04/05/2017

TENTER DE REPARER UNE CONNERIE: 15 MILLIARDS

15 milliards nécessaires pour la réhabilitation de la brèche de Saint-Louis

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La réhabilitation de la brèche de Saint-Louis, sur la langue de Barbarie, dans la capitale nord du Sénégal, va nécessiter 15 milliards de francs CFA, a annoncé, mardi, à Dakar, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Omar Guèye.
"Concernant la brèche de Saint-Louis, des solutions ont été trouvées à partir des études menées par des experts, il s’agit de mobiliser 15 milliards de FCFA pour résoudre le problème", a-t-il confié à des journalistes, au sortir d’un conseil interministériel portant notamment sur cette question.
Cette somme sera mobilisée dans "un délai relativement court" en vue de "résoudre définitivement" le problème de cette brèche, a-t-il assuré en présence de son homologue Mansour Faye (Hydraulique et Assainissement), par ailleurs maire de Saint-Louis.
"Mais en attendant, d’autres mesures immédiates ont déjà été prises’’, dont "le positionnement de vedettes et de patrouilleurs au niveau de la brèche pour réguler les entrées et les sorties en fonction des prévisions météorologiques", a signalé le ministre de la Pêche.
Des accidents fréquents sont enregistrés à hauteur de la brèche devenue au fil des années une sorte d’embouchure artificielle permettant aux pêcheurs de passer du fleuve à la mer.
Une dizaine de pêcheurs y ont ainsi été portés disparus en février dernier, après le chavirement de deux embarcations qui traversaient la brèche.
En 2003, des menaces liées à une crue du fleuve Sénégal suite à des pluies diluviennes avaient poussé les autorités à créer une ouverture sur la Langue de Barbarie afin d’évacuer les eaux et sauver la ville de Saint-Louis des risques d’inondations importantes.
Ouverte à l’origine sur quatre mètres, cette brèche s’étend aujourd’hui sur sept kilomètres et fait office désormais d’embouchure avec des conséquences sur l’équilibre écologique de la zone.
Au total, 289 morts ont été enregistrés cette même année lors d’accidents survenus dans la traversée de ladite brèche, avait révélé le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.
Des spécialistes avaient redouté à terme une disparition de la Langue de Barbarie, si aucune solution n’est apportée à ce problème
ndarinfo.com

Commentaires

Laxisme entre 4 mètres et 7 kms !......
et plus le temps d'apporter la première pierre .....

Écrit par : oyster | 04/05/2017

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2003 ouverture de la brèche : 4 m
2017 la brèche atteint : 7 kms
En 14 ans, l'Océan a bien progressé... et la Langue de Barbarie, déjà coupée en 2, disparaît doucement mais sûrement... Sauf si les travaux etc...

Écrit par : Xx | 04/05/2017

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Donc quelques précisions : d'abord depuis trois ans l'embouchure ne s'agrandit plus, elle reste toujours à 6 kms ce qui est déjà assez catastrophique.. Le flux du fleuve nétant pas suffisant pour la garder entièrement ouverte lors des destructions dues aux grandes marées et à la houle, à chaque fois que l'océan l'ouvre par le Sud , elle se referme au Nord , les courants marins apportant le sable de Get n'dar ( les deux phénomènes sont liés) . Pour l'exemple: l'île de Doubabadieye qui se trouvait encore en face de l'embouchure voilà trois ans est de nouveau dans le fleuve, l'embouchure se situant maintenant deux kilomètres plus au Sud . Ce sable qui vient s'accumuler là fait bien partie des 3 m de niveau qui ont disparus de Get n'dar. Donc la Langue de Barbarie en tant que telle n'est pas menacée , elle se reconstruit tranquillement au fur à mesure que l'embouchure migre , ne reste plus qu'à la stabiliser en replantant rapidement ( ce qui d'ailleurs est fait en partie à hauteur de l'Amp . Combien de temps l'embouchure mettra-t-elle pour retrouver sa situation d'origine ? Des dizaines d'années , ce qui veut dire des générations humaines mais aussi quelques secondes à hauteur de l'échelle de l'histoire terrestre.....
Que faut-il faire ?
Laisser faire le phénomène naturellement et surtout ne plus rien toucher au niveau de la Langue de Barbarie par elle-même ( à chaque fois que l'homme a voulu s'y frotter il a amplifié les dégats et ce ne seront que 15 milliards de plus jetés à l'eau pour un résultat incertain ) ...
Deux chose sont pourtant à réaliser d'urgence et là les 15 milliards pourraient servir :
d'une part réaliser des brise-lames dans le fleuve parallèles à la côte afin de protéger la côte Est du fleuve et ses villages comme Tassinère aujourd'hui en danger, et suivre ainsi au fur et à mesure la dérive de l'embouchure.
D'autre part réaliser aussi le même type de brise-lames sur les bancs de sable au large de Get n'dar afin de stopper la houle et le phénomène d'érosion qui met en danger non seulement le quartier des pêcheurs mais dans le pire des cas ou l'océan crèverait la Langue à cet endroit , l'ïle de Saint Louis elle-même.
Si quelqu'un doute , il peut me contacter et venir voir avec moi ....

Écrit par : jean-marie dupart | 04/05/2017

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Bonjour,
Lire qu'il est urgent de ne rien faire ,alors que la brèche atteint 7 kms ce jour !.....
demain combien en plus ?
Le BRISE lame ne peut que retarder l'érosion ,mais rien de plus ....

Libre à vous de croire à votre théorie !

Écrit par : oyster | 05/05/2017

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le brise lame bien fait est LA solution . Il coupe la houle et entre lui et la côte le sable se renfloue . Et oui sur la brèche par elle même il vaut mieux ne toucher à rien . Cela fait quelques décennies que j'ai bossé sur des problèmes similaires ....
Pour donner un ordre d'idée le sable véhiculé à cet endroit représente 5 millions de m3 par an et vous voulez l'arréter ? De quelle manière ? Je suis curieux de connaitre la solution miracle

Écrit par : jean-marie dupart | 05/05/2017

Sans mettre en doute vos compétences le sable véhiculé (5 millions de m3) ne se fait pas seulement depuis le début de de 2003 mais depuis un "certain temps" il en résulte que ce qui était faisable sur quelques mètres semble impossible ce jour pour 7 kms .

Écrit par : oyster | 05/05/2017

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