17/06/2017

L'AMOUR EN NOIR ET BLANC

Relations inter-raciales sur la Petite Côte : Dans l’intimité des couples mixtes à Mbour

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L’envie de connaître une situation sociale bien meilleure a poussé de nombreux jeunes Sénégalais dans les bras de vieux retraités européens venus passer du bon temps à la Petite Côte, pour le restant de leur vie. Mais si certains ont pu construire de belles villas et investir dans des créneaux porteurs, grâce au mariage mixte, d’autres, trahis et abandonnés à leur triste sort, ont vu leurs rêves s’effondrer comme un château de cartes.
Il est venu une première fois au mois de février, il est revenu au mois de mai et il compte s’installer définitivement dès novembre prochain. Lui, c’est Fabrice, un sexagénaire français, en vacances à Saly Portudal, depuis un mois. C’est un amoureux du Sénégal et particulièrement de cette station balnéaire où, selon lui, on trouve toutes les commodités pour mener une vie agréable. Cet après-midi du mois béni de Ramadan, il fait partie de la cohorte de retraités européens, en belle compagnie, venus faire leurs achats dans un supermarché niché en plein cœur de Saly Portudal. A la devanture de cette grande enseigne, les belles bagnoles se succèdent les unes les autres, dans un vrombissement continu des moteurs. Le lieu dégage un luxe insolent. Tout autour, des vendeurs d’œuvre d’art guettent le moindre touriste, dans l’espoir de réaliser de bonnes affaires. Les vendeurs de cartes de crédit, le long des trottoirs, ont aussi senti le bon coup n’hésitant pas à interpeller les passants. Enfin, les bureaux de change installés un peu partout complètent le décor.
Dans ce milieu qui grouille de touristes, pour la plupart des Européens, l’activité commerciale est intense, le marchandage constant. Il est 17h. Dans deux heures et demie, les musulmans procéderont à la rupture du jeûne. Le supermarché reçoit de plus en plus de monde. Un ballet incessant de couples mixtes se mêle parmi cette foule hétérogène qui grossit au fil des heures.
De vieux occidentaux sont accompagnés de belles nymphes africaines, des sénégalaises pour l’essentiel. Un homme s’empresse de récupérer un panier et ouvre aussitôt la porte à sa jeune partenaire noire. Ah, ils sont toujours galants ces Blancs ! Un autre, sans doute, un septuagénaire, traine sa lourde silhouette, derrière une fille d’à peine 20 ans, qui se trouve être sa conjointe. Vu l’écart d’âge qui les sépare, la jeune dame pourrait être sa petite fille voire son arrière-petite-fille. Mais l’amour connaît-il l’âge ? Evidemment non.
D’autres acheteurs prennent d’assaut les échoppes de fortune qui font face au supermarché. Parmi eux, Fabrice et sa femme, une Sénégalaise de 21 ans, les lunettes noires bien vissées, certainement pour éviter les regards de certains curieux et jaloux. Entre ces deux-là, le courant est vite passé. Le couple s’est rencontré en février dernier à l’occasion de la première visite au Sénégal du sexagénaire français. Très vite, le coup de foudre a lieu entre les deux tourtereaux. Finalement, Fabrice et sa compagne ont fini par sceller leur alliance, devant Dieu et les hommes.
« Ici, c’est sympathique »
Pour l’heure, c’est le prolongement de leur lune de miel. Les deux conjoints surfent toujours dans un bonheur intense, la belle vie qu’ils entendent croquer à belles dents. La ville est belle ! D’ailleurs, Fabrice compte, à partir du mois de novembre prochain, revenir s’installer définitivement au Sénégal et à Saly auprès de sa femme afin de vivre pleinement son idylle. C’est fou l’amour ! « Je suis là depuis un mois et il ne me reste que trois semaines de vacances. Je suis venu une première fois au mois de février et je suis revenu. C’est un endroit qui me plait énormément. Personnellement, ce n’est pas le premier pays africain que j’ai fait. J’ai toujours aimé l’Afrique mais ici c’est sympathique », affirme-t-il, en homme amoureux.
Pour lui, Saly Portudal, en termes de confort, de commodités etc. ; n’a pas beaucoup à envier aux villes françaises « Le coût de la vie n’est pas cher et l’on peut trouver tout ce que l’on veut ; sans oublier les hôtels, les belles plages, le soleil, le beau temps toute l’année, la proximité géographique etc. », ajoute-t-il, manifestement sous le charme de cette station balnéaire.
Jean, un vieux promoteur touristique a, lui aussi, cédé aux assauts charmants d’une belle demoiselle à la fleur de l’âge. C’est à la suite du décès brusque de sa femme, alors qu’ils étaient tous deux en voyage au Sénégal, en compagnie de leur jeune fils, que le Français a rencontré la Sénégalaise. Comme Fabrice et sa femme, les deux amants n’ont pas mis du temps pour officialiser leur relation. Eux aussi ont l’air de bien s’entendre, malgré le gap générationnel consistant. Ils ont fait de l’amour un pont pour traverser les âges, se retrouver et sceller leur union sacrée pour le meilleur et le pire. Toutefois, le couple n’entend pas se fixer définitivement au pays comme l’ont fait beaucoup de retraités européens. « Ma femme et moi, nous nous entendons à merveille ; mais nous ne comptons pas nous installer à Saly. Nous aller retourner en France. J’étais venu pour me lancer dans le tourisme mais le secteur n’est pas bien soutenu », se convainc Jean. Entre autres raisons, à l’origine de ce choix, « la jalousie et la haine » qu’attire son idylle avec sa fringante dame, sans oublier « les difficultés du tourisme, les billets d’avion chers ».
Comme Fabrice et Jean, ils sont nombreux ces vieux retraités européens qui ont décidé de se la couler douce à la Petite Côte. Le cadre de vie, les belles plages, le soleil tropical, la chaleur africaine et le coût de la vie peu cher etc. ; font partie des raisons qui attirent ces derniers. Sans compter la possibilité de trouver de jolies belles nymphes « qu’ils ne peuvent espérer rencontrer chez eux, tant l’écart d’âge est important », martèle le premier adjoint au maire de Saly, Babacar Guèye.
Résultat, à Saly, Mbour, Pointe Sarène, Nianing, Somone etc. ; le mariage mixte est devenu un phénomène social. L’élu de Saly ajoute qu’il est en hausse.
Dans ces localités, beaucoup de jeunes se sont mariés à des Blancs et Blanches qui viennent essentiellement de la France ; et dans une moindre mesure de l’Italie. A Saly, constate l’adjoint au maire, « sur 100 mariages, les 35 sont des mariages mixtes ».
Troisième adjoint au maire de Mbour, chargé de l’intercommunalité, Babacar Guèye a, en sa qualité d’officier d’état civil, eu à sceller des mariages mixtes. Il pense que la raison fondamentale qui pousse les jeunes dans les bras des Occidentaux est d’ordre économique.
Quand la pauvreté pousse les jeunes dans les bras des retraités européens
« Nous sommes dans un pays sous-développé et beaucoup de jeunes, en s’engageant dans ces mariages, espèrent trouver une situation socioéconomique bien meilleure. Ces mariages mixtes ne sont pas en général fondés sur l’amour », fait-il remarquer.
Par ailleurs, il ajoute que certains garçons et filles ont pu rallier l’Occident grâce à leur alliance avec des Européens. Un constat que conforte l’autre Babacar Guèye, 1er adjoint au maire de Saly. « Le rêve, pour beaucoup de jeunes, est de se rendre en Europe. Du coup, le phénomène du mariage mixte constitue, à leurs yeux, une formidable opportunité de réaliser ce rêve », souligne-t-il. A l’en croire, certains ont effectivement atteint leurs objectifs en arrivant dans « l’Eldorado » européen. Le troisième adjoint au maire de Mbour soutient que d’autres jeunes ont pu également, grâce à leur mariage avec des Blancs, investir dans des créneaux porteurs, l’immobilier etc. « Certaines filles ont réussi à investir dans des projets, à construire de grandes maisons qu’elles louent. Actuellement, elles vivent dans un milieu social respectable. J’en connais trois cas », fait constater M. Guèye. Pour autant, les deux élus conviennent que le mariage mixte comporte plus d’inconvénients que d’avantages. Le phénomène, expliquent-ils, peut se révéler un dangereux miroir aux alouettes.
Ils racontent que des jeunes filles et garçons, contrairement à ce qu’ils espéraient, ont fini dans des culs-de-sac, trahis puis abandonnés à leur malheureux sort. « On a appris que certaines filles qui avaient pu gagner l’Europe à la faveur du mariage mixte ont été entrainés dans des réseaux de prostitution », souligne, avec regrets, le troisième adjoint à la mairie de Mbour.
Des sergents recruteurs à la solde de réseaux de prostitution
Babacar Guèye adjoint maire MbourEn fait, les vieux retraités qui jettent leur dévolu sur la Petite Côte n’ont pas toujours les mêmes motivations. Si certains ont de bonnes intentions, cherchent l’âme sœur, veulent passer du bon temps sous le soleil tropical, d’autres ne sont en réalité que des sergents recruteurs encagoulés à la solde de dangereux réseaux de prostitution. « La prostitution est l’autre danger qui guette les jeunes qui s’engagent dans les mariages mixtes », prévient encore Babacar Guèye. Il fait savoir que certains (filles et garçons) ont également été contaminés par le VIH Sida et abandonnés. C’est pourquoi, il appelle les jeunes à apprendre à mieux connaître d’abord leurs partenaires avant de s’engager dans une relation durable. « Le problème, c’est que les jeunes comme leurs familles ne font les investigations nécessaires avant de s’engager parce que pour la plupart, c’est une opportunité de réussite à saisir. Ils ne prennent pas les précautions nécessaires pour s’entourer de garanties en vue d’éviter des surprises désagréables », déplore encore, l’adjoint à la mairie de Mbour. L’autre inconvénient relevé par ce dernier est que « certains jeunes, une fois en Europe, sont coupés de leurs attaches au Sénégal ». Les deux hommes pensent que le risque de perdre son identité culturelle, ses valeurs est donc réel dans ce genre de relation.
« Beaucoup restent 3 à 4 ans sans venir en vacances au pays ; tandis que d’autres n’envoient même pas de l’argent à leurs familles à la fin du mois », renchérit l’adjoint à la mairie de Saly. Il explique que ce ne sont pas seulement les filles qui sont les malheureuses victimes du mariage mixte. Les garçons ne sont pas en reste ; surtout ceux qui vivent en concubinage avec leurs partenaires. « Généralement, certaines femmes, au bout d’un certain temps, quittent leurs jeunes conjoints pour d’autres plus aptes physiquement. Abandonnés, ces derniers se retrouvent sur les carreaux, épuisés, sans ressources », constate-t-il. Pour lui, le concubinage est encore plus dangereux ; puisqu’aucun papier juridique ne légalise ni ne garantit cette relation.
Manque de sensibilisation
« Ceux ou celles qui s’engagent dans le concubinage sont plus faciles à virer. Il n’y a rien qui garantit les liens. Si c’est un mariage avec des papiers, on réfléchit deux fois avant de se séparer de son conjoint ou de sa conjointe. Les vieilles personnes qui cherchent à se marier avec des jeunes, c’est uniquement pour le plaisir et quand le conjoint n’est plus en mesure de satisfaire aux désirs, il est viré », note l’élu de Mbour. Il faut dire que le prétexte ne manque pas pour se débarrasser de son partenaire ou sa partenaire ; même si c’est parfois fallacieux. Qui veut tuer son chien l’accuse de rage, selon un vieil adage. En effet, révèle-t-il, les jeunes vivant en concubinage avec des Européens ou Européennes font généralement l’objet d’accusations de vols mais ce n’est qu’un prétexte pour se séparer d’eux au profit d’autres plus aptes sur le plan physique.
Face aux dangers du phénomène, il insiste encore sur l’importance de la sensibilisation à l’endroit des jeunes et des parents dont la responsabilité est, d’après lui, engagée. Il constate que l’Etat, en dépit de l’ampleur de la situation, ne développe pas des initiatives dans ce sens. Le hic, c’est que chacun est libre de contracter un mariage avec le partenaire de son choix à la seule condition que tous deux s’aiment. « L’Etat, ni les communes ne peuvent s’opposer à un mariage, dès lors que les concernés ont convenu de vivre pour le meilleur et le pire. Tout ce qu’on peut faire, c’est de venir constater le mariage », indique, Babacar Guèye, 1er adjoint à la mairie de Saly Portudal. Les deux élus soutiennent que c’est seulement à travers des causeries ponctuelles qu’ils arrivent à sensibiliser, par affinité, des jeunes qui constituent une cible potentielle du phénomène du mariage mixte.
Le Tourisme sexuel, un terreau fertile au mariage mixte
Selon Babacar Guèye, adjoint à la mairie de Mbour, des Européens ont pu trouver des partenaires par le biais du tourisme sexuel. Il explique qu’au départ, certains vieux retraités viennent, en vacances, pour « déguster de la bonne chair » et repartir chez eux. Certains ont, cependant, pris goût à la belle vie de Saly, y ont pris femmes et ont fini par s’y installer ; tandis que d’autres retournent en Europe avec leurs jeunes conquêtes. « A l’origine, ces gens ne viennent pas pour le mariage, ils viennent en vacances et entrent en contact avec des relais dans l’espoir de passer du bon temps avec des filles, le temps de leur bref séjour en terre sénégalaise. Ainsi, ces personnes trouvent des clientes qui évoluent dans la prostitution et occasionnellement des femmes qui cherchent des partenaires », relève-t-il.
Il révèle que la mairie de Mbour a organisé un programme de formation de guides touristiques en vue d’encadrer l’arrivée des touristes à la Petite Côte. A son avis, beaucoup de gens qui accompagnent ces derniers dans leurs sorties, une fois à Saly, ne sont pas de vrais guides touristiques et peuvent souvent abuser de la confiance de leurs hôtes en les conduisant dans des réseaux de prostitution. « Avec les guides que nous avons formés, nous voulons dorénavant que les touristes passent désormais par ces gens-là afin d’éviter d’être emmerdés ou même entrainés, sans leur aval, vers des réseaux de prostitution », soutient l’élu de la mairie de Mbour.
Diégane Sarr et Babacar Dione Abib DIOUM - lesoleil.sn
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Commentaires

Cet article reflète bien la réalité. On peut regretter toutefois qu'il n'est examiné que le cas des toubabs. A quand la même analyse sur les mariages arrangés et les vieux messieurs sénégalais qui épousent, parce que ils en ont les moyens, une très très jeune 4ème femme?

Écrit par : michoulou | 17/06/2017

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Les belles bagnoles se succèdent les unes les autres, dans un vrombissement continu des moteurs. Le lieu dégage un luxe insolent.
Dans ce milieu qui grouille de touristes.

Soit cet article est mensonger, soit il faut que je consulte un ophtalmo en urgence.
Pour le reste, drogue ,prostitution, vol et religion pesante sont l apanage des pays miséreux.

Écrit par : linlin | 17/06/2017

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j'irai avec vous chez l'ophtalmo.nous aurons peut-être une réduction...Prescription.gif

Écrit par : Morgan52 | 17/06/2017

On appelle cela de la prostitution légale où tout le monde y trouve son compte mais celle ci est très pernicieuse. Elle engage par des liens sacrés et/ou administratifs a long terme, voir une vie entière, fait effet pour un certain nombre de miroir aux alouettes et en fin de compte beaucoup plus de malheur que de bonheur.
Ce phénomène n'est pas seulement réservé a l'Afrique. Souvenons nous du temps où en France on "vendait" littéralement la belle jeune fille au vieux notaire ventripotent....
N'oublions pas toutes ces belles blondes des pays de l'Est, au regard angélique, que l'on s 'achète sur catalogue.....
Et ces magnifiques jeunes hommes vous affirmant en regardant plus votre porte monnaie que vos vieux os que vous êtes la femme de leur vie....

Et la tendresse, et le respect de soi ????

Heureusement qu'il existe des couples mixtes heureux avec de beaux enfants pour contrebalancer tous ces malheureux qui se sont trompé dans leur choix et qui en paieront toute leur vie les conséquences pour certains

tres bel article

Écrit par : MamDiarra | 17/06/2017

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Et que dire des pauvres" vieilles blanches", venues pour trouver un peu d'Amour et de tendresse, qu'elles n'ont plus en Europe, et qui se retrouvent très vite" sur le carreau", dépossédées de leurs économies par ce "miroir aux alouettes "ensoleillé? Ou des vieux blancs dégoutants de triple mentons, de graisse bedonnante, et de concupiscence, et qui se retrouvent, très vite rapatriés dans quatre planches et les "deux pieds devants", après avoir fourni maison commerce et enfant... "Bien fait pour eux, me direz vous, ils n'avaient pas à vouloir cette jeunesse, et à l'acheter par leur argent", OUI! Certes, mais un bon journaliste sociétal, se devrait aussi d'évoquer cet aspect des choses...

Écrit par : WIDMER | 17/06/2017

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Article tres superficiel et biaise.

Il n'y a pas assez de references aux senegalais qui se sont evapores dans la nature une fois en Europe!

Quelques phrases poetiques. Est ce un article de journaliste ou un roman? "A la devanture de cette grande enseigne, les belles bagnoles se succèdent les unes les autres, dans un vrombissement continu des moteurs."

Les propos des officiels semblent tres naifs et tres biaise egalement. « Beaucoup restent 3 à 4 ans sans venir en vacances au pays ; tandis que d’autres n’envoient même pas de l’argent à leurs familles à la fin du mois », renchérit l’adjoint à la mairie de Saly.

Est-ce obligatoire d envoyer de l argent et de venir? Comme si quelque soient les conditions c est obligatoire.

Je sais pas mais les gens qui vivent en Europe n ont pas tous les moyens d envoyer de l argent. Un retraite a environ 900 euros par mois. Les cadres retraites suremetn plus mais la majorite vont avoir une faible retraite.

Payer 1000 euros pour venir (> 2000 euros pour une famille) sans compter les cadeaux et l argent de poche c est cher!

Écrit par : toto | 17/06/2017

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Bien triste réalité que l'appat du gain d'un coté et le besoin d'amour de l'autre !
Mais au fond, ne sont-ils pas tous adultes et consentants ?
Entre rêve, illusion et espoir, peut-être que chacun d'eux sait ce qu'il fait et prend ses risques et mesure les conséquences de ses actes ? A chacun sa vie et ses responsabilités, non ? qui vous dit
Il est toujours permis de rêver même si le réveil est parfois tres douloureux ! et la prostitution malheureusement n'est pas prête d'être éliminée de la Planète !
triste constat, triste réalité, et que la sagesse puisse un jour atteindre leur coeur ou leur cerveau !

Écrit par : sylvie | 17/06/2017

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Oui, c'est de prostitution ! Une prostitution masculine très voyante sur les pages et les bars au Sénégal. Avec des vieilles toubabs ou même des moins vieilles toubabs, en manque d'amour qui viennent chercher l'Amour dans un pays exotique ??? et elles tombent sur des gigolos tendres et professionnels, qui veulent se sortir de la misère dans laquelle les tiennent les élites politiques et religieuses de leur pays...
Autre erreur d'appréciation, les gigolos et beaucoup de sénégalais prennent tous les touristes pour des millionnaires. La notion de touriste, ouvrier ou salarié moyen en vacances, leur est inconnue !
Ils sont nombreux au Sénégal. Ils s'assoient auprès de la proie, pour discuter et après avoir obtenu le prénom de la proie et une poignée de main qu'ils ne lâchent plus, ils considèrent toujours qu'ils devenus des amis intimes et qu'ils ont trouvés les élues qui vont les aider, les sortir de la misère ou les amener en Europe...
Généralement, le gigolo vide très vite le portefeuille de vacances de la proie toubab sur place et il disparait, laissant la pauvre élue, repartir seule,triste et désespérée en Europe, jurant que l'on ne l'y reprendrai plus (du fromage !).
Si le gigolo flaire qu'il y a du pognon chez une vieille toubab riche et en manque d'amour, il va s'accrocher dur, dur et parfois, il finit en Europe avec sa proie. Malheureusement, cela finit à 90 % en séparation ou en divorce... on connait des cas, où bien installés en Europe, ils font venir leurs femmes et leurs enfants qui étaient inconnus, jusqu'à présent.
Pardon, à tous les couples mixtes dont les aventures ont réussi. Mais, ce n'est pas du tout, des situations majoritaires...
Maintenant, tout cela se passe entre adultes consentants et çà fait tourner le monde. Hallah jacta est !

Plus abject, est le vieux ou le jeune toubab pédophile qui vient au Sénégal pour abuser des enfants, avec parfois le consentement des parents pour de l'argent facile.
Saly et la Petite Côte, dans les années 1980-1990 ont eu cette sinistre réputation, jusque dans les dépliants touristiques :"Saly, la plaque tournante de la prostitution pédophile de toute l'Afrique de l'Ouest" ou " Saly, le Phuket des pédophiles en l'Afrique de l'Ouest" lisait-on.
Dans les années 2000, les autorités ont stoppés cette réputation avec 3 ou 4 cas de toubabs pédophiles jetés en prison avec des peines lourdes de prison. Mais le tourisme sexuel entre personnes adultes consentantes continue comme raconté ci-dessus et avec les "belles de nuit" qui font la loi dans les rues des stations balnéaires sénégalaises malgré l'omni-absence ou l'invisible la police touristique.

Par contre, quand des parents de Mbour veulent sortir leur fille de 12 ans, très bonne élève à l'école, pour la marier, à la demande d'un marabout de 55 ans qui va abusé d'elle comme esclave sexuelle et esclave tout court pour lui gâcher sa vie. Personne ne s'indigne au Sénégal ???
Quand un marabout maltraite, enchaine, viole, tue ou bat à mort un talibé. Personne s'indigne non plus, au Sénégal ???
Quand un pays traite des enfants comme des animaux. Personne ne s'indigne au Sénégal ???
C'est : 2 poids, 2 mesures, un drôle de pays, le Sénégal. On s'indigne pour des relations mixtes consenties entre adultes, vieilles comme le monde et on se tait pour des enfants maltraités, violés ou sacrifiés. Elle est encore loin d'émergence... ???

Écrit par : issa gibb | 17/06/2017

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Assez d'accord avec le deuxième paragraphe. C'est un sujet qui fait vendre, loin d'être nouveau, on nous ressort régulièrement ce type d'articles racoleurs sans faire avancer le débat. D'ailleurs, y a t-il débat ? Qu'un blanc ou un noir (majeur) vit une aventure avec une blanche ou une noire (majeure) je ne vois pas le problème sauf si il y a contrainte ou maltraitance. Chacun y trouve son compte : argent, compagnie, tendresse.... et beaucoup de jalousie de la part de ceux qui n'ont pas réussi à ferrer le/la toubab. Par ailleurs, le mélange des populations n'est-elle pas la garantie d'une amélioration de la civilisation ? Enfin, comme évoqué ci dessus, il y aurait aussi à dire sur le local qui délaisse ses premières épouses pour une jeune à peine sortie de la puberté et du CM2 et les viols à l'école ou sur/entre talibès, les mariages précoces, l'excision et autres pratiques barbares.... mais chacun ses coutumes.

Écrit par : bill | 19/06/2017

tu as raison , le sort des enfants et des jeunes filles est bien pire que ces relations entre adultes !
à cet age on choisit de se faire plumer !
mais les gosses de 5 ans abandonnés aux mains d'abjects marabouts ne choque pas beaucoup les Sénégalais !
c"est vraiment encore plus honteux que tout le reste !

Écrit par : gandet francia | 20/06/2017

Le Sénégal est un pays de menteurs,de profiteurs!!!personne n'oblige ses jeunes Sénégalais(es) a se taper des vieux ou vieilles européens (nes) c'est uniquement l'appat du portefeuille, alors ne venez pas faire de la morale a 4 sous et tout mettre comme a votre habitude sur les dos des touristes Européens c'est toujours la faute des autres,comme c'est facile ...

Écrit par : maie | 19/06/2017

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Il est vrai que ceux qui ne viennent pas au Sénégal pour faire du tourisme sexuel sont vite rattrapés par la réalité locale. Les Sénégalaises mais aussi les Sénégalais font tout pour que l'on succombe à la tentation, même si on ne leur demande rien.
Et entre Sénégalais, pas de cadeaux, les hommes séduisent des gamines, les engrossent et disparaissent.
De même les femmes mariées sont très vite répudiées et jetées à la rue avec leur progéniture et remplacées par plus jeunes qu'elles.
Qui sont les vrais profiteurs? Qui bafoue la morale?

Écrit par : Tiocan | 19/06/2017

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