09/04/2017

SACS PLASTIQUE...

Interdiction des sachets plastiques : où en est-on ?

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Entrée en vigueur le 4 janvier 2016, la loi interdisant les sachets plastiques n’a pas fait long feu chez la majorité des commerçants au Sénégal. On note cependant la présence de sacs en papier dans les grandes surfaces.
Selon la loi, sont interdits la production, l’importation, la détention en vue de la mise en vente ou la distribution à titre gratuit des sachets plastiques d’une épaisseur inférieure à 30 microns (en Europe, le minima est de 50 microns).
Interdiction des sacs plastiques au Sénégal : dure est la loi, mais c’est la loi
Dans les boutiques, rien n’a changé dans les habitudes d’emballages des achats. Si ce n’est que la spéculation sur le prix du sachet est passée par là. Le sachet plastique est juste devenu plus cher. Ceux qui se vendaient 25 FCFA avant sont aujourd’hui à 50 FCFA. Motif : « Vous savez que les sachet sont interdits, donc on n’en trouve plus beaucoup »
Interdit ? Officiellement peut être, mais sur le terrain, les vendeurs de sachets plastique au gros ne chôment pas. Au marché Castors, Moussa tient une cantine où l’on trouve tout genre d’emballage plastique. Il confirme : « Le marché du sachet plastique est toujours en vie. C’est vrai qu’au début nous avons un peu ralenti les choses, mais deux mois après ça reprenait et même de plus belle. Mes clients ce sont surtout les boutiquiers, les vendeurs du marché et certains particuliers. »
Dans les boutiques, on ne sait pas ce que c’est le micronnage… Un sachet plastique inférieur à 30 microns ? « Quand on a entendu parler de la loi, on savait juste que c’était les sachets plastique légers qui étaient interdits. Mais personne ne nous a expliqué ce que c’est. Donc je ne peux pas vous dire que les sachets plastiques que j’utilise on tel ou tel micronage. J’en ai qui sont légers et d’autres plus résistants, explique un boutiquier ».
En attendant, les sachets plastiques semblent avoir encore de beaux jours au Sénégal malgré la loi les interdisant.
Dans les supermarchés, on paie les sacs
« Bonsoir madame, vous prendrez un sac ? Celui de 50 ou de 100 FCFA ? » Voilà la question que tous les caissiers vous posent aujourd’hui quand vous réglez vos achats. Il y a bien des sacs en papier dans les magasins, mais ils sont payants. Aux premiers jours de l’application de l’interdiction de sachet plastiques, les grandes surfaces ont passé commandes de sacs en papier qu’elles donnaient gratuitement aux clients. Moins de deux mois plus tard, il fallait débourser entre 25 FCFA et 100 FCFA pour transporter ses achats. Motif : « Nous nous sommes rendus compte que ce n’était pas possible de donner gratuitement ces sacs car ça nous revient plus cher que les sacs en plastique. La direction a donc décidé de les vendre. Mais je pense que payer 50 ou 100 FCFA un sac que l’on peut utiliser plusieurs fois, c’est donné »
Des sacs en papier respectueux de l’environnement selon leurs fabricants, mais qui ne sont pas accessibles à tous. Les boutiquiers eux, n’y pensent même pas. « Vous nous imaginez en train de dire à nos clients de payer pour qu’on emballe leurs achats ? Ils ne vont jamais accepter. L’avantage avec les sachets plastique c’est qu’ils sont gratuits et surtout nous reviennent moins chers que les sacs en papier. » Chez les fabricants, les prix varient entre 25,30 FCFA et 74,75 l’unité selon le style de sacs (avec ou sans poignée). Au Sénégal, la société Rufsac a le monopole de l’approvisionnement en sacs en papier pour des milliers de clients.
Malgré la loi et quelques entreprises qui se sont rangés au respect de l’environnement, les sachets plastiques ont encore de beaux jours devant eux au Sénégal. Dans la rue, dans les boutiques, au marché, c’est des milliers de sachets plastiques qui sont utilisés chaque jour, et par la suite jetés au grand malheur de l’environnement et le l’esthétique en général.
Eva Rassoul.au-senegal.com

Commentaires

tout ca c est bien beau...mais il faudrait éduquer les gens a utiliser les poubelles ce serait pas un mal vous croyez pas? ce que les gens retiennent de leur visite chez-nous c est la SALETE pas la mer,pas le soleil pas la téranga c est la SALETé omni présente (voir a Mbour!!!!!) bref ca c est dur a faire accepter !!!!!

Écrit par : simonin | 09/04/2017

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tout à fait , je viens d'avoir le retour d'amis partis au Sénégal pour la première fois , ils m'ont dit textuellement : c'est crade , les mecs nous collent pour nous vendre des trucs ....et de voir aussi tous ces gamins mendiant dans les rues , ça donne pas envie d'y retourner !
à vous de voir amis Sénégalais !

Écrit par : gandet francia | 09/04/2017

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Mairie, Sapco et commité de station devraient montrer le bon exemple, partout, ordures , sable et débris de construction partout côté balnéaire et coté village, un bel incendie ce samedi au centre de Saly. Les pompiers ont mis le temps pour faire le Km .

Écrit par : jacobus | 09/04/2017

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C'est crade, c'est collant, c'est mendiant ! On peut ajouter c'est cher et on a encore fait le tour du Sénégal. Toujours la même rengaine, celle de l'immobilisme mental sénégalais vu par les nouveaux touristes et les anciens déçus. çà tourne en rond.
Les sacs plastiques ne sont pas le problème primordial, même si ils inondent l'Afrique et polluent l'océan. Ce sera la même chose avec les sacs papier, jetés parterre, quoique plus destructibles. C'est le manque cruel de poubelles pour les mettre dedans qui est un problème. C'est le manque de gestion politique des ordures. C'est le manque d'éducation civique à un pays propre qui a amené à ce que le Sénégal soit si crade. Aucune usine de destructions des déchets, des décharges à ciel ouvert, les engins de ramassage des ordures pas entretenus ou en panne, quelques rares centres de tri et de récupération privés. C'est bien peu, face à des tonnes de déchets que peut engendrer un pays de 13 millions d'habitants, chaque jour. Très grosse lacune gouvernementale, sociétale, citoyenne, humaine et écologique. Bienvenue au Sénégal.
Et les sénégalais qui posent les ordures à côté des rares poubelles au lieu de les mettre dedans, quand ils ne jettent pas les ordures tout simplement dans la mer. Du côté des ordures, çà n'émerge pas non plus !

Écrit par : issa gibb | 10/04/2017

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C'est pas une histoire de manque de poubelles.
Dans nos campagnes, il n y a pas forcement des poubelles. Mais on ne jette pas nos ordures sur le chemin...

Écrit par : linlin | 11/04/2017

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Pour ma part, j'ai constaté que les villages du Sénégal sont généralement propres : je ne sais d'ailleurs pas comment y sont gérées les ordures ménagères.
Mais en ville, il est absolument nécessaire de mettre à disposition de la population des poubelles ou des containers où jeter les déchets. Et le ramassage doit être régulier... ce qui n'est pas le cas ! d'où des tas d'immondices étalés un peu partout sur le parcours des "camions-poubelles", attirant certains gosses (hélas !) et des animaux errants (chats, chiens, zébus, moutons, souris, rats et autres rongeurs ; j'ai même vu un animal sauvage que je n'ai pu définir [une espèce de raton-laveur] fouiner là-dedans au milieu de la nuit...) Et des odeurs parfois répugnantes... sans doute n'y a-t-il pas que des ordures ménagères dans ces tas d'immondices...
Mais tout cela ne sert à rien si la population n'est pas sensibilisée à ce problème ! C'est possible au Rwanda (pays réputé le plus propre d'Afrique) ; pourquoi ne serait-ce pas possible au Sénégal ?

Écrit par : Xx | 11/04/2017

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