au sud "est à l’origine de l’inquiétante accélération de l’avancée de la mer et de la destruction de nombreuses infrastructures".
Conscients des risques encourus et ceux à venir, les hôteliers ont retenu que "l’aggravation du phénomène de l’érosion côtière, ces dernières années, résulte principalement des activités de l’homme, par l’édification d’infrastructures inappropriées sur le littoral".
"Nous allons mettre à contribution toutes les Forces de défense et de sécurité, autour du préfet, des collectivités locales pour, ensemble, voir comment poser des actes concrets, à travers des comités, pour aller dans le sens de combattre ce fléau et de protéger cet environnement qui nous appartient nous tous", a promis M. Ndao.
ADE/PON/APS

Commentaires

Parler environnement sans aborder le probleme des ordures entrain de polluer les sols pour des milliers d'années c'est ridicule

Écrit par : Hurier | 03/04/2017

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La grande majorité des Sénégalais ne connaissent pas la signification des termes "environnement" et "protection". On peut le constater tous les jours au bord des plages par exemple, quand les pêcheurs déversent sur le sable leurs filets aux mailles trop serrées : on dénombre alors un nombre assez impressionnant de tout petits poissons qui ne deviendront jamais grands et ne pourront jamais se reproduire ! Cette façon de faire leur paraît tout à fait naturelle, et tout en se plaignant de la raréfaction de certains poissons, ils n'ont même pas conscience de participer à la destruction des ressources halieutiques. Les déchets industriels sont rejetés dans la mer, les déchets ménagers aussi la plupart du temps, les eaux usées des hôtels du bord de mer s'y déversent directement par des tuyaux que l'érosion côtière a mis à jour... Il serait vraiment dommage que les pays émergents reproduisent les erreurs des pays industrialisés qui, au début de l'industrialisation, n'avaient aucune idée des impacts de leurs activités sur l'environnement. Le même problème se pose aujourd'hui d'ailleurs dans l'agriculture avec l'utilisation outrancière de pesticides et d'engrais chimiques, néfastes tant pour la santé des humains, des animaux, du vivant en un mot, et de la terre bien entendu...
Si le Sénégal veut protéger son environnement, il est primordial de sensibiliser la population avant tout, comme le fait si bien à son échelle Haïdar El Ali. Et il est absolument nécessaire que ce projet soit global (et que tous "jouent le jeu"), à commencer évidemment par le problème récurrent des ordures...

Écrit par : Xx | 04/04/2017

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HAIDAR EL ALI est un homme remarquable pour défendre la protection de l'environnement bien nécessaire dans ce pays.....

Écrit par : oyster | 04/04/2017

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