12/04/2017

HAUSSE DES DEPENSES PUBLIQUES

Forte augmentation des dépenses publiques en 2017

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D'après la direction sénégalaise de la prévision et des études économiques, les dépenses totales et prêts nets de l'Etat sénégalais ont connu une forte augmentation au mois de février 2017. Les chiffres annoncés ce week-end font état d'une hausse de 133,5 milliards de francs CFA soit environ 213,6 millions de dollars.L'économie sénégalaise est en pleine ébullition, à l'image des dépenses et des prêts de l'Etat sénégalais. Ce secteur a connu une forte hausse lors de deuxième mois de l'année 2017, de l'ordre de 133,5 milliards de francs CFA environ 213,6 millions de dollars, a-t-on appris de la direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Selon les statistiques, les dépenses et prêts sont passés de 318,3 milliards de francs CFA en février 2016 à 451,7 milliards de francs CFA, 12 mois plus tard. Soit une augmentation de 41,9%. « Cette amélioration reflète l'exécution soutenue des dépenses d'investissement ainsi que le niveau élevé des charges courantes », a développé la DPEE. Selon le service, cet état de fait traduit une économie en plein mouvement. De manière plus précise, les dépenses en capital ont été exécutées dans l'ordre de 172,8 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 77,4 milliards par rapport au dernier exercice.
Cette progression est tirée par les investissements financés sur ressources internes à hauteur de 130,5 milliards de francs CFA avec une hausse de 66,8 milliards de francs CFA. Pendant ce temps, les investissements pris en charges avec les ressources externes se sont consolidés de 33,6% pour atteindre 42,3 milliards Fcfa. Quant aux dépenses courantes, elles sont estimées à 272,2 milliards Fcfa, en hausse de 22,1%.
La DPEE explique cette augmentation des dépenses courantes par l'augmentation des charges d'intérêt sur la dette (48,9 milliards), des charges de fonctionnement (136,3 milliards) et de la masse salariale (93,8 milliards).
2017, une année de tendances haussières
Les dépenses et les prêts de l'Etat sénégalais ne sont pas les seuls à connaitre une augmentation. On pourra même dire que leur augmentation est relative au budget 2017 de l'Etat qui a été voté en novembre dernier. Établi à plus de 3.200 milliards de francs CFA, la nouvelle loi des finances a connu une augmentation considérable de près de 200 milliards par rapport au budget de 2016 qui était de 3.022 milliards CFA.
Dans le nouveau budget comptant pour 2017, il est prévu près de 973 milliards de francs de dépenses d'investissement financés sur ressources internes. Environ 34% du budget destiné au financement de l'investissement. Une petite comparaison avec cette même part dans le budget 2016 permet de voir qu'il y a eu une augmentation de plus de 300 milliards de francs CFA. Sur un autre plan concernant les fonctionnaires sénégalais, le gouvernement a prévu dans le budget une somme de 572 milliards de francs CFA pour garder le cap par rapport à leurs revendications répétées de hausse de salaires.
La Tribune Afrique

Commentaires

oui tout ca c est bien triste...ils parlent de milliards comme nous de petits pains...qui peut vérifier a 1 milliard pres ??? tout n est pas transparent au Sénégal et qui va controler vous? moi?

Écrit par : simonin | 12/04/2017

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Quand on lit, ce genre d'article qui n'est qu'une succession de statistiques et de chiffres plus ou moins réels ou faux, souvent des comparatifs aux années ou à des périodes passées, on ne se souvient plus en arrivant à la fin de l'article, de ce qu'on a lu en tout début de l'article. C'est la définition de l'article-enfumage du peuple.
On te balance des milliards "comme des petits pains" dans le cerveau des masses populaires, pour leur faire croire que tout va bien, qu'on gère bien et qu'on contrôle tout.
"Oyez, oyez, citoyen sénégalais, dormez bien, tout va bien" aurait le même résultat, sauf pour la misère du peuple sénégalais qui ne voit pas un seule part du gâteau ! Jusqu'à quand ?

Il serait intéressant qu'un journaliste de La Tribune Afrique ou tout autre journaliste s'amuse à faire un petit sondage, en interrogeant une poignée de ministres actuels pour leur demander simplement les prix des denrées de première nécessité au Sénégal : le prix d'un sac de 50 kilo de riz, le prix d'une bouteille d'huile, le prix d'un paquet de sucre en morceaux, le prix d'un kilo de café moulu et le prix d'une bouteille de 1,50 litre d'eau...(liste pas limitée : prix d'un cahier scolaire 96 pages, prix d'un médicament générique, prix de l'autoroute Dakar-Sindia, etc...)
On pourrait assister à de grosses surprises, car ces gens de la haute, ne palabrant qu'à coup de milliards, ignorent souvent les petits prix, preuves qu'ils sont totalement déconnectés de la vie, des besoins et des souffrances du peuple sénégalais. Un telle enquête pourrait se révéler marrante.
Ou peut être très triste ???

Écrit par : issa gibb | 13/04/2017

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